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C'est le géographe Jean-Christophe Victor, du Dessous des cartes, l'excellente émission d'Arte, qui le dit : la délocalisation représente seulement 10 % des destructions d'emploi en France. Qu'est-ce à dire ? Ce sont davantage les restructurations qui sont féroces : en termes de destructions, elles pèsent... 16 %. Imaginons un atelier de 6 ouvriers sur une année : l'un d'entre eux - toutes choses égales par ailleurs - prend la porte à cause du jeu de la productivité et des divers rachats d'entreprise. Que dire d'autre ? Certes l'Union européenne, avec ses salaires bruts moyens de 14 € de l'heure, fait figure de paradis doré. Surtout si l'on jette toutes les heures un coup oeil au portefeuille des ouvriers d'à-côté. Le turc y reçoit à peine de quoi payer un ou deux cafés (2,60 €). Le marocain ? Un journal quotidien (1,80 €). Le chinois ou l'indien... un croissant (moins d'1 €). Le constat est là.
Pour autant, les atouts européens sont nets, particulièrement en France, paraît-il : les infrastructures, le téléphone, la recherche et le niveau d'instruction y sont de bonne qualité.
Par ailleurs, vous savez quoi ? Le Japon et les Etats-Unis rémunèrent leurs ouvriers bien plus que nous autres en Europe. Regardons : 26 € bruts de l'heure au pays de l'Oncle Sam. Côté nippon, c'est 20 €.
Compte tenu de ce qui se passe ailleurs, l'avenir de l'Europe est palpable. Tout est possible.
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