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[ < théma Vie | catégorie Blogs-Techno | archivage automatique du billet sur la construction d'un plan de formation | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre ]
À reculons. Ouais. Revenir sur ce blog est comme un retour quelque part, dans un lieu que je connais, où il y a des vestiges et des meubles, voire des photos. Oh, tout est vrai : chacune des lignes est sentie et j'ai ici beaucoup dit de moi. (Tant mieux.) Mais ce que je vis ici, c'est comme un effort. Pourquoi ? Ce que je ressens depuis quelques semaines mérite des centaines de lignes, longues à coucher. Et puis aussi une grande partie du lectorat est en vacances. Bref, un truc a changé. Le blog, je le laisse un peu.
Il y a en moi, et partout où je pose les yeux, ce profond ferment transformatoire. On dirait que tout est plein de tout, sur le point d'accoucher. Sur le point de projeter un vif-argent, une eau, un arbre, un or. Je vis de sérieux et profonds changements. Comme une période de synthèse et d'édification. Du sacré, du profane, de l'épais, de l'action. Du plein. Du Soi.
Et puis, il y a Twitter. Il y a la vivacité, l'interaction. Là où le blog demande un travail de forme, Twitter, lui, transmet le mouvement du monde. Comme un flux. Alors j'y vais. J'ai besoin de ça. Je veux ressentir le souffle et les actions du monde. Les pulsations, les gens.
Twitter est un observatoire, un chantier, une place de marché, une cuisine, une foire.
Il y a aussi Lively (cf. VillaRoof). Pareil : échanges rapides, profils internationaux, navigation simple et complète.
Et c'est encore vierge. Un Far West.
Stimulation de plus...
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[ < théma Blog(s) | catégorie Blogs-Techno | archivage automatique du billet sur confiance en soi, courants psychothérapeutiques et place du regard parental dans le travail de Georges Romey | mots-clés, permalien, commentaires ]
1 300. C'est le nombre de connexions enregistrées hier sur ce blog. Un nombre qui flirte maintenant avec ce que connaît le support de l'ami Flemming, mon initiateur en blogomanie. Ce seuil est une photo correcte, qui intègre des choses et en exclut d'autres à la fois. Ce qu'il intègre ? Les passages de Google, qui interroge le blog (référencement dit naturel). Et ce qu'il laisse de côté, ce sont les agrégations de flux, les abonnements aux billets, captés comme des dépêches. Ce qui me fait dire que, l'un dans l'autre, il reflète les connexions. Peut-être même sous-évalue-t-il un tantinet, les abonnés RSS s'évaluant potentiellement en centaines (une ou deux).
Et 1 300 connexions directes, c'est sûrement 1 000 lecteurs uniques, sachant qu'hier, 2 billets (favorisant une partie de reconnexions) sont venus s'ajouter au blog.
Alors quoi ?
Voilà un rêve d'enfant. Chroniquer quelque chose. Rêve accompli en 2001-2002, en même temps que mon job régulier de formateur-conseil, quand une amie m'a proposé d'écrire à côté dans la presse nationale. Dans du papier. Je repense à La Tribune, à 01Informatique, à d'autres. Ce qui a décidé Miriam à m'en parler, c'est mon profil d'école de commerce, mon investissement-terrain et mon goût pour la hi-tech. Ce qu'elle savait aussi, c'est que j'aime exprimer des choses : faire des focus, des découvertes, des rencontres et des relais d'impressions. Eh ouais !
Mmh, exprimer. Écrire et former. Et explorer de nouveaux champs, m'ouvrir, ouvrir les copains, m'ouvrir par dessus ça. Cercle vertueux. La vraie vie. Ça et voyager...
Ouais.
Ce qui me fait dire que si je pouvais financièrement (ce qui s'appelle être rentier), je ferais x contributions documentées par jour. Imaginez que chaque lecteur verse 1,50 € par mois (soit 1 café) : je pourrais faire de la recherche (systématiser mes connaissances et mes travaux et les livrer), Absara.com deviendrait un atelier de management à ciel ouvert. Avec un budget-temps conséquent. Et des contributeurs multiples. Et des angles poussés. Synergétiques. Fouillés. Et assumés, comme d'hab'.
L'expérience, pour autant, montre que les masses critiques de lecteurs découlent en grande partie de la gratuité. C'est dans l'ADN du Net.
C'est comme ça.
4 h 12, je vais me lever. Encore plein de choses à faire avant que déboule ma tribu de chair et de sang.
Il me tarde.
Café.
Météo clémente, apparemment.
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Loïc Le Meur est incontournable. Pourquoi je le défends.
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[ << 4e partie | la belle contribution d'Olivier Piazza ] Votre intervenant, payez-le moins, payez-le beaucoup mieux - 5e partie
[ Ce billet a également été envoyé par mèl à une sélection de professionnels, dans le cadre d'Absara-mélocerveau, le brainstorming en ligne d'Absara ]
Rémunération 2.0
La qualité : voilà ce qui sort les professionnels du doute. Un boulot bien fait, c'est comme une certitude, c'est comme un caillou tangible. Et c'est ce que recherchent les entreprises chez les intervenants, croyez-moi : un bon produit, un apport ciblé, applicable. Que dire ? Ben, c'est normal.
Mais parlons argent. Là où les bons intervenants devraient tirer la juste rémunération de leur talent et de leur implication, c'est quant à l'argent : forcément.
Reprenons : facturer du temps ou de la prétendue matière grise, c'est peut-être confortable pour tout le monde. Mais c'est encore trop théorique, rigide, engageant. (Et souvent, moyennement payé, côté intervenant, en plus de pointilleux quant aux heures à fournir, etc.) De plus, la facturation au temps ou au forfait, c'est aléatoire, mettez-vous à la place du client : quelles retombées ?
A quand le partenariat bilatéralement stimulant ? Alors je dis : envisageons un dialogue potentiel. Regardons ça :
Entreprise : - Je veux une bonne prestation : mes attentes sont clairement "a, b, c, d, e". Je veux un travail qui soit automatiquement utile à mon entreprise.
Intervenant : - Si je comprends bien, vous voulez "a, b, c, d, e", de manière à ce que ce "a, b, c, d, e" soit automatiquement utile à votre entreprise, c'est ça ?
E : - Oui. (Je réfléchis.) C'est ça.
I : - Comme vous voulez "a, b, c, d, e", que je suis d'accord pour vous fournir "a, b, c, d, e" - ça m'intéresse beaucoup -, je vous propose une façon concrète et avantageuse de mettre tout ça à profit.
E : - Mmh, comment ?
I : - Vous gardez votre argent si la prestation est "à côté de la plaque" [*]. (Je suis sérieux.) Et si elle correspond exactement à "a, b, c, d, e", vous me payez simplement sur les résultats obtenus. Je perçois un pourcentage du chiffre d'affaires, par exemple 1,5 % à l'année pendant 2 ans consécutifs. Qu'en dites-vous ?
E : - Je ne sais pas, c'est... inhabituel. (C'est même bizarre, donc louche.) Pourquoi voulez-vous sortir du champ "normal" des facturations d'honoraires ?
I : - Parce que je trouve plus utile, pour vous comme pour moi, de collaborer en vrai. Le travail est meilleur, et je suis sûr de toucher une rémunération plus intéressante. Je sais que le travail est bon, votre entreprise a des atouts, je fournis "a, b, c, d, e" et je vous fais progresser : votre chiffre d'affaires augmente. Avec ce système, vous me fidélisez (et vous me testez en même temps - vous restez maître) et je vous consacre davantage de temps. Votre projet me plaît ! (Silence.) Est-ce que ma démarche vous semble cohérente ?
E : - Oui ça semble plutôt logique, mouais, mais je dois en parler à mon collaborateur. Sait-on jamais...
I : - Je comprends votre souhait d'en parler à votre collaborateur. Simplement, je vous indique tout ça pour vous montrer que je suis prêt à m'impliquer pour vous, avec votre contrôle. Est-ce que ça vous rassure ?
Ah, je rêve de pouvoir faire ça, à chaque fois. (Les stock options, ça y ressemble beaucoup.) Mmh. Chers lecteurs, le contexte économico-culturel - pour des entreprises mûres - vous semble-t-il favorable à présent ? Dites-moi.
[*] Période d'essai de 0,5 à 3 jour(s) de terrain. Maximum.
[ Les arcanes du brainstorming en entreprise | fidéliser ses clients ou ses parties-prenantes, même combat - cf. en outre la motivation ] Read More
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[ << 3e partie | wiki-ville | Dave Pollard et son portail | valorisation des connaissances | de l'utilité des réseaux - 9e partie ] Wiki...bsara - suite
<< En sciences humaines [ndlr - surnommées sciences molles], un réseau social [...] désigne un ensemble de parties-prenantes générant un tissu (complexus en latin, cf. Edgar Morin) de relations continues, plus ou moins denses, entre elles-mêmes (système fermé) et/ou en interaction avec l'extérieur (système poreux ou système ouvert). Ce type de réseau consomme, génère, partage, protège des ressources, que ce soit de l'argent, de l'information, du temps, des matières premières, de l'énergie, des gratifications psychologiques (stimulations, signes de reconnaissance ou strokes, cf. René Spitz et Eric Berne) nécessaires à la mobilisation (motivation) continue des parties-prenantes. Certains psychosociologues voient dans la cohésion des réseaux (l'homéostasie) un investissement naturel, énergétique, organique, des lois de la Thermodynamique (cf. entropie et néguentropie).
[...] En relations publiques, en management du capital social et en management des affaires, l'animation d'un réseau social peut se faire électroniquement ou de visu. Notamment lors de soirées dédiées, cf. soirées meet-up et soirées meet-down. >>
Vous aussi, contribuez sur Wikipedia.
[ Où l'on reprend cette vieille histoire de knowledge management, valorisation du savoir par le recueil, le partage, la croissance exponentielle et l'optimisation (renforcement en dédoublonnant, puis classement thématique) de la connaissance | ah, la synergie | oh, l'intelligence collective | parlons un instant du management de la motivation - c'est le profilage individuel et la cartographie comportementale des équipes qui vont amener le manager (Forcément de terrain, sinon à quoi sert-il ?) à stimuler au bon moment (c'est-à-dire souvent) les individus avec lesquels il collabore | le manager est un détecteur et un stimulateur | le 8 octobre, France culture, dixit Frédéric Martel, reçoit sur ses ondes le président de la Wikipedia francophone ]
Absara TV [ Joël de Rosnay, celui qui - depuis longtemps - a tout saisi des réseaux, cf. sa magnifique conférence ci-dessous | en plus des jeux et des signes de reconnaissance mutuels, psychosocio-affectifs donc structurants, l'information (cf. cognition) est le carburant de ce qui vit - vidéo du biologiste Jean Weissenbach | sublime - l'entropie en communication, par le physicien Roger Balian ]

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[ Bloguer avec Montaigne - 1e partie ] Bloguer ! - 2e partie
Un blog, c'est comme un réseau de neurones :
[ A suivre, la théma sur le cerveau et sur les cartes ]
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[ << Crème de violette 4.0, la FAQ - 36e partie ] Ceci n'est pas une formule de réseautage express - 37e partie [ Crème de violette, ils en ont parlé - 38e partie >> ]
Ceci n'est pas une formule de réseautage express
... c'est beaucoup mieux. Vous obtenez du conseil avec des experts d'entreprise. Et vous rencontrez les autres entreprises qui sont aussi là pour ça. Donc, c'est comme une formule de réseautage express. En beaucoup mieux. Read More
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[ << Les résas - 35e partie ] Foire aux questions - 36e partie [ Ceci n'est pas une formule de réseautage express - 37e partie >> ]
Des soirées dont vous êtes le héros. Nous vous fournissons une formule éprouvée, dynamique, simple, innovante. Plus des invités et des experts motivés. Plus le cadre adapté. Le reste ? C'est vous qui le faites. Bienvenue à la 4e édition de Crème de violette. Et félicitations à la Mairie de la quatrième ville de France, commanditaire de la soirée. Plus de cent professionnels sont attendus.
- Jusqu'à quand puis-je réserver en ligne ?
- Jusqu'à ce soir 19 h 40, via votre invitation électronique.
- Est-ce que je peux venir avec un(e) collègue, un prospect, un fournisseur, un client ?
- Bien sûr, c'est l'idée ! Vous fidélisez votre filleul(e) en lui faisant profiter d'une formule de qualification et de ciblage d'échanges qui est à la fois simple, intense, originale et rapide. Il y a d'une part les échanges avec les experts (si utiles), 11 minutes à chaque fois, rythmés par un chronomètre et un gong. Et d'autre part le feedback des entreprises, que vous rencontrez librement et/ou sur conseil de nos animateurs. Autour de plats et de bons vins de dégustation. A tout moment. (Cela rapproche.) Et vous repartez quand vous voulez. Quoi d'autre ? Oui, les réservations pour vos amis. Je vous recommande de lui/leur faire parvenir votre propre invitation électronique en cliquant directement en bas de celle-ci, sur Inviter d'autres personnes. Attention, vous avez jusqu'à ce soir 19 h 40 dernier délai pour : 1. réserver pour vous-même en ligne, 2. vous acquitter de la participation aux frais, 3. faire les réservations (elles aussi payantes) pour vos collègues. Cliquez sur Inviter d'autres personnes et tout s'affiche clairement, d'accord ?
- Quel point commun avec le speed dating ? et le speed networking ?
- Mmh, tout. Et rien du tout. Le speed consulting fonctionne exclusivement entre personnes en poste, avec des responsabilités. Les rencontres, certes express, sont uniquement professionnelles : conseil, rapidité, pragmatisme et bonne humeur sont les ingrédients présents. Informations complètes. (Sur un ton humoristique.)
- Est-ce non-fumeur ?
- Nous recommandons (fermement) aux fumeurs de succomber à la tentation... sur la terrasse : c'est une question de respect. Gageons qu'il fera un temps resplendissant. (J'y crois.)
- Pourquoi venir habillé business ?
- Parce que c'est une soirée de professionnels. C'est donc la tenue normale.
- Comment sera l'ambiance ?
- Surprenante ! Pour vous faire une idée, consultez l'album photos de Crème de violette 3.0 sur www.absara.eu (cliquez là où le bord des images se soulève). Il y a aussi des vidéos en ligne. Plus la couverture presse ici et là, plus les liens dans www.absara.eu. Pensez aussi à demander à ceux qui ont déjà participé : réponse garantie.
- En quoi consiste cette fameuse charte des experts Crème de violette ?
- Elle garantit le meilleur niveau de prestation (sélection des experts, état d'esprit, engagement personnel). A noter, les prestations sont gracieuses : les experts démontrent, tout simplement, leurs talents. A un public individualisé très divers. En savoir plus.
- Si je viens par curiosité, que va-t-il se passer ?
- Beaucoup de choses. Ces soirées sont maintenant connues, elles ont la réputation d'être... mémorables (vous verrez en quoi). A tout moment, vous pouvez consulter les experts, vous restaurer, faire les deux, discuter librement avec les autres entreprises. Faire appel au personnel d'animation inter-entreprises... Tout est à la carte. Le concept est original et maintenant reconnu.
Pour tout le reste, je vous réponds tout aujourd'hui par téléphone (arrêt des mèls, merci) : vous êtes le/la bienvenu(e). Pensez à réserver en ligne (via l'invitation électronique) d'ici ce soir.
A votre chaleureuse et attentive écoute - Je vous dis au 13 !
Lionel
[ Page-relai : absara.eu | communiqué de presse officiel disponible auprès du service de relations de presse de la Mairie de Toulouse | 'Crème de violette' est une marque déposée | texte (c) Absara - Merci ]
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[ << Le brainstorming vote à droite... du cerveau - 2e partie ] Synergie - 3e partie [ Permanence et changement | vous aussi, contribuez à l'émergence des nouvelles pratiques >> ]
Reçue par mèl, la contribution d'Olivier Piazza, expert en développement personnel et animateur du lumineux Selfway.fr. J'ai décidé, me confie-t-il, de passer quelques jours en compagnie de ta question [ndlr - Comment illustrer le concept de synergie ?], qui me plaisait beaucoup. Les idées me sont venues par rebond, par association, et je me suis pris au jeu. Lionel, poursuit-il sur son blog, lance un appel à l'illustration du concept de synergie. Comment expliquer ce fameux 1 + 1 = 3 qui chamboule notre vision rationaliste ? Cette stimulante question m'a inspiré quelques idées que je souhaitais partager avec vous. Allons-y. Exception faite des illustrations légendées, tout ci-après est de la main d'Olivier :
Illustration pseudo-mathématique
Explorons l'entité formée par l'addition des deux unités, le (1 + 1).
Si chaque unité ne peut librement se mouvoir dans le nouvel ensemble ou si ses qualités sont annihilées par des incompatibilités de l'autre partie, alors chaque entité risque de ne mettre en jeu que la moitié de ses capacités. Nous aurions alors 0,5 + 0,5 = 1.
Revenons en revanche sur l'état initial. Supposons que les deux unités n'étaient pas au maximum de l'expression de leurs potentialités. Par exemple, considérons que chacune était aux 2/3. Nous avions alors 0,66 + 0,66 = 1,33, addition équivalente à 1 + 1 = 2, avec un simple changement de repère. Imaginons maintenant que l'union des deux unités leur donne l'opportunité de révéler le 1/3 de potentialités inexploitées auparavant. Nous avons alors 0,66 (devenue 1) + 0,66 (devenue 1) = 2. Ce 2 est 1,5 fois supérieur au résultat (1,33) produit par les deux unités séparées. En ramenant cet accroissement au repère initial, à savoir 1 + 1 = 2, nous obtenons bien 3. Le tout est supérieur à la somme des parties.
Résumons cette petite illustration par une idée-clef. La synergie est l'obtention d'une nouvelle entité transcendant les individualités en leur donnant l'opportunité de révéler leurs potentialités auparavant inexprimées.
Le 1 invisible et additionnel est la dimension d'interaction, le lien entre les parties, sa force de cohésion.
De la nature et de la qualité de ce lien dépend le résultat de la somme des unités.
Illustration biologique : la reproduction sexuée
En reproduction asexuée, chaque cellule se scinde en deux. La multiplication cellulaire est en fait une division... Le cellule mère + la cellule fille = 2 cellules.
Lors de la reproduction sexuée [1], l'union du gamète male et du gamète femelle donne naissance à une nouvelle cellule originale, issue d'une combinaison unique des matériels génétiques des deux cellules mères. Les deux parents poursuivent leur existence, en compagnie d'un rejeton. Nous avons bien 1 + 1 = 3 et même beaucoup plus...
Pour l'homme, l'aboutissement en est le mariage et la création d'un foyer surpassant la simple addition des individualités.
Illustration génétique : hétérosis
Plutôt que de paraphraser l'Encyclopedia Universalis, voici un extrait de l'article relatif à l'hybridation : "Lorsqu’un régime de consanguinité entraîne une trop grande homozygotie des descendances, les individus sont généralement chétifs, présentent des tares et même, dans certains cas, deviennent inviables. Par contre, dans la plupart des hybridations où les parents appartiennent à une même espèce, mais sont issus de groupes d’origine écologique différente, les descendants manifestent une remarquable vigueur hybride (hétérosis)."
L'explication de ce mécanisme est avancée plus loin. Pour faire simple, disons que les tares génétiques sont portées par des gènes récessifs. L'homozygotie des parents risque de combiner deux chromosomes d'un gène récessif, lui donnant alors l'occasion de s'exprimer et de se manifester. C'est le problème de consanguinité des parents. Si en revanche, les deux parents sont "éloignés" génétiquement, ce risque est diminué, donnant au descendant une plus grande vigueur.
On retrouve le principe même de synergie. Les faiblesses des individualités sont gommées pour laisser apparaître toutes leurs potentialités.
Illustration business : vraie ou fausse synergie
Prenons l'exemple des fusions d'entreprises. L'exemple le plus immédiat de synergie correspond à la fusion de deux entités qui se complètent harmonieusement, chacune compensant les points faibles de l'autre. Exemple : Pixar-Disney. D'un côté, le pur talent créatif, de l'autre, la capacité de distribuer dans le monde entier, de valoriser des produits dérivés. La combinaison des deux devrait, fort de la complicité entre Steve Jobs et Bob Iger, donner une synergie de croissance. Plus de ventes et plus de résultats.
L'exemple plus courant n'est malheureusement pas celui-ci. Il consiste généralement en une fusion de de deux entreprises concurrentes ou similaires. Chacune voit alors ses potentialités déjà exploitées se renforcer mais n'a nullement l'occasion de développer ce qu'elle ne faisait pas auparavant. 1 + 1 reste égal à 2.
Pour bénéficier de cette fusion, les dirigeants recherchent alors une synergie de coûts par des suppressions de doublons et la recherche d'effets d'échelle.
En maintenant le chiffre d'affaires et en coupant dans les dépenses, la nouvelle entité sort plus de résultat. La variable d'ajustement est alors le salarié qui augmente sa charge de travail pour une rémunération inchangée. L'apparent 0,75 + 0,75 = 2 est une fausse synergie. L'entité collective croît aux dépens de ses membres et fragilise donc ses fondations. Ses salariés quittent le navire ou sombrent dans une profonde anémie, la performance se dégrade avec le temps.
Dans un dernier cas enfin, le principal gain provient d'une réduction de la concurrence autorisant un accroissement des marges, au détriment du consommateur. Cette stratégie monopolistique n'est qu'une synergie illusoire puisque l'entreprise se développe en épuisant son biotope. A terme, elle en subit les contrecoups. Les consommateurs se détournent vers de nouvelles solutions plus saines.
Fig. 1 - Mandala (c) Tglass.net
Illustration comportementale : gagnant-gagnant
Issu de la théorie des jeux, ce vocabulaire est très employé dans le monde de la négociation et plus récemment de la communication et du management. Dans une transaction entre deux personnes, la position gagnant-gagnant est la plus vertueuse, apportant à chaque partie une victoire individuelle ainsi qu'une victoire collective : une véritable relation de confiance, germe de futures gains additionnels.
Illustration systémique : le changement de niveau 2
L'école de Palo Alto a identifié deux niveaux de changement. Le changement de niveau 1 correspond à une nouvelle combinaison de facteurs produisant un résultat différent mais de même nature, c'est le maintien de l'homéostasie. 1 + 1 = 2.
Le changement de niveau 2 provoque une solution radicalement nouvelle qui sort du système usuel pour en créer un nouveau, c'est l'évolution. 1 + 1 = 3.
Dans le monde de la publicité, la multiplication des media est de premier niveau : presse, TV, cinéma, affichage... Chacun est une nouvelle solution mais de même nature.
Le changement de niveau 2, c'est Google. On ne paie plus l'espace sans savoir ce qu'il en advient mais uniquement la transaction confirmée.
Illustration politique : droite et gauche
Mesdames, messieurs les politiques, je suis au regret de vous informer que seule l'union des complémentaires, droite et gauche, sera porteuse de synergie pour le pays. Tant que chaque camp s'efforcera de révéler les pires faiblesses de son ennemi, la politique française restera dans la fosse à purin où elle se complaît. 1 + (-1) = 0.
Dans quelques décennies ou siècles, les générations futures toiseront ces heures sombres avec le même regard que nous portons bien lapidairement sur le Moyen-Âge et traiteront ces pratiques de barbares.
Un jour viendra où droite et gauche définiront de grands chantiers de réforme sur lesquels elles s'entendront de manière concertée et s'engageront à les poursuivre quelles que soient les issues électorales. Cette voie imposera de dépasser les simples préoccupations égotistes et électoralistes afin d'oeuvrer pour le bien national, celui de tous, pauvres et riches, jeunes et vieux, salariés et chômeurs...
Illustration sociétale : la diversité
En combinant des profils divers, des cultures différentes, des personnalités d'horizons variés, le groupe peut transcender les individualités. Une condition néanmoins : additionner les ouvertures d'esprit et non les oeillères individuelles. Si le groupe fonctionne de manière ouverte et créative alors chacun acceptera d'explorer des zones d'inconfort personnel, en misant sur la richesse du collectif. L'intelligence collective dépassera alors la somme des intelligences individuelles. D'où l'idée que la diversité est créatrice de richesses. La synergie est à l'oeuvre.
En revanche, si le groupe se rigidifie, que chacun défend ses petites opinions sans s'aventurer au-delà de son terrain de jeu habituel alors les fermetures d'esprit se combinent pour restreindre les mouvements de l'entité globale. Cette logique du plus petit dénominateur commun conduit inexorablement à un appauvrissement du collectif.
Ce processus se vérifie systématiquement dans les groupes de créativité. Si les participants luttent et résistent, le groupe produit moins que la somme des parties. Si les participants rebondissent sur les idées, acceptent les propositions des autres, favorisent la libre circulation des idées, alors se développe un état de fluidité, parfaitement synergique. Ce type d'expérience permet de vivre la synergie, de la ressentir en tant que process et non comme concept lointain.
Illustration sportive : la victoire de l'outsider
Lorsqu'en coupe de la Ligue une équipe de foot de Nationale bat une équipe de Ligue 1, c'est le fruit d'une synergie. La somme des aptitudes individuelles de la première équipe étant inférieure à celle de la deuxième, elle ne peut vaincre qu'en développant une motivation supérieure, une plus grande énergie collective, une meilleure intelligence de jeu collectif.
Illustration poétique : l'union fait la force
"Autant l'union fait la force, autant la discorde expose à une prompte défaite." Esope
Illustration musicale : la symphonie
Le subtil mariage des instruments, la contribution de chaque timbre instrumental, leur parfaite harmonie, produit une oeuvre unique, symphonique. La partition jouée par chaque instrument est incomplète et ne révèle son sens que portée par l'ensemble de l'orchestre.
Fig. 2 - La Conjonction, mariage d'une partie lumineuse, noble et autosatisfaite
avec une force ombrageuse, puissante, instinctive et - surtout - avide de dépassement de soi.
Cf. Jean Monbourquette, Alexandro Jodorowsky
Illustration alchimique : coniunctio oppositorum
Le thème de la conjonction des contraires [2] est au coeur du procédé alchimique. L'adam [3] primordial, hermaphrodite, Or philosophique, naît de la fusion des contraires, Lune et Soleil, roi et reine, jour et nuit, masculin et féminin. Comme Carl Gustav Jung l'a superbement montré, ce procédé n'est autre que la conjonction du conscient et de l'inconscient, projeté dans la matière symbolique, et qui produit l'ascension spirituelle ou individuation.
Illustration symbolique : Tao
Yin et Yang sont réunis dans le Tao lui ordonne et régule leur mutations respectives. Etre sur la voie du Tao c'est prendre conscience que les contraires sont aussi complémentaires et vivre cette union au quotidien.
"Le Tao lui-même n'agit pas et pourtant tout se fait par lui", dit Lao Tseu. N'est-ce pas la suprême synergie ?
Illustration spirituelle : l'illumination, l'éveil, le satori, le nirvana...
Le chemin spirituel conduit sur la voie de l'union mystique, l'union de l'Epouse, l'Âme, et de l'Epoux, le Seigneur, le Maître divin, Dieu en soi, union de la vacuité et de la plénitude. De cette union naît l'éveillé.
1 + 1 = Infini voire paradoxalement 1 + 1 = 1, l'unité étant symbole de la plénitude, de l'accomplissement. L'individu résout ses divisions, ses fragmentations, pour restaurer son unité primordiale.
A l'opposé, le schizophrène subit la division de sa personnalité [4] en deux caractères distincts et incontrôlables.
Extase de l'envol psychique d'un côté, enfer de la prison mentale de l'autre.
Illustration individuelle : le Flow
L'homme ressent bien souvent la tension psychique entre forces contraires. Une partie de son attention est captée par une pensée récalcitrante tandis qu'une autre s'efforce d'accomplir une tâche planifiée. Il arrive aussi que ce combat intérieur cesse, que l'ensemble de l'énergie psychique se mobilise dans une seule direction, vers un seul but. C'est ce que le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi nomme le Flow, ce qu'Abraham Maslow intitule l'expérience paroxystique, un état de synergie avec soi-même où l'individu transcende ses frontières habituelles, dépasse son ego et se sent happé par une dimension supérieure, que ce soit une mission collective, la Terre ou le Cosmos.
Illustration en communication : la Congruence
Lorsque communication verbale et non verbale sont concordantes, que l'intention et la parole sont en parfait alignement, la communication décuple son impact. C'est ce que Carl Rogers nomme la Congruence.
Que conclure ?
La synergie est un processus où des entités transcendent leur conditionnement individuel pour contribuer à créer une oeuvre collective d'ordre supérieur.
Merci à Lionel pour cette appel à contribution. J'ai pris un réel plaisir, conclut Olivier, à explorer quelques dimensions de cette passionnante quête contemporaine de synergie. Lecteur de ces quelques lignes, n'hésitez surtout pas à réagir/contribuer pour nourrir la réflexion autour de ce thème inépuisable.
Bravo, Olivier. Parole de lecteur de blogs, c'est de très loin le meilleur travail que j'aie lu sur la question. A quand une synergie... entre nos blogs ?
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[1] Pour ces raisons de synergie, enrichissement ici génétique d'une souche existante, le généticien Albert Jacquard qualifie systématiquement la reproduction de... procréation. Il y a un acte unique, la Nature se fait créatrice : la synergie devient son principe-outil. Cf. le très satisfaisant Moi et les autres.
[2] Lire absolument Marie-Louise von Franz.
[3] Adam désigne en hébreu l'humain. Celui qui - par ailleurs en latin - vient de l'humus. L'homme (et de manière générale le fait humain) vient étymologiquement de la glaise.
[4] Gregory Bateson explique à merveille le procédé morbide dont souffrent les schizophrènes. Il s'agit de l'injonction paradoxale (double bind).
[ J'adore la citation au frontispice du blog d'Olivier : Nous devons devenir le changement que nous recherchons pour le monde - Gandhi ] Read More
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[ << Avoir un métier clair et avoir une âme - 34e partie ] Crème de violette 4.0, les résas - 35e partie [ Des soirées dont vous êtes le héros - Foire aux questions - 36e partie >> ]
Oui. Un bon panneau, c'est bien pour se rappeler. (Un agenda aussi.) Notez que la rentrée, à Toulouse, démarre fort : pensez à réserver. Il y a bien sûr la zone commentaires de ce blog, plus les mèls d'Absara. Je fais le nécessaire pour faire suivre ensuite, promis.
Crème de violette 4.0 se tient à la La Romarine - 99, route d'Espagne à Toulouse, le mercredi 13 septembre 2006, à 19 h 30. PAF de 15 €, à régler sur place.
Excellent mois de septembre !
[ Professionnels, découvrez Crème de violette | Le speed consulting ? Il n'y a que deux opérateurs authentiques en France : Silicon Sentier, instigateurs à Paris (uniquement pour les TIC). Et Absara, pionniers en région (tous secteurs). Le reste est à l'étranger - ville de Flemming en tête. ]
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Exceptionnellement, ce billet est soumis à copyright. Reproduction interdite sans l'avis de l'association Absara, merci de votre compréhension.
Qualités de l'expert - L'expert Crème de violette (CdV) est une chaise. Pour sûr ! Il a quatre pieds : 1. l'expertise dans son domaine, 2. le sens de l'écoute, du silence, du décryptage, 3. le dévouement, l'amour de son métier et l'ouverture d'esprit nécessaires pour être acteur d'une exigeante aventure, 4. la chaleur relationnelle immédiate et gratuite.
Actif, il est donc chevronné, réceptif, impliqué, chaleureux. C'est comme ça que la pratique du conseil continuera à plaire. La raison d'être d'Absara ? Tout est ici dit.
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Théma implication :
[ A lire absolument : le P2H de Christian Blachas | Magritte ! ]
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[ << Chiffres 2004 - 1e partie ] (B)lo(g)al village - 2e partie
Commentaires sur Pointblog, le magazine des blogs. Read More
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182, c'est le nombre d'entrées thématiques possibles dans Absara.com. Ces entrées sont rangées par mots-clés, dans la barre de gauche du blog, rubrique Articles de fond.
Et puis, pour les fondus de management, il y a une théma (ou brochette) spéciale :
[ Management situationnel | Kenneth Blanchard | leadership | cartographier les comportements | profils humains | strokes | manager le changement - 1 et 2 | Taibi Kahler | Eric Berne | management, proposition de synthèse | systèmes humains | management de projet ]
Excellente visite. Et très, très bon mois d'août ! Read More
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[ << Réclame - 32e partie ] Info en ligne - 33e partie [ L'expert Crème de violette, une typologie - 34e partie >> ]
Merci, la chambre de commerce et d'industrie (CCI). Portail exhaustif. Et vif.
[ La suite, sur Le Blog de Toulouse ]
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Absara-pop - 1e partie [ Ecrire pour un public - 2e partie >> ]
N'en déplaise aux chafoins, la lisibilité de ce blog [*], d'après Juicystudio, flirte avec celle d'un roman. Probablement populaire. Absara découvrit ses épaules d'albâtre, tandis que le doigt de Lucien blanchissait sur la gachette...
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[*] Vous vous souvenez des anciennes versions de Word ? Vous y trouviez l'indice de lisibilité de votre texte, l'indice Flesch. C'était bien. Tenez, un presse-papier gratuit, fondé sur Flesch. En linguistique, rappelle le journaliste Sébastien Bailly, la lisibilité est l’aptitude d’un texte à être lu rapidement, compris aisément et mémorisé correctement.
[ Juicystudio, dégoté par l'excellent Biotope | Umberto Eco et le héros de roman pop | a vintage library | détournement de pulps | managez monsieur Spok, pour voir ]
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Courant d'ère - 1e partie [ 2e partie ]
Une fois n'est pas coutume : je vous renvoie aux contenus directs, en l'occurrence les très bons CRM-reloaded et Mailletonmarketing. Chacun dans leur blog, Eric Dos Santos et Thierry Maillet nous éclairent très simplement sur le modèle économique du 2.1 (si !). Et sur les percées historiques du marketing.
Ils manquent pas d'ère...
[ Autre référence quant aux nouvelles pratiques, notamment d'affaires : Nathalie Marteau-Yarzabal, blog - sélection 1, 2, 3 et 4 ] Read More
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[ << De l'utilité des réseaux, minie-saga de l'été ] Chérie, on s'fait une soirée meet-up ou une soirée meet-down ? - 8e partie [ Collaborer - 9e partie >> ]
Champagne. La Net-économie fait son retour, cette fois-ci pour les humains. Et par les humains, devenus vrais acteurs. C'est ce que les initiés nomment le nouveau paradigme ou encore le 2.0. Les réseaux sociaux sont en plein dedans. De sorte que le fameux débat du clic and mortar nous refait le coup du boomerang. Exit, cette fois-ci, les produits culturels et la vente par correspondance. En 2006, la jonction réel-virtuel s'invite dans ce qui fait le ressort social d'aujourd'hui : les communautés.
Le virtuel sans réel est juste un esprit qui flotte [1]. L'écran comme panacée de la relation, même professionnelle, c'est fini. Vrai de vrai : les clubs et groupes d'influence l'ont bien compris. Témoin, le formidable essor des meet-up (aller à la rencontre des gens, meetings, vis-à-vis en chair et en os, soirées thématiques), qui prouve que le Net - plus que jamais - se cherche un corps. Le virtuel a troqué sa casquette d'opérateur froid contre celle, plus avenante, de maître de cérémonies... réelles. Le webmaster se fait bâteleur et entremetteur [2]. Un plain-pied dans la-vraie-vie-point-com ? C'est effectivement le cheval de bataille des opérateurs sociaux, qui visent l'interpersonnel absolu (comprenez durable), entre : 1. simples visiteurs de sites, 2. blogueurs, 3. utilisateurs de réseaux sociaux, 4. acteurs plus ou moins emblématiques du secteur concerné (institutionnels, PME, etc.). Eh oui, ainsi est fait l'humain : une rencontre qui compte, c'est un face-à-face avec des corps. (Et du vin, si possible.)
Exemples de meet-up ? Les soirées [3] Viaduc, initiées par les hubs (moyeux), ces relais communautaires locaux. Ou encore les soirées hi-tech [4] de la très dynamique Fanny. Quoi d'autre ? Les meet-up sont une claque au syndrôme Dean. C'est Le Figaro qui en parle. Devisons un instant de politique américaine : l'on se souvient que le candidat malheureux de 2004, Howard Dean, avait massivement investi la Toile. Il était certainement de tous les hommes politiques du monde celui qui a le plus exploité Internet. Le verdict fut... sans appel [5]. Pourquoi ? Trop de virtuel [6]. Pour la politique ou l'économie, les opérateurs se doivent - c'est obligatoire - de combler ce persistant fossé entre le virtuel et le réel. La suite de l'analyse indique que Dean a laissé les internautes dans leurs bulles, entre eux, sans descendre dans l'arène politique. Dommage.
L'idée qui prévaut aujourd'hui, et partout : transformer les internautes en relais du monde réel, capables de s'engager dans la rue ou sur leurs lieux de travail. Les soirées seraient donc le pendant charnel indispensable.
Où l'on revit, comme à l'Age d'or des start-up,
une empoignade féconde entre dimension du clic
et tenants d'un mortar, figuré par les soirées 'en dur'
Certains me diront : Le virtuel et les soirées, c'est bien ce que fait Absara ? Oui et non : chez nous, c'est l'inverse. Les soirées amorcent un contact, que le virtuel vient ensuite relayer. L'entame vient des soirées : Bonjour, je suis Untel. Enchanté de faire votre connaissance. Quel domaine vous occupe, précisément ? Le virtuel prend ensuite une place de meet-down. Sorte de prolongement. Ou de relai arrière.
Voilà.
Clic !
Ainsi, pour rester branché(e), pourrez-vous dire à vos prochains vis-à-vis : Et vous, cher ami, êtes-vous plutôt meet-up, plutôt meet-down ?
Entretenant ainsi votre propre mythe. (Chéri, j'ai rencontré un chic mythe.)
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[1] Pour s'en persuader, revoir le fascinant Ghost in the shell (1995) du Japonais Mamoru Oshii.
[2] Connecteur, dirait le talentueux Guillaume.
[3] Le hub toulousain 'Ville rose' compte à ce jour quelque 1 300 membres. Autres hubs, la liste.
[4] Réservées aux geeks, professionnels ou amateurs transis de technologie et de nouveautés.
[5] L'on sait par ailleurs qu'un président qui entame une guerre s'impose quasiment toujours pour un autre mandat, représentant - pour le peuple angoissé - le seul à même de défaire ce qu'il a engagé, avec la même résolution, le même poigne de gagnant (passer le relai = risquer de perdre la guerre).
[6] En outre, Dean avait tiré le virtuel et a péri par celui-ci, qui - tel un enfant ingrat - le montrait sous un jour... étrange.
[ Image (c) Thierry Vatelin & Absara | Un terme vous échappe ? Double-cliquez dessus, la définition s'affiche | Clic and mortar -> clic and meeting -> meeting and clic, c'est le 'glouglou-clic' ] Read More
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Bloguer ! - 1e partie [ Cartographier un blog - 2e partie >> ]
Du blog et de l'esprit qui l'accompagne
<< Mes fantaisies se suivent, mais parfois c’est de loin, et se regardent, mais d’une vue oblique. [...] Il s’en trouvera toujours en un coin quelque mot qui ne laisse pas d’être bastant, quoiqu’il soit serré. Je vais au change, indiscrètement et tumultueusement. Mon style et mon esprit vont vagabondant de même. >>
Michel de Montaigne (1533-1592), De la vanité
[ Image (c) Cegep-chicoutimi.qc.ca | Renaissance | tolérance | Montaigne podcasteur ? ]
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[ << Septembre à la ZFU - 31e partie ] Une page de réclame - 32e partie [ Portail CCI - 33e partie >> ]
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Nul n'est manager s'il n'est un peu philosophe, c'est-à-dire présent aux choses et aux gens : intense. Les sciences humaines, combinées avec les sciences sociales, sont d'un secours immense pour cartographier les scénarios possibles. Le désir de piloter un bateau (étymologiquement faire de la cybernétique) met tout le monde d'accord. Je veux dire tant Platon (Ve s. av. J.-C.), qui emploie le terme pour la première fois, que le mathématicien Norbert Wiener (XXe s.), qui le développe dans de nouvelles (et bien fécondes) perspectives. Qualiticiens et managers sont eux aussi à la tête de quelque chose. De même que les personnes qui gèrent des flux (argent, temps, ressources) [1]. De sorte que l'entreprise est tout autant en prise avec les sciences de la complexité que le laboratoire universitaire. Et que la vie. D'ailleurs, en ce début de XXIe siècle, les sciences dures [2], les sciences molles [3], le management [4] font cause commune : sortir des chapelles et venir s'interfrotter. Témoin, la démarche d'Emmanuel Ferraguti, prof de philosophie, érudit de sciences. Et blogueur. Pour lui, le cap est passé : tout - je dis bien tout - est philosophie, c'est-à-dire amour de la vie et recherche de solutions. Let's go.
Absara.com : - Emmanuel, pourquoi t'intéresses-tu aux sciences humaines et cognitives [5] ? Quelles connexions y vois-tu avec la philosophie ?
Emmanuel Ferraguti : - Je pense que le savoir est un, qu’il y a une unité de la connaissance. Il y a un beau métalogue [6] de Gregory Bateson intitulé « Jusqu’où va ton savoir ? » (in Vers une écologie de l’esprit [7]), dans lequel l’épistémologue anglais affirme qu’il n’y a qu’ « une seule grande pensée qui a des tas, des tas et des tas de branches ». On retrouve la même thèse chez René Descartes dans les Principes de la philosophie, chez Platon pour qui toute la connaissance doit parvenir à un terme anhypothétique (l’Idée du Bien) pour redescendre ensuite vers les différentes sciences déterminées. Je crois que « le savoir sur le savoir » (c’est ainsi que Bateson nomme l’épistémologie, ou la philosophie des sciences) est le tronc de tous les savoirs. De formation je suis plus attiré par les sciences de l’homme que par celles de la nature, mais cela est purement accidentel.
Fig. 1 - Gregory Bateson (1904-1980)
A : - Quels auteurs ou penseurs ont ta préférence ? Pourquoi ?
EF : - Ce qui m’intéresse dans la philosophie c’est sa capacité à engendrer, à donner vie à des problèmes. Je crois, avec Henri Bergson, qu’une réponse ce n’est jamais qu’un problème bien posé. Inventer un problème c’est, avant toute chose, inventer une réponse possible ; ensuite il suffit de découvrir celle-ci. Mais le plus important est l’invention du problème.
>> J’aime les penseurs de la rupture, ceux qui, au sens précis que Platon confère à ce mot, font preuve d’autorité (Archein, en grec, c’est l’art d’entreprendre et de conserver l’entreprise). Ce sont généralement les mêmes qui nous libèrent du passé et qui, dans le même temps, nous lèguent des schèmes de pensées d’une rare prégnance. Quelqu’un qui parle aujourd’hui d’« Idée » ou d’« autorité » fait son monsieur Jourdain philosophique s’il ignore que ces notions ont été inventées par Platon. Son disciple immédiat, Aristote, est incontournable. Ensuite je veux bien, pour faire court, faire un bond jusqu’à Emmanuel Kant (qui sépare définitivement l’essence de l’existence – l’absolu devient inaccessible à la connaissance), non sans passer par René Descartes (qui fonde la science moderne sur la conscience [8] – le point de vue subjectif, dit Arthur Schopenhauer). Mais évidemment on ne peut passer sous silence Friedrich Nietzsche (le plus grand des philosophes de la rupture).
A : - Où en est ta réflexion sur la façon dont se structure et se comporte l'homme ? En général et - plus spécifiquement - en prise avec son environnement de travail ? Par ailleurs, quel regard portes-tu sur les rapports interpersonnels, en 2006 ? Puis, parlons du vivre-ensemble. Quels axes d'analyse, d'étonnement, d'investigation personnelle, de réflexion dégages-tu de l'observation de ce socius ?
EF : - Actuellement je m’intéresse de près à la pensée de Bateson ainsi qu’à celle d’Henri Atlan [9]. Ces deux auteurs sont des cybernéticiens qui tentent de mettre à jour les modes d’organisation du vivant ; ce que Bateson appelle « la structure qui relie », ou encore « esthétique ». Je dois bien avouer que mes réflexions sur la question en sont encore au stade embryonnaire. Ce qui m’intéresse, en tant que professeur de philosophie, c’est le rapport entre la compréhension et le monde, tant physique et biologique, que, pour reprendre l’expression de Wilhelm Dilthey, « le monde de l’esprit ». Ce qui m’intéresse en ce moment c’est l’idée (bergsonienne) selon laquelle la notion de problème serait particulièrement importante pour la vie. Sans problème il n’y aurait pas de création. J’aime cette idée qui met à mal une conception que je juge naïve des rapports entre question et réponse. La plupart des gens font comme si, pour toute question, une réponse attendait quelque part d’être citée à comparaître devant le tribunal de la raison. Je crois, avec beaucoup d’autres (dont Bergson), qu’une réponse n’est jamais qu’un problème bien posé – et que la réponse est beaucoup moins importante que le problème lui-même.
Fig. 2 - Henri Bergson (1859-1941)
>> Un problème est ce qui nous oblige à nous poser des questions, à adopter des positions (des thèses). C’est dans ce rapport, dans cette lutte de la pensée avec elle-même, que celle-ci rejoint la vie, la nouveauté. L’homme évolue et se structure dans ce rapport aux problèmes qu’il est capable d’inventer. Ce n’est pas une simple question d’adaptabilité, mais de nouveauté (Henri Atlan a de très belles pages sur cette question dans Entre le cristal et la fumée - ici).
Fig. 3 - Henri Atlan (né en 1931)
>> En ce qui concerne spécifiquement le monde du travail, je préfère te laisser le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Mais plus généralement, le « monde du travail » n’étant qu’une espèce du genre « monde humain », je crois que la discorde, la mésentente (pour reprendre l’expression de Jacques Rancière), le conflit, sont les vraies raisons, les vrais moteurs, de la politique (Jean-Jacques Rousseau ne dit pas autre chose dans le Contrat social). La concorde, la paix, peut être un idéal régulateur, une fin vers laquelle tendre collectivement, mais ce qui nous fait avancer, aller vers elle, c’est le désaccord, l’opposition. Ce que Kant nomme, en un bel oxymore, « l’insociable sociabilité » des hommes (in Idée [c’est ça un principe régulateur] d’une histoire universelle du point de vue cosmopolitique).
>> Si nous rapportons cette hypothèse à ce que je disais précédemment à propos des rapports entre la compréhension et le monde, entre la pensée et l’être, nous pouvons en inférer que nous continuerons à créer, à évoluer, à accepter la nouveauté, et donc à vivre, tant que nous douterons de pouvoir atteindre l’adéquation entre l’être et la pensée ; tant que nous douterons de la vérité.
>> De ce point de vue, le retour en force des intégrismes religieux est – de mon point de vue nietzschéen – une réaction contre cette valorisation de la création, de la vie, induite par les nouvelles technologies de la communication (la Toile notamment).
>> Ceci nous amène au troisième point de ta question. Je pense que le développement des media favorisant la communication favorise aussi l’émergence de nouveaux problèmes et, incidemment, une évolution possible de la pensée. Je rappelle cette formule d’Hannah Arendt que j’affectionne particulièrement (la formule comme son auteur) : « Penser c’est toujours prendre un risque ; mais ne pas penser c’est en prendre un plus grand encore ». Tout dépend ensuite du risque que sont prêts à prendre individuellement ceux qui sont connectés. De ce qu’ils sont capables de mettre en commun (je ne t’apprendrai pas que « l’être en commun » ce dit, en grec, éthique). De ce point de vue l’anonymat quasi généralisé des blogs (et autres sites) est de très mauvais augure.
>> Kant comparait la philosophie à un champ de bataille (Kampfplatz) ; aujourd’hui l’arène est planétaire mais les gladiateurs sont plus prompts à s’inter-congratuler, à se déclarer mutuellement leur amour pour le genre humain, qu’à échanger des idées, a fortiori les soutenir.
>> Pour le quatrième point, je ferai court : depuis quelque temps (deux ans) je m’intéresse particulièrement à l’isolement, pire à la désolation de l’individu qu’induit la modernité. C’est la philosophie de Condition de l’homme moderne qui m’a conduit sur ces chemins que je vois partir de Descartes et de Thomas Hobbes. Pour le reste (l’individu opposé au général et l’amour opposé à la haine), je préfère rester prudent, et donc garder le silence, car ces réflexions sont trop récentes et problématiques pour être (actuellement) exprimables et compréhensibles (y compris de moi-même !).
A : - En quoi, pour toi, la philosophie est-elle nécessaire ?
EF : - J’aime que la question implique sa nécessité. Je pense que tu as raison, c’est le cas : elle est nécessaire. En quoi ? Elle le prouve d’elle-même : elle est là depuis plus de deux mille cinq cent ans. Je dis cela car, si ce n’était pas le cas, elle mériterait de disparaître (tout ce qui naît mérite de disparaître). Elle est nécessaire car, comme art d’inventer des problèmes, elle est l’indispensable compagne de la vie (individuelle) qui n’est pas totalement convaincue (quel que soit l’objet de la conviction : politique, religion, argent, haine ou bêtise.). La philosophie est l’indispensable compagne de la vie qui n’est pas morte.
A : - Outre la philosophie, à quoi t'intéresses-tu ?
EF : - Il ne reste pas grand-chose puisqu’elle est partout !
A : - Certes. Un grand merci, Emmanuel.
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[1] L'on ne gère pas des hommes. L'on gère seulement des ressources, des moyens coûteux, capables de générer quelque chose, une fois mis sous pression (investis, injectés, employés), dans un circuit vivant (récursif - cf. vocabulaire). Que fait-on des hommes ? On les anime, avec des strokes ciblés. Avec des objectifs (toujours chiffrés). On les écoute. On leur donne du souffle. (Parfois, on les engueule). Pour autant, l'homme n'est ni une ressource, ni un capital. Pourquoi ? Parce qu'il est juge et partie de tout : à la fois émetteur et cible, en permanence. Irradiant, imprévisible, connecté. Vivant. Tout sauf une ressource. A signaler : ce débat concerne aussi les connaissances, ce patrimoine bougeant (vivant). Cf. knowledge management ~ barre latérale.
[2] Sciences dites exactes.
[3] L'observateur - en tant qu'humain - fait automatiquement corps avec ce qu'il étudie, qui en outre change d'état en permanence. Par la combinatoire qu'il entretient constamment avec son environnement. Voir les règles de la complexité.
[4] Optimisation de ressources. C'est-à-dire travail d'économie (gestion des forces) et travail d'impulsion (amorçage, entretien, relances) en vue de réaliser quelque chose (but, objectifs, finalités - regardez), c'est-à-dire de vivre. Dans un milieu. Avec les autres, c'est important.
[5] La cognition, c'est cette fonction (ou cet ensemble dynamique de fonctions) qui permet : 1. de recueillir un signal (une stimulation, un événement), 2. de lui donner un sens (décodage, interprétation personnelle - souvent inconsciente), 3. de le stocker quelque part (cf. Cerveau ~ barre latérale du blog), 4. de le faire vivre, c'est-à-dire de le laisser former un tissu réactif avec des tas d'autres choses, 5. de le convoquer consciemment (avec plus ou moins de succès, puisqu'il s'implante en grande partie dans l'inconscient) chaque fois que c'est nécessaire. Il faut ici rappeler qu'il y a au moins trois inconscients. Tout d'abord, l'inconscient cognitif, qui est la 'boîte noire' de l'intériorité, voire la partie immergée de l'iceberg, cet ensemble de processus que l'on ne peut identifier que quand un comportement (partie visible, étudiable) surgit. Cf. Burrhus Frederic Skinner. Il y a aussi un inconscient d'espèce, un instinct (voir Boris Cyrulnik). Puis, l'inconscient freudien, qui est ce lieu psychique (parlons effectivement de lieu - topos -, faute de mieux) où les contenus traumatisants passent à la trappe, et s'interconnectent entre eux, générant un sens qui échappe à la conscience. L'inconscient freudien ignore le temps : les éléments se connectent entre eux selon la seule loi du sens. Il y a une logique interne, complètement déconnectée de la chronologie de ce que vous avez vécu. Voilà pourquoi les choses anciennes font aussi bon commerce avec les choses plus fraîches. Voilà pourquoi aussi, selon l'insolite Carl Gustav Jung, les choses peuvent - de l'intérieur - faire sens, c'est-à-dire émouvoir. Et faire avancer, si l'on compte sur elles comme sur des alliées. Cf. Ombre.
[6] Etymologiquement, des dialogues qui parlent de dialogues.
[7] Vers une écologie de l'esprit, version gratuite en ligne [pdf].
[8] Descartes a, depuis, cédé le pas à Antonio R. Damasio. Voir pourquoi.
[9] Les biologistes, dont Atlan fait partie, forment - particulièrement en France - parmi les plus grands explorateurs de la complexité. Témoins les grands Henri Laborit et Joël de Rosnay (déjà salué par Absara). Tenez, une communication de Jean-Louis Le Moigne sur Atlan [pdf]. Read More
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[ << Analyse transactionnelle et jeux | miniscénario ] Incitateurs - 10e partie [ Incitateurs et profils PCM - 11e partie >> ]
Deux éléments. Premièrement, l'Analyse transactionnelle : l'AT d'Eric Berne, nous l'avons vu, est un projecteur braqué sur les chantages, cercles vicieux et autres jeux psychologiques. Vous vous souvenez ? Deuxièmement, Taibi Kahler. Ce disciple de l'AT voit dans les apports de Berne un formidable vivier (une galaxie) qu'il convient d'optimiser, de condenser. Autour d'idées-forces, centrales, cohérentes. Des points d'entrée dans la machinerie AT. Allons plus loin : ces points d'entrée sont aussi des tentatives de grilles de lecture fiables, transposables de manière indépendante à peu près partout. Je dis bien de manière indépendante. Au point de former un nouveau système, un modèle post-transactionnel, opérant : la Process Com (PCM). Alors voyons : d'une part l'AT et les jeux, d'autre part la PCM. Questions naturelles : Qu'est-ce qui incite, inconsciemment, à jouer ? quite à faire des dommages collatéraux ? D'autre part, qu'est-ce qui préside à la constitution des profils PCM, ces structures de la personnalité qui - selon Kahler - pétrissent le monde ? Réponse : c'est en grande partie les drivers. Ces incitateurs [Fr] sont les lignes de force inconscientes qui charpentent les gens, les actes et les rapports humains. De soi à soi, et de soi aux autres. Les drivers, pour les deux auteurs, sont les moteurs [1] du monde.
Continuons un peu. Le sujet d'aujourd'hui mérite que l'on se replonge dans le bouillonnement pré-PCM. Nous sommes en 1974. Taibi Kahler et Hedges Capers, transactionnaliste lui aussi, planchent sur le Miniscénario [2], ce 'pétage de plombs' universel qui, pour de 'simples' stimulations interpersonnelles non obtenues [3], fait dériver la personne vers des conduites a priori aberrantes. Quoique quotidiennes [4]. (Tout le monde stresse, joue... et perd, c'est un classique.) Il faut ici reconvoquer le consultant Giampaolo Possagno, qui fait un intéressant tour d'horizon des drivers :
1. 'Sois toujours parfait', 'Ne fais pas d’erreur'. Cet incitateur recquiert une qualité d'exécution parfaite et minutieuse. Tout est dans la maîtrise, vérouillée, fermée au monde et aux objectifs réels. La personne est enfermée en elle-même, focalisée sur les détails. Tous les détails. La fin du programme ? Quand la personne peut (enfin) constater que tout est maîtrisé à fond. Jouissance à la clé. Quand je suis sous cette emprise, reprend Possagno, en règle générale, j’attends aussi des autres un comportement de cette nature. Ajoutons que pour le consultant en communication René de Lassus, les croyances ici engagées se résument à : ne rien laisser au hasard, un être humain peut - concrètement, et ça lui est profitable - faire les choses à la perfection. Croyances (hélas !) renforcées par ce que la psychologie appelle l'attention sélective [5],
2. 'Fais toujours vite', 'Dépêche-toi', 'Regarde toujours en avant'. Le mot d'ordre ? Tout régler rapidement, énumère Possagno, répondre vite, parler vite, etc. C’est, selon lui, un appel à la précipitation, un appel à quitter le présent. Souvent aussi : un mécanisme d'autoprotection (implicite) pour éviter les gens de trop près. Leitmotiv : mieux vaut aller vite et se montrer pressé, analyse Lassus,
3. 'Donne-toi toujours de la peine', 'À la sueur de ton front', 'Travaille sans jamais t’arrêter' (Try harder). Celui qui agit selon cet incitateur fait de chaque tâche l’oeuvre du siècle. Rejaillissement sur les autres : le sujet cherche aussi à amener les autres à ce qu’ils fassent des efforts avec lui. Mot d'ordre : surtout ne pas se relâcher. Proverbe idoine : les dieux ont placé la sueur avant la réussite. Et quelqu'un qui en bave, dixit Lassus, finit toujours par y arriver. La croyance aliénante ici en jeu, c'est que l'on peut faire plaisir à tout le monde, il est important de montrer qu'on essaie constamment, avec acharnement [6],
4. 'Contente toujours tout le monde', 'Sois toujours aimable', 'Le chapeau à la main ...' L’autre a toujours plus d’importance que moi. (Fais plaisir ! ordonne le psychisme.) Les autres se sentent bien ou mal ? J'en fais une affaire personnelle. En fait, j'ai besoin que les autres m'estiment. Le risque : mettre ses propres besoins sous le boisseau. Phrases-clés : il faut être bien avec tout le monde, et ainsi se montrer aimable et dévoué, il y a moyen de contenter tout le monde,
5. 'Sois fort en toutes circonstances', 'Serre les dents' ('Ne montre rien', ajoute Lassus). Surtout, renchérit Possagno, ne jamais montrer de faiblesse, être un modèle, garder une attitude ferme, être intransigeant et si possible tout accomplir soi-même. Cet incitateur serait un appel à l’héroïsme. Il trahit un certain manque de confiance à autrui et une horreur (une fuite) de la vulnérabilité. Interdiction, par ailleurs, d'être triste. Schème impliqué : la méfiance, c'est important de faire croire [ndlr - y compris à soi-même] que l'on est fort.
Fig. 1 - Les éditions Tascabili Bompiani
Le mot de la fin à René de Lassus. Il existe heureusement des remèdes. Les injonctions se combattent avec des contre-ordres. Ici, des permissions. Voici les principales : Existe, ose être toi-même, prends du pouvoir selon les circonstances - Ose agir, pends des initiatives, des risques bien calculés - Réussis ce que tu entreprends - Réfléchis toi-même, ose dire tes propres idées - Deviens un adulte, ose prendre des responsabilités, analyse les pensées de ta jeunesse pour en retenir les meilleures - Fais confiance, tu sais apprécier qui est digne de ta confiance et qui ne l'est pas, délègue - Intéresse-toi aux autres, sois plus proche des gens - Ressens les choses et les individus, fais confiance à tes émotions et à ton intuition - Sois gai, sois libre, tu as le droit de t'amuser - Sois raisonnable, équilibré, fais preuve de mesure.
Un bon exercice, que je vous soumets, serait de relier ces permissions aux incitateurs.
Excellente soirée - Très bonne Pentecôte à vous.
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[1] Les strokes, dans le dialogue offre-demande, forment le carburant. (Bifurquons un instant par la motivation.)
[2] Nous sommes 15 ans avant le fameux Addendum.
[3] Précisons qu'ils s'agit ici de strokes ciblés : leur absence est inconsciemment ressentie comme un rejet. Tout le monde a besoin de signaux de retour, de preuves qu'il existe, qu'il est voulu, qu'il peut avoir sa liberté, sa vie propre. Lire René Arped Spitz. Ainsi que Jacques Salomé, qui relève quelques besoins fondamentaux : 1. la survie, 2. se sentir en sécurité, aimé, respecté, entendu, 3. les rapports sociaux (le socius ou la reliance du sociologue Marcel Bolle de Bal, commentée par Jean-Louis Le Moigne), 4. se sentir distinct des autres (individualité), 5. prendre en main son destin (autonomie), 6. la distance et le silence (repli), 7. la réconciliation et l'harmonie des choses mises dos-à-dos (symbiose).
[4] Cf. la dimension des scénarios de vie, par Jean Cottraux. Voir notamment ses passionnants schémas de personnalité, en complément des drivers.
[5] Voir aussi les effets de la prophétie autoréalisatrice de William Isaac Thomas. Ou encore les renforcements groupaux façon Janis.
[6] Je pense forcément aux devises Shadocks :-)
[ D'après l'Association internationale d'Analyse transactionnelle (ITAA), nous jouons pour : 1. obtenir des strokes, par tous les moyens possibles (surenchère, etc.), y compris si cela se termine mal, 2. occuper son temps (amplifier la sensation de maîtrise ou obtenir des sensations 'électriques'), 3. se voir confirmer (cf. attention sélective) que les croyances auquel l'on adhère sont bonnes et ainsi se sentir rassuré. A quoi j'ajoute personnellement le besoin de Tout cela est affaire de craintes : curieuses stratégies que celles de l'homme... Un bel appel à la symbiose, qui transcende (dépasse) les choses - cf. Marie-Louise von Franz | par ailleurs, le Triangle thérapeutique (sorte de contrepied vertueux du Triangle dramatique, ici intériorisé), peut s'envisager, selon la coach Patricia Coosman, comme une actualisation de la Puissance, de la Permission, de la Protection - à voir | un bon moyen de mesurer l'importance des jeux dans notre vie, le Questionnaire de scénario (p. 355) in : Que dites-vous après avoir dit bonjour ? | un bon moyen de les éviter, c'est d'être assertif et de refuser (poliment) de prendre part à l'un deux, quand il vous semble manifeste | autre apport, les positions de vie | Process com, tableau récapitulatif | l'école du Dialogue intérieur pousse l'idée des drivers jusqu'à envisager, derrière chaque injonction, des personnages intrapsychiques bien distincts ] Read More
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[ << Le sens dans la complexité ] Systémique... ta mère - 6e partie [ Systèmes et archétypes - 7e partie | changement de niveau 2 - suite >> ]
Intelligence collective !
<< Nous entendons par intelligence collective la dynamique d'acteurs se rassemblant autour de finalités partagées, rendue possible par une mutation culturelle et la maîtrise des nouvelles technologies de communication. L'intelligence collective devient le vecteur de mutation de l'entreprise. Sa promotion suppose la mise en oeuvre de processus éducatifs, de développement et de changement culturel des personnes. Elle est rendue possible par des moyens logistiques (Internet, intranet), mais ne peut exister sans un minimum d'alliance entre les acteurs. La mise en oeuvre de ces changements rend nécessaire un ensemble d'accompagnements interconnectés (accompagnement par les dirigeants, les consultants internes et externes) : constructions collectives de visions, coaching, cohésions d'équipes, pilotage stratégique. >>
Vincent Lenhardt et Claude Rochet, animateur d'un excellent portail sur la systémique -
[ La systémique en quelques mots | Le système ? Un ensemble : 1. dialogique, 2. récursif, 3. hologrammatique (Edgar Morin), 4. total, 5. interactif, 6. homéostatique, 7. stockeur (Joël de Rosnay), 8. équifinalisé, 9. ouvert (Ludwig von Bertalanffy), 10. émergent (Nicolai Hartmann), 11. fini, 12. autorégulé, 13. actif sur le monde, 14. auto-informé, 15. compétent, 16. computatif, 17. coordonnateur d'informations, de décisions, d'opérations (Jean-Louis Le Moigne), 18. entropique, 19. synergique, 20. incertain | mise en oeuvre humaine - dynamique de groupe, ici et là | profils et dynamique de groupe | management de projet, une véritable combinatoire humaine - ici et là | systèmes ouverts et fermés, [ici] selon le biologiste autrichien Ludwig von Bertalanffy (1901-1972) | Larequoi, laboratoire des Yvelines de recherche en management | consulter Alain Fernandez | passer de la complexité à l'intelligence collective, conférence de Claude Rochet | carte des grands penseurs et experts, notamment systémiciens | intelligence collective - Olivier Zara | Philippe Durance | Flemming Funch, agent for building new participatory systems [En], un pape de l'intelligence collective | The Co-Intelligence Institute | Le Santa Fe Institute, la Mecque des sciences de la complexité | Dave Pollard [En] et beaucoup d'autres [En] | le knowledge management, par l'excellent Outils Froids | ethologie - intelligence collective et animaux sociaux | le 2.0, émanation fort concrète de l'intelligence collective | Intelligence collective, un nouveau paradigme ? ] Read More
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[ << 25 avril, 3e édition ] 7 raisons de participer - 19e partie [ Calage - 20e partie >> ]
Vous êtes expert(e) aux entreprises
1. Contacts nombreux - Contacts qualifiés, motivés - Intensité des rencontres - Démonstration pratique de vos talents
Le format Crème de violette (CdV) vous permet de fournir du conseil à une multitude d'entreprises pendant la soirée. Des entreprises motivées, qui sont là pour questionner, pour rencontrer. Ainsi constatent-elles vos qualités, professionnelles et humaines : vous vous faites connaître... en vrai. De manière concrète.
2. Partenariats inter-experts
Vous rencontrez d'autres experts : les échanges deviennent possibles. Envies de travailler en commun, échange de contacts, opportunités de missions. C'est riche !
3. Puissance de conviction
Vous invitez des prospects, que vous finissez de convaincre grâce au format intense et pragmatique de la soirée. C'est pratique.
Vous êtes une entreprise
1. Choix de compétences - Rapidité des réponses
Vous obtenez rapidement réponse à vos questions (caractériser un problème, mettre à jour des pistes de réponses).
2. Sincérité - Connaissance des gens
Vous disposez d'un vivier de connaisseurs, que vous pouvez solliciter par la suite, de manière confiante et approfondie.
3. Amplification du réseau
Vous rencontrez d'autres entreprises, qui vous donnent - en temps réel - un portrait réaliste de l'économie toulousaine. Les rapprochements deviennent possibles !
4. Extension du concept à vos connaissances
Vous faites venir les professionnels que vous avez envie d'étonner, de fidéliser, de satisfaire et d'associer à votre réseau. Le contexte est parfait.
A votre chaleureuse écoute - Intensément,
Lionel
- pré-réservez votre soirée du 16 mai
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[ << 5e partie ] De l'utilité des réseaux - 6e partie [ Contenu de l'alliance - 7e partie >> ]
C'pas vrai !
Ah oui, c'est important : contacts 'moisis' s'abstenir. Donneurs de leçon ? No way. Impolis ? Ça flirte avec la porte au nez. Cette idée est essentielle : quand vous approchez quelqu'un, faites attention. Il peut - de son côté - avoir un énorme réseau, si vous vous loupez [1] il vous brûle les opportunités à venir, même s'il est gentil. C'est humain.
Alors bon, quand vous me contactez, soyez au minimum cordial [2]. Et puis, quand je vous dis que je n'ai pas le temps, c'est que je n'ai VRAIMENT pas le temps : je suis sérieux.
Râ-la-lala-la !
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[1] Perte de temps, manque de chaleur ou d'humour, relationnel déplorable, arrogance, etc.
[2] Un Toulousain fâché est un Toulousain... fâché :-)
[ Quelques bonnes règles d'hygiène ici ]
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[ << 1e partie - Revue de services 2.0 ] 2e partie - Métamorphose du Web
Le web 2.0, c'est la renaissance du Web comme un espace social et dynamique. Un espace d'expression où les internautes autrefois passifs deviennent les principaux acteurs du Web, estime le programmeur anglais George Grinsted, concepteur de l'applicatif de navigation partagée Chatsum (architecture Ajax). Le web 2.0 serait une sorte de trépied, fondé sur : 1. les internautes, 2. le réseau en lui-même, 3. les standards ouverts. [ Suite ici ]
[ Barre de gauche ~ Web 2.0 | Joël de Rosnay, l'un des grands théoriciens du paradigme à l'origine du 2.0 (paradigme : nouvelle ère de croyances, d'avancées techniques et de pratiques) | la croyance, qui conditionne la représentation et les actes, forme un levier puissant | le 2.0, c'est ce couplage de technobusiness et de technoculture (voir ceci) qui vise l'utilisateur et lui permet, en retour, de choisir le partage (sociologique ou professionnel) qu'il souhaite faire de sa propre collaboration et de ses sentiments - en cela, le 2.0 offre à chacun de se fabriquer une interface intelligente (une image en somme) capable d'interagir sélectivement avec les données et les gens | Avec sa communauté de neuf mille membres, Flemming Funch (agent for building and promoting new participatory systems) voit la technologie comme un moyen d'accoucher de : 1. nouveaux usages entre les gens, 2. nouvelles façons (plus intuitives, plus réalistes) de se représenter la complexité du monde et ses multiples possibilités | une sorte de technofuturisme social, ancré dans la réalité des pratiques - notamment professionnelles - de tous les jours | angle de travail voisin de celui de Dave Pollard, apôtre canadien du knowledge management (partage et enrichisement de la connaissance) | interview de Rosnay à Carpe Diem, bulletin stratégique en ligne | Joël de Rosnay en compagnie d'Edgar Morin, maître à penser de la complexité | Grinsted, en vrac - profil Flickr, discothèque, blog et point de vue sur le partage de données | technologie 2.0 - re-coup de coeur à Imeem | affaires 2.0, état d'esprit - rendez visite à Jacques ] Read More
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[ << Couverture presse - 17e partie ] Crème de violette 3.0, ça y est ! [ 7 raisons de participer - 19e partie >> ]
Speed consulting
Tout Toulouse (ou presque) l'attendait. Oui. Souvenez-vous : en novembre 2005, le speed consulting (conseil interprofessionnel express) débarquait en région. Le lieu d'atterrissage, Toulouse bien sûr. Conditions de réussite : ouverture à tous les métiers, mise à profit d'un cadre feutré. D'un cadre gourmand. Deuxième étape, janvier 2006. Essai transformé, avec une nouvelle édition et des participants encore plus enthousiastes et motivés. Résultat : contrats, partenariats et rapprochements à foison. Le fond ? Qualité, sincérité, disponibilité à l'autre.
Naturellement, il fallait une troisième édition.
La voici : tout est sur les rails. Crème de violette 3e édition (CdV 3.0), ainsi que les experts et entreprises extravertis de la région, vous donnent rendez-vous à l'Autre Salon de thé (le Last), 4, rue d'Austerlitz [*], le mardi 16 mai 2006 à 19 h 30. Nous vous faisons parvenir les cartons d'invitation nominatifs. Quoi d'autre ? Pour 'faire monter la mayonnaise' entre professionnels désireux d'affaires et de conseils, il y a... une surprise. (Chut.) Originale et riche soirée en perspective. Le code vestimentaire ? Professionnel. Soirée non fumeurs. Chaleur, curiosité, pragmatisme et bonne humeur seront de mise. Particiption aux frais : 11 € par personne. Boissons et tapas libres, réglables sur place au fur et à mesure.
Vous pouvez poster vos commentaires ici.
A votre écoute, chers amis - Au 16 mai,
Lionel,
organisation & animation | CdV - vidéo | présence TV | images | presse, 1 et 2
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[*] Pourquoi changer de lieu ? 1. Parce que les soirées Crème de violette intègrent une part renouvelée... de mystère. C'est l'idée. Et puis, 2., parce que Toulouse connaît une jolie grappe d'établissements fameux, de toutes les tailles : tout mérite attention. Ensuite, 3., parce que les garçons de La Part des anges ont passé le cap du simple concept qui décolle. Désormais, cet excellent bar à vins et à tartines affiche de plus en plus souvent complet. Félicitations ! Un conseil : continuez à vous y régaler, la qualité, c'est précieux ;-)
[ Quatre ans après - Pour Absara, qu'est-ce qu'un bon réseau ? | Absara, fabrique à relations, fabrique à idées | CdV 1.0 et 2.0, experts présents - ex. : publicité, assurances, management de projet, systèmes d'information, flotte d'entreprise, direction artistique, organisation, marketing | CdV 1.0 et 2.0, entreprises - ex. : édition, informatique, ressources humaines, sécurité, design, gestion, formation, industrie automobile, télécommunications | et caetera ] Read More
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[ << Jacques - 1e partie ] Jacques - 2e partie
'Call me' (Blondie)
Jacques Froissant, le chasseur de têtes le plus (le mieux) connecté de France joue le jeu à fond. C'est évident : sa disponibilité, son ouverture et son envie de partager sont sincères. Je l'ai appelé ce soir, plutôt tard, avec Skype [1]. Ce court billet est un hommage à son professionnalisme [2] résolument 2.0 (relations simples à l'extrême) : demandez-lui conseil - quand il a le temps -, Jacques vous répond. Mmh, c'est bien d'avoir son point de vue.
Bonsoir, Jacques. Ca y est, tu peux terminer ta journée de boulot maintenant [20 h, c'est bien] :-)
Par ailleurs, je consulte ton annuaire de professionnels des RH et y ajoute, dès que j'ai un instant, les gens du métier que je connais à Toulouse. Il y a certes les officiels, fort notoires. Il y a aussi Jean-Christophe Thibaud, du cabinet Lectia, qui participe aux soirées Crème de violette (CdV). Il gagne à être connu. Encore plus.
Byebye, donc.
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[1] Mon alias est lionel-br.
[2] Oui, je donne - comme beaucoup d'autres - un sens 'nouveau business', 'rapprochement simplifié' et 'mentalité ouverte' au terme 2.0. Comme si les frontières culturelles, interbranches et hiérarchiques s'effaçaient peu à peu, au profit de quelque chose d'ouvert et de fortement participatif. Décentralisé, quoi. A propos de cet état d'esprit, c'est le collègue Flemming qui fait fort : dans l'esprit du knowledge management de chez l'Oncle Sam, teinté de futurisme pragmatique façon Joël de Rosnay, il s'intitule à présent agent for building and promoting new participatory systems. Sacrée gageure de condenser son travail, plus que protéïforme, en une phrase. Flemming ? Un mélange de constructeur et d'évangéliste (promoteur, agent du changement) dédié à tous les systèmes d'information et de communication participatifs (qui impliquent toutes les parties-prenantes). Un accoucheur de solutions d'échange, avec toutes les simplifications organisationnelles que la technologie procure. Un pied dans le futurisme, un pied dans la réalité de l'entreprise. Prendre ce qu'il y a de meilleur chez les hommes (besoin et envie de communiquer) et chez les machines (systèmes adaptés) et puis leur donner un gigantesque coup de boost. Tiens, ça c'est pas mal comme définition, ouais.
[ Blondie, les paroles | Skype et ses concurrents | le 2.0, c'est une mentalité : technologie et relations décomplexées, tournées vers la rencontre et la recherche de résultats (exit bureaucratie), facilitent les liens donc les modes d'organisation et les façons de travailler ] Read More
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[ << 4e partie - Qu'est-ce qu'un bon réseau ? ] De l'utilité des réseaux - 5e partie [ savoir-vivre - 6e partie >> ]
Toi et moi sommes pareils
Tiens, Passado m'indique par e-mail que son service devient gratuit. En termes de réseau, je reste persuadé que plus l'ancienneté [*] de la relation est mise en avant (ici, l'école), plus le lien interpersonnel paraît légitime. Donc exploitable. Un peu comme un retour inconscient aux sources, à la famille. Tout ça. Un peu plus et on aurait l'impression de nager (tout nu) dans la confiance. Dans l'innocence...
A (re)tester, je dis.
[*] Nous sommes de la même tribu voire du même sang. Assertion reprise et exploitée en PNL, dans la synchronisation (mouais, un peu primaire et très mécanique en France, depuis que les dirigeants et les vendeurs appliquent la PNL comme une recette de cuisine - personnellement, je préfère l'adaptation à l'autre, façon Taibi Kahler). Je reprends : nous sommes pareils donc nous sommes potentiellement amis. A noter que la vente, qui traite les objections, tend à mettre le vendeur sur la même 'longueur d'ondes' que le client : ainsi, ce dernier abaisse-t-il ses défenses naturelles, instinctivement. Ceux qui me ressemblent sont comme moi, je peux leur faire confiance. Des objections ? Jamais avec des amis. Jamais pour la famille : ce gars est comme moi, me comprend, peut-être me veut-il du bien.
[ Mmh, je parie que Copainsdavant et toute la clique vont devenir gratuits dans les semaines qui viennent... ] Read More
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Sorti des cartons d'Absara, le club d'idées 31 G voit le jour : je vous en parle plus tard.
Ainsi, l'association for business solutions and resources analysis, co-animée par un Dano-américain débarqué de la Silicon Valley, Flemming Funch, et un Français bien local (votre serviteur), mène-t-elle trois activités en même temps :
1. veille technologique et économique - partiellement répercutée sur Absara.com [*],
2. organisation de soirées d'affaires nouvelle génération - Crème de violette (CdV),
3. animation d'un club d'innovations pour la vie économique et la vie de tous les jours - 31 G.
De quoi s'occuper pour les semaines à venir...
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[*] Voir également le blog de Flemming et Le Blog de Toulouse.
[ Page d'Absara ] Read More
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