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Le réseau, nous l'avons envisagé, vit de réciprocités : tu me donnes ceci, je te donne cela (souvent des contacts éprouvés). C'est très feutré dans la forme, mais c'est impératif. Sous peine d'isolement de l'indésirable (ce qui se comprend). La politesse ? Une obligation : réseaute celui qui a les clés pour se comporter de manière opportune. Autre élément, l'écoute, la chaleur. Réseaute - encore et surtout - celui qui sait comprendre les attentes des autres. Le hableur fait figure d'oiseau bruyant, peu fiable et léger. A l'opposé, les vrais échanges, adultes, responsables et francs, sont un ciment solide. Mieux : une structure nécessaire. Les affaires sont les affaires. Outre ces trois ou quatre règles, qu'est-ce qui fait qu'un cercle (réseau professionnel semi-public) est de qualité ? En quoi est-il porteur d'affaires, durablement ?
Il faut, à mon avis, que :
1. la population sélectionnée soit obligatoirement en poste [*], pour garantir que chacun soit en position de force et de proposition à autrui, cela garantit un pied d'égalité salutaire,
2. le cadre des soirées soit adapté, c'est-à-dire feutré, discret, confortable et propice aux échanges humains (circulation des personnes, idée de 'cocon' douillet, respect de la confidentialité, accueil parfait - et constant ! - en toute circonstance),
3. les prestations soient à la hauteur des attentes, je veux parler des repas et des boissons par exemple,
4. les événements soient rythmés, pour permettre à chacun d'adhérer à un moment donné plus qu'à un autre (les goûts et les couleurs !),
5. les organisateurs soient présents, visibles et accessibles pendant et surtout après les soirées-rencontres (questions, besoins, conseils, etc.),
6. tous les milieux d'affaires soient représentés, en termes de sexes, d'âges, de pratiques (classiques ou orientées TIC voire 2.0), secteurs d'activités, mâturité du métier, rayonnement géographique, etc.,
7. les sous-thèmes et angles d'approche soient améliorés en permanence, comme quelque chose de vivant, qui se renouvelle et éblouit à chaque fois,
8. le prétexte soit rôdé et constitue une fin en soi - c'est un fait : se rencontrer pour fumer le cigare ou parler des blogs, c'est bien, mais si cela a lieu autour de personnes chevronnées dans ces domaines, c'est mieux (profitable à chacun),
9. les invités soient conscients - en continu - de leurs devoirs et de leurs droits, vis-à-vis des autres invités et vis-à-vis de l'organisation (un blog produit de très bonnes choses dans ce domaine),
10. les organisateurs disposent d'outils de mesure de la satisfaction de chacun (nombre de contacts probants, retours sur les soirées, etc.) Cela s'apparente à une boussole qui indique la voie.
L'ultime remarque, que je formule volontairement hors champ, est la passion. Que celui qui organise y mette son coeur, sa sincérité, son âme. (C'est un tout.)
Le réseautage, c'est comme au travail. Mais en plus intense encore...
Excellente semaine à tous :-) Des remarques ?
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[*] Je rassure tout le monde : je clame que l'écrasante majorité des chômeurs dispose de compétences et de volonté. Tout autant, sinon plus, que les actifs. Ce que je vois, en parallèle, c'est que les cercles d'affaires doivent - pour remplir leur vocation première - être tendus vers la conclusion d'affaires, c'est-à-dire l'accomplissement de transactions. La voie royale ? Côtoyer un maximum d'actifs, aux commandes des entités qui ont un pouvoir : les entreprises.
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