[ Théma Mondragón ] Draguer le dragon [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]
Ah, l'entreprise ! Que de choses. Voyons voir : son image a une composante externe et une interne. À l'extérieur, l'entreprise a comme un capital, une côte d'utilité [*]. Il est évident que la structure qui ajoute une valeur au quotidien, à la vie du public, elle décroche un pompon. C'est pour ça qu'un mécène, un acteur social, un agent communautaire (intégrer les handicapés dans la ville) ou écologique, bref tout ce qui joue collectif a bonne presse. Beaucoup plus évidemment qu'une junte capitalistique aux abois. Les golden parachutes l'ont rappelé.
Dans l'entreprise, il y a aussi ce qui se fait dedans. Et le management vient nous parler de ça. Quand une entreprise fait l'impasse sur le recrutement, la formation continue, le climat socio-émotionnel, le qui-fait-quoi, le qui-fixe-les-seuils-et-pourquoi, la culture du mérite et de l'innovation, le profilage motivationnel, les récompenses et les arbitrages, évidemment quand elle escamote tout ça elle perd du glamour. Elle devient un rien-du-tout ou un stand de tir. Pire : une tanière à P'tit D, où règnent l'intrigue et la dispersion énergétique. Chacun crispe les poings.
Que faire alors ? Peut-être produire des choses pour la communauté, à l'extérieur. Tout ou partie. Et puis sûrement adapter une forme de philosophie façon Mondragón. Les gens sont formés, payés, récompensés, leur travail sert à tous.
D'ailleurs - et j'en termine -, le nombre de jours off à Mondragón depuis des décennies culmine... à zéro.
À reméditer d'ici la grande grève du 18.
Urrf.
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[*] C'est cet engagement dans le vivre-ensemble que les concitoyens (et consommateurs) apprécient tant. Et rêvent de voir en permanence dans la fonction publique.
[ Ici, une attitude (dixit Christian Blachas) promise à la fortune | rendre service, y compris pour de l'argent, c'est une vraie valeur | un fond protestant (?), j'assume - évidemment ]
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