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 Quatre — 9e partieMon 21 Nov 2011
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[ < 8e partie | théma Divorce | archivage automatique du billet sur les cons ]

Quatre. (Mh.) Quatre boules de cuir, ça c'est Nougaro. (Mouais.) Tout ce qui me rappelle la génération d'avant me laisse (et me rend)... froid. Le chaud, en revanche, le très chaud, c'est cette transmission. C'est cette chaîne. (Et tout ça.) C'est bien au même âge que celui de mon père que ma vie personnelle connaît cette horreur. Ce deuil de tout. Ce manque de sens. Cet arrêt. Et surtout cette mort. Il y a deux êtres : celle qui vit toujours. (Et qui semble aller bien, et c'est tant mieux.) Et il y a moi, avec elle. Ou sans elle. (Et ça, c'est un autre être — Et celui-là n'en finit pas de crever ; il lui faut jusqu'à cinq cauchemars par nuit pour étouffer. Ou pour comprendre. Ou respirer.)

Mouais.

Mon père ? Evidemment que j'en parle. (Et bien sûr que je l'aime [1].)

Quatre alors ? Et quoi ? Les quatre êtres d'Ezechiel (tiens, même ce nom me renvoie à mon ex, aux rencontres, aux souvenirs, aux ébauches, aux mentions, aux plaisirs, au passé, aux choses et au vécu). Mouais (third).

Le quatre, aussi, c'est les roues. Pour aller ailleurs. Ou pour aller mieux : pour rouler (comme un road trip, un autre souvenir — Putain). Pour faire, encore et surtout, comme le mec d'Iggy Pop :



Seule musique, pour ce billet, qui mette un minimum d'étoiles.

Le reste a un goût de cheveux qui s'entortillent dans le lavabo, autour de la bonde.

(Quelle vie. Lire ce truc, en plus, est rugueux.)

Et tout ça pour quoi ? uh ?

Pour quatre idées.

Elles me viennent de la discussion avec la compagne d'un ami, l'autre jour. Budapest. Un bar. Echanges. Stylos. Dessins. Bières. Et cette idée en quatre : Tu veux construire un couple ? (Le mien, mon second, vient lui aussi de mourir après deux mois, histoire avec un ange d'Europe centrale, aux cheveux corbeau et aux yeux fleur-d'azur.) Ouais. Tu veux qu'il marche ? uh ? Considère quatre choses :

1. Le pardon. Les deux amants qui se pardonnent (avant le coucher du soleil, comme dit mon père), en clair ils avancent. Pour eux, la valeur du couple et de la relation a plus de sens que celle des guerres et des valeurs. Plus de valeur qu'avoir raison. Pardonner, c'est marcher. C'est comprendre. C'est bouger. C'est faire quelque chose ;

2. Rester fidèle. Une frustration ? Oui et non. Si quelqu'un te plaît en journée, c'est le soir que tu concrétises ta tension du jour, agréablement, avec ton aimée. Et elle seule. En permanence. Pendant des années. Et si Dieu t'entend, ton aimée [2] comprend la source de ta tension et te bénit de ta consécration à elle. Et à elle seule ;

3. Quand l'un sent qu'il se détache, il le dit tout de suite à l'autre, de manière volontariste, directe, claire et simple à comprendre. L'idée : récupérer à deux : tant que c'est possible. Se donner toutes les chances. Se les donner à temps (très tôt) pour pouvoir gagner. Pour pouvoir se parler. Pour avoir le temps. Pour que l'autre améliore quelque chose. Pour que ça marche ;

4. Respecter les symboles. Comme les bagues, les contrats sur papier, les photos et leurs cadres. Si tu touches à ça, sur la colère, tu touches à l'autre. Il est des symboles qu'il faut garder. Chérir. Respecter.

Je peux développer mille années.

Et vous aussi.

Je peux aussi clore le chapitre pour le moment. Et vous proposer de bavarder sur Facebook. Ou en vrai. Ou de prier. J'en ai besoin. Vous aussi sûrement.

Battons-nous.

Emotionnels. Voilà ce que nous sommes [3]. Nous sommes des êtres relationnels.

Enterrons nos morts.

Allons bien.

Vivons.

Et faisons confiance à celui qui dresse des tables. Et allume des luminaires. Et enlève les toiles d'araignée. Pour faire entrer des harpes. Avec de l'amour. De la prairie. Des vallées. De beaux projets. Et des cris de joie d'enfants.

(J'y crois.)

A très vite.

(J'en ai envie.)

__


[1] Oh. (Waw.) Il faut que je vous parle d'un autre papa : le Papa. Celui du Canadien William Paul Young. Aimez son livre ou non. Considérez-le comme hérétique. Ou comme ébouriffant (mon option à moi). Un conseil : lisez-le. Et cherchez à voir. C'est surprenant...

[2] Signe alors d'intelligence. Capacité à voir chez l'autre sa fidélité. Son engagement. Sa probité. Son amour.

[3] Faisons les êtres humains ; qu'ils soient comme une image de nous, une image vraiment ressemblante ! (Genèse 1:26). Eh oui : nous sommes des êtres de contact, de relations, de reflets, d'approches, de vis-à-vis, de ressentis, d'interprétations, de face-à-face, de profondeur et de communication. Ca nous rend forts et vulnérables. Ca nous rend aussi idolâtres, adorateurs d'images et de symboles (numineux). De choses qui miroitent, hébètent et fascinent. Au lieu de foncer dans la relation, nous avançons dans le reflet. Au lieu de courir vers celui qui pulse la Genèse, nous cheminons vers de la poudre aux yeux. C'est parce que nous sommes comme ça : des êtres d'image, de connexion fond-forme (définition du symbole), extérieurs-intérieurs, avec des organes et avec une peau, avec du collectif et de l'intime. Nous aimons le monde. Nous aimons les choses. Et nous aimons les gens. (Relire René Spitz.)

[ Pourquoi une photo de l'actrice irlandaise Olga Wehrly ? Je la trouve belle. Et depuis deux jours, je sors d'un court métrage où elle joue. Elle est (provisoirement) mon éternel féminin — Hihihi. ]


 The Downward Spiral — 8th partMon 29 Aug 2011
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[ < 7th part | Grief & Faith | automatic storage of worthy professional readings | 9e partie > ]

Vertigo. It's all about loss. Loss of everything that made you: identity, self-esteem, fatherhood, financial security, sex, collective and personal projects.

So: vertigo. (Grrr.)



Fig. 1 — NIN


And? Still this Kübler-Ross model. Everywhere. Just say Grief to anyone, you'll have this model in front of you.

Like steps:



Fig. 2 — From change manager Luc Galopin's resources


I don't believe in steps (childish and positivist s...). I believe in chaos. In complexity. In soul. In plasticity. In poetry. In red color. In fluid suns. In inner logics: The heart has its reasons of which reason knows nothing (Blaise Pascal). I do believe in group dynamics. (Sure.) But for individuals, this kind of model — to me — just turns into a ghost. An abstraction.

My personal grief has a spiral shape. Which is a no-shape stuff. A spiral jelly, a dynamic porridge, a cheese match, a misty fire. Or just different states, sometimes at the same time. Mixing. Or coming back, or going further. Or repeating themselves. Sometimes at a better level. Sometimes not. Just a daily shaking process.

Each time I feel a ray of light, or a deep darkness coming, everything collapses. And jumps from one step (from one feeling) to another, randomly (to a more comfortable zone I guess).

Confusion.

So? Nothing helps.

Because there are things that don't match together. First is time. Time, when you have a strong project (before the loss, before the grief), well time is a long term perspective. Providing structure and daily feedbacks.

But time is also a daily entity. When you're empty, it hurts. Because your gas engine just works... with air. With abstraction. With long term nothingness.

So?

Feeling alive is a good thing. With intelligent friends. Meeting girls (friends I said) is cool as well: it can help understand what kind of evil lurks in the heart of ladies. And then forgive it.

Time management is a mess when your russian mountains just suck off all your energy.

So, uh?

Grace.

And that's all.

Walking through sin, despair, doubts. With no promise. Nothing. Just a strong hand holding yours. Especially when you're a loser. When you cry every hour. When you even can't. Especially when you say: Ok Lord, I've loved this woman more than myself. And I don't want to get rid off what brought me happiness. So this is my treasure. My personal pride. My heart. My intimacy. I can give it to you. I'll never turn my back to it. Because her and I were the same soul. We shared the same blood. The same sexuality, the same dreams. So I keep it for me, in my best remembers. I just want to talk to you about this paradise. And allow you to come and sit down near it. And blow on it. With love, care and respect. This is my gift to you Lord. I've loved her more than you. You're too abstract. She was concrete and loving and warm and sexy. I give my soul sister to you. Because this story deserves it. My soul is in her heart. So this is my gift to you. I trust you. You can kick ass. You can go to a cross for me. Just blow up my spirit. Bless her. Bless me. Bless her boyfriend. Bless fucking life. Take my suffering. Sit down in my life, Jesus. Near my treasure. I wanna test yours. And coldly take this decision. Please just do it. Please.

Yep.
__

[ Useful and simple — Divorced guy Brian Dittmer's survival guide | sincere HelpGuide.org ]


 Raw-phisticated — 7th partSat 27 Aug 2011
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[ < 6th part | this is all about Faith | automatic storage of my two years old reading list | 8the part > ]

Raw is the color of pepper skinless bodies
Of shouting hearts
Of yellow tears in wide basins


(Anonymous)


__


So what? Many things. Or just a couple, rather. Megyünk.

1. Grief. (Yeah.) That slaps the face. There is a bunch of f....n' books that talk about it. (F.... them.) I personally stay connected to Ed Underwood's. With highs and lows. With doubts. With (sometimes) rays of light. This guy has more than a heart.

And if I had courage, I'd also go back to Cloud and Townsend's one. (Asskickin' and tender.) Courage? Yep. Efficient book that reminds me the months-and-months when I took back my (sad) plane after time with the kiddies, in France, and... yes, with their gorgeous-and-yet-distant mother: S.

So... pain. Hopes that die like gyufák. Intense emotions. Intense... intents. Swampy, complex, humiliating and dark-and-golden ill context.

And it's all about her. (S.) And, for a decade now. Decade, that long? Sure. And... this morning again. (Rain.) Strange evening, yesterday. Strange morning now.

So, yesterday. By f....n' night. What happened? Long conversation with my friend I. (she and A. are warm and dedicated persons, that spent days and nights at my flat, when staying by my own was too heavy — Concrete help I call it). And? The personal feeling, yesterday, that something — in a mute mode —, was kind of blood-boiling in me.

Instincts.

Something that dealt with life, sex, death, decisions, spirituality. (Instincts.) Intuition. Forces. Mud. Unconscious. Crossroads, like an intimate melting pot. A potential. Energy. Like a mess. Like radioactive liquid granite. Like injured frogs. Like knives, chains, lymph, identity. Ok?



Fig. 1 — Jean-Michel Basquiat


2. It just drove me to Jan Saudek. And Joel Peter Witkin. Spiritual and instinctive photographers.

(Humans.)

God loves sincerity, I'm sure.

He knows instincts as well, in their thickness.

These photographers, I used to consider them pillars in my instinctive world. Just before meeting lovely S. Just before being touched by her... feminity.

Just before love.

Love (hers) has gone. Bulls, photographers, darkness and pulsing forces drive me back to who I was, before her. When I thought I was myself. When, after my mother's death, I swore I would live through art.

Where is now Jesus in this organical mess?

Probably working.



Fig. 2 — Roger Ballen


He's nearby the bulls. He injects grace in blood. To make it dynamic fresh water.

He loves me.

And I often have to discover it.

In my flesh.

With fists.

With nothing.

With tears.

Bare feet.

(He loves me.)

__

[ Upper photography La Petite Terroriste (c) Bruno Wagner ]


 Et alors ? — 6e partieMon 15 Aug 2011
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[ < 5e partie | théma Foi | 7th part > ]

Et alors, qu'est-ce qui est loupage ? uh ?

(Je parle encore ici de foi.)

Qu'est-ce qui loupe ? hein ? Dans ma vie, ce qui loupe est évident : c'est ça. Parce que c'est de la foutue chair [1] : imagination, religions, rêves impossibles, mysticisme à trois francs, infantilisme à la gomme, paradoxes en cascade, délires divers, confusion, injonctions étouffantes du psychisme, particulièrement en période de deuil ou de surchauffe (foutue honte ; et foutus Tu dois).

Et la chair, c'est ça. La mienne à moi.

Il y a autre chose ? Un truc qui loupe encore ?

Mouais : d'après la Bible. Il y a la nature humaine, en tant que telle : y'a le sarx [2]. Et ça c'est universel.

Ce sarx ? Choix d'Adam (ce sol inerte qui, par l'amour et le modelage, vient à la vie) et d'Eve (vie, en hébreu). Tout le monde s'en souvient : les premiers humains choisissent de faire le business eux-mêmes (bienvenue au club). Et dans le libre arbitre, eh bien la grâce s'efface. Communication breakdown (cf. drame de Caïn et Abel). La vie disparaît. (Ouais.) Seule vient la conscience : la conscience du bien et du mal. Conscience plus que trouble (culpabilité, hyper-religiosité, absence criante d'empathie à l'égard du prochain — ce qui, d'ailleurs, se marie très bien avec l'obscurantisme).

Vrai bordel.

Voilà le coeur. Voilà le mien. Voilà où tout commence : nature humaine. Condition anthropologique. Constat de départ. Bon sens. Tutti quanti.

La vie, la vraie ? Nada. Juste un bordel.

Et alors, il faut en appeler à Dieu ? Oui et non. Le non, c'est quand on a la tentation (moi, c'est toutes les quatorze secondes) de regarder derrière le rideau :



Fig. 1 — Behind the curtain, Wax Tailor


Et ça, c'est super naze. (Un bordel.) Bordel qui prive de souffle, qui prive de liberté, qui prive de vie.

Mon ami David Ballantyne dit que s'imaginer pouvoir ployer la puissance, la vision, l'amour, la souveraineté bienveillante (et l'implication) de Dieu sous notre besoin de contrôler, de voir, de vérifier, en clair que tout ça mène à une (je le cite) certaine mort (revoir le cas emblématique de cet homme qui est fort par la chair). Cet esprit de maîtrise ? Une privation de vie pour le coeur, qui — lui — a besoin de sources vives, de clarté, de confiance et de grâce (communion réelle).

Ce que Dieu donne, je le confirme, change vraiment de ce qu'on Lui demande : j'en suis témoin.

Mais je préfère une vraie vie qui vient de Lui qu'une illusion. Qu'une douce et agréable conscience. Qu'un infantilisme. Qu'une bouche pleine de rapines. Que des mains dégueulasses avec une auréole au dessus du bulbe. Qu'un principe de désir plein de rêves bleus et de religiosités douçâtres. Qu'un bordel de pharisien. Que ce que tu veux...

Je suis incapable de supporter ce qu'Il me demande d'endurer. Mais je Le préfère à toute illusion : ce que j'aime, c'est son côté trash et paternel. Religieusement incorrect. Asskickin'. (Là ouais.)

Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. (Ca, ça pète.)

Alors je fais quoi ? Je suis sincère : Mon Dieu, ce que Tu me fais m'écoeure, c'est du niveau du premier ... [ censuré ] venu — Excuse-moi mais c'est Toi qui conseilles la sincérité.

Crois-le ou non, ça me soulage. (Parfois.)

Je sais, encore une fois, que Dieu vomit les tièdes.

Moi aussi : je maudis ma tiédeur.

Et moi aussi j'ignore tout de tout.

Je sais juste (quand la lucidité me fait le plaisir de demeurer dix minutes) que je veux Sa vie. Celle qui réchauffe comme un soleil. Ou donne la fraîcheur de la magnifique eau vive.

Jean 7:38, bordel. Jean 7:38.

Boire. Boire en vrai...

Le reste n'a qu'à se regarder les fesses. Et sans moi, les cocos. Sans moi.

(Moi je veux boire du frais.)

__


[1] & [2] Sarx en grec. Plus que le corps humain (ou une quelconque sensualité, ou encore les pulsions), cette chair est souvent celle... du coeur. Le coeur discerne mal où Dieu veut en venir. (Le coeur, c'est l'intériorité dans la Bible.) Plan de Dieu ? Impossible à saisir. Pourquoi ? Parce que le coeur a des attentes, une logique, une intelligence, des expériences et un vécu qui troublent tout. Le coeur est confus : La perfection n'est pas de ce monde, rappelle l'adage populaire.

[ Wax Tailor : tellement joli ]


 Ce qui marche — 5e partieFri 12 Aug 2011
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[ < 4e partie | théma Foi | 6e partie > ]

Et qu'est-ce qui marche alors ? quand tout est fini ? Je parle ici de ce qui donne un sens à la famille. Son dynamisme et son amour : les buts qu'on se fixe. (Les projets.) La vie, quoi (tous les espoirs) — Donc ce qui la rend belle. Jouissive. Trépidante. Aimante. Sexy. Risquée. Complice. Profonde. Amusante.

Bien sûr, tous les donneurs de leçons — souvent bien intentionnés — te répliquent que tu restes un père quand ta femme te quitte. Ouais. C'est gentil. Ce que je dis : tu étais, tu restes et tu seras un père, de tout façon — Voilà où est la vérité.

Un père, ça reste. Même abattu, même triste et mort. Un père, c'est solide.

C'est juste que les gens oublient l'essentiel : ce qui donne la dynamique, c'est tout sauf les enfants. Les enfants, ils sont là : c'est un fait. Et pour tes enfants, tu peux te tuer.

C'est un fait aussi.

Est-ce pour autant que ce pour quoi tu peux te tuer constitue une dynamique, une envie, un but ?

Je dis non.

Ce qu'il faut, c'est l'amour (pour moi, c'est vide — et peut-être même que ça l'était avant ; je m'aimais surtout moi, on dirait). L'amour. Et la guérison.

Ce qu'il faut, c'est le pardon. Ce qu'il faut, c'est marcher. Même quand les jambes te font défaut. Même quand tu te demandes, tellement elles te font défaut, si des jambes, tu en as bien eu un jour.

Et puis c'est comme sourire : tu te demandes si sourire, tu as pu le faire un jour.

Ces saloperies de divorce, c'est ce qu'il y a de plus commun. Et dans ce qu'il y a de plus commun, c'est ce qui fait le plus de mal. Ton identité se détruit, ton coeur se sèche (ou se glace, c'est selon). Tu imagines ton ex (de manière très réaliste, parce que tu l'as aimée de toute ta fibre), eh bien tu la vois dans l'intimité avec son nouveau mec.

Tu cauchemardes. Tu dors mal. Tu engueules tout le monde à ton boulot.

Et tu pleures. C'est incroyable ce que tu peux pleurer.

Et tu supplies Dieu : tu écoutes tous les ragots mystiques, tu lis tous les bouquins, tu tentes sur ton coeur absent toutes les techniques spirituelles.

Et tout ça reste lettre morte ?

Pourquoi ?

Parce que ça n'existe pas.

Ce qui existe, c'est la souffrance. Même la foi est une erreur. Et un effort. Ce qui existe, c'est la grâce : c'est le don gratuit. La grâce, c'est ce que Dieu te donne (alors que tes yeux Le cherchent comme de l'eau dans un désert), eh bien ce qu'Il te donne, c'est ça : l'honnêteté de Lui dire tout ce que tu Lui reproches.

Et à quel point ton coeur est mort. Et à quel point tu te sens mal. Et à quel point tu ignores pourquoi Il permet ça. Lui qui peut tout...

Parmi toutes les idioties que j'ai lues ou tentées pour récupérer mon grand amour perdu (à qui j'ai tenu la main lors des accouchements, elle qui illuminait ma vie et éclairait mon corps et mon coeur), et puis pour diminuer cet enfer intérieur (qui rejaillit à l'extérieur), j'ai seulement trouvé deux choses.

La première, c'est ça, qui parle des vraies émotions. Et la deuxième, c'est ça.

(Je vous laisse découvrir.)

Le reste ? Du vide.

Je sais que cette grâce se laissera trouver. Je sais aussi que tout dépend de Celui qui la donne. Et que moi, là dedans, je vais juste affronter ma douleur. Et recevoir (peut-être).

Moi ? Je suis dans sa main. Comme dans une fournaise, qui me révèle la vanité de tout. Donc, sûrement, ce que Lui pense de tout ça. Donc, peut-être, ce qui fait sens dans cet enfer.

Et un jour... Je dis bien un jour... Mes yeux riront de nouveau.

(Peut-être.)

J'espère : quand je le peux...

La bonne nouvelle, c'est que Celui qui donne la grâce aime l'honnêteté.

Il l'aime plus que les idioties qu'on peut penser ou dire de Lui.

La tiédeur ? Il la vomit.

Il saura dire. Et Il est là.

__

[ Le divorce (ou la rupture au sens large), un triste phénomène de société, voir l'étude pour l'Europe (2006) de l'Institut national d'études démographiques (Ined) ]


 Hongrie — 21e partieWed 30 Mar 2011
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[ < 21e partie | thémas Hongrie & Vie | archivage automatique du billet sur Yves Enrègle, la dynamique de groupe et la conciliation des profils contraires ]

Les milestones ça s'appelle. C'est-à-dire les bornes, qui marquent une fin. La fin d'un truc (en théorie fin heureuse, avec résultat). Fin, bien sûr, donc début d'autre chose. On le sait tous : avancer, dans la vie, c'est craquer sa vieille peau. Craquer son outre. Comme un lézard et sa mue, ici perpétuelle. Comme un croyant aussi : quelqu'un qui marche en vrai. (Espoir et foi : énergies ; cercles vertueux — Voilà.)

Ouais.

C'est bien ça. (Mh...)

Une milestone, ici en Hongrie. Et cette pierre, c'est moi qui la pose. D'abord je suis en léger burn-out car la start-up de santé où je travaille, qui fait le pont entre deux cultures, eh bien elle demande de l'énergie. (Tant mieux : travailler, c'est y aller fort.) Ensuite, je crois que c'est le moment : ça fait plus d'un an que je suis ici, à 2 000 km de l'Hexagone.

Au moment où je parle, je suis sur la place de la Liberté, à Budapest, à quelques encablures de chez moi. Où ça ? Ben, sous la (jolie) Tente de cristal, encore ici pour quelques semaines :



Fig. 1 — Rouh, que c'est long d'intégrer une image en HTML,
quand on a la forte habitude de poster sur Facebook :)


Anyway.

Beaucoup de choses émergent de mon expérience à Budapest.

Je vous dis ça comme ça :

— La barrière de la langue. Je recommande très fortement les cours de hongrois. Moi, maintenant, comme le temps me manque (cf. raisons du burn-out), je trouve difficile d'en prendre. Alors je les recommande avant de venir. Le magyar est une langue à part, un peu comme le basque en France : il faut la travailler. Comme ça, vous vous faites des amis... tout de suite. Il y a certes les multiples expatriés, tout aussi intéressants les uns que les autres. Pour autant, comprendre ce que les gens de la rue se disent et puis aussi demander un simple tàska (sac en plastique) dans un magasin, c'est intéressant, voire vite essentiel (cf. besoin anthropologique [1] de strokes) ;

— La barrière de la langue (twice). La Hongrie est le mauvais élève européen dans la pratique de l'anglais. Ici, tu veux parler anglais, tu tries tes contacts potentiels. L'idée ? Elargir l'assiette de gens à qui tu parles, donc Magyarul beszélsz [2] ;

— L'isolement en rapport avec la barrière de la langue (comique de répétition — Quoique) ;

— L'intérêt de se loger en colocation, pour animer les (très) longues soirées d'hiver puisque l'ensoleillement en Europe centrale passe en mode portion congrue environ six mois par an (comme le moral, comme les activités, comme la vitalité de la ville). Me reviennent les paroles d'un concitoyen très sérieux, qui aime la Hongrie ; son propos : ici, pour l'hiver, il te faut 5 ans pour prendre le pli (la sérotonine, pensez-en ce que vous en voulez, c'est une ressource à gérer quand on est Occidental, voire Méridional comme moi — Gros défi) ;

— Le smile management. Ça, c'est le choc. Les anciens pays socialistes se remettent à peine de cette éducation incroyable où sourire (tenez-vous bien) est un attribut petit-bourgeois, l'apanage des arrogants et décadents méchants de l'Ouest. Doctrine en béton. (Absolument.) La doctrine en question, si on regarde le passé ? Tout ce qui est privé (bonheur, intimité, sexualité, spiritualité), en clair tous ces trucs, à l'époque, ont mauvaise presse. De sorte que le bain culturel, de nos jours, contient toujours ces idioties de Reste sérieux, fige ton visage, injonction stupide, déroutante et contraignante ;

— La sexualité, tiens, parlons-en. Ici, les codes diffèrent du tout au tout. Les moeurs rappellent la movida espagnole : une explosion des carcans. Les filles ont des tenues légères, des regards insistants et — fort heureusement — une habitude de cette incroyable sécurité qui règne dans la rue (mâles occidentaux, prenez-en de la graine : ici, la fête est respectueuse, elle laisse la place au beau sexe, et renvoie dans les cordes ce sexisme dégueulasse — cf. burqa — qui parcourt l'inconscient collectif de nos grandes villes de l'Ouest) ;

— Budapest, pendant les six mois d'été, c'est la joie. Des festivals, des bistrots de plein air, une lumière abrasive : tout ici rend l'existence intense, profonde et marquante ;

A contrario (six mois aussi), l'hiver est une plaie (on a compris) ;

— Budapest, également, c'est un gros chantier architectural, un patchwork déglingué que moi j'adore, si vif et si cinglé que c'en est jubilatoire, au fil des pas, ou du taxi (toujours bon marché si tu l'appelles avant en baragouinant distinctement quelques sons-clés de la langue de Shakespeare) ;

— Le travail, maintenant. Le capitalisme, ici, c'est... une catastrophe. Pourquoi ? Parce que l'entreprise (efficience et management), c'est un mystère absolu. Un point d'interrogation, terra incognita de l'espace. Le ROI ? Tu oublies tout de suite : la peur des crises et la dictature du Un forint, c'est un forint (monnaie locale), ça grève la projection, l'investissement, l'engagement dans le temps (la construction) propre à tout projet. Résultat : tu as des gens qui tirent la couverture à eux, qui font semblant (ou bien sont juste nuls en affaires), qui veulent te carotter, tirer de toi des choses. Et tout de suite. Quitte à saborder des partenariats pourtant profitables. Mon conseil : tu mets tout par écrit, dans un contrat bien carré. Le fairplay, c'est en option, crois-moi. Et si les gars en local te disent que tu es trop dur, trop unilatéral, trop "Français" (comprendre "exigeant"), tu leur réponds que tu es juste professionnel (et tu enchaînes en proposant de siroter une délicieuse kosher szilvapálinka ou un des réjouissants vins [3] que la Hongrie te propose) ;

— Le rapport au corps. On te tient à peine la porte, en t'affichant de surcroît un merveilleux poker face de derrière les fagots (moisis, les fagots). C'est bien ça : le collectif, longtemps sous la tutelle rythmée de cette cochonnerie de communisme, tout ça c'est du passé. Et, depuis, tout en prend pour son grade, y compris — par contamination — la dimension personnelle. Le corps, en clair. L'autonomie. L'autre [4]. La proxémie, c'est du grand n'importe-quoi. Tu trouves des gens qui bloquent les escalators avec leurs bagages, qui occupent tout un trottoir, qui tolèrent tout à fait l'agression sonore (90 db, mesure officielle de mon iPhone) des sirènes de la police, qui s'accommodent à merveille des corps grelottants des 20 000 SDF de la ville, etc.

Du grand n'importe-manteau (twice).

Qui t'envahit quand tu viens d'ailleurs.

Outre ça, burn-out ou pas, j'aime.

Je me sens mieux.

Mon équipe professionnelle, bi-culturelle, est un groupe d'anges.

Le racisme au quotidien ? L'immaturité citoyenne de ce pays, beaucoup trop vieux (faiseur de gueule, conservateur, nationaliste et chauvin), beaucoup trop jeune (seulement six élections libres) ? Tu en fais ton affaire.

Viens voir Budapest : tout est à y faire ;)

Mille choses à vivre ici.

Oublie un instant l'Europe de l'Ouest. Chatoyante, il est vrai. Et ramène-toi ici.

Budapest peut tout. Quand elle le souhaite.

Budapest ? Un sacré foutoir ;)

__


[1] L'anthropologie, de toute façon, moi je l'ai toujours vue comme l'étude des besoins, donc — par extension — du bonheur.

[2] Je mets tout le monde à l'aise : moi, je parle seulement une centaine de mots de magyar.

[3] C'est ici que j'ai bu les vins les meilleurs. Certains, entre 4 et 8 euros, rivalisent avec de très bons Bordeaux. Pour s'initier, je recommande le réjouissant Doblo wine bar.

[4] Voir le Visage, façon Lévinas. C'est-à-dire l'enchantement, l'étonnement, l'émulation, la chaleur (ou l'interrogation) d'être avec quelqu'un d'extérieur. De si naturel. De si vulnérable (notion du nudité). De si étrange, et de si proche. Cf. Empathie. Voir aussi le joli focus de Léon-Marc Levy ou ces quelques citations.

[ Trucs amusants : les boutiques. Petites épiceries de quartier, facilement ouvertes 24 h / 24. Les restos aussi, qui servent très tard. Et beaucoup sont corrects. ]  Read More


 SolidaritéMon 3 Jan 2011
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[ < thémas Anthropologie, Livres, Intelligence collective & Foi | archivage automatique du billet sur le grand Don Richardson ]

Le groupe. Eh oui. Qu'est-ce qu'on peut en dire ? Le pire (un groupe génère des normes, des inerties, du rejet). Le meilleur aussi. (Et surtout.) En vrac : de la protection, du partage, du lien, de l'efficacité (travail, amélioration du quotidien), des racines.

Tout le monde peut le constater.

Et puis vivre le groupe, vivre le socius — quand il est chaleureux —, c'est une bénédiction.

Qu'est-ce que l'anthropologue et missionnaire brésilien Ronaldo Lidório peut dire de tout ça ?

Mille choses évidemment.

Son travail chez les Konkomba d'Afrique de l'Ouest (Ghana, nord du Togo) est une réjouissance. Je ressors à peine de son Ils ont osé défier le bois sacré.

Il dit avant tout que l'homme a besoin de repères. Et s'en fabrique. Avec un système de rites, ici cruels (sacrifices humains). Avec des croyances qui pèsent. Avec des tabous. Avec un système de régulation spirituelle qui découle de la terreur.

Il y a heureusement deux points que je vois avec lumière. Le premier, c'est que l'amour (qui est un risque), ça paye. Je vous laisse découvrir en quoi. Le second est plus social. Lidório aime le discernement, il est honnête. Quand quelque chose est une gangue ténébreuse, qui colle à la vie des gens, il le dit. Quand quelque chose est neutre ou bon, il le dit aussi. Là, ça touche à la marche du groupe.

Regardons.

Il existe, et c'est là que j'en viens, un mécanisme social chez les Konkomba qui attire l'attention. Quand un groupe hostile se présente (comme souvent dans les peuples traditionnels, où la notion de territoire — au sens large — peut tout à coup surgir), eh bien les Konkomba ont un truc à eux.

Un truc en deux temps.

Tout d'abord, ils ont — dans la peau — un contenu de formation. Tout homme est connaisseur. Capable, qu'il est, de se défendre : qu'il porte des armes ou non. Caste ? Guerriers spécialistes ? Certes non : des hommes. Et même les vieux participent puisque l'anthropologue explique qu'ils ravitaillent. Ils sont utiles (provisions, matériel). Tout le monde est... compétent.

Deuxièmement, ils ont un cri. Un cri de ralliement. Si le danger arrive (individu, groupe malveillant), toute personne a un cri, que le collègue le plus proche (et quelle que soit la distance) reproduit. Et ainsi de suite. Tout homme arrête son travail et se précipite vers le crieur le plus proche, et tutti quanti, jusqu'à la source : c'est un réseau qui afflue. Qui fonctionne à la vitesse du son... et des jambes. (Lidório précise combien les Konkomba courent vite.)

Résultat : des hommes accourent, convergent et forment très vite, sur place, un bloc en alerte. Un bloc fin prêt.

Effet massif. Effet dissuasif. Effet dynamique. Et intervention si le besoin se confirme.

Apologie de la guerre ? Surtout pas. Lidório aime la paix (et même plus que ça — lisez bien). Il dit juste que l'idée, dans son principe, est pragmatique. Et moi, je vous soumets ça. Un groupe compétent, qui court, qui fait masse critique est un groupe qui fonctionne.

Ajoutez-y maintenant : 1. la sagesse (les Konkomba chrétiens refusent la guerre), 2. la foi, qui construit, qui dépasse, qui creuse le sillon d'un fleuve existentiel.

Vous avez là une panacée, à l'échelon groupal. Avec, en plus, des racines individuelles fortes. Des choix de coeur.

Excellente année à chacune et à chacun d'entre vous.

God bless...
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[ Les Konkomba, une étude (ancienne) de Jean-Claude Froelich | la solidarité — un peu plus loin avec Serge Moscovici et son modèle des Minorités persuasives (voir le paramètre qui touche à la solidarité groupale) ]


 Patience - 20e partieSat 10 Jul 2010
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[ < 19e partie | archivage automatique du billet sur la qualité perçue | thémas Europe & Hongrie | 21e partie > ]

« Les intolérants ? Bruyants, engagés [...]. Ils sont infatigables. »

Shimon Peres

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Et toujours cette impression. Elle est là. Ok, c'est l'été : le soleil chauffe. Et la vie s'active : Budapest est belle. La vitalité pulse de partout. (D'accord.) Mais toujours ces gens. Vous les connaissez, l'Europe les connaît, l'Histoire les connaît.

J'ignore si c'est de gens qu'il faut parler ou bien d'autre chose. D'une puissance. Alors, court instant sur les gens, ok ? Regardez-les. Des groupes (quelques uns). Et toujours cette démonstration de puissance : ils ont des chemises brunes [1].

Les plus vieux, visage triste, avec des drapeaux. C'était il y a quelques jours, là. Qui convergeaient au centre ville. Avec des tenues militaires, des ventres gras, des rêves de chômeurs. Et les plus jeunes, aujourd'hui. Le N, le A, le Z et le I sur le torse. C'est vrai qu'il y a une minie Gay Pride quelque part par là : ça sent le coup de force.

Que fait la police ? Rendőrség amorphe ?

Je l'ignore. Ces choses me déconcertent. Comme me déconcerte une mouche sur une charogne. Ou sur une déjection. Il est des trucs qui dépassent. Ou donnent envie de partir. Ou de combattre. Ou de vomir. Ou de prier.

Ce qui me vient, c'est un référentiel plus haut, quelque chose qui m'apaise et me donne des percées. Des soulagements. Des explications. Du grain à moudre. Je repense à l'apôtre Paul, qui rappelle que le genre humain — sitôt qu'il se tourne où il faut — n'a pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

Le fascime en est un.

Il est irrationnel, carnassier, manipulateur, larvé, violent.

Le chômage en masse de ces deux dernières années d'épreuves, ici, en Europe centrale, est une explication. L'autre explication : une adhésion numineuse [2] à un esprit méchant, à une envie d'en découdre. A une frustration [3].

Tout ça pour quoi ?

Tout ça pour parler d'un accouchement. Ce monde, ici, accouche de lui-même.

J'aime la Hongrie.

J'ai confiance.

Tout le monde préfère la vie à la mort.

La beauté à la laideur.

L'envie de se projeter.

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Beauté, vraie vie — Ah, heureusement qu'il y a Vodku :)

[1] Revoir minorités persuasives et capacité d'une poignée à concrètement occuper le pavé, la scène et les esprits.

[2] Le terme est de Jung.

[3] Qui appelle toujours une demande de considération (via les strokes). Ou bien de la violence — cf. l'excellente analyse que dresse le policier Christophe Caupenne de la motivation des preneurs d'otages, en pleine recherche (sous stress) de bénéfices secondaires. Pour une réflexion sur la violence comme acte de fondation d'un groupe humain, il faut relire René Girard.

[ La patience, je trouve que c'est Nouwen qui en parle le mieux | racisme en Hongrie — Et encore, me dit Nico, tu verrais en Russie... ]

 Mille font quatre - 14e partieSun 14 Feb 2010
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[ < 13e partie | thémas Hongrie, Racisme & Pardon | archivage automatique du billet sur métamorphoses, ferments d'évolution façon Max Sandor et changements de phase ]


Rendez-moi Budapest


Mille font quatre. Phrase fétiche, ici à Budapest. La mienne, je veux dire : souvent (tout le temps) je me la répète. C'est mon convertisseur mental de monnaie. L'idée : 1000 forints font 4 euros, de là tout est clair. Je peux acheter des choses.

Je reste à Budapest un mois, travail oblige. Un mois ? Première tranche de multiples séjours. Au delà de ce premier du genre (longue période), eh bien ceux-ci vont durer quinze jours. Quinze jours ici, quinze jours en France, auprès de ma douce progéniture. Comme un balancier. Un mouvement permanent - comme je les aime (et j'espère que ça va durer) - entre deux pays, deux richesses, deux angles et deux battements, deux pôles de vie.

Une danse. (Danse dialogique.) Elle claudique ? Nan : fait marcher. Ça m'ébroue, ça anime. J'aime ces polarités. Ces animations plus-moins. Animus-Anima. Différences de potentiel électrique : stimulation continue.

Ouais.

Les pays...

Trucs à vivre. (Réalités.)

Parlons pays, mh. Et je veux re-saisir cette histoire de mille font quatre. 1000 font 4, ça évoque une valeur. Un poids. Un truc bancal et penché : 1000 d'un côté... pèsent 4 de l'autre. 4, c'est peu. Ça fait très peu. Je hais les comparaisons, qui m'évoquent l'odeur rance des vestiaires masculins.

Et les comparaisons, là, les géométries à l'emporte-pièce, je les ressens. Je veux parler du racisme.

Il y a un regard, chez certains : Tu es Français, tu vaux 4. Alors que nous, regarde, on vaut 1000. La France ? Objet de haine des nationalistes hongrois. (Nombreux.) Ici, le glamour ou la joie de vivre à la française génèrent des fantasmes noirs. Des poussées irrationnelles. Attention ! les Français veulent conquérir. (Brrr.) Ils sont arrogants. Napoléoniens. Colons. Egoïstes. Menteurs. Calculateurs. Irrascibles. Un peu comme... des ogres.

Les Hongrois frustrés (minoritaires) détestent l'Europe, se méfient des espaces, renvoient tout au territoire, à la mesure, au cordeau millimétré, à la terre et à cette idée moisie, lancinante, de grande Hongrie. J'ajoute qu'ils haïssent les juifs, les Gitans, les homos.

Ils souffrent.

Tout le monde les comprend. (Mouais, si on veut.)

C'est juste que leurs histoires de vieux empires (Autriche-Hongrie d'avant la Première Guerre), à l'heure de l'Europe, c'est à contre-courant. Leur extrême droite ? Elle fait vomir. Antisémitisme ? Une horreur : amalgame entre sphère économique, lobbies (réels ou supposés) et pouvoir d'achat. Une abomination. Francophobie ? Un monstre, rescapé de l'histoire. Haine de Georges Clémenceau ? que dire ? (Ch'ais pas.) Haine du présent, de l'Europe, de la vie, du futur ? Hélas oui.

Faut-il que la France (et les autres vainqueurs de 1918) demandent pardon ? Bien sûr. Nicolas Sarkozy, d'origine hongroise, peut faire ça. Bien sûr et en même temps, moi, ça me passe au dessus.

Pire : les amalgames, d'emblée, ça me scie les jambes. J'ai juste envie de rejeter tout ça. Et fort.

Ou de m'intéresser aux vraies personnes. Les vrais Hongrois. Ceux des poètes nationaux, de l'architecture, de la musique, des bars, de l’entreprise, de la palinka, de la rue, du pavé, du cosmopolitisme, de la beauté, de la discussion. Ceux de l'Europe. Ceux de la Hongrie : de la vraie.

Ceux pour qui 4 font 4. Et 1000, 1000. Ceux pour qui 2010, c’est 2010.

Ouais.

On est en 2010.

J'espère que cette neige va fondre. Il me tarde de revoir le soleil vif (et les vraies personnes) de Budapest.

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[ Traité de Trianon (1920), une cochonnerie il est vrai ]

Ma bande-son actuelle, qui me rappelle (ch'ais pas pourquoi) la maman de mes enfants :


 Voyez les lys des champs, ils ne tissent ni ne filent... - 7e partieMon 28 Dec 2009
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[ < 6e partie | archivage automatique du billet sur frères Linn, Jean Vannier, idoles et bénéfices secondaires | ici, théma Argent ]


...je vous le dis, même Salomon dans toute sa splendeur n'était pas vêtu comme l'un d'eux - Matthieu 6:28


Ça va, ça vient. Gonflé, le Nico. C'est ma première réaction, là, au téléphone. L'argent ? Un flux. Un fait. Quelque chose qui - juste - rentre et sort. Mouais. Le premier truc qui me vient, en quittant Nico, c'est le trait d'humour de mon père : L'argent, moi spontanément, j'en ai modérément besoin. C'est mon banquier qui, lui, m'en réclame. Alors, même acabit ? Nico-paroles : un trait d'esprit aussi ? Que nenni. Je réfléchis à tout ça, ou plutôt écoute ce que ça m'évoque et - dès le début - ça fait impact. Un truc, là dedans, me parle.

Un flux.

Ouais.

Un fait.

Aussi.

Quand il (me) manque, l'argent, il faut juste que je voie ça. Que je considère les choses en vrai. Que je travaille en conséquence. Pour gagner. Et quand il est là, le flouze, l'idée c'est d'en faire quelque chose. Comme un outil. Comme un fait. Une donnée : un truc. Truc qui fluctue. J'ai souvent vu des gens aisés risquer le coup, comprendre cette donnée : ils gagnent, ils perdent, c'est normal. Je veux dire qu'eux, quand ils perdent, il leur reste quelque chose. En clair, leurs fluctuations sont fortes. Ok. C'est juste leur solde, le là-où-ça-se-joue (comme une fourchette), qui reste en positif.

Effectivement.

L'a bien raison le Nico. Qui parle en vrai. Qui me connaît (fort bien). Il a mon mode d'emploi, Nico. Et moi le sien aussi. C'est ça l'amitié : connaissance et courage. Savoir comprendre et parler à l'autre. Et aussi lui dire ce qu'on pense.

C'est peut-être ça le respect.

L'amitié.

Ouais.

L'argent ? Ça va, ça vient. Simplement. Pas plus, pas moins. Un fait.

Tout sauf une idole - Ok.

Ouais...  Read More


 2010 choses - 4e partieFri 25 Dec 2009
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[ < 3e partie | thémas Foi & Risque ]

Or, il y avait une femme...

Distinguer, envisager, désirer, planifier, frayer, agir, persévérer


Mille choses (eh oui) : une foule de choses à vous dire. Alors, l'entame - Par quoi je commence ? Denis Morissette, ok. Ensuite, je vous parle de la qualité, chose différente.

1. Morissette, pasteur canadien francophone, est conférencier. Dans la voiture, quand les défis personnels m'assaillent (ou me stimulent), eh bien j'écoute deux de ses travaux touchant à la foi. Riches, profonds. Pragmatiques, etc. L'un porte sur Moïse, l'homme timide, l'homme trouble, l'homme qui marche. L'autre concerne la femme qui souffre d'un écoulement sanguin continu : femme hémoroïsse.

C'est intéressant : la foi de cette femme - pour Morissette - diffère de la simple demande ou de l'angélisme ou du mysticisme passif ou de l'infantilisme. C'est même l'opposé de tout ça. C'est une force en action.

Dans une conférence toulousaine sur Marc 5:25-34 (2008), le Canadien articule cette foi forte autour de sept pivots. Les quatre premiers sont internes, ils relèvent de la prise de conscience. Trois derniers ? Des actions, qui extravertissent. Des risques donc.

Regardons ça. La femme conduit son cœur selon sept étapes :

1. Entrevoir la solution (ici, Jésus, qui guérit : il y a un espoir, une amorce de Et si...), 2. taire l'abattement qui brouille, entrave, étouffe et décider sur cet appui de penser en vrai, en termes de percées, de solutions concrètes, 3. savoir clairement ce que l'intimité veut (la guérison, le salut, le mieux précis - notion de désir adulte, qui s'assume, se donne le droit, vise), 4. élaborer une tactique, planifier une mise en oeuvre (Si je fais ça...), 5. se frayer un chemin (quelles que soient les réactions sociales) en direction du mieux, 6. passer à l'action, s'approprier la guérison (ici, toucher le vêtement de Jésus), 7. persévérer, assumer son pragmatisme, sa conviction, son envie, sa confiance. Dans le temps, au fil des obstacles. Ou des encouragements. En clair des émotions, des retours, du vécu.

Oui.

Pour Morissette, la foi diffère des constats de départ (diagnostics rationnels, tristes et porteurs de doutes), elle diffère aussi du fil fluctuant des émotions, des cahots de l'âme.

Elle est à part. Elle provoque.

Marcher ? Courir ? Risquer ? S'approprier ? Avec peur peut-être (ou réalisme), avec courage à coup sûr : c'est l'engagement. Pas à pas. C'est la conquête : Ta foi t'a sauvée. Mieux que guérie : sauvée.

La foi marche à l'envers du monde : c'est croire puis voir ensuite. C'est prendre un risque : celui d'avancer, de confier, d'aller bien.

De vivre.

Alors bises à chacun d'entre vous. Et excellent Noël !

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[ La femme hémoroïsse (épisode) découle du cycle de conférences La vie - MP3 ]  Read More


 Budakulcs - 13e partieFri 9 Oct 2009
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[ < 12e partie | thémas Vie & Hongrie | archivage automatique du billet sur les émotions, qui servent à se décider | 14e partie > ]


Oh no there she goes out in the sunshine
The sun is mine
-
Soundgarden



Celui-là, ce billet, c'est ma promesse à moi. Et je tiens bon : bouffre de sujet de blog, tu en as mis du temps à venir. (Je te connais.) Ton trajet : la tête, le coeur et les mains, c'est long. Or, un jour quelqu'un a dit (un pasteur je crois) : Le plus long trajet, chez l'homme, c'est celui qui mène de la tête au coeur.

Mmh, super vrai.

Bien loin de la contre-culture (fût-elle managériale ou ce qu'on voudra), c'est de kulcs-culture que les mots qui viennent souhaitent parler.

Ils sussurent.

Les kulcs, ce sont les clés en hongrois. (Koultch.) Prétexte à parler de Hongrie, bien sûr. Prétexte, encore et surtout, à parler de la vie, vous savez ? Ce truc qui nous habite dès le sein de la mère et nous quitte, voyons voir... jamais. La vie est, la vie reste. (Ça vient du ventre et de la peau.) Quand François Mitterrand disait s'extasier devant la fleur qui parvient à pousser dans l'espace d'une fissure de pierre, moi ce qui me parle, ce sont les fleurs qui poussent. Ou pas. Il y a celles qui sortent et se comportent et interagissent. Il y a aussi celles du dedans : les potentielles. Et elles existent. Un praticien avisé comme Georges Romey les voit comme des pierres précieuses naturelles (par exemple dans une grotte). Elles existent, dans l'âme. Et fortement.







Des fleurs, des cristaux, des kulcs : nous y sommes.

Et cap Budapest. (Je vous ouvre la marche.) Une ville, c'est un être vivant. Elle a ses choses à elles, ses évidences, sa culture, ses mouvements (ses mystères). Et puis ses clés. Budapest, j'y suis retourné ce mois ci. (Mille choses, dont de la formation, des décisions stratégiques, Spectre - en vrai - et une table de poker semi-clandestine avec trous de cigarette dans le tapis : peut-être que je vous dirai.) Budapest ? J'y retourne encore en fin de mois. C'est une ville qui respire.

Les kulcs, en plus du Danube, eh bien je crois que c'est la vie. La vie de Budapest. Et puis celle des gens comme moi, qui veulent carresser la ville, rentrer dedans, se coller à sa peau folle et tranquille.

(Chaleur.)

Pour faire ça, il faut des kulcs. Budapest garde ses portes fermées. Beaucoup de ceux que je connais s'y enferment à double tour : appartements, locaux professionnels (vols, y compris quand l'occupant est là). Beaucoup de serrures physiques sont difficiles à ouvrir : tours de mains particuliers, patience, jeux de réflexion, tests de logique. (Vraiment : essayez d'ouvrir à la française, gros challenge.) Compliquées, les kulcs.

Alors croyez-le si vous voulez, pour un taurillon sanguin comme moi, c'est un travail. Travailler la serrure, avec les passants qui se croisent à côté, c'est un sport. Un sport qui vous travaille le coeur. Asseyez-vous dix secondes et laissez ces foutues kulcs vous parler. Il y a là quelque chose de sourd. Et ces foutues kulcs vont vous parler des vôtres : celles du coeur. Mon bon Lionel, qu'elles m'ont dit. (Façon hongroise, avec feutre et patine.) Mon bon Lionel, c'est à tes kulcs, c'est à toi de faire le travail. Alors nous nous ouvrons... seulement si nous voulons. Dure est Budapest. Belle aussi. (Compliquée.)

Alors, allez-y à la coule : acceptez cette leçon en laiton et laissez le coeur vous conduire les mains. La porte (discrète elle aussi) s'ouvre dans une odeur de poussière. Ou de scintillements d'eau (c'est comme on veut).

(Étoiles et terre noire.)

Bizarre, vous pensez ? Moi je dis que c'est la ville qui a commencé.

Pour ça, je l'aime. (Elle est folle.) C'est simple, calme et bizarre. Budapest est plus belle encore que sa féminité. Elle arrive à être plus humaine, et plus intime, que ce qu'on voudra. C'est un mystère. (Kulcs.) Le taurillon, qui voyait rouge, voit le reflet des étoiles. Qui, on le sait, habitent le fleuve.

Particulièrement le soir, quand le Danube est noir profond.

Noir comme la couleur qui cherche. Noir comme la couleur par excellence. Noir et terreau (nocturne). Comme le reflet de ce qui pousse en dedans.

Noir, écarlate, or. (Ouais.) Comme la lune ? Comme les kulcs en tout cas.

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[ Skiz 'Spectre' Fernando, the biography | portrait masculin (c) Andre Kertesz ]


 Marcus mit l'heureWed 29 Jul 2009
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[ < thémas Musique et Toulouse | archivage automatique du billet sur la pédagogie, sur l'engagement personnel, sur la clinique et sur le mal : il évoque le grand Janusz Korczak médecin du ghetto de Varsovie, Rudolf Steiner, Maria Montessori, Célestin Freinet et l'apprentissage vicariant ]


Allez, venez Miller


C'est quoi l'été ? mhh ? soleil ? congès ? Ça dépend. Dépend des gens, de leur budget. Dépend du moral, dépend des engagements professionnels : tout ça.

Alors contexte : nous sommes hier, 19 h 30. Et un coup de fil de l'Olive : Ramène ta fraise, y'a Marcus Miller qui joue... au Bar basque. (Habituellement, bar à rugby de Toulouse.) Ton sérieux. J'en déduis que c'est vrai, j'enfourche mon vélo, pédale comme un cinglé, l'attache et vois l'Olive. Jardin fermé, qui jouxte le bar. Il y a des tables, etc. L'Olive me tend un bracelet bleu, que je mets.

Concert. Et c'est vrai : l'un des plus grands bassistes de l'époque est là. Tuerie totale. Il est à quelques mètres, chapeau pork pie, visage hors du temps (jeune, même s'il a joué avec Miles Davis - vidéo). Et puis plein air, murs ouverts en brique, cour citadine aérée pleine de cachet (façon Budapest), basse repiquée en façade et Roger Biwandu, batteur en accoustique. C'est juste exceptionnel, hallucinant, précis, groove et touchant :




Fig. 1 - 9 minutes de bonheur,
grâce à jonasgato



Beau.

Tout le monde applaudit à tout rompre.

Puis je rentre, plein d'étoiles.

Et me voilà...

On est mercredi.

Ouais.

Vendredi, ma famille part en vacances.

Et je reste là. À rêver d'une mer [*] qui viendrait ouvrir ma ville. D'un jazz qui viendrait la saisir. D'un bain d'étoiles, de vitesse et de lumières. De rondeur (ch'ais pas pourquoi).

À rêver d'Europe et du monde. À rêver d'aéroports et d'art. De vie, d'aventure et d'espaces. De langues, de projets, de choses dures à faire.

De XXIe siècle.

À rêver quoi. (Comme tout le monde.)

Bon sang, il joue bien Marcus.

Pour moi, c'est le meilleur bassiste du monde.

__


[*] Pour Laurent, la mer est un concept (une mentalité). Qui certes, quand elle est vraie, ouvre les pays : Espagne, Italie. Mais fontionne aussi... pour le Guatemala. (Ouais.)

[ vidéo : à 4'11, c'est bien l'Olive qu'on entend exulter comme un hippopotame | Marcus Miller (MM) à l'Espace du Bar basque, une date Fender (marque de guitares, d'amplis et de basses, qui propose un modèle MM) et Midi Music, célèbre magasin du Midi toulousain - l'annonce | showcase gratuit et de haut vol, ou comment renforcer la sympathie à l'égard d'une marque | MM joue le 2 août à Marciac, voir la publication de l'événement sur Facebook | son MySpace | contribución de un fan : La Vitrola | du streaming sur Goear.com | MM, devenir fan sur Facebook | MM, Stanley Clarke et Victor Wooten, vidéo ]


 Par foi, souvent - 3e partieFri 24 Jul 2009
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[ < 2e partie | thémas Bouquins & Foi | archivage automatique du billet sur Mohamed Ulad Mohand, étonnant producteur TV ]


L'homme ne vivra pas que de business

(Anonyme)


La foi. Oui. La foi, la confiance, si différente de la religion (traditions). Tout ça dixit André Frossard (1915-1995).

L'auteur de Dieu existe, je L'ai rencontré, citant l'étrange Bernanos (1888-1948), rappelle que les convertis sont encombrants. Encombrants pour les institutions : religieuses, culturelles, sociales [1]. Les convertis ? Comme leur nom l'indique, ils transforment quelque chose : leur propre matière, eux-mêmes, leur coeur. Et ils attribuent ce changement fort (qui va jusqu'à baigner le monde, le reconfigurer à leurs yeux), eh bien ils l'attribuent à l'extérieur. À un agent qui les dépasse. En stature peut-être, encore et surtout en qualité : disponibilité, hauteur de vues, présence réelle au monde. Et, croyez-le si vous voulez, c'est un agent... qui les aime. C'est-à-dire qui prend le risque à leurs côtés. Et les soutient [2].

Le coeur, pour les convertis comme pour les autres, c'est la sensibilité, l'intimité qui perdure : c'est - pour citer l'Écclésiaste (et faire une boucle vers Don Richardson) - ce qui pressent l'éternité [3], cet état, ce vécu qui dépasse même la mort. Et ressemble donc à l'amour (voire se confond avec lui, ou procède d'une même source). L'éternité ? Le coeur la recherche, en mode actif ou par aspirations (plus ou moins conscientes, plus ou moins fructueuses - cf. recours aux idoles). Alors ce coeur, il va vers quoi ? Mmh ?

Le mien va vers ça, en dessous. Je veux dire que ces bouquins m'apportent des trésors :



Je leur ajoute La Croix et le Poignard (David Wilkerson), de même que The Incredible Power of prayer (anglais très simple à lire) de Roger J. Morneau. Reprenons Wilkerson (livre de ma fin d'adolescence) et ajoutons, côté témoignages, l'incroyable Miracle sur la rivière Kwai du vétéran Ernest Gordon (1917-2002), ouvert aux expériences les plus extrêmes. Une beigne. Digne de Papillon. Bouquin parallèle au film Le Pont de la rivière Kwai (mêmes faits).

Mention spéciale à Corrie ten Boom aussi. Son Dieu en enfer (The Hidding Place) - qui glace le sang - montre qu'on est loin (bien loin) de la guimauve. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer comment [4], après Ravensbrück, on peut trouver la force d'avancer ? (Bouquin sublime, bouquin ultime.) Le Rentrer chez soi d'Henri J.M. Nouwen [5] est un très beau condensé de théologie : logique, touchant et simple. On y comprend... tout. Il y a aussi, sur la question de la Trinité, le bel Évangile de Jean (individu qui a connu Jésus de son vivant), traduit par Jean-Yves Leloup. Une sage autorité (atypique, documentée) s'en dégage.

Le Business Unlimited de J. Gunnar Olson ? Affaires sans frontières, en français ? Il m'a « juste » aidé à vivre pendant 4 mois.

Allez, je finis avec L'Éternité dans leur coeur de Don Richardson. Livre-beigne aussi.

Mais ça, vous le savez ;)

__

[1] Ce qui, anthropologiquement, participe du même socle, voire se maille dans les approches et se confond. Cf. idéal de transversalité, à l'instar de ce que font par exemple Edgar Morin, Boris Cyrulnik ou Joël de Rosnay.

[2] Dieu serait-Il Promoteur ? Persévérant ? Empathique ? Débat stérile, mais drôle et ouvert.

[3] Pour les chrétiens, la juste appréciation de l'éternité (sa juste canalisation, comme si c'était une aspiration, un besoin, voire une pulsion) passe par l'expérience, ici et maintenant (ou progressive), de la résurrection. Celle-ci donne sa pleine mesure à la vie. Elle lui fait passer un cran, la sort non pas de ses contingences (ici-bas, les épreuves et la frustration), mais de sa vanité. De son creux. De son à-quoi-bon. De sa solitude intrinsèque. Là, tout change : c'est beaucoup plus qu'un espoir, beaucoup plus que des modifications, c'est un royaume qui vient (comme dans le cas de Naaman ou de l'eunuque de Candace). Un nouvel ordre qui s'installe : une transformation (un réveil, cf. Degré 2). Qui ouvre au monde et au prochain (sorte d'horizontalité). Et qui ouvre à la Source de vie (verticalité stimulante). À l'explosion fraîche et vivante.

[4] Même si le contexte diffère du tout au tout, le pasteur palestinien Maron peut expliquer comment vivre. Le pardon personnel, en temps de guerre, il connaît bien.

[5] Nouwen exprime une lecture particulièrement proche de celle de Girard, pour qui la racine du mal humain, c'est la convoitise : jalouser l'autre. Ce mauvais Animus (peur de la perte) exerce un contrôle morbide sur autrui. (Revoir ce pauvre Abel.) Pour affaisser ce pouvoir (terme de Nouwen), Dieu choisit l'impuissance : il décide de détruire le leurre et sa logique... de l'intérieur.

[ Je suis protestant (2 % de la population française, l'un de ses berceaux, et 9 fois plus... en Corée du Sud), en même temps mes écrivains catholiques préférés sont Frossard et François Mauriac - de même que j'aime le photographe Joël Peter Witkin (eh oui - voici d'ailleurs mes photographes favoris, attention not safe for work, NSFW) | autre sujet - La grâce serait une synergie (rencontre, mélange énergétique) entre amour et liberté (Qu'en dites-vous ?) | l'amour, lui, pourrait être le carrefour vif entre contingences et liberté, c'est-à-dire risque volontaire (engagement) et dépassement de la mort (qui est repli, séparation, peur) : engagement, tiens, oui c'est ça - ou fidélité, ou attachement inconditionnel et confiance (Any idea, mmh ?) | who Nouwen was, video | Nouwen aidait les déficients mentaux | Corrie ten Boom, the museum | Ernest Gordon, personnage-choc pour le musicien Paul Adams | Bad Lieutenant, plus grand film sur la rédemption ? Interview de son réalisateur (inclassable) Abel Ferrara | j'en finis avec la convoitise - pour le pasteur toulousain Marc Sportiello (voir notamment ceci), la convoitise c'est la torsion (fantasmatique, cf. imagination ou cinéma intérieur - ou bien physique, avec passage à l'acte) du territoire, du droit, des prérogatives ou de l'objet de jouissance de quelqu'un (voir Ouriah - Urie le Hittite), c'est - dans la lignée de Girard - prendre à soi ce qui est à quelqu'un d'autre ; revoir les Chaises | la convoitise, c'est la même mécanique stratégique (de focalisation, de mise au point, d'investissement projectif, de ténacité désirante et active) que la foi, à ceci près que la foi se choisit un objet constructif, un agent d'extraversion : en dehors de soi | à présent, soyons fous avec un peu d'humour - j'aime, et vous ? ]  Read More


 Pour la playa - 2e partieThu 9 Jul 2009
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[ < 1e partie | théma Bouquins | archivage automatique du billet sur Gustave Moreau, sur l'excellent Olivier Piazza, sur la Spirale dynamique de Clare Graves et les apports de Torbert, Philips, Huntley, Loevinger - voir également une citation (parlante) de l'indispensable Comment avoir des idées créatives d'Edward de Bono | 3e partie > ]


Chaîne de cellulose... my mind


Les bookworms ou rats de bibliothèque se nourrissent de pages, d'encre et d'idées. Que dire ? C'est un bien, c'est un mal. Un bien parce que ça donne des idées et permet de cartographier des choses (l'analyse et l'acuité s'en ressentent). Un mal parce que ça ferme - ça enferme dans des modèles, les paradigmes, tellement connus de la philosophie des sciences et de la psychosociologie (cf. croyances, toujours limitatrices parce qu'elles sont des sécurités, des remèdes pour l'âme, des conforts à l'attention de nos besoins, et non des ressorts de la foi, qui est une ouverture et un risque).

Alors quoi ?

By the way, lire est bon. Et lire, ça se discute et ça se remue et ça s'applique après. Avec les collègues, les amis, soi-même. Ça se partage et ça s'enrichit. Ça voyage. Ça connecte, interconnecte et prépare des choses... qui émergent. (Avec le cerveau, les livres font des systèmes.)

Je me souviens de cette affiche. Vous savez ? Gérard Philippe : il dévore des bouquins. Faut-il le faire ? Il existe de bons (!) bouquins. Alors ceux-là oui, qui forment la pensée, la morale (placement de soi dans le flux de la vie, cf. ethos). Les idées, aussi. Ça fuse. Et puis le goût d'y aller. Lire ? Ça booste et encourage : des gens (les auteurs) viennent nous parler.

Est-ce que les bouquins remplacent la vie ? Nooo. L'expérience personnelle : ils l'enrichissent. Il faut les deux, vivre et lire.

Et puis ceux qui souhaitent lire et à la fois - pour le faire - manquent d'argent (ou de temps) hurlent : lire, c'est gagner quelque chose. (Parfois l'autonomie financière, la subsistance, la liberté de conscience et l'instruction.) Et puis, lire est un droit.

C'est le grand Tremendous, bibliovore devant l'Éternel [*], qui le rappelle : « Le vendeur moyen ne lit pas même un livre à l'année. C'est pour ça qu'il le reste. »

Alors soyons fous. Et ambitieux.

Ci-après, une recommandation de plus.

Pour la playa. Ou ce qu'on veut :




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[*] Plus grosse bibliothèque personnelle de management en langue anglaise !

[ Au fait, connaissez-vous Kindle ? | héhéhé - Les boucles de ceinture Reading is sexy de My Girl thursday | ça rappelle évidemment Silence is sexy d'Einstürzende Neubauten : ]


 Pour la playa - 1e partieWed 24 Jun 2009
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[ < thémas Consultant & Bouquins | archivage automatique du billet sur Belleville et le fin' amor médiéval | 2e partie > ]


Chaîne de cellulose


Pour l'entreprise, vos auteurs préférés, c'est qui ? (Pour l'entreprise ou pour le plaisir, voire la plage : c'est selon.) Je vous en indique 26 - pour ma part -, vous en indiquez autant que vous souhaitez, en commentaire. (Ou sur Disqus.) Vous voulez bien, en faisant suivre : comme une chaîne ?

Let's go :)

Mes indispensables :

Robert Axelrod - Comment réussir dans un monde d'égoïstes [ #Théorie des jeux ]

Kenneth Blanchard & Spencer Johnson - Le Manager Minute [ #Management #Motivation ]

Daniel Cohen - Trois Leçons sur la société post-industrielle [ #Économie #XXIe siècle ]

Clay Christensen - The Disruptive Innovation Model [ #Stratégie ]

Antonio R. Damasio - L'Erreur de Descartes [ #Communication #Cerveau #Émotions #XXIe siècle ]

Sylvain Darnil & Mathieu Le Roux - 80 Hommes pour changer le monde [ #Ethique #Economie #XXIe siècle ]

Edward de Bono - Conflits, comment les résoudre & Réfléchir vite et bien (ici) [ #Communication #Dynamique de groupe ]

Stephen R. Covey - Priorité aux priorités [ #Organisation ]

Patrice Dubourg - La Process Com, découvrir et pratiquer [ #Communication #Dynamique de groupe ]

Milton H. Erickson - Ma Voix t'accompagnera [ #Communication #Cerveau ]

Alain Fernandez - L'Essentiel du tableau de bord [ #Stratégie #Qualité #Pilotage ]

Richard Fisch, Paul Watzlawick, John H Weakland - Changements [ #Communication #Sciences humaines ]

Alain Fustec & Bernard Marois - Valoriser le capital immatériel de l'entreprise [ #Stratégie ]

Nicolas Humeau - L'Abécédaire des managers et consultants [ #Conseil ]

Pierre Mercklé - Sociologie des réseaux sociaux [ #Réseaux #Théorie des jeux ]

Jean Monbourquette - Apprivoiser son ombre [ #Communication #Sciences humaines ]

Edgar Morin - Introduction à la pensée complexe [ #Sciences humaines #Complexité #XXIe siècle ]

Michael E. Porter - How Competitive Force shape strategy (Harvard Business Review) [ #Stratégie ]

Joël de Rosnay - Le Macroscope [ #Complexité #XXIe siècle ]

Dominique Tissier, Joëlle Levy Berger & Etienne Verne (d'après Kenneth Blanchard & Paul Hersey) - Management situationnel, vers l'autonomie et la responsabilisation [ #Management #Motivation ]  Read More


 Sweet homeSat 6 Jun 2009
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[ < théma Vie | archivage automatique du billet sur Lionel, tour d'horizon | billet interactif, commentez en cliquant sur le bandeau de son titre ]

Home... De savoir que beaucoup de grandes villes le projetaient en même temps sur grand écran, je me suis senti partie prenante de ce monde. De cette génération. Là, de cette humanité. Quitter le nombril et regarder plus haut, ensemble, tous ensemble. Comme si nous décidions d'un destin général. Comme si nous étions des hommes.

Terrible ce film. Et intelligent : encourageant. Mobilisateur.


[ Home, le site, le film, la carte, le Twitter, le Facebook ]



Qu'est-ce qu'on attend ? demande Arthus-Bertrand. Allons-y, alors. Beaucoup de belles choses sont à faire.

Vaillance, imagination, intelligence. Voilà, définitivement, les armes du XXIe siècle.

Changer ? Oui, peut-être (sûrement). Vivre surtout. Et avancer. Beaucoup de solutions sont faisables. Et réalistes.

Un raz-de-marée de conscience devrait venir : j'y crois beaucoup.

Marquant, ce film. Et tourné vers la vie.

Vivons.

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[ Pour l'énergie, sortir du sous-sol et regarder vers le ciel : un message du film | du ciel, oui, vient l'énergie : je me souviens d'un voyage en Turquie (2003) : là-bas, beaucoup de maisons (même modestes) ont un chauffe-eau solaire en bon état, correct et bon marché, voir lucho73 | les déserts, une réserve gigantesque de kw : merci, Electron-economy.org, pour le lien vers le diaporama d'Objectif terre | autre élément, les PC verts d'une entreprise du Tarn, Ashelvea ]  Read More


 Toulrezo.biz fait peau neuve - 11e partieMon 25 May 2009
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[ < 10e partie | théma Toulrezo | archivage automatique du billet sur le regard positif | commentez en cliquant sur le bandeau du titre ]

Voici la toute nouvelle version :



 Nu - 1e partieThu 16 Apr 2009
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[ < thémas Confiance & Changement | Share/Save/Bookmark | archivage automatique du billet sur la modélisation (par le docteur G.) d'un business rationnel : fiable et solide | commentez | 2e partie > ]


Hérode érodé - Absalom abrasé


Et je fais quoi, là ? Rien. Quand la tempête se déchaîne, quand mon tissu se déchire et quand tout s'écroule, je me mets - après réflexion - là. Là, c'est dans l'économie de moi. Dans le calme.

Le moi ? Ses peurs ? ses envies ? son vent ? sa bave éparpillée ? Un moi qui s'épluche, qui va à l'économie de lui-même. (C'est davantage ça.) Qui teste tout et comme tout échoue, c'est un moi qui se confie. Et ouvre ses bras. Et s'offre. Un moi qui s'ouvre. Et face au vent ? Même chose.

Multiplier les gestes ? les opérations de contrôle ? de séduction ? d'entretien de ce qui sent le sapin ? Laisse tomber.

Tout fait silence, avec mal, et tout écoute. (Tout se dépouille.) Tout se calme. Là, dans l'épreuve... Dans la perte de soi. Dans la marche forcée vers autre chose. Une nouveauté qui accouche.

Et ça casse mes ligaments.

Quand quelqu'un se casse - tel qu'il se connaissait, ou se pensait fort -, c'est qu'il faut changer. Moi, ce vent terrible m'arrache les peaux. Il décape mes muscles. Il érode mes tendons. Et masse mes viscères.

Alors quoi ? Je m'offre, après avoir lutté. Comme un Jacob, qui en plus s'asseoit dans la cendre.

La tempête rugit, défait, emporte ? Ok. Opération démembrement. Mise en pièce. Mise à mort. Traversée du lac de feu. Des doutes glacés. Du souffle sec. Des escarbilles qui brûlent.

Résister, c'est raisonner comme avant. C'est rester vieux. C'est animer le vieil homme. C'est le nourrir comme une peau de carpe, vide, grasse et fripée.

Alors quoi ?

C'est de nouveauté que j'ai besoin. La vie fait ça. Résister, c'est valoriser ce qui a mené à l'échec. S'ouvrir, c'est devenir nouveau.

S'offrir, se confier, rester cool avec les flancs battus, rester faible - et ouvert - c'est ça être fort.

C'est faire confiance.

Quand tout fout le camp...

Ouais.

Je garde mes fondamentaux (amour de mes aimé(e)s). Et fonce dans le rien : méfie-toi brouillard, je suis pire que toi. En beaucoup plus aveugle. En plus ignorant encore. En plus loser... Plus acculé. (Déterminé.)

Alors fais-toi plaisir. Et dis à ton copain le vent qui hurle de décharner plus encore. Restera le centre. La vie, la vraie. Qui attend d'exploser. Et de rebâtir, en émergeant.

Faire un.

Faire un avec le vent. Et rester cool.

Est-ce que j'y arrive ? Non. (Par moi-même, non - Évidemment.) Mais je marche. Et un jour j'y serai. Où ça ? Nulle part, justement, c'est-à-dire partout. Dans la joie, donc. Ailleurs qu'ici, en fait. Je marcherai dans l'eau vive.

Crois-le si tu veux, j'ai confiance. Alors, vent, fais-toi plaisir.

Et continue à éroder : fais-toi du bien.

C'est moi qui en profite.
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[ Ps. 22 ]


 Amour, foi, risque et vieTue 7 Apr 2009
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[ < thémas Amour, Foi, Citations | archivage automatique du billet sur le stratégie, l'art de la narration, le cinéma intérieur et l'art d'envisager les choses par leur fin | Share/Save/Bookmark | vos commentaires ]


À Nadia


La Guérison des souvenirs est un ouvrage lumineux. Les auteurs : Dennis et Matthew Linn [1], théologiens américains spécialistes de la relation d'aide [2]. De cet ouvrage, je peux dire mille choses.

Je peux dire qu'à chaque fois que je traverse une épreuve majeure, comme il y a dix ans pile - et comme maintenant -, ce bouquin m'aide à grandir. Sa vision du monde, de l'identité humaine, du rapport à Dieu et aux autres est riche et trempée de pragmatisme.

Il y a dans ce livre une sagesse. Quelque chose qui communique un état, des connaissances, une foi revigorée, normalisée, adulte et pleine.

Une envie.

Un carnet près de ma table de nuit me permet, depuis des années, de noter des idées, des avancées, des choses personnelles. Et hier, comme rarement, j'ai rempli ce carnet. De choses que j'ai comprises. Sur les protections psychologiques, sur le fait d'assumer, de vivre avec des risques, de travailler pleinement, de localiser les idoles [3] qui remplissent un vide.

Un vide en moi.

Charles, bien souvent, parle d'une relation spirituelle dès le début cassée. Dès la conception. Il y a un manque existentiel bien antérieur [4] aux bains intra-utérins pourtant remplis de doute, à la naissance qui morcèle, au sevrage du sein qui isole. Un besoin encore plus radical, plus ancré, de trouver du réconfort, de la mise en mouvement, du soutien, de l'acceptation de soi. Du sens.

C'est inné.

Ouais...

Et les idoles sont de faux dieux : ce sont des béquilles, qui aident à tromper la peur et à déléguer à d'autres autorités - réelles ou fictives - ce qui normalement nous revient : aimer et travailler, pour paraphraser Freud. Surtout, nous assumer. Vivre par et pour nous. Et avancer. Et aimer en vrai. C'est là le propre de la vraie liberté de jouir, d'être un être autonome, pourrait dire Romey. Autonome, inter-relié (façon Gandhi), conscient, donc adulte et aimant.

Sûr.

Merci à Nadia, hier, pour sa fine intelligence. Et son partage d'expérience, sa tolérance, sa gentillesse gratuite.

Cette nana a tout compris de tout.

Merci à l'Esquinade aussi, pour l'accueil fréquent de mes joies, de mes peines.

Merci enfin à Celui qui donne, soutient, anime et est la vie : Esaïe 40 : 25-31 m'a fait grand bien [5].

Je termine en vous souhaitant de belles et bonnes journées à venir. La parole est à Dennis et Matt Linn (op. cit.), signalant un passage du Ne crains pas de l'humaniste chrétien Jean Vanier :

« J'ai appris plus sur l'Évangile, avec les handicapés, les écrasés et les blessés par la société, qu'avec les sages et les bien-pensants. Par leur croissance, leur capacité à accepter et leur modestie, les personnes blessées m'ont appris à accepter mes faiblesses sans prétendre être fort ou capable. Les handicapés m'ont montré combien je suis handicapé, combien tous nous sommes handicapés. Ils m'ont rappelé que nous sommes tous faibles et destinés à mourir et que ces réalités sont celles qui nous effraient le plus [...]. On dit à un alcoolique qu'il faut arrêter de boire, que c'est mauvais pour sa santé. Mais il n'a pas besoin qu'on le lui dise : il a vomi toute la journée. Il n'a pas besoin qu'on vienne lui apprendre la loi, il la connaît. Ce qu'il veut, c'est trouver quelqu'un qui lui donne la force et le goût de vivre. Ce n'est pas parce que vous dites à quelqu'un qu'il ne faut pas voler qu'il ne le fera pas. Ce dont il a besoin c'est de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un qui lui insuffle la vie et le courage, qui lui apporte l'amour et la paix. »

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[1] Ces deux frères de sang sont jésuites de formation. Matthew l'est toujours. Dennis, lui, a épousé Sheila. Tous pratiquent un christianisme de terrain (sûrement le seul valable) : ils font des conférences, pratiquent l'entraide, le partage et l'amour. Leurs ateliers se centrent sur le pardon : tout, chez eux, est intense, modeste et réel. Leurs pas - compatissants et fermes - les ont, entre autres, conduits jusqu'en Hongrie, 2e pays au monde pour le suicide. Ils sont connus aussi pour leur travail auprès des personnes divorcées, souvent en fort besoin de guérison intérieure.

[2] Voir aussi le grand Jean Monbourquette.

[3] Idoles : images, projections, reflets, fantasmes. Ce sont des rituels, des passe-temps, des croyances investies, des forces (augmentées de l'habitude) que l'on nourrit dans l'espoir d'obtenir soutien, réconfort, épanouissement (cf. bénéfices secondaires). Or, à l'arrivée, la livraison de l'idole, c'est la torsion de la vue, la fainéantise, la duperie, la fatigue, la répétition morbide. On se trompe soi-même. L'idole est le fruit du péché, ce manque-à-vivre qui en appelle à quelque chose qui nous surpasse, nous nourrit (confort, sensations, énergie), nous protège... en apparence. L'idole est une représentation, une coquille qu'on remplit d'attentes et de projections multiples. Il faut relire les récits de voyage de l'orientaliste Alexandra David-Néel. La grande aventurière explique comment certains peuples chargent une statue vide (idole, ici orientale) : ils la préparent, la chérissent, lui adressent des demandes, lui remettent leur confiance (foi). Ainsi l'objet recueille-t-il les énergies psychiques de tous et se remplit-il magiquement (spirituellement), pour venir rayonner et influer sur le quotidien de ses adorateurs. Voir théma Égregore. Voir les dangers de l'infantilisme spirituel (fascination, sujétion, dévoiement, perte du sens de la vie, tourmente intérieure, utilisation de la fine pointe de l'âme pour une orientation voilée, impasse énergétique absolue).

[4] Et tant pis pour Jacques Lacan. La perte du paradis, de l'unité, de la fusion placide avec un Tout s'envisagent ici avant même la formation du fœtus. Ce qui, au passage, s'accorde assez bien avec l'idée de Françoise Dolto que le fait humain (sa condition) s'enracine à l'avance dans l'inconscient des parents, qui rêvent d'un enfant et déjà l'engendrent symboliquement, lui faisant une peau et des viscères toutes d'inconscient tissées, pétries (l'enfant naît et croît déjà dans le cœur des parents, pourrait-elle dire). Idée proche de celle de l'Adam biblique : avant même que je sois, la trace d'Adam (le fait humain par excellence), cette marque venait déjà me remplir de sens (signifiants parentaux, croyances, attentes inconscientes, culture humaine)... et de vide. Le vide ? Le lien cassé, dont j'hérite en même temps : je suis - dès la matrice - marqué du sceau de la perte. Spirituellement envieux... mais paumé. Ma vie me sert à (re)trouver le chemin. Et à l'arpenter dans la grâce. L'esprit d'aventure. La confiance. La liberté. La réconciliation. La complétude. L'erreur. Le mouvement. Le risque.

[5] Voir, en ligne, un morceau d'Esaïe, version Bible Bayard. Bayard ? Une magnifique traduction, quoiqu'intégrant des livres traditionnels secondaires (compilation hellénistique puis catholique), dès le début extérieurs à la Bible - Cf. apocryphes.  Read More


 Absara - 92e partieThu 2 Apr 2009
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Internet, versant pro


Absara s'adapte. Idée-maîtresse, vous vous en souvenez : rapidité, pragmatisme, valeur ajoutée, intensité, magie. C'est le coeur du travail. Vous permettre d'éprouver tout cela à la fois, en vous le servant sur un plateau, lors de formats dédiés.

Oui.

Sept, maintenant. C'est le nombre de soirées de speed consulting que nous vous avons proposées. Cf. Crème de violette.

Tout s'adapte, je vous l'ai dit. Et tout, pour les entreprises, se centre à présent sur la vente. Vendre, c'est assurer les mois à venir, en ces temps de besoin de clarté. De besoin de visibilité. Nous le comprenons. Et nous l'intégrons très fort.

Justement : Absara, qui propose habituellement des consultants de haut vol, propose à présent des prestataires divers, des partenaires qui donnent des choses en plus. Des entreprises qui, nous l'avons testé, génèrent ou facilitent la vente.

Nous avons un nouveau partenaire, qui est une agence de communication toulousaine. Cette agence, entre autres, réalise des sites Internet de bon niveau (c'est important).

Pour Absara, et tous ses professionnels affiliés, ce partenaire accepte de réaliser des sites-test à l'essai. Sites aux couleurs de l'entreprise. Avec fonctionnalités complètes (conception, charte, e-mails, hébergement, etc.). Ainsi les professionnels peuvent-ils voir, directement sur écran, ce que donne un site vraiment professionnel (site d'agence), avec leurs attentes à eux. Un site :

| inspiré de l'actuel et amélioré - si les intéressés en ont déjà un,
| futur, avec des nouveautés - s'ils sont curieux de voir ce qu'une version avancée peut donner,
| possible... un jour - s'ils comptent à un moment donné faire réaliser le leur, selon les canons du genre (professionnalisme).

C'est inédit.

Les résultats sont excellents.

Be seeing you : je vous tiens au courant, pour cette offre réservée.

M'est avis que Crème de violette 8.0 va vous aider à vendre. Avec sites-tests à la clé.

Du concret.


 Prendre soin des autresTue 10 Feb 2009
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[ < thémas Pédagogie, Humanisme & Éthique | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur Muslmigauze et son rapport à l'Orient arabo-musulman | billet interactif, cliquez sur le bandeau de son titre pour poster vos commentaires et naviguer par mots-clés ]

Peu. Peu sont aussi touchants que Janusz Korczak (1878-1942). Des humanistes, des pédagogues ? Peu s'engagent comme lui, se dévouent [1], inspirent définitivement le genre humain.

Korczak... Ce pédiatre du ghetto de Varsovie, médecin de la misère, traverse le fracas nazi entouré d'une ribambelle de marmots, orphelins, qu'il aide, encourage, éduque et soigne. Fidèlement, généreusement, de manière construite (Korczak innove et modélise une pédagogie, intelligente et moderne). Puis vient l'enfer de la rafle. Quelqu'un intime au médecin de fuir. Mais il monte... L'homme accompagne ses petits protégés dans le convoi de la mort.

Il meurt à Treblinka (Pologne).

Il faut admirer cet homme. Digne, juste et humain. Il faut aussi lire son journal (posthume) du ghetto.

Korczak, en plus d'être un homme d'étude et de terrain (figure paternelle, éducateur, clinicien qui donc se penche [2] sur les cas personnels), Korczak est un penseur social et un métaphysicien de premier ordre.

Il se demande [3] pourquoi le collectif humain, si tant est qu'il évolue, se heurte systématiquement à la tentation de la violence massive. Comme pour accoucher de formes éthiques, organisées, fonctionnelles. L'épreuve est-elle obligatoire pour organiser la vie ? ramener l'homme social aux évidences ? le faire marcher ? D'ailleurs, l'homme - par sa cécité - a-t-il une destinée tragique, qui marque sa chair et engloutit fatalement ses enfants ?

Je veux dire combien Korczak, grand inspirateur, est nécessaire à tous.

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[1] Pédagogie - Quelques pionniers féconds, nécessairement hors-système (cf. homéostasie et logique organique des institutions) : Rudolf Steiner (1861-1925), spiritualiste post-romantique, inclassable, original (voir citations) quoique pétri des préjugés de son temps ; Maria Montessori (1870-1952) et aussi Célestin Freinet (1896-1966) ou Françoise Dolto (1908-1988). Voir d'ailleurs la théma.

[2] La clinique, en grec, c'est l'art de se pencher au chevet, à l'écoute de la détresse et des moyens possibles de soulager. Il y a, infuse, l'idée d'étude et de soutien de la personne.

[3] Précédant, en cela, René Girard, anthropologue et philosophe de la civilisation. Citation de Korczak (Journal du ghetto) : « Le monde est-il une transformation continuelle du mal, ou bien avance-t-il vers un idéal en allant toujours plus haut et plus loin au milieu de ceux qui tombent ? ».

[ Droits des enfants, la lumineuse contribution de Korczak | Korczak est un pseudonyme (personnage romanesque et nom de plume), il se prononce Yânouss Kortchâk | Korczak, l'hommage de Kurt Lewin (ici, théma Lewin) | sur la cécité de l'homme social, revoir le scénario noir - si fréquent - de la Tragédie des communs (Vaine pâture) | Apprentissage vicariant de Freinet, un modèle pour l'entreprise ? ]  Read More


 AudaceMon 2 Feb 2009
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Tentons-le. Et surtout si c'est gros, et surtout si c'est dur. C'est le parti-pris du réalisateur français d'origine marocaine Mohamed Ulad Mohand. Son idée ? Le microcosme en live. Avec une caméra qui tourne. Cet homme d'art et de pellicules, sensible au conflit du Proche-Orient, veut faire une réplique, un laboratoire, un creuset humain, forcément viscéral, de l'entente interpersonnelle. Un travail à ciel ouvert. Quelque chose d'organique, fondé sur l'opposition [1] et donc le dialogue.

Entre frères ennemis (eh oui, si proches). Gros challenge...

Ingrédients : une équipe de jeunes Palestiniens, une équipe de jeunes Israéliens. Des ados, ensemble. L'idée ? Un espace clos, où les jeunes vivent côte à côte. Ils partagent les repas, les nuits, les projets, les coups de gueule. Ensemble, ils convoquent la culture, les envies qui divergent, les données-terrain (traumatiques) du conflit. Et donc produisent des accords. Accords de paix, négociations.

Ulad Mohand veut tester ça. Espérant, si le succès surgit, que l'exemple rejaillisse sur le macrocosme. Et en courbe la tendance, en vrai.

Une réplique (une carte) n'est pas le territoire [2], évidemment. Mais le territoire est forcément humain. Forcément chargé.

Ulad Mohand veut innover. Et prouver, en alchimiste de la donne humaine, que le petit peut influencer le grand. Le réel.

Projet fou. Donc sublime.

L'espoir, la vitalité [3], fraye et affleure.
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[1] Cf. synergie et approche dialogique entre parties-prenantes, façon Edgar Morin.

[2] Alfred Korzybski (1879-1950).

[3] Revoir les apports décisifs d'un Charles Baudouin (arc réactif).

[ Biographie de Mohamed Ulad Mohand sur Africultures ]


 Météore Mon 26 Jan 2009
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Si nous avions su... Si nous avions su - insouciants et légers - que la semaine passée, un ami mourrait, si vigoureux, si jeune, si plein de projets.

Et voilà que sa famille prend l'avion ce matin (7 h), pour aller voir le corps, recueillir (et donner) du soutien, connaître plus encore les causes de sa mort.

Mon coeur est avec eux, en ce moment même, dans cet avion qui fait le lien. Habituellement, l'avion rapproche les gens qui s'aiment. Là il va permettre de constater.

De constater que le corps de J. est brisé.

Comme nos coeurs...

Les mots me manquent.

Me viennent ceux de sa famille. Ceux du père, qui se dit brisé mais pas détruit. Il trouve même la force de dire des choses gorgées de vie, au bord du gouffre. Ceux de la mère, qui dit que nos proches sont à empoigner les mains ouvertes (ils ne nous appartiennent pas). Ceux d'une de ses soeurs (dédicace écrite) ou des amis (il y a un temps pour tout), qui pleurent, s'interrogent et constatent. Me revient aussi le violon de Zaza, présent à l'office.

Musique poignante...

J. était un météore, de ceux qui brûlent, qui s'engagent et vivent fort. De ceux qui questionnent, soutiennent et sont au monde. Avec un rapport direct et un éclat.

Que faire ?

Prier, panser les plaies. Et vivre. Forcément ébranlés. Forcément dans ce monde.

Vivre.

Et se souvenir.

Et marcher.

Si possible dans la confiance.

Un homme, nous dit le père de J., porte du fruit s'il meurt. Il y a là un accomplissement définitif : une réalisation.

Une vocation définitive (spirituelle).

C'est cet aspect définitif qui rend le temps si long. Peupler ce temps par de l'amour, voilà ce qui reste à faire. Et à vivre.

Car c'est peut-être ça, la vie. L'amour d'un couple, qui engendre. L'amour des liens, ensuite. L'amour qui persévère et repousse la mort. Et enfin, l'amour qui donne un sens. Qui rencontre la mort et se mêle alors à l'essentiel.

L'éternité, le rapport vrai.

Dieu, que c'est dur.

Mais je veux quand même, moi aussi au bord du gouffre, me joindre à la vie de cette famille que j'aime.

Et reparler d'espoir. L'espoir brille aujourd'hui. Dans le noir pour nous. Dans la pleine lumière pour J.

Je sais (par la foi) que ce beau fruit en donnera des milliers. Il nous le tarde à tous...
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[ Me reviennent les (très belles) paroles du père de J., sur JFK. Un président qui voit le mur de Berlin tomber. Il faut alors attendre quatre décennies, quelle qu'ait été la mort de Kennedy, pour en voir le fruit : mur qui tombe en vrai. Puis (autre propos) un industriel et homme de foi, dans le passé, qui perd son fils unique. Puis ses quatre filles, dans un naufrage. Il compose un cantique où il a l'audace (la foi) de dire que son âme est sereine (is well). Oui. Voir à travers, compter sur le coup d'après, la réalisation des choses. Où tout s'accomplit, donne un sens a posteriori. En attendant, il faut vivre. Et bien. Par respect pour les autres. Et pour soi. Et pour la Source de vie. C'est dur... Nous le ferons. Mais c'est dur. Ce lundi a un goût de déracinement. Là, tout à l'heure, j'ai re-parcouru André Frossard, qui a lui aussi conduit sa progéniture au cimetière, douleur parmi les douleurs. ]


 Se poserThu 22 Jan 2009
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Charles


Un pasteur. (Oui.) C'est quoi au juste ? Le mot veut dire berger [*], au sens de conducteur, de responsable, qui stimule, forme (fait grandir), rassure et soigne ses brebis. Le pasteur ? Un fruit du protestantisme, courant qui prône un retour individuel aux racines de la foi (Évangile : « bonne nouvelle » en grec). Le prostestantisme propose de prier Dieu et seulement Dieu (jamais un humain, fût-il saint c'est-à-dire exemplaire). Le protestantisme se passe de clergé et l'interprétation de la Bible est forcément individuelle (donc profonde) et libre (autonome). Seuls des gens versés dans les Écritures (ensemble inspiré, direct et complexe) peuvent, et souvent à l'issue d'études dédiées, dispenser des enseignements.

La Bible se lit, se médite et sert d'édification spirituelle et morale pour le croyant (réflexions, prière, discernement, consolation, encouragements, décisions).

Elle fait autorité.

Le pasteur, alors ? Un homme ou une femme. Versé(e), on l'a vu, dans les Écritures. Et expérimenté(e), connu(e) pour sa sagesse, souvent parent, donc marié(e), parfois titulaire d'un autre job. C'est l'assemblée des croyants (assemblée : ekklesia, église) qui élit le pasteur.

Pour son dévouement, son empathie, sa finesse spirituelle.

Il se déplace avec son conjoint pour réconforter, enseigner, visiter les croyants dans l'épreuve. Ou juste manger et partager un verre.

Charles est un bon pasteur et c'est le mien. Son implication, sa chaleur, son expérience, sa foi, son audace, font de lui un ami cher. Un conseiller spirituel charnel, honnête, inspiré, profond.

Que dire ?

C'est un travail qui se compte en années que de comprendre que Dieu n'a pas d'exigences pour le croyant. Finie la culpabilité, finis les rituels, finis superstition, religion, délire et infantilisme.

Les exigences ? Ce sont les humains qui (se) les imposent, pour coller au schéma parental, pour se défausser, pour juger, pour se rassurer. Ce que Dieu propose, ce sont des percées de bonheur, des voies d'évolution. D'accomplissement.

Un cheminement gratuit, au jour le jour. Dans la confiance mutuelle (contrat de cheminement, foi).

La grâce ? Un soulagement. Un privilège...

C'est ce que je comprends. Notamment quand je discute et partage des choses (très personnelles) avec Charles.

Comme cet après-midi.

(Voilà.)

Prenez soin de vous :)
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[*] Eh oui. Si les États-Unis génèrent un modèle tel que le Manager-minute, c'est parce qu'il y a dans cette première économie mondiale une culture pastorale populaire, volontariste (I have a deam ; Yes we can ; A Maverick, le « franc-tireur », repompe intégrale du discours des églises). Le rapport au travail et aux travailleurs (le management) est un humanisme, un optimisme responsable, optimiste. Et pédagogue ! (Encourager, fournir des strokes, donner envie d'apprendre et de se dépasser.) C'est un des acquis du protestantisme économique, produit de la vie courante (travail, famille, implication et animation d'une communauté, d'un tissu social). Les églises, pleines le dimanche, sont des usines à management, des matrices et des filières à motivation : le pasteur en chaire est un mobilisateur. Personnage qui parle à la tête et aux tripes. C'est culturel, donc digéré dans la vie de tous les jours (habitudes, mentalité). Le pastorat ? Une fabrique en temps réel (une usine à ciel ouvert) de l'essentiel du management de ces trente dernières années. Une envie de plus et de mieux. Une ambition concrète, qui parle et engage le quotidien. Cf. Le Tremendous ou encore Kenneth Blanchard. Le management est une approche normale, populaire, naturelle, de tous les jours.


 Paris - 4e partieTue 20 Jan 2009
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Paname-A


Trois choses.

Il y a l'histoire des soldes, en premier. Vous savez ? Regardons les vêtements. Une étiquette indique à la fois le prix passé (rayé) et le prix actuel. De sorte que le prospect, en consultant ça, se figure tout de suite le gain. C'est le plus pour lui. La campagne commerciale devient claire et parlante : Je fais une économie de tant.

Un trait mental consiste à faire la même chose dans les services. Prenons un prestataire. Il facture des choses et génère un gain pour la boîte. Il suffit simplement, comme dans les soldes, qu'il décrive un passé (avec ses problèmes, avec les blocages qu'il produisait), qu'il indique dans la même proposition le mieux qu'il envisage. Un seul et même support pour ça. Un gain se fait alors jour, fondé sur la différence entre une réalité et son amélioration prévisible. Reste juste à indiquer les moyens d'y arriver, par exemple en entretien. ce sont les pistes. Viennent logiquement les questions, les préoccupations, les envies du client. À charge pour le bonhomme de montrer les voies réalistes : trajectoires mesurables.

C'est logique.

Je veux juste dire que le modèle des soldes et du gain (cf. étiquette) est simple et efficient (naturel). Je le conseille aux prestataires que je connais : hardi, guys, gardez la foi.

Le deuxième point, c'est ce clochard de la place de Clichy. Regardez-le et quelque chose (un détail) vous fend doublement le coeur. Il est assis dans le métro, sur les marches. Immobile. Atterré. Ce qu'il perçoit, ce sont les milliers de trajets bruissants, qui lui passent à côté, dessus, partout, sans jamais le rencontrer (sans le toucher). Regardez sa bibine de vin : biberon rougeâtre. Un vrai biberon, en plastique, de gamin. (Comme ma progéniture.) Cet homme tète et se rassure. Son lait maternel, c'est du vin-poison. Alors il se le colle aux lèvres et subit le monde avec. Il se donne un contact à lui-même. Il affronte la vie comme ça.

(Dieu...)

Ouais.

Troisième point ? Marc Traverson. L'auteur, coach et psychanalyste [*], spécialiste des relations dans l'entreprise, me reçoit dans le Ier arrondissement. Des échanges riches et intéressants. J'aime quand les visages du Net s'incarnent et s'animent.

Un des privilèges de Paris : recéler des talents au bout d'un ou deux métros.

La visite aux chouettes profils prend des contours de pèlerinage amical.

Sûr.

Allez, 'nuf said : parlez-nous donc de vous.

Au plaisir !
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[*] Merci, Marc, pour les livres ;)

[ Tiens, que pensez-vous du nouvel habillage du blog ? ]


 Paris - 3e partieMon 19 Jan 2009
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(Pa)Nam(e) au fromage


Voyons voir. Hier, soirée à L'Entrepôt. Troupe d'improvisation : Les Carafes [1]. Leur plage ? Les troisièmes dimanches du mois. Sur place (local à la fois théâtre, bar, ciné, resto), chapardage du joli flyer de l'intriguant Surnatural Orchestra :




Fig. 1 - Surnatural Orchestra



What else? Visite, il y a 3 jours de l'agence de relations-presse NDRP conseil, à Neuilly.

Pro.

Ah, aussi, je mets aujourd'hui, et jusqu'à mercredi, mon baluchon chez B-Graphik :




Fig. 2 - Barbara, graphiste B-Graphik



Ce matin, visite au très beau musée Gustave-Moreau.

Inspirateur. (Forcément.) Au point, comme me le recommande mon amie toulousaine Martine, que j'ai extirpé mon carnet de croquis pour saisir du cracrabouilla [2] d'impressions sur le vif :




Fig. 3 - Leda Vs Jupiter



Et puis visite à la belle galerie de quartier Empty Brains, où certaines oeuvres me rappellent Thierry Carrier, dont j'ai un tableau.

Je termine en vous parlant d'Olivier Piazza (rendez-vous place de Clichy, brasserie Wepler). Intelligent [3]. Comme dans son blog. Le consultant parisien travaille sur le changement : il touche des axes comme la diversité ou le handicap en entreprise. Par ailleurs, son intérêt pour les modèles ouverts et les personnages porteurs (cf. Obama, leader inspiré), de même que son travail comme professeur à HEC, font de lui un intervenant tant concret que cultivé. Témoin - notamment -, son intérêt appuyé pour Jodo ou la Spirale dynamique de Clare Graves.

Bonne semaine !

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[1] L'excellent Manu, motion capturer dans le civil, puis Séverine - tiens, candidate en décembre dernier à Un Dîner presque parfait -, Kevin (leur prof de théâtre), une autre fille (mmh, Cathy ?) et un monsieur drôle et barbu, animateur à RTL2.

[2] Dixit ma descendance. L'est belle, la France !

[3] Olivier, le bouquin sur les haikus est Fourmis sans ombre. L'autre bouquin ? 80 Hommes pour sauver le monde. Quelques corrélats de tes approches ici, sur Torbert, Philips, Huntley, Loevinger. Et puis, encore et surtout, Flemming Funch. Ainsi que le décapant (!) Max Sandor.

[ Mmh, consultation du Comment avoir des idées créatives d'Edward de Bono : « Tout le monde [dans les entreprises, ndlr] devrait chercher à être créatif. [...] L'information est désormais un bien à la portée de tous. [...] La concurrence doit donc se faire sur la base de la création de valeur. » Création bien ficelée, s'entend. Et pourtant ! « Un homme marche dans la rue, commente de Bono. Soudain, un groupe de personnes s'approche de lui. On l'encercle, on s'empare de lui et on le ficelle. On lui tend ensuite un violon. Bien sûr, cet homme ficelé ne peut pas en jouer. Qu'allons-nous en conclure ? Que si l'homme était libéré de ses liens, il pourrait jouer du violon ? [...] Ce n'est pas parce qu'on tranchera la ficelle que l'homme deviendra violoniste. [...] Malheureusement [...] nous nous imaginons qu'en levant les inhibitions, on permet aux gens d'être créatifs ! [...] - Les - techniques [telles que le brainstorming] ne sont pas sans intérêt, mais elles reposent sur une approche très mauvaise », conclut l'expert international en pensée créatrice (cf. lateral thinking), notamment capable de guider les salariés d'une aciérie vers la génération de 21 000 idées en une après-midie ! | grosses performances aussi, nous dit de Bono, avec des enfants pourtant atteints de trisomie - classe (!) | tiens, là où je suis, on m'indique qu'il y a le grand illustrateur Bilal Bassal qui travaille à l'agence BrainSonic magic studio ]


 Paris - 2e partieSun 18 Jan 2009
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«C’est une erreur de ne pas croire et une faute de tout croire.»
Fernando de Rojas (extrait de
La Célestine)



La Forge, atelier d'artistes. Le quartier ? Belleville. Une fresque (une grande), là, sur le mur. Truc au pochoir, à la bombe, à la tripe. (Ça pète.) Il fait nuit, de la boue, fait froid (un peu). Et puis (après dîner au Kotto), soirée chez Marie, près de La Forge, avec les comédiens de l'école Erac. Ces étudiants jouent La Célestine de l'Espagnol Fernando de Rojas (fin XVe), théâtre de l'Aquarium, jusqu'au 1er février.




Fig. 1 - Texte annoté de la comédienne
Pauline Méreuze



Quoi d'autre ? Discussion professionnelle. Prise de participation dans le capital d'une entreprise. Plus quelques autres éléments salariaux.

Et rencontre (lors du déjeuner, plus tôt dans la journée) de la soeur et du beau-frère de mon collègue. Le beau-frère travaille dans l'architecture (spontanément nous parlons motivation - grand classique). La frangine ? Dans une ZEP. Institutrice. Gentille, calme et solide. Propos saisissants. Et félicitations : c'est par les enseignants investis que passe la République.

Sûr.

Dodo, après (fait nuit, dernier métro). Impertinent, simple et raffiné Fourmis sans ombre de Maurice Coyaud.

Et rêve (si !). Vous savez ? Il y a ces forces Animus et Anima. Je me sens rencontrer une âme féminine, aimante et éternelle. Touchante. Je lui parle, lui disant que mes rêves nocturnes la retrouvent - depuis des années - dans des femmes que j'ai connues, qui m'ont construit. Je pleure et la prends dans mes bras.




Fig. 2 - Dante,
ici guidé par la dame de son âme



Réveil, là, il y a quelques heures. Et souvenirs de la Béatrice de Dante. Ou des dames de la poésie courtoise, ces âmes qui parlent. Et vous guident. Et vous construisent. Et sont là, depuis toujours.

Pff.

Bon dimanche.

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[ La Forge | le blog de Belleville, plus photos de la fresque (voir aussi tofz4u ou le blog de Thiasmine) | tiens, blog collectif sur le métro | Erac, le blog | amour courtois, le fin' amor des Occitans, teinté de mystique cathare (racines orientales) ]


 Business madrasa - 1e partieFri 16 Jan 2009
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Falafels, falsafa


Pantin. Vous connaissez ? Nord-est de Paris, commune ouvrière, commune bobo. J'y dors, j'y reste quelques jours. Contexte : un loft refait, petit, cossu (lot d'un grand ensemble). Du goût dans tout ça. L'on m'y dit plein de choses. Une baignoire a fui, dans le passé. Un premier artisan a composé, pour ça, un devis de 2 000 € : nécessité de faire venir un moteur pour pomper, intervention et Ah, je suis en ligne avec mon patron... qui vous rassure : il vous fait une fleur (!) et vous accorde un paiement 3 fois sans frais. Surréaliste. Un second intervenant a, lui, indiqué que les frais grosso modo s'élèveraient à... 1 euro, prix d'un simple joint.

Fou.

Je dors avec deux chats. Mignons. Et partageurs de poils : ma tenue noire en témoigne.

Bonne nuit de sommeil. Puis un ou deux métros. Je suis à Belleville, quartier sino-maghrébin. Ch'uis dans un taxiphone-Internet. Voyons voir : boucheries halal, magasins de cuit-vapeurs chinois, vêtements bon marché. Beaucoup de vie à l'entour : circulation de gens, conversations sur mobiles, commerces de tout. Plus prostituées chinoises quadragénaires, maquillées (façon enfarinade visagière et rehaussement du trait des yeux, des lèvres, des pommettes rosies), avec mini-sac à main, parfois un sac en plastique avec légumes qui dépassent (courses locales).

Et puis un grand resto, Le Président. J'y déjeune (mmh, dans 30 minutes) avec mon collègue hongrois. (Ah non, ce sera un resto thaï.) Puis nous entrons en discussion, à 14 h, avec nos partenaires. Ou futurs.

À voir. Parce qu'une entreprise est un ensemble humain, commercial, financier - il faut bien tout discerner.

Dernier truc : la motivation. Une entreprise internationale - implantée dans la région - anime ses cadres. Il y a, en gros, les exécutants et les vrais chefs de projet. Les premiers sont jeunes et (relativement) motivés. Les seconds dirigent, délèguent, attendent. Les premiers font beaucoup de choses. Les seconds semblent rêver de la retraite. Il y a un clash. Tous les indicateurs motivationnels sont au rouge. Et la direction locale, apparemment dépassée, achète du conseil relationnel, sous forme de séminaires légers, fondés seulement sur du volontarisme (orientation exclusivement incentives). Une résistance est là, qui bouche - on dirait - le regard. Pourtant, quelques actions dans le coeur de l'entreprise feraient le plus grand bien : entretiens, relevé des leviers motivationnels, étude de la valence, sociogrammes, modélisation d'actions managériales à l'année (feuille d'objectifs, tableaux de bord décisionnels, félicitations-minute pour re-booster le moral).

Mais l'entreprise, comme tout un chacun, dispose d'un libre-arbitre. Et intervenir à ce stade de démotivation prend du temps, demande de gagner les confiances et consomme - à l'arrivée - une forte énergie humaine.

Du taf.

Je change un peu et vous indique un magnifique ouvrage (anglophone) de Peter Watson : Ideas, A History, From fire to Freud. C'est ce libre-arbitre qui m'interpelle. L'on trouve dans cette somme magnifique (et accessible) un joli focus sur la pensée musulmane. La justice de Dieu, versant musulman (Antiquité tardive), s'exerce si et seulement si l'humain est libre. Totalement libre.

S'exerce ensuite - et le christianisme développe superbement ça - la Grâce. L'amour.

Be seeing you.
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[ Hier, dans l'idTGV (ouvert aux seules résas Internet), je me suis assoupi, songeant aux complexes culturels et architecturaux du monde musulman, du type social et intégratif (madrasa-mosquée-hammam, pour les ablutions) ; je devrais plutôt dire que ce sont les madrasas qui me sont venues, par invitation prégnante, à la faveur d'un demi-rêve ; un truc qui résonne et se travaille dessus - Ce motif, mêlé de ma fraîche lecture sur le libre-arbitre, plus une ou deux figures qui maintenant m'échappent, m'ont procuré un repos, un rafraîchissement cérébral, une synthèse psychique comparable à ce que les archétypes d'édifices, de centrations sur le Soi procurent en psychologie des profondeurs (cf. Carl Gustav Jung et sa tour de Bollingen ou Georges Romey, sur l'axe initiatique) | philosophes arabes | la falsafa, c'est le dialogue et la combinaison des philosophies grecque et musulmane - à l'instar des grandes synthèses de Maïmonide chez les juifs et de la scolastique catholique, mâtinées de philosophie classique | falsafa et monde contemporain, la belle contribution de Mustapha Cherif | intellect et sensibilité spirituelle, l'ultime synergie entre nos pôles cérébraux ? ]


 2009 chosesFri 9 Jan 2009
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J'aide les opérateurs (individuels ou collectifs) à :
- gagner en force et en clarté sur le marché,
- passer leurs caps de croissance à 2, 6, 12 ou 18 mois,
- mobiliser le plein potentiel de chacun (motivation) au quotidien,
- développer du temps libre (individuel ou collectif) pour ce qu'ils jugent intéressant.


__

Un tour actualisé de mes activités. Voilà ce que je vous propose, à l'orée de 9 ans de conseil aux entreprises (35 organismes). Après quoi, je vous invite à en dire le plus possible sur vous, par commentaire. Ainsi pouvons-nous, les uns et les autres, indiquer de quelles tendances personnelles nous allons pétrir l'année qui est là.

D'accord ?

C'est parti.

Depuis l'année 2000, je fais du conseil en :
| stratégie d'entreprise,
| cohésion d'équipes,
| efficacité du travail (scoring de tâches, gestion du changement, sociogrammes, leviers de motivation).

Depuis 2008 ? Orientation plus technique : je livre un système d'informations (SI commercial, SI qualité) dans le domaine de la santé et travaille - également - sur un projet technologique européen.

Questions projets, je mets en place des conférences d'un nouveau genre (interactives), qui ciblent les dirigeants dans plusieurs pays. Et étudie de près le marché (intéressant) du BTP d'entreprises.

Je dirige, pour finir, le réseau économique Absara et blogue sur Absara.com (9 000 à 45 000 connexions mensuelles).

Mes bases ? Formation Sup de co. Prolongée (depuis 10 grosses années) d'apports solides en :
| communication interpersonnelle,
| management de projet.

Passions : sciences humaines d'une part, application - d'autre part - du sens pratique. J'aime la transversalité en matière de technique et de situations humaines. Approches qui travaillent si bien ensemble !

L'idée : faire au mieux, avancer, comprendre et travailler. Pour le bien de tous.

À vous. Qui êtes-vous ? et que faites-vous ?

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[ Comment je travaille : mode facturation ou contrats salariés de mission (prévoir des lettres de mission), contrats par exemple augmentés de primes pour résultats (cas par cas) | stratégie d'entreprise, voir théma dédiée | ressources du blog en team building | scoring par ici | apports du blog en sociogrammes (théma Cartographie), gestion du changement (théma Dynamique de groupe), leviers de motivation ]




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