Blog Management & Organisation, depuis 2004: Concours de la rentrée - 12e partie

Management & performance humaine | Motivation | Organisation & plannings stratégiques | Dynamique de groupe | Intelligence collective & réseaux

 Concours de la rentrée - 12e partieMon 10 Sep 2007
4 comments
picture

[ < 11e partie ] [ Catégorie Organisation | mots-clés, permalien, commentaires ] Marketing de la toile [ 13e partie > ]

C'est un problème concret que je vous adresse. Pendant 4 minutes, je vous donne une méthode, ensuite je vous parle du cas. On y va ?

1. La méthode. Partons de l'idée (salutaire et saine) que le problème est un décalage entre un souhait que vous faites et puis... la réalité. Le souhait ? En entreprise, il est toujours chiffré - c'est la définition basique de l'objectif. Quant à la réalité, ce sont les résultats que vous mesurez. Voyons voir : je veux ou il me faut un chiffre d'affaires de 4 000 euros par mois - c'est un exemple - et ce que j'obtiens, c'est 3 000 euros. Quel est mon problème ? Mon problème, c'est toujours une différence [1] : mon problème, c'est ici 1 000 euros.

Je dois développer les propositions (peut-être 3 ou 4) qui, positionnées dans un planning à différents moments, par exemple sur 8 mois (selon l'urgence), me procurent 1 000 euros de plus par mois. J'ajoute : et ce durablement.

Ces propositions, parlons-en. Sitôt que je les imagine [2] - et juste avant de les mettre en œuvre - je les score : je leur donne une importance, un intérêt a priori. Le tout dans un tableau.

Qu'est-ce que je fais ? J'en sors pêle-mêle une quinzaine, des plus raisonnables aux plus farfelues, je les écris en vrac sur une page quadrillée, ligne par ligne, comme pour faire une liste tous azimuts. Maintenant que c'est fait, je donne une note à chaque ligne, à chaque proposition, cette fois-ci de manière raisonnée.

Comment scorer les lignes ? C'est facile : retenez 4 ou 5 critères. Par exemple : l'impact économique ; l'intérêt pour l'image de l'entreprise ; le côté bon marché de la mesure ; l'intérêt pour mon égo (et pourquoi pas ?) ; l'amusement ou le plaisir éventuel ; la facilité de mise en œuvre. J'en ai donc 5. Je les place dans des colonnes, pour les croiser avec les lignes et ainsi faire mon tableau. Puis, dans les cellules (un peu façon bataille navale), j'écris des notes, le mieux possible, selon ce que je pense vraiment [3]. Ces notes, ce sont les scores. Voyons voir : proposition A, avec l'impact économique. Mettons... 3/10. L'image qui en résulte pour l'entreprise, 6/10. Et ainsi de suite.

Les plus familiers des chiffres sauront pondérer l'ensemble. C'est-à-dire mettre un coefficient aux critères qui - pour ce cas - le méritent (comme quand nous étions à l'école et que la grammaire valait coeff. 2). Une idée ? Oui, ventiler une valeur de 5 : par exemple l'impact économique vaudrait 3 et la facilité de mise en œuvre vaudrait 2. Les autres critères ? Ils restent les mêmes, ils stagnent à coeff. 1.

Got it? Maintenant, vous multipliez le résultat des colonnes coefficientées (ici, impact éco. et aussi facilité) par leurs coefficients respectifs (mmh, 3 et 2). Vous laissez les autres colonnes tranquilles. Et vous additionnez les scores ligne par ligne. Ce qui donne quelque chose comme : Proposition A = (3x3) [par exemple] 2 8 6 (4x2) = 33.




Fig. 1 - Dites 33


Sur le même principe, je continue avec les autres propositions, de ligne en ligne. Et à la fin, si j'additionne le score de toutes les propositions, j'obtiens mettons 853. Là, je joue le sélectionneur de poids lourds, je détermine la contribution au score de chaque proposition. Par exemple : Contribution A = (33 / 853) x 100 = 3,87 %, soit 4 % de l'ensemble. On peut aussi appeler ça le poids. Combien pèsent les contributions C, D, etc. ? Je le détermine dans la foulée.

Maintenant que je sais qu'A pèse grosso modo 4 % de 853, que B fait, par exemple, 13 % et C, 40 %, et ainsi de suite, je sélectionne mentalement les propositions les plus lourdes, une par une, en partant de la plus grande et en décroissant. J'additionne à chaque fois les scores et m'arrête sitôt que le cumul fait... 80 %. C'est mon butoir. J'ai ainsi les 5 ou 6 grandes solutions qui, mises ensemble, génèrent 80 % du score et c'est énorme. Ce sont les 5 ou 6 propositions-phares, la crème de la crème [4], les mesures qui vont développer 80 % de l'efficacité générale [5]. Vous vous rendez-compte ? J'ai là du très, très peu (une poignée de solutions) qui, bien coordonné, fait quasiment tout le travail. Plus des 3/4 de l'effet recherché, c'est laaaaargement assez.

J'entoure au stylo ces 5 ou 6 points d'or et je m'arrange pour qu'ils deviennent des leviers concrets, des solutions applicables et faciles à contrôler (déjà, c'est bien).

Pour ça, je regarde combien j'ai en banque. S'il faut écarter celles qui, parmi les meilleures solutions, font déborder le budget, c'est maintenant que je trie [6]. Puis, je fais un retroplanning. La solution numéro 1 (la meilleure parmi les meilleures), pour quand doit-elle produire du fruit ? J'obtiens par exemple une date-butoir à 6 semaines. Nous sommes le lundi 10 septembre. Je compte : 1, 2, 3, 4, 5, 6 semaines. Voyons... le temps de mettre en œuvre la solution, prenons un battement de 4 jours. Avec un crayon à papier, je mets une croix correspondant au... jeudi 25 octobre, là, dans le calendrier, et j'en fais partir un trait à l'envers, tout droit, jusqu'au jeudi 13 septembre, point de départ de mon action.

Je fais pareil pour les autres solutions, toujours au crayon à papier. J'ai donc mon planning de Gantt.

Que manque-t-il ? Eh bien les gens. Qui fait quoi ? Discutez-en avec vos acolytes ou alors tranchez vous-même. Puis repassez le processus (action bornée dans le temps, dans les compétences, dans les responsabilités, dans les coûts), bref repassez chaque ligne avec une couleur rouge pour Ali, une bleue pour Béatrice, une verte pour Christian et une noire pour Dimitri.

Là, ça fonctionne. Indiquez juste à Ali, Béatrice, Christian et Dimitri qui chacun d'entr'eux appelle en cas de problème, et selon quelles plages (ils le notent comme il faut). Laissez le retroplanning punaisé dans une pièce où les collègues peuvent aller tranquillement, régulièrement. Indiquez-leur la nécessité de mettre une croix eux-même à chaque fois qu'ils passent une étape, et ce jusqu'à la fin. Laissez un paperboard qui serve de bulletin de liaison libre pour vos collègues. Ce tableau vous permet aussi de griffonner des notes, des suggestions, des messages : c'est un point de ralliement, seulement pour votre équipe et vous.

Une réunion de 20 minutes tous les lundis permet de faire le point. Pensez, comme le Manager-minute, à féliciter quiconque avance dans son parcours, au moins sur son téléphone mobile. Et motivez vos troupes en utilisant le levier des mots privilégiés pour chaque profil. Un excellent tableau, issu d'Usine nouvelle, les récapitule ici.




Fig. 2 - Planificateurs, sortez du lot avec ce très distingué calendrier des Gore Girls


2. Voilà pour l'outil. Je vous parle maintenant du cas.

C'est l'histoire d'une galerie d'art, où je suis allé acheter deux petits tableaux, chacun de l'excellente Clairel, amoureuse du grand Buko. Là, je discute avec la personne qui gère. Le concept est simple et original : vous choisissez vos tableaux debout, en direct, par format, par prix, dans des bacs comme ceux des CD de la Fnac. Et vous triez, plif plaf, vous les rabattez comme ça, sous vos doigts (Les peintres eux-même font ça tout le temps, confirme la dame. Un tableau sec est solide, si vous voyiez comment les peintres eux-même les traitent ! Et c'est vrai : les toiles demeurent en excellent état.). Alors, je reprends. Il y a même un espace vierge, sur un mur, avec une cale pour poser le tableau que vous avez choisi. Vous le testez. C'est très pragmatique et c'est l'art décoincé, dépoussiéré. Concept ? Rendre les créateurs accessibles, désacraliser, démystifier, ouvrir. Et toucher la cible des personnes qui refont la déco ou qui s'installent et veulent égayer leur nid d'amour. Bobos ? étudiants ? célibataires ? amateurs d'embellissement ? gérants de boutique ? déçus des galeries classiques ? Un peu tout ça.

C'est amusant.

Il me semble, pour autant, que la galerie pourrait mieux marcher (c'est mon point de vue). J'aime son côté pratique et original, c'est vrai. Ce qui, commercialement, me gêne, c'est cette désacralisation. Je passe rapidement sur l'art, qui est - pour moi - une inspiration, une quintessence, un dépassement, un appel vers l'ailleurs. Il me semble quand même que le client cherche à se distinguer, à se sentir à part, à choisir LA pièce unique qui colle avec ce qu'il est lui, et lui seul. L'art, je le crois, distingue autant qu'il rassemble. Le consommer - avec tout le décalage et la distance critique de cette intelligente boutique - c'est le rendre commun. Choisir un tableau, c'est avant tout s'ouvrir, quêter, vibrer, aller à l'intime et détecter. Je trouve que c'est sacré.

En conclusion, et malgré une presse (je l'ai vérifié) qui encense cette galerie bien agréable et - je le jure - archi organisée, pro, rapide et chouette, je crois peu au concept. Ou alors, pour le formuler différemment, nous sommes trop peu, en termes de cible, à adhérer à ça. À dépasser les choses et à acheter en vrai.

Je vous invite, si vous en êtes d'accord, à me faire un retour spontané : ça m'intéresse. Et aux plus motivés, aux plus intrépides (moi, avec l'habitude, je le fais en 20 minutes), je propose de faire un scoring. Un truc rapide.

Et je publie les commentaires-contributions. Ça vous dit ?

C'est officiel, c'est le concours de la rentrée.

Hardi, chers lecteurs. Il est temps de secouer le sable qui dort sur nos peaux (non) halées.
__

[1] Les partisans de la sensibilité et de la vibration socioémotionnelle comme leviers de motivation vont m'honnir. Je les rassure : bien sûr que le climat, l'intangible, le vivre-ensemble est une donnée fondamentale (mmh, la principale ?) du fait d'entreprise. Je veux tout simplement dire que tout, pour se résoudre, peut (et même doit) se chiffrer, s'évaluer. Un problème de communication ? Très bien : quel est le turnover ? le présentéïsme ? le nombre de retours négatifs que l'on vous fait à la machine à café dans le mois ? Vous voyez : même ça peut se caractériser. Si vous êtes ennemi(e) des chiffres, utilisez des symboles : vous notez les choses, les phénomènes, avec des étoiles, des points d'exclamation, des couleurs, des bonshommes qui sourient ou pleurent (comme dans Télérama). Vous avez le choix : même ça, ça marche. (Après, il faut simplement dire si le bonhomme sourit à 1/4 ou aux 3/4. Ce qui chiffre.)

[2] J'ai, à ce stade, le droit de faire brainstormer des amis, qu'ils soient en prise avec mon problème ou complètement déconnectés. Peu importe : ce qui compte, c'est qu'il y ait des idées. Il faut voir comment le cerveau prend plaisir à ça. Il y a - en outre - une vraie façon de faire.

[3] Attribuer des notes se fait sur la base de vraies données (par exemple des résultats comptables) ou bien - et c'est mon parti-pris - à la volée, de manière subjective. Pourquoi ? Parce que ce qui compte ici, c'est la façon dont vous vivez l'entreprise. Puisque vous devez faire des choix, ces choix doivent recueillir une part (plus ou moins importante) de ce qui vous constitue : votre vision, votre façon de faire, ce que vous êtes. Le facteur humain qui vit dans la boîte, c'est vous. Vous êtes une donnée cruciale de l'entreprise : vous composez son tissu (cf. complexus), vous composez sa dynamique et son âme. Vous composez... son problème. Alors allez-y. Et si vous manquez d'informations ou de ressentis quant aux notes, invitez vos collègues, en prise eux aussi avec le problème. Et votez : - Qui dit 1/10 ? - Moi et moi. - Qui dit 2/10 ? - Moi. - Ok. Qui dit 3/10 ? Ah, personne : d'accord. Qui dit 4 ? Et ainsi de suite.

[4] Private joke.

[5] Cf. les 20/80 de Vilfredo Pareto (1848-1923).

[6] Dans notre exemple, pour chaque ligne, le score que vous avez donné dans la colonne « côté bon marché de la mesure » est une indication précieuse. Qui fait, à notre stade, gagner du temps : c'est une excellente base pour discuter, pour préciser le coût réel.

[ Vous composez tellement le complexus d'une entreprise qu'il vous faut souvent faire appel à quelqu'un de l'extérieur pour prendre du recul et éventuellement sélectionner les options vraiment fortes - c'est normal et c'est l'objet du syndrôme Baron de Münchhausen, autrement qualifié de cordonnier mal chaussé | un témoignage archi concret | calendriers, la (très chic) saga Vespa ]


[< Back] [Blog Management & Organisation, depuis 2004]

Category:   Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


4 comments

8 Mar 2008 @ 10:00 by Berthomieu Julien : Boutique d'art
Merci pour cette explication des 20/80...Mais je souhaiterai ici apporter mon avis sur le concept de cette boutique d'art...Oui, en effet le concept pourrait être bon, mais à mon avis, malgré une ouverture et facilitation de l'accès à l'art nécessaire, la banalisation des œuvres à ce point me gène...le concept existe déjà dans les magasins dépôt vente, ou les tableaux vendus sont souvent entassés...une galerie, pour moi, est sensée mettre en valeur les tableaux, qui sont le reflet de l'esprit des artistes, matériellement, l'esprit humain est fixé par le pinceau, à l'inverse d'une vulgaire affiche...Ce concept me fait donc plus penser à un vide grenier qu'à une galerie d'art...  


8 Mar 2008 @ 14:18 by Lionel : Résolutions

Merci, Julien. Et quelles mesures d'urgence leur proposeriez-vous pour garder la main sur le marché qu'ils visent ? et surtout transformer au minimum 20 % des visiteurs en acheteurs ?

Bien à vous.  



8 Mar 2008 @ 14:52 by Julien : Re-résolutions
Ne connaissant pas cette galerie, et mes compétences limités, je dirai à mon humble avis que l'image de galerie d'art serait à changer, afin de tendre vers "le grenier de l'art", ou concrètement redéfinir le nom, "art en libre service" ou autre, bref...ne pas se définir en tant que galerie au sens ou le public l'entend... J'avoue qu'il est aisé de faire des commentaires mais difficile de trouver des résolutions 'à la voléé"  


10 Mar 2008 @ 09:59 by lionel : Méthode canonique

Au stade actuel, et compte tenu des informations (aussi maigres soient-elles) que vous avez, plusieurs amorces sont possibles, comme des pistes. Il faut se demander quel est le marché de cette galerie. C'est le point de départ, le vrai.

Le marché ? Il faut le définir (dans le jargon, le caractériser) : pratiques, habitudes ou valeurs de CSP ou de tribu, pouvoir d'achat, degré d'adhésion ou de passion à l'égard du concept. Vous devez le faire seul, si le format de la mission vous y oblige, ou - mieux - en collaboration avec le client, qui connaît souvent son marché. Ou, au minimum, vous renvoie des pratiques, des traits de comportement typiques.

Ensuite ? Il faut mesurer l'écart entre le potentiel d'achat de ce marché - quels que soient sa taille et son degré d'unité (ou, par contraste, de fragmentation) - bref, évaluer combien la galerie perd d'euros (de chiffre d'affaires, CA) sur le marché potentiel, sur le marché considéré. Cette différence entre le CA possible (CA potentiel) et le CA constaté (CA réel, palpable dans la caisse enregistreuse), cette différence forme un problème, une différence chiffrée entre un un plan rêvé... et une réalité. Si la galerie peut prétendre à 5 000 € de CA mensuel et que lui viennent - en réponse à ses efforts - seulement 3 000 €, le problème est de... 2 000 €. C'est l'écart.

La question à traiter (la problématique, à distinguer de problème - qui est un écart), bref la question à régler devient : "Comment la galerie peut-elle pérenniser les 3 000 € existants et gagner, en plus, 2 000 € par mois ?" Appelons-la, en référence aux sciences humaines [1], la question générale.

Quelle démarche de résolution adopter ("problem solving" en anglais) ? Le "brainstorming" est la solution de facilité, à laquelle vous mettez en fin de course un "scoring" de préconisations [2]. Ok. Mais ça, c'est la solution du pauvre.

Ce que je vous recommande, si vous avez à traiter ce type de point, c'est de courir acheter une tonne de papillons repositionnables (les (c) Post-it) et d'animer un groupe-expert (des personnes qui s'y connaissent - de la galerie directement ou amies de la galerie et sous secret professionnel). Vous posez votre question en deux temps : 1. "Comment garder 3 000 € mensuels ?" 2. "Comment amener 2 000 € de plus ?" Ici, vous avez généralement une explosion de réactions - fort salutaires - du type : "Attendez, mais le problème, à mon avis, c'est que..." (par ex., "trop de visiteurs partent sans tableau", "viennent juste voir", "trouvent trop souvent porte close", "peinent à localiser le magasin", "ont du mal à comprendre le concept", "s'accrochent au modèle classique de magasin", etc.).

Laissez venir ces déversements de pragmatisme. Et notez-les. Demandez ensuite aux gens de retenir la ou les 2 ou 3 de ces questions qui ont - à leurs yeux - le plus de sens.

Alors chacun, sur un papillon différent, donne à chaque fois une note (de 1, neutre, à 5, excessivement sagace) à chacune des questions pragmatiques. Vous recueillez les papillons, les regroupez sur un mur par familles de questions et calculez la somme catalysée par chacune desdites familles. Vous retenez alors la ou les 2 meilleurs questions (appelons-les questions opérationnelles). Et là, vous éliminez toutes les autres, boudées par le collectif.

Vous reformulez les questions désignées comme pertinentes. Par exemple : "Comment faire que les visiteurs repartent avec davantage de tableaux sous le bras et que ça fasse à l'arrivée 2 000 € sûrs et 3 000 de plus, soit 5 000 € de CA mensuel ?" et puis "Comment faire pour que les visiteurs trouvent systématiquement une porte ouverte, avec quelqu'un qui les accueille derrière ?".

Rebelotte. Faites plancher l'équipe sur papillons, avec toutes les solutions possibles ("Expliquer le concept dans la presse", "Faire témoigner les accros, les prescripteurs", "Faire venir un grand artiste le 1er juin prochain", "Former les vendeurs", etc.).

Pour terminer, vous recueillez les papillons, les regroupez sur le mur par familles logiques (par ex. : "La pub-communication", "Le redéploiement stratégique ou changement de fusil d'épaule", "Vente", etc.) et faites un "scoring" (vote pondéré) des solutions retenues.

Puis un "retroplanning" des mesures.

La boutique dispose d'un plan pour s'en sortir.

Demandez dans quelle mesure elle adhère, vérifiez avec elle si elle dispose du budget pour mettre en oeuvre les (grosso modo) 20 % de mesures qui vont lui amener 80 % de satisfaction finale (qui est un mélange du CA idéal et de ce que la boutique doit et aime faire plus globalement). Ajustez au besoin.

Puis positionnez, entre aujourd'hui et la date finale du déroulement du plan (le terme), deux visites intermédiaires pour vérifier, ajuster, motiver pleinement (conduire un changement se fait grâce à David Gleicher et/ou - si le client est une entreprise énorme - Serge Moscovici [3]).

Restez disponible sur le mobile et par mèl.

Et restez alerte en général (visite discrète des concurrents, lecture de la presse spécialisée, attention flottante ou circonstanciée).
__

[1] Cf. [link]

[2] Cf. [link]

[3] [link]

[ La méthode des papillons, un truc de consultants - [link] ]  



Your Name:
Your URL: (or email)
Subject:       
Comment:
For verification, please type the word you see on the left:


Other articles tagged as ""
Mon 19 Jan 2009: Paris - 3e partie
Sat 23 Feb 2008: Cabinet portatif - 88e partie
Thu 12 Oct 2006: Atouts de l'intervenant - 5e partie
Tue 1 Aug 2006: Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 2e partie
Fri 29 Oct 2004: Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 1e partie


Other articles tagged as ""
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Mon 20 Mar 2006: Ma formation - 1e partie


Other articles tagged as ""
Sun 30 Mar 2008: Chimères quantiles
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Thu 23 Nov 2006: Crème de violette 5.0 - 51e partie
Mon 11 Sep 2006: Ceci n'est pas une formule de réseautage express - 37e partie
Mon 12 Jun 2006: Les huit vies de l'intervenant - 3e partie
Thu 27 Apr 2006: Mettez un cheval dans votre moteur - 26e partie
Thu 20 Apr 2006: Communiqué de presse et invitations
Mon 2 Jan 2006: L'année commence bien !
Mon 28 Nov 2005: Blog expert
Mon 3 Oct 2005: Sortir du conseil ? - 2e partie


Other articles tagged as ""
Wed 24 Jun 2009: Pour la playa - 1e partie
Fri 6 Jun 2008: Les trésors rient
Mon 17 Dec 2007: Pouvoir de nuisance
Fri 16 Nov 2007: Oui madame, l'organisation est une activité motivationnelle - 14e partie
Fri 21 Sep 2007: L'homme est un r(é)seau pensant
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Fri 7 Sep 2007: Management et organisation, kesako ?
Tue 24 Jul 2007: Talk talk, qui est là ?
Mon 5 Mar 2007: Team building - 2e partie
Mon 5 Feb 2007: Le temps c'est du talent - 9e partie


Other articles tagged as ""
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Tue 26 Sep 2006: Atouts de l'intervenant - 4e partie
Tue 29 Aug 2006: Crème de violette 4.0, les résas - 35e partie
Sat 8 Jul 2006: Soirées meet-up ou soirées meet-down ? - 8e partie
Mon 12 Jun 2006: Les huit vies de l'intervenant - 3e partie
Thu 30 Mar 2006: Yann Fernandez co-anime Crème de violette 3.0 - 21e partie


Other articles tagged as ""
Wed 3 Oct 2007: Profils - 14e partie
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Thu 31 May 2007: Coopération ou défection, c'est selon - 9e partie
Tue 13 Feb 2007: Contrôle et sensibilité - 3e partie
Thu 5 Oct 2006: La bistourette des prés - suite
Tue 18 Jul 2006: Le temps, c'est du piment - 2e partie
Sun 3 Oct 2004: Efficacité


Other articles tagged as ""
Mon 27 Jul 2009: La pluie
Wed 15 Jul 2009: Ghost in the shell - 19e partie
Mon 27 Apr 2009: Démotiva-singes
Mon 18 Aug 2008: GTD lite & scoring
Mon 4 Feb 2008: Tôt de réussite - 18e partie
Thu 29 Nov 2007: Productivité personnelle - 15e partie
Wed 3 Oct 2007: Profils - 14e partie
Wed 3 Oct 2007: Profils - 14e partie
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Tue 13 Feb 2007: Contrôle et sensibilité - 3e partie


Other articles tagged as ""
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Mon 11 Oct 2004: Da Vinci coude - 1e partie
Wed 29 Sep 2004: Une main de fer dans un Gantt de velours


Other articles tagged as ""
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Thu 25 Jan 2007: Les gens de marketing, c'est vous !
Thu 12 Oct 2006: Atouts de l'intervenant - 5e partie
Tue 26 Sep 2006: Atouts de l'intervenant - 4e partie
Sat 2 Sep 2006: Synergie - 3e partie
Tue 1 Aug 2006: Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 2e partie


Other articles tagged as ""
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Sat 2 Dec 2006: AbsaraTV bêta - 53e partie


Other articles tagged as ""
Thu 4 Dec 2008: Scorer, la voix enrouée
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Mon 30 Apr 2007: Le temps c'est du talent - 11e partie
Wed 14 Feb 2007: Repères économiques - 9e partie
Tue 13 Feb 2007: Contrôle et sensibilité - 3e partie
Thu 18 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 7e partie
Wed 17 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 6e partie
Fri 12 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 5e partie
Wed 17 May 2006: Bien faire les choses


Other articles tagged as ""
Wed 15 Jul 2009: Ghost in the shell - 19e partie
Fri 1 Feb 2008: Le temps, c'est du piment - 17e partie
Fri 16 Nov 2007: Oui madame, l'organisation est une activité motivationnelle - 14e partie
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Tue 13 Feb 2007: Contrôle et sensibilité - 3e partie
Thu 18 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 7e partie
Fri 12 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 5e partie
Thu 10 Mar 2005: Discours de la méthode - 1e partie


Other articles tagged as ""
Mon 12 Nov 2007: Oui madame, l'organisation est une activité stratégique - 13e partie
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Fri 7 Sep 2007: Management et organisation, kesako ?
Thu 18 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 7e partie


Other articles tagged as ""
Mon 18 Aug 2008: GTD lite & scoring
Sat 5 Apr 2008: Getting things... eaten
Mon 12 Nov 2007: Oui madame, l'organisation est une activité stratégique - 13e partie
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Mon 30 Apr 2007: Le temps c'est du talent - 11e partie
Tue 13 Feb 2007: Contrôle et sensibilité - 3e partie
Fri 12 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 5e partie


Other articles tagged as ""
Mon 22 Dec 2008: Choisir
Fri 14 Nov 2008: Cap - 2e partie
Fri 14 Nov 2008: Cap - 2e partie
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Fri 10 Nov 2006: Management de projet - 3e partie
Tue 22 Aug 2006: Grotte en stock
Thu 15 Jun 2006: Sans problème il n'y aurait pas de création
Sun 10 Apr 2005: Hercule, hyperactif alternatif - 1e partie
Sun 10 Apr 2005: Hercule, hyperactif alternatif - 1e partie


Other articles tagged as ""
Fri 14 Nov 2008: Cap - 2e partie
Wed 3 Oct 2007: Profils - 14e partie
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie
Fri 20 Oct 2006: Le temps, c'est du piment - 3e partie


Other articles tagged as ""
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie


Other articles tagged as ""
Fri 12 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 5e partie
Tue 22 Aug 2006: Grotte en stock
Sun 10 Apr 2005: Hercule, hyperactif alternatif - 1e partie


Other articles tagged as ""
Mon 10 Sep 2007: Concours de la rentrée - 12e partie



Other articles tagged as ""
Thu 4 Dec 2008: Scorer, la voix enrouée
Fri 29 Aug 2008: Management de projet - 4e partie
Mon 18 Aug 2008: GTD lite & scoring
Mon 12 Nov 2007: Oui madame, l'organisation est une activité stratégique - 13e partie
Fri 7 Sep 2007: Management et organisation, kesako ?
Mon 30 Apr 2007: Le temps c'est du talent - 11e partie
Tue 13 Feb 2007: Contrôle et sensibilité - 3e partie
Thu 18 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 7e partie
Fri 12 Jan 2007: Le temps, c'est du piment - 5e partie
Sat 2 Dec 2006: AbsaraTV bêta - 53e partie


Other articles in
Tue 29 Dec 2009: Qualité ou café ? - 2e partie
Wed 15 Jul 2009: Ghost in the shell - 19e partie
Wed 1 Oct 2008: Management de projet - 4e partie
Fri 29 Aug 2008: Management de projet - 4e partie
Mon 18 Aug 2008: GTD lite & scoring
Sat 5 Apr 2008: Getting things... eaten
Fri 1 Feb 2008: Le temps, c'est du piment - 17e partie
Thu 31 Jan 2008: Amdec-au-nez complètement - 2e partie
Mon 14 Jan 2008: Tête en bas, une façon de conserver le Nord
Sun 6 Jan 2008: Tao, les Cités d'or


[< Back] [Blog Management & Organisation, depuis 2004] [PermaLink]?