Blog Management & Organisation, depuis 2004: Et toc ! 3e partie - QCM

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 Et toc ! 3e partie - QCMTue 21 Jun 2005
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Ethique : quelles sont vos idées reçues ?

Grâce à Absara.com, vous pouvez désormais tester vos connaissances sur l'éthique des affaires. Comment ? En vous frottant - librement - à un QCM de 10 questions (une réponse unique par question posée). Bien sûr, c'est gratuit. Nécessité technique : indiquer, en début de test, un e-mail valide [*]. A l'issue dudit test, les solutions - fondées sur le contenu de la 2e partie - apparaissent à l'écran.

Bonne chance à vous - Meilleurs sentiments à ceux qui passent des examens. J'ai une pensée pour ma soeur ;-)
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[*] Informations sur ce service Web, ici. Pour éventuellement masquer votre véritable e-mail, vous pouvez utiliser Jetable.org.



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22 Jun 2005 @ 07:56 by Cailleton : QCM
Bonjour,

Je viens de répondre au QCM, à la question que sont des impératifs, aucune des propositions ne me paraissait correcte. J'ai répondu malgré cela que des impératif étaient des valeurs alors que la réponse correcte était des besoins de base. Mais des strokes sont ils des besoins de base ?

Pour moi les impératifs sont des besoins de base mais également des conditions mises en place pour atteindre un but ou une finalité.

Il n'y a pas de résultat ou au moins une mise en parallele de nos réponse avec le corrigé... en tout cas ça nous permet de faire le point...

A vendredi,
Félix  



22 Jun 2005 @ 11:14 by Lionel : Les impératifs
Bonjour, Félix :-)

Votre intervention est très intéressante. Elle donne lieu à une précision importante.

1. Les valeurs. Ce sont les principes de conduite qui ont une faveur [1] aux yeux de la personne. C'est ce qui est important pour elle. Les valeurs ont une composante consciente (vous pouvez m'en citer trois qui vous sont propres, de mémoire). Elles ont aussi un fondement inconscient, car elles relèvent du Surmoi - façon psychanalyse - et de ce qu'Eric Berne nomme l'état Parent. Ce qui est très voisin. L'une comme l'autre de ces deux instances (des fonctions psychiques) se forme à partir des interdits que les personnes d'autorité (et/ou de charisme) ont pu faire jouer sur l'individu dans son enfance. C'est finalement très lié à l'identification : nous devenons cette personne idéale, tellement admirable. A nos yeux [2], elle devient centrale : ses conseils, ses interdits, ses recommandations, ses traits de caractère, forment un système (ensemble de règles) de ce qu'il nous semble alors bon ou mauvais de faire [3]. Et - dans une certaine mesure - de ce qui va nous attacher la sympathie des autres. Les valeurs (principes de conduite) se transforment en moyens [4] de socialisation. Or, le fait d'avoir une place dans un collectif est bel et bien un impératif : c'est une question de survie physique (la société nous fournit de quoi nous nourrir, nous vêtir, etc.) mais encore - et surtout ! - de survie psychique (besoin vital de stimulations interpersonnelles, de "strokes", sinon c'est la folie, la dépression, l'autodestruction).

Les valeurs ? Ce sont les croyances, issues de nos expériences individuelles, ainsi que les modes de conduite qui nous semblent pertinents (par imitation) pour interagir avec le monde, avoir notre place dans le réel et nous attacher la reconnaissance des autres, voire faire corps avec un collectif. Elles servent un impératif : construire sa relation au monde, "filtrer" (décrypter, interpréter) les choses à travers un prisme individuel, trouver sa place et faire corps avec des semblables. Elles servent cet impératif, certes. Mais elles sont différentes de l'impératif lui-même, vous comprenez ? Les valeurs sont un outil constructeur, un moyen (conscient et inconscient) de donner un sens à sa vie. L'impératif est - lui - plus instinctif : c'est un besoin. Etre chevaleresque est une valeur. Se faire féliciter pour cela, un impératif (besoin de reconnaissance).

2. Les "strokes". Ce sont des besoins de base. Pourquoi ? parce que ces stimulations interpersonnelles - ces retours [5] sur notre propre existence - nous montrent que nous avons une existence... dans les yeux de l'autre. Cela signifie que nous avons notre place et que notre vie est désirée. Si elle est effectivement désirée, nous avons de grandes chances de nous en sortir. Reprenons : les signes que l'autre me renvoie m'apportent la preuve tangible qu'il désire ma vie. Que ma vie est donc possible : je me sens apaisé. En étant apaisé, je peux vaquer à ce qui me semble utile, profitable et jouissif : je peux vivre.

Le recherche des "strokes" est inconsciente. Tout, dans notre comportement, nous mène à satisfaire ce besoin. Pour obtenir des "strokes", je peux aller jusqu'à me mettre en danger (ex. : rouler à 260 km/h sur un circuit automobile pour me faire admirer). J'en ai besoin autant que de pain. Pourquoi ? Parce que je suis humain : tout est là.

Conclusion : les valeurs sont les principes (pris à d'autres) que nous croyons bons de mettre en mouvement pour atteindre la finalité suprême. Qui est d'avoir une place et de recevoir fréquemment des "strokes". Ces "strokes" sont vitaux. Le fait d'en avoir besoin fait de moi un humain. Ils me permettent d'avoir la preuve que ma vie a un sens... pour les autres. Et donc qu'elle a un sens tout court. Je peux la mener sereinement.

A votre écoute - Pour tout besoin...

Lionel

[ En matière de reconnaissance des besoins, c'est Jacques Salomé qui a ma faveur. Plus simple et plus direct qu'Abraham Maslow, à mon sens, Salomé identifie sept besoins vitaux : "se dire, être entendu, être reconnu, être valorisé, pouvoir préserver une intimité, exercer une influence et se respecter". ]
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[1] Voire une importance massive, sitôt qu'elles prévalent - comme chez les gens de principe -, y compris sur les impératifs vitaux les plus élémentaires (boire, manger, se reposer - cf. 1er étage de la pyramide d'Abraham Maslow, de même que la notion d'écologie : survie individuelle et sauvegarde instinctive du collectif et/ou de la lignée).

[2] Par son ascendant, son charme, sa réussite flagrante.

[3] Entendre ici opérant ou inopérant, utile ou vain. Outre ce qu'il faut faire, il y a aussi ce qu'il faut être (sois ceci, sois cela), penser, ressentir et dire.

[4] Moyens conscients ou non.

[5] Cf. "feedbacks" ici.  



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