[ << 2e partie ] Petit démotivateur en dix, non douze... non quatorze points - 3e partie [ 4e partie >> ]
C'est une fête, une orgie, une gabégie absolue et totale. C'est la foire à la démotiv-action.
Allez, festival :
13. Un subordonné est en arrêt maladie ? Un conseil : virez-moi ce petit sous-fifre famélique. Tout est dans le doigté : serrez-lui la poigne, à son retour, d'un air mielleux, à la limite du dégoulinant-suintant, comme si tout allait bien. Puis, confiez le sale boulot au sous-crôlonel de service. Vous savez ? Celui qui n'a de courage pour rien, n'assume rien, vous reproche par intermittences de vous planter là où il vous avait donné son feu vert. Et qui est remonté comme une horloge : crr crr crr. Résultat : bien tordu, bien cradingue et bien démotivant. Un peu comme si l'bazooka chantait be bop a loola. (La la la.)
14. Surtout, surtout, je dis bien surtout : prévoyez - sitôt la sentence prononcée - de promouvoir tous les petits chefs (ceux-là même qui étaient brimés, dévalorisés) ayant un intérêt à voir le sous-fifre partir. Rien de tel qu'un petit meurtre entre amis pour re-souder une équipe mauribonde [*]. Un peu comme si Machiavel rimait avec gentil miel. (Well, well, well.)
Ce sont ces petits chefs-là qu'il vous faudra de nouveau rétrograder, sitôt que leurs prérogatives dépasseront le cadre du gobelet de la machine à café. C'est-à-dire grosso modo dans les semaines à venir, une fois la mayonnaise retombée et la lourdeur boulonnée sur le front de tous les petits pékins rameurs : Han, pfff, han !
Brrr, de beaux moments en perspective. Courage : fuyez.
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[*] C'est le rôle du 'mobilisateur négatif' d'Yves Enrègle. Je rajoute qu'une entreprise à l'agonie se cherche toujours quelqu'un sur qui taper (le nouveau, le client, l'Europe, le destin, etc.) Cela donne l'impression de travailler, d'être soudés, de servir à quelque chose.
[ Image (c) Jcnot4me.com | Le Journal de Max , une perle ]
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