1e partie [ Cheval de Troie - 2e partie >> ]
Un consultant vous propose de vous associer, de donner de votre temps, de votre énergie, de votre argent ? Il vous promet monts et merveilles ? l'Eldorado ? Méfiance. Quoique très certainement honnête - et convaincu - l'individu réalise mal le temps que peut coûter ce type d'association. Vous êtes expert(e) : vos compétences font tourner les têtes. L'on vous trouve soudainement glamour. Super. Mais avant de dire oui, quelques précautions - croyez-moi - s'imposent. L'expérience est un peigne pour les chauves : laissez-moi vous dire où je ne mets plus les pieds depuis longtemps. Fini. Nada. Peanuts.
1. Papiers, siouplé ! Invitez le/la prétendant(e) à caractériser son projet par écrit, en moins de cinq pages. Ou mieux : un rapide 3QO2CP, sur une page A4. Cela en dira long [1] sur la mâturité dudit projet. Mmh, t'en es pas sûr ? lui demandez-vous. Eh bien, tu reviendras dans une semaine : je t'attends, je t'attends, je t'attends [2].
2. Un fauteuil pour deux. S'assurer de la place qui vous est réservée maintenant (travail d'étude préliminaire, de conseil scientifique, de pilotage de projet) et celle qui vous est réservée après (salarié, consultant interne, associé). Sans cela [3], keutchi, comme on dit chez moi.
3. La faim des haricots. Déjeuner avec la personne, si possible à ses frais. L'on y décèle beaucoup de choses...
4. TOCs éthiques. Analyser les tenants et les aboutissants éthiques. Cela permet de se brosser un panorama complet, souvent pas piqué des hannetons.
5. Monkey business. Es-tu prêt à me consigner tout cela dans un contrat ? Non ? Oh, excuse-moi, j'ai un cours de lancer de sèche-linges, je dois y aller, on s'appelle ?
Bon courage. On n'est jamais mieux servi que quand on est bien servi.
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[1] Cf. le P, clairement expliqué.
[2] Tout le temps, tout le temps, chaque instant.
[3] Mettre à profit les chaises.
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