Imparfaite excellence - 1e partie [ 2e partie >> ]
Coaching, nouvelle rubrique
Le Travaillomane. Vous vous souvenez certainement de ce profil psychosociologique issu des cellules grises de Taibi Kahler, cette typologie fort proche de l'ennéatype I des successeurs de George Ivanovitch Gurdjieff. Eh bien, le perfectionnisme est sa raison de vivre. La reconnaissance des autres, son carburant.
Or, qui dit recherche de la perfection dit aussi... frustration. La perfection est une idée, un mirage, une chimère. Certes fascinante, mais épuisante. Le désir s'y ressource et s'y use en continu. Il existe fort heureusement des façons d'interagir avec le Travaillomane et de le rendre heureux. Les rapports fructueux sont faciles.
Mais, alors que le perfectionnisme est un 'mieux que tout ce qui existe', un point final à tout, un terminus virtuel, recherche du vérouillage définitif, de la satiété, de l'Absolu, de la transcendance qui rassasie, qui résoud le désir, l'excellence vient superbement contraster.
En effet, écartons la perfection : l'excellence a quelque chose de plus rassurant. Je suis excellent par rapport à moi-même. Sont, du coup, évacuées les références à un idéal, à un 'mieux que le mieux', à un Absolu inaccessible.
Au Don Quichotte halluciné se substitue la figure de l'homme de bien classique ('un esprit sain dans un corps sain'), en compétition contre... lui-même.
Ce qui est plus simple. Voire mesurable. Je peux alors apprécier mes progrès.
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