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Eut-veuch'. C'est, façon phonétique, le nom de la rue (utca) où je dors ces 12 prochains jours. Chez qui ? Chez Nico, copain de promo (pff, années 90), retrouvé... à la télé d'abord, à une heure française de grande écoute (Mais... c'est Nico, là ?!?). Puis sur place. Et chez lui, à Budapest. Centre ville, sixième arrondissement. Ouah. - Tu viens quand ? m'a-t-il demandé il y a plusieurs semaines. - Je finis ça (ça : mission à Toulouse) et je viens. - Oui viens !
J'y suis depuis hier. Grande. Grande est la ville. Étendue. Le climat ? Beau, ciel bleu, soleil lourd et réjouissant. La langue ? Difficile. Les mentalités ? Nico m'en parle : il y a tout un apprentissage à fournir (comme pour la langue).
Hier, arrivée j'ai dit. Puis, direct - en sortie d'avions - le A38. Cet ancien bateau tanker, à quai, refait (excellente acoustique), accueillait - tenez-vous - Mike Patton. Quartet Zu. Pff, massif. Et quelle intensité !
Ok.
Qu'est-ce qui m'amène en Hongrie ? Le souffle et le vent de la vie. L'air. La vie elle-même. L'envie. Le travail. Les choses à faire.
Être et faire, c'est pareil.
Au juste, qu'est-ce qui m'attend ? Tout.
Tout. Tout puisque tout est ouvert. Et moi aussi : je m'attends quelque part. J'ai rendez-vous avec moi-même. Là où je m'étais laissé. À la source de mes désirs. De mon énergie. Du centre spontané de mes choses.
C'est parti : je vous dirai.
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