Blog Management & Organisation, depuis 2004: PSIL était une fois - La saga des projets de solutions informatiques libres

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 PSIL était une fois - La saga des projets de solutions informatiques libresTue 23 Nov 2004
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Le libre fait une percée par le flanc.

C'est l'éléphant commercial qui en perd ses défenses. D'un côté du ring, les offres propriétaires, chères et synonymes de captivité. De l'autre, le camp bigarré des développeurs coopératifs, emmenés par un manchot surdopé : Linux et consorts implémentent le poil à gratter des mastodontes à dollars. Tout y est bon marché, fiable, simple et motivant. Seule retenue, pour le grand public et les entreprises : le sempiternel passage à l'acte. Nous sommes à une époque-charnière, où le David du libre arme sa fronde. C'est peut-être grâce aux projets de suites informatiques libres, les PSIL, compilations conçues pour Windows mais d'essence (et de visée) linuxienne, que le grand public franchira le pas. Un petit pas pour l'informatique, un grand pas pour l'humanité. Absara dévoile les lignes de trois d'entre ces PSIL. Représentatifs ? Assurément. Radiographie d'un secteur bouillonnant, à travers trois démarches typées.


1. Plusieurs organisations, une seule passion

La diversité, tout d'abord. Il est intéressant de voir quels types de structures réalisent des PSIL. David Vantyghem, président de l'une d'entre elles, explique que Graoulug - LUG est l'anglicisme de Groupement d'utilisateurs Linux - est une association à but non lucratif, de droit local Alsace-Moselle [ndlr - combinant les meilleures dispositions des droits français et allemand]. La genèse du groupe ? De simples rencontres lors des "install parties" Linux, qui ont débouché sur une liste de discussion (news et conseils), consacrée au libre. Le site a vu le jour au printemps 1999. Le groupe compte une vingtaine de membres actifs et même cent personnes si l'on ajoute les participants aux listes de diffusion. Graoulug existe de fait depuis quatre ans et officiellement depuis l'année dernière, où - suite au succès du PSIL GNUWin -, l'association a lancé... Graouwin. Autre projet, autres pratiques. Christophe Combelles, responsable d'AutoCDLibre, estime que l'AutoCdLibre n'est rien en comparaison de projets collaboratifs charpentés tels que GNUWin, WinLibre ou LoliWin. Ce n'est ni une association ni une quelconque structure. Il est tout seul à maintenir l'AutoCDLibre, ce qui lui prend peu ou prou une heure par semaine. Principalement pour activer les mises à jour. De son côté, Jean-Paul Leclère, co-animateur du collectif Free-EOS, rappelle que celui-ci est une communauté informelle de développeurs, de beta-testeurs, de contributeurs et d'utilisateurs. Quatre personnes, appuyées sur les retours de contributeurs-testeurs, suffisent à dynamiser le projet. Prenant sur leur temps libre, tous se considèrent comme des passionnés.

Association, initiative personnelle, communauté de fait : tout est là.

Mais pour David Vantyghem, la masse critique d'une association se situe autour de cent membres, en dessous de quoi, le projet souffre d'inertie, voire d'arrêt complet. Graoulug a ainsi vu son PSIL s'engourdir pendant plusieurs mois. Désormais, l'énergie bat son plein : Après un tassement profond, nous comptons, dès cet hiver, re-dynamiser le PSIL. Nous tablons notamment sur le partenariat obtenu le 19 novembre dernier avec l'institut universtitaire technologique (IUT) de Metz - où plusieurs de nos membres travaillent - pour relancer la machine. Le corps enseignant est en effet d'accord pour que certains étudiants planchent sur Graouwin.

C'est le premier constat : le PSIL, souvent privé de ressources financières à la base, nécessite un bénévolat constant, doublé d'une motivation et d'un réseau de partenaires fiables.


(c) Graoulug


2. Démocratiser les logiciels libres

Une fois le panorama campé, penchons-nous sur les PSIL. Notre suite logicielle, indique David Vantyghem, initialement accessible en téléchargement, est désormais prévue en cd-rom. Lancement souhaité : été 2005. Quant à Christophe Combelles, il nourrit occasionnellement son projet des quelques commentaires et conseils de la part des internautes. Free-EOS, projet plus ample, fait l'objet d'une description pointue. Jean-Paul Leclère précise que le PSIL Free-EOS est un serveur GNU/Linux francophone destiné à gérer un réseau informatique et offrir de nombreux services sur le Net, notamment l'hébergement de sites, la création d'e-mails ou de dossiers personnels. Particularité : aucune connaissance Linux n'est nécessaire pour installer, configurer ou administrer le serveur Free-EOS. Le CD pour Windows s'adresse aux administrateurs réseau souhaitant installer sur leur parc - de manière simple, automatisée et donc rapide - une large palette de logiciels, tant orientés administrateurs qu'utilisateurs : centre de formation, cyber-espace, club informatique, etc. Il faut se souvenir, souligne Jean-Paul Leclère, qu'aux débuts du projet Free-EOS, ni OpenOffice ni Mozilla n'étaient sortis en version 1.0. A l'époque, l'on comptait seulement deux grands PSIL pour Windows : TheOpenCD (en anglais) et GNUWin II (multilingue et très complet, mais sans automatisation des installations). Les visées du CD Free-EOS pour Windows se démarquaient déjà de ces deux projets : version francophone, sélection plutôt restreinte de logiciels, installation automatisée "à la chaine" et dans le bon ordre. Le but : avoir une machine opérationelle rapidement, gratuitement. Sans cette optique particulière, confesse-t-il, nous aurions sans doute utilisé GNUWin II. La version 1.0-3 du CD Free-EOS Winstation [ndlr - applications "postes de travail" sous Windows] a été publiée en avril 2003, nous en sommes à la version 1.5-2. L'AutoCDLibre de Christophe Combelles consiste en un script, dans un premier temps écrit pour faciliter la vie de son auteur. Je me suis dit, rapporte celui-ci, qu'il pourrait également servir à d'autres. J'ai effectivement l'habitude de distribuer des CD remplis de logiciels libres pour Windows et je voulais pouvoir y mettre à la fois le contenu et le texte que je souhaitais. Une distribution logicielle personnalisée, en somme. Jean-Paul Leclère poursuit : Les offres voisines venues après nous ont leur propre vie, nous ne les vivons pas comme concurentes mais plutôt comme des propositions différentes tendues vers un même but : la démocratisation des logiciels libres. Avec comme ligne de mire GNU/Linux. Si WinLibre a le même objectif, c'est bien. Quant au succès, pourquoi parler de l'un plus que de l'autre ? Tous ces projets ont une vision commune, il faut donc parler du succès de l'ensemble.


(c) Free-EOS


3. Si l'union fait la force, la spécificité aussi

Le succès ? Parlons-en. Il est conditionné par la qualité du mode de communication et de distribution. Pour Graouwin, toujours le même mode de distribution, annonce David Vantyghem, c'est-à-dire Internet, sous forme d'une ou de plusieurs images ISO. L'année dernière, en une semaine, se souvient-il, la première image ISO avait été téléchargée à 2 000 exemplaires en une semaine, si bien que le serveur de l'hébergeur avait été mis à genoux ! Cette fois-ci, nous mobiliserons de meilleurs moyens, plus fiables, notamment grâce à la technologie BitTorrent. Nouveauté importante : financer le pressage de cd-roms par des parrains [ndlr - les parrains intéressés peuvent contacter l'association via son site]. Nous comptons, dévoile le président de Graoulug, mettre à profit trois échelons de prescripteurs-distributeurs, selon le rayonnement de chacun. Ainsi les entreprises locales diffuseront-elles le cd-rom sur la Lorraine et le sud du Luxembourg. A un second échelon, interviendront des organisations régionales que nous connaissons : réseau Attac, associations linuxiennes, médiathèques, espaces de mécénat multimédia et autres centres de valorisation et de transfert technologiques. Nous ciblons, pour terminer, des entreprises nationales pour les distributions via Internet. Dans deux ou trois ans, projette David Vantyghem, peut-être une version anglaise verra-t-elle le jour, grâce à des parrains ? L'idée serait en outre de garantir un contenu logiciel à jour, en mettant en place un système de génération automatique et instantanée des images ISO du cd-rom. Important : celui-ci sera délivré à prix coûtant. Toutefois, une souscription pourrait s'amorcer, pour constituer une réserve de trésorerie salutaire quelques mois avant le jour J. Graoulug soigne son projet. Mais soulignons le plus important : l'association prévoit de réaliser des versions personnalisées, à la charte graphique des organismes qui le souhaitent. Horizon souhaité : été 2005, annonce le président. Chacun pourra ainsi offrir le PSIL à son personnel, à ses partenaires ou à ses clients. Quoi de neuf du côté d'AutoCDLibre ? Aucun soutien logistique, rapporte Christophe Combelles, dont le projet est minuscule. Selon son auteur, AutoCdLibre est à peu près la même chose que WinLibre... mais en moins bien (!) Son avantage, tout de même, est d'être plus souvent à jour car il est très rapidement modifiable grâce à une syntaxe simple. Il peut aussi vérifier automatiquement s'il existe une version plus récente du script. Il permet de créer rapidement une nouvelle version du CD en ne téléchargeant que ce qui a changé. Lorsqu'on veut graver un CD, il suffit de lancer le script sans se poser de questions. Le processus est rapide et automatique. L'avantage (le coeur) d'AutoCDLibre reside dans sa simplicité de mise à jour. Le mode de distribution semble secondaire. Pour ce qui est de la communication, Christophe Combelles a rédigé une ou deux annonces sur LinuxFr.org. Quelques personnes se servent du script de temps en temps, constate-t-il, et j'ai mensuellement une moyenne de 130 vérifications de mises à jour. Je n'ai aucun objectif d'audience, puisque je fais cela avant tout... pour moi. Autre politique pour Free-EOS : Nous communiquons essentiellement via le Net et le bouche à oreille, explique Jean-Paul Leclère. La distribution ? Téléchargement "classique", protocole BitTorrent, événementiel linuxien, cybercentres, etc. Nous n'avons pas d'objectif d'audience, d'ailleurs il est impossible de connaître précisément le nombre d'utilisateurs puique tout un chacun peut copier le CD téléchargé ! Par contre, comme indicateur, nous avons environ 6 000 téléchargements pour le serveur et 5 000 pour le CD Winstation dans leurs dernières versions. Aucun soutien financier - à l'instar des autres PSIL -, mais des pratiques d'entraide fort bienvenues : Ikarios distribue le CD du serveur Free-EOS par La Poste (pour les oubliés du haut-débit), quant aux autres partenaires, ils hébergent les contenus ou mettent leurs services à notre disposition. SourceForge héberge les téléchargements, Adullact, la documentation en ligne, Easynet, les versions de développement et l'hébergeur coopératif Ouvaton, le site web. De plus, nombreux sont les GUL, tels que CLX, qui distribuent nos CDs à leurs membres ou lors de manifestations. Mentionnons aussi les clubs informatiques, les lycées, collèges et autres organismes de formation, qui composent une galaxie relativement riche de prescripteurs-distributeurs. Côté lorrain, Graoulug bénéficie des appuis de l'IUT de Metz et également du centre de ressources informatiques de l'université de Metz (CRIUM), ainsi que des laboratoires de l'université. Nous venons, ce mois-ci, se réjouit David Vantyghem, d'intégrer la fédération régionale Microtel, qui nous apporte des informations et nous cède du matériel informatique récupéré et remis en état. Grâce à elle, nous avons maintenant de quoi mettre en place nos propres serveurs. Nous avons le projet d'équiper un espace multimédia pour le grand public : ce local s'implantera dans la périphérie messine. Véritables épines dorsales de la diffusion, les partenariats sont déterminants. Peut-on pour autant parler de réussite à long terme ? Le succès rencontré, tempère Jean-Paul Leclère, repose principalement sur la qualité des logiciels proposés. A vrai dire, aucun PSIL n'est un produit : il s'agit d'un vecteur de diffusion, de découverte du libre. Sans logiciel libre, point de PSIL ! La messe est dite.


(c) Predicazione.co.uk


4. Les motivations

Quel est le but des PSIL ? Graoulug en compte deux : 1) faire connaître l'association, 2) disposer d'un outil convivial et simple pour présenter et faire connaître les logiciels libres en douceur, d'abord sur Windows. En l'espèce, expose David Vantyghem, nous répondons aux besoins de trois publics. Tout d'abord, les clubs d'informatique qui recherchent des logiciels libres pour Windows, faciles à installer. Ensuite, les entreprises qui veulent faire la promotion de leurs offres à travers le libre. Pour terminer, les particuliers, friands des versions fraîches de ces excellents logiciels. Quant au but de Free-EOS, il est clair : toucher les administrateurs des serveurs Free-EOS dans les organisations. Et également toucher les particuliers - de plus en plus nombreux - qui utilisent le serveur Free-EOS pour héberger leurs sites ainsi que leurs e-mails. Il en existe de la sorte dans tout l'espace francophone, du Québec au Burkina Faso, jubile Jean-Paul Leclère. L'AutoCDLibre de Christophe Combelles répond essentiellement aux besoins de son concepteur et des utilisateurs qui savourent sa facilité de mise en oeuvre. Il faut toutefois séparer ces derniers en deux groupes : 1) les gens qui veulent créer le CD pour le distribuer, qui sont prescripteurs, 2) les utilisateurs finaux, qui disposent obligatoirement d'un environnement GNU. Si j'avais le temps, soupire l'auteur du script, je le ré-écrirais en Python ou en C. Mais dans ce cas, pour plus de cohérence, je ferais mieux d'aller contribuer à WinLibre. WinLibre par-ci, WinLibre par là. Je n'ai pas encore pris le temps d'examiner WinLibre, concède le président de Graoulug, mais je le ferai car il y a certainement de bonnes idées. Pour l'instant, je préfère relancer Graouwin. L'idée : le laisser évoluer selon les idées et les besoins des utilisateurs. Après, je pense qu'il sera utile de le comparer aux autres pour apporter des améliorations. J'espère que notre PSIL sera complètement différent des autres projets : ainsi, l'offre sera-t-elle plus complète. J'aime bien l'idée du bazar ordonné [ndlr - idée également affectionnée par les concepteurs de Free-EOS] : une constellation de projets qui évoluent différemment, tout en intégrant parfois de bonnes idées des autres. Et j'espère que Graouwin apportera des choses nouvelles et originales (un installateur écrit en XUL, qui sait ?) Voilà qui est posé : les PSIL se servent des synergies suscitées par chaque projet.


(c) AutoCDLibre


5. Bazar et complémentarité

Mais de là à fédérer l'ensemble des projets, comme le souhaite l'association Lolica (voir notre article), un fossé baille. Du côté de Graoulug, l'on estime qu'une fédération pour échanger des idées et avoir une meilleure visibilité, oui. Mais cela doit se limiter à ce champ précis. Il ne faut surtout pas chercher à uniformiser les projets, ce serait tuer la créativité. Et surtout, la fédération doit rester libre de toute influence politique ou économique. Des partenariats, oui, mais pas de dépendance. Qu'en pense l'instigateur de l'AutoCDLibre ? Je ne pense pas qu'il faille fédérer ou regrouper tous les projets de type GNUWin, WinLibre ou autres. Ils sont tous différents et sont réalisés selon un principe particulier. Par exemple, GNUWin (malheureusement un peu essoufflé, depuis pas mal de temps) a évolué vers l'exhaustivité. WinLibre, quant à lui, s'attache à sélectionner un panel de logiciels non redondants. Tous ces projets sont différents et ont leur place. Je salue au passage la diversité des distributions Linux et des environnements de bureau comme XFCE, Gnome, KDE, etc. Alors une fédération ? Après tout, se ravise Christophe Combelles, fédération ne veut pas forcément dire convergence. Il serait peut-etre souhaitable, après coup, qu'une structure s'occupe de faire de la communication autour de ces projets. Qu'en pensent les parties-prenantes de Free-EOS ? Fédérer tous les PSIL ? Quelle drôle d'idée ! s'exclame Jean-Paul Leclère. Nous poserions plutôt la question à l'envers : à qui une fédération profiterait-elle ? Pour citer Linus Torvalds, initiateur de Linux : "Et s'il y a bien une chose que j'ai apprise de Linux, c'est que les projets ont leur propre vie, et qu'il ne faut pas essayer de leur imposer votre vision trop fortement." Pourquoi existe-t-il, à ce jour, de nombreux PSIL conçus pour Windows ? C'est qu'il y a, selon nous, une foule de besoins légitimes distincts, initialement des besoins locaux (promotion d'une association comme Lolica, choix des logiciels pour une école, comme pour GNUWinII, etc.) C'est assurément une richesse : offrir plus de choix pour permettre aux utilisateurs d'utiliser celui qui répond le mieux à leur besoin. Voire générer plus d'efficacité au niveau local. De plus, les bonnes idées des uns peuvent être utiles à d'autres. Au pays du libre, la synergie a décidément pignon sur rue. Il est cependant vrai, reconnaît Jean-Paul Leclère, que plusieurs projets sont très proches dans leurs objectifs, par exemple WinLibre aurait pu travailler avec GNUWin II au lieu d'élaborer une solution à part. Cela aurait permis à WinLibre de bénéficier des langues disponibles (neuf à ce jour) et des présentations pédagogiques des logiciels estampillés GNUWin. Réciproquement, côté GNUWin, l'on aurait profité du système d'installation de WinLibre.

L'on a bien compris : le nombre forme un levier qualitatif. Dans le registre de la qualité, Free-EOS affiche sa devise, Vite, simple et bien. Que Jean-Paul Leclère caractérise comme suit : réaliser la trousse à outils des administrateurs des serveurs Free-EOS, même (et surtout !) si celle-ci peut servir à monsieur-tout-le-monde. Pas de devise pour Graoulug, mais - pourquoi pas ? - un appel à contribution via le site de l'association : avis aux plumes agiles. La maxime de Christophe Combelles se goûte sous forme de boutade : Un logiciel libre n'est gratuit que s'il existe.

C'est d'ailleurs à lui que revient le mot de la fin. Savoir s'il y a un modèle économique autour du libre est une mauvaise question. C'est le modèle actuel que je trouve absurde et anormal, où des entreprises font payer une fortune pour un simple CD qui n'a coûté qu'un euro à dupliquer. Le résultat évident et naturel est un taux de copies illégales qui est considérable, c'est inévitable. À mon avis, c'est plutôt le modèle actuel qui n'est pas viable. Ou plus viable. Le modèle économique du logiciel libre est simplement le modèle de la prestation. Les partisans du libre font payer pour un vrai boulot et rien de plus, que ce soit un développement spécifique, une amélioration, une installation ou une formation. Pour la musique, conclut-il, l'évolution sera la même. Le son contenu dans un CD n'est rien d'autre qu'une information immatérielle qui se dupliquera sans limite. On n'y peut rien ! Le prix de la musique est en train de tendre vers le prix du support, c'est-à-dire... presque rien. Par contre, l'on continuera à payer pour une prestation, comme les concerts.

Dans le concert de l'économie, le libre pourrait d'ailleurs jouer une symphonie magistrale...

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