[ << 7e partie ] P'tit D - 8e partie [ Des œufs d'ortolan pour le goret de service - 9e partie >> ]
Ah, que l'été vous revigore : vos batteries sont à bloc. Tout ce beau soleil vous gonfle les veines et vous donne des envies de meurtre. C'est décidé, ô dynamiques saisons : toutes les périodes conviennent désormais au P'tit D bien saignant que vous vous vantez d'être devenu - seul à seul avec les éléments, le pectoral bombé, le flux tendu à l'extrême. Vent tonique, tempête solaire ! Jubilatiooo ! comme le blatèrent ces mal-caressés de mystiques (humanistes maigrichons, pleurnichards, insectivores). Le P'tit D ? Ouaaah, vous l'êtes maintenant 24 h /24, 7 J /7 et 365 J /an (c'est important, ça, 365 J /an). Banzaï, la compagnie. Une boucherie vous attend !
21. Mmh, une belle douceur pour tout le monde. Qu'est devenu le p'tit pékin que vous avez viré ? Le diable l'emporte... Consacrez-vous maintenant à ses amis restants : le couperet, c'est vous qui allez l'incarner. Vous ? Non, pas si vite. Tss, tss. Une purge, ça se travaille, ça s'aiguise, ça se biseaute. Faites donc appel à Monsieur Loyal, l'incompétent notoire - en demande de rien et à qui, volontairement, on délègue absolument tout, de préférence les enclumes, les affaires de guerre et les patates brûlantes. Il tremble ? Très bien, une bonne démotivation, ça vient des tripes. Confiez-lui donc la mise en scène : Petit agneau empathique, tu vas me virer - sans dire que c'est moi - l'individu restant, là-bas. Pourquoi ? Parce que ! (C'est une suffisamment bonne réponse.)
22. Hahaha, vous avez bien rigolé... De quoi ? Il reste encore un fidèle au p'tit pékin, là-bas, au fond ? Un survivant, un fou, une belle tête de victime ? Celui-là, gardez-le bien au frais, comme un bon petit mojito. Vous le harcèlerez - ou mieux, ferez harceler - pendant des mois. C'est encore plus démotivant pour tout le monde.
Sûr qu'il triballera ses moignons souffreteux dans tous les services, après ça ;-)
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