Quand le conseil va, tout va ! - 1e partie [ Sortir du conseil ? - 2e partie >> ]
Quatre milliards d'euros, l'équivalent de dix Stade de France ou de quatorze Airbus A380. C'est peu ou prou le chiffre d'affaires que les consultants ont réalisé en France sur l'exercice 2003 (données Syntec, syndicat pofessionnel des entreprises de conseil). Est-ce beaucoup ? Quel avenir se dessine pour les consultants ?
Dans son excellent volet Management, le Journal du Net prend la température de ce secteur battu aux quatre vents. Rude maîtresse que la conjoncture, qui conditionne toutes vos affaires ! La preuve en est que, de 2002 à 2003, le chiffre d'affaires du conseil (high-tech, stratégie, ressources humaines et sciences de gestion, expertise métiers) a chuté de 10%. Responsable : la frilosité des acteurs, notamment dans la high-tech. Les investissements ont donc subi le gel des mauvaises années.
La bonne nouvelle, annonce le Syntec, c'est que la période 2003-2004 devrait afficher une embellie de plus de 6%, soit presque la moitié (15%) du boom enregistré en 1999-2000 ! La raison est simple : l'investissement frémit à nouveau, les grands chantiers liés aux systèmes d'information noircissent à nouveau les plannings. Le secteur du conseil, habitué aux régimes hypocaloriques, devrait donc refaire du gras. Quant aux indicateurs d'embauche au sein des grands cabinets, l'on dit même qu'ils repasseraient au vert.
Pour rappel, la visibilité économique est la clé des investissements. Espérons que la crise énergétique et le contexte international épargneront cette croissance providentielle...
[ Comment se porte l'économie française ? | Hein, comment ? | Le point avec Nouriel Roubini, professeur d'économie et de commerce international à la Stern School of business de New York | Le poids des services dans l'Hexagone ]
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