Carotte et bâton - 1e partie [ 2e partie >> ]
C'est de notoriété publique : le management situationnel sauve des vies. Professionnelles, s'entend. Absara y a déjà consacré quelques billets, ici en particulier. Paul Hersey et Kenneth Blanchard y ont modélisé la souplesse absolue : face à tel managé, le manager s'adapte. Le manager rigide est - grâce au Ciel ! - passé de mode (quoique). Intersubjectivité, j'écris ton nom. Heureusement, la pression des résultats (notamment commerciaux) oriente un maximum de pratiques vers la personnalisation des échanges. Je suis manager, chacun ici répond à des stimulations différentes. Ben oui.
Alors, justement. Quand une foule de managers (notamment Hexagonaux) persiste à pratiquer le faussement équitable tout le monde pareil, le même management pour toutes mes ouailles, que se passe-t-il ? Crash. Et le terme est faible.
Le tout-carotte (je te stimule au moyen de primes, de défis, de moyens de t'accomplir) est aussi risqué que le tout-bâton (je te botte les fesses si tu échoues). N'en déplaise aux amateurs de langue de bois. La douceur absolue est aussi discutable que la rigueur martiale. Pourquoi ? Parce que tout le monde est différent, pardi !
Un Alexandre en miniature sera sensible à la carotte. Alors qu'un Sganarelle lumineux excelle comme ' second violon ', étroitement encadré.
Règle n° 1 - Nous sommes tous différents.
Et, comme dans bien des cas, c'est Taibi Kahler qui tempère et départage les ' tout-ceci ' des ' tout-cela '. Nous sommes, selon lui, des mélanges d'un peu tout, à des degrés divers.
Règle n° 2 - Nous sommes tous un peu semblables au voisin. Mais selon une hiérachisation différente des besoins et - de surcroît - selon des proportions variables. Ce qui revient à affirmer la règle n° 1.
La boucle est bouclée.
Passez un excellent week-end. Moi, je fête mon anniversaire aujourd'hui. Et peut-être irons-nous voir cette merveille, là.
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