[ < théma Argent | catégorie Coaching | archivage automatique du billet sur l'innovation qui soit découle d'un travail d'ingénierie de la concurrence (stratégie de l'offre), soit d'un retroussement, d'une incorporation dès le départ des attentes du client, que l'on associe tout au long à la démarche du Voilà ce que je veux, pour ça j'achète, pour ça je paie, démarche de service continu, en prise live avec les goûts du client, en amélioration tendue, continue, vive | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | part. 2/3 > ]
Merci, d'abord. C'est ce qu'on dit quand on est poli. C'est, encore et surtout, ce que je veux dire aux 800 personnes [1] qui lisent ce blog ces jours-ci. Ces jours-ci où les billets sont rares [2]. Votre fidélité est un cadeau : chaleureusement merci. Et félicitations.
C'est d'argent qu'on parle aujourd'hui. Vous venez ?
Ah, l'argent. Motif de réjouissance ou matière à soucis, selon qu'il rutile ou brille par son absence. Connaissez-vous votre seuil de charges à dépasser ? Moi, j'en ai 3, très simples à mémoriser. Le minimum qui paie mes crédits et factures. Le mouais qui permet de renouveler mes cravates, mes costumes, de m'acheter quelques bouquins et CD, de financer quelques restaurants. Le waouh qui autorise des départs familiaux en vacances - à l'étranger -, d'investir un peu et de provisionner les études de ma progéniture.
Trois seuils. Très généraux, à la centaine d'euros près. Comme dit à ma compagne, c'est alors comme ça que je peux ressentir l'argent. De grandes masses : des nécessités à dépasser. Des objectifs ? Oui. Objectifs simples, fondés, réalistes. Faciles à ressentir (mémoriser).
C'est important car c'est un cap. Trois vitesses, quoi. De ça découle tout. Je dis bien tout.
Alors je veux vous citer trois hommes, fort différents. Le premier, c'est Jodorowsky, que vous connaissez. Il nous dit deux choses. Le second ? Le Tremendous, ami et mentor du grand Ken Blanchard, gourou du management. Le dernier enfin, c'est un anonyme. C'est le musicien d'un musicien. C'est le collègue de mon pote Olivier.
Right ?
Jodo est un être à part. C'est un maître : inspirateur, thérapeute, artiste précurseur. Jodo est pff... Jodo est une espèce d'oriental-occidental [3], gorgé d'Animus, d'Anima, de courage, de jeunesse et d'entrain.
Il relate deux choses quant à l'argent. Une séance de psychomagie, indique-t-il, l'amène à faire une prescription sur ça. Que celui qui manque de finances retire une quantité de petites pièces (à bon marché), qu'il se saisisse de cette menue monnaie, qu'il la jette. De manière ostensible. Comme ça. Ça dégrippe un mécanisme : l'inconscient repart, se met en mouvement, active à nouveau la chaîne dépenser-gagner. Eh oui. Ce cerveau qui dépense s'affûte en direct, se met en recherche d'argent : une pompe à eau s'ébroue, la dynamique circulatoire (qui est comme un archétype [4], comme un ancrage nerveux, anthropologique), bref la logique s'auto-alimente. Comme un manque à combler, de fait. Et ça revient.
Il y a aussi son autre histoire. Il parle là d'une sorcière [5], thérapeute traditionnelle d'Amérique Latine [6]. Cette femme, à quelqu'un qui peine à gagner sa vie, conseille de rester alité (!). Avec un pot d'urine placé sous le lit. Jodo indique à quel point l'urine, de jour en jour, se met à puer. Le patient, d'instinct se lève et quitte sa couche, au bout de quelques temps, et spontanément se met en recherche d'argent. Foin de psychanalyse [7], explique Jodo. C'est juste que le gars sort de son urine (qui commence à sentir) et devient un homme : compétent, capable, ancré dans la réalité.
L'argent, c'est la réalité.
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[1] Personnes et moteurs de recherche, en connexion directe, hors agrégations RSS.
[2] Quand ils sont fréquents, le trafic habituel se stabilise à 1 400 connexions directes.
[3] Oriental ? Jodorowsky est l'élève du maître zen Ejo Takata (1928-).
[4] Au sens de Gilbert Durand. Au sens également de Georges Romey, digne successeur de Durand, de Jean Piaget (côté francophones), d'Arthur Janov, de Carl Gustav Jung, pour les internationaux.
[5] Pachita. Cette femme s'appuie sur l'inconscient, sur la façon - culturellement opportune - de saisir l'inconscient, de l'impressionner (à l'instar de la lumière sur un film-photo). En clair de le stimuler dans sa dynamique, dans ses ressorts innés (pulsions de vie) ou acquis (programmes intimes et personnels).
[6] Jodo est né au Chili (1929). En outre, il connaît bien le Mexique.
[7] Ce ballet des sphincters rappelle combien donner-engranger touche à l'intime. À l'organique.
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