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Les dents de scie. Théma charpentes et coupures de bois ? Que nenni. Je parle ici d'argent, ou plutôt de trésorerie, cet ensemble de mouvements tracés. Cet historique des rentrées, des sorties, des soldes (par conséquent). L'argent fluctue. Oui. L'activité d'un consultant aussi. Et de toute façon c'est lié : seuils d'activité, rentrées, sorties, tréso... C'est à l'année que s'harmonisent les niveaux de revenus, pour nous. Beaucoup de cahots, bien sûr. Beaucoup d'incompréhensions avec le banquier [*], individu cher, égocentré, cyclotimique et compliqué, limité par une imagination culturellement bridée. Solution à ça ! Allelouia. Solution complète, la mienne. On y va ?
Let's go : quel est votre solde, à la banque ? Le mien se porte bien. Qu'est-ce à dire ? Arrogance ? Bling-bling ? Tout l'inverse : je veux ici parler de gestion. Un système simple, instantané, bon marché, pour passer vos mouvements financiers dans le vert. Ça marche pour une majorité d'indépendants.
Ma solution ? La carte à débit différé. La mienne est une Mastercard, estampillée compagnie personnelle de bancassurance. (Certaines font ça maintenant.) Ce système touche-t-il les consultants ? Évidemment.
Pour seulement quelques euros par mois, vous :
1. disposez de cette carte de paiement, connectée au compte que vous voulez ;
2. réglez tous vos frais facilement et récupérez, en fin d'année, un intéressement sur le montant total des dépenses (souvent, 1 % ; cadeau de 150 ou 200 € en perspective) ;
3. disposez d'une réserve automatique (revolving instantané si vous crevez votre plafond habituel de dépenses, sur un mois donné - ex. : déplacement de dernière minute à l'étranger) ;
4. convenez facilement d'une date à laquelle s'opère le débit complet pour le mois (si c'est mettons le 18 de chaque mois, cela veut dire que la plupart de ce que les gens vous doivent est déjà sur votre compte - solde effectivement positif) ;
5. rendez la nature de vos dépenses complètement opaque pour votre banquier (il voit seulement un débit global, un package, une fois par mois) ;
6. exhibez une carte jolie, souvent lookée.
Le coût ? Je vous l'ai dit : quelques euros par mois. Pour beaucoup de tranquilité.
Ajoutez à cela un abonnement télématique via SMS (position du compte au quotidien, claire et précise) : vous avez tout.
What else?
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[*] Ce que je veux dire, c'est que le banquier est un interlocuteur intéressant pour les crédits à contracter. Je dis pleinement oui. Et même chapeau. Et là où son champ s'essouffle, c'est pour le quotidien. Le stress qu'il subit (concurrence effrenée, salaire collé au sol, management à l'e-mail ou à la truelle) l'oblige à vérouiller les yeux sur les tableaux de bord, sur leur harmonie, sur leur prévisibilité lisse et rassurante (cf. clarté cognitive). Ce qui s'oppose fondamentalement aux cycles d'un consultant, tout de rentrées, tout de sorties fait. Le consultant est une personne des grands dépassements, des grands mouvements (facturer rapporte beaucoup, se ramasser la tête deux mois d'affilée coûte autant). Culturellement, tout oppose leurs façons de voir. Pour autant, des synergies sont possibles : tout est affaire d'ouverture et de w-w bien senti.
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