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Depuis bientôt quatre ans, ce blog parle de leadership situationnel. Beaucoup d'articles expliquent ça : c'est ici. En clair, le chef a du discernement. Il sait en outre adapter sa conduite et ses propos (objectifs, nécessairement chiffrés, félicitations, réprimandes) à la maturité du collaborateur (qui veut et peut plus ou moins bien les choses). Enfin, le manager encourage tout nouveau progrès (cf. renforcements positifs).
Très bien : le modèle est campé.
Pour autant, l'expérience montre que, dans les entreprises, l'échelon du management bien souvent donne une charge de responsabilités (qui plus est floues, faibles en récompenses voire dangereuses en cas d'échec) et tout de suite. Alerte, alerte. Les impératifs prévalent et tout se passe tous azimuts (ou - au contraire - de manière très normée), avec nécessité pour le nouvel entrant d'être à la fois sur la brèche et « autonome ». Constat : l'entreprise fait rentrer du monde seulement quand c'est aigu, quand elle est prise à la gorge. Résultat : des expériences marquantes pour tous, parfois de l'amertume, parfois des trouvailles. Souvent du gros risque. Et de la friction.
C'est pour ça que les entreprises demandent des profils déjà charpentés. (Ou alors vierges, c'est-à-dire maléables.)
Encore une fois c'est classique : signe des temps.
Que dire ? Premièrement, tout nouvel entrant, quoique déjà chevronné ailleurs, est débutant à son poste, puisque l'entreprise est pour lui nouvelle. Ensuite, son apprentissage des normes tacites et des valeurs réelles doit avoir lieu en vrai (ce qui s'est passé en entretien est souvent superficiel ou mécanique - des deux côtés). Suite à quoi une évaluation se produit. Pour terminer, les objectifs doivent être clairs, de même que les récompenses et les sanctions (rappels en cas d'erreurs, vraies sanctions en cas de fautes ; revoir Hervé Gougeon).
Ce que je veux dire ici, c'est que c'est du travail. Les entreprises font ce qu'elles peuvent. Certes doivent-elles consacrer une minute par jour et par personne (management-minute). Encore et surtout, elles recherchent des personnes capables d'y mettre du leur, d'apprendre vite. Des gens de bonne composition.
Je le comprends.
J'avoue que les périodes d'essai peuvent sembler courtes : bien se comprendre et bien s'entendre, ça prend du temps.
Et pendant ce temps, la concurrence avance.
Je vous souhaite d'excellents moments avec vos proches, be seeing you. À janvier, très chers amis.
God bless...
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