[ < 1e partie | catégorie Divers | archivage automatique du billet-synthèse sur la façon de motiver ses troupes | interagisez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 3e partie > ]
Mo-o-dior avec un r roulé. C'est le nom des Huns. C'est le nom véritable puisque c'est celui que les Hongrois (cf. Huns) emploient pour eux-mêmes. Attila, pour rappel, c'est le Ve siècle.
La langue ? Rude. Rude et jolie. Nous sommes au pays où la musique et l'opéra et les airs populaires innervent le ressenti, la culture, l'imaginaire (fantázia). La grammaire forme un ensemble isolé, secret, fermé. Seulement flanqué (et encore de loin) des vocables estonien et finnois : vous voyez le topo.
Budapest est un mélange d'Art nouveau, de ghettos anciens, de Blade Runner baroque et spacieux, de façades lépreuses et grises et touchantes façon 1956, insurrection populaire où les balles ont percé les façades.
Tchiiii.
Deux millions, enfin. C'est, intra muros, le nombre d'âmes qui cheminent, triment au travail, font voir la chair (belle et bronzée), ruminent dans les bars à vin ou jouissent du néocapitalisme ambiant.
Tout ça pour une surface qui contient cinq fois Paris.
Tout ça pour un pays-métropole qui se cherche. Et qui pleure un blues mystique et fier. Ethnique, historique et Gitan. Pays-boussole alors qu'il s'est longtemps trouvé, alors qu'il s'est toujours trouvé, alors qu'il a toujours intégré son fleuve-cicatrice, son séparateur-agrégateur, sa frontière interne. Sa membrane. Son Danube. Son code génétique.
Les trois villes en molécule, en fusion, en extension et renforcements réciproques ont fait cette capitale. Pest, Buda et Óbuda : Budapest, c'est une mosaïque énergétique.
Un système bancal et pourtant fort.
Travailler ici, c'est manger du gris, du doré, de la culture et de l'âme. Plusieurs mondes se chevauchent : un fracas. Qui, je le rappelle, est tout autant musique (et harmonie) que le tonnerre. Ou le cours de l'eau.
Eau noire et cuivrée. Mmh, solaire.
Je me suis, hier, baigné dans les bains publics. Urbains. Chauds. Anciens.
Ils lavent.
__
[ Contraste. Le mot-clé de Nico pour Budapest | forint, pff : monnaie compliquée - parité ]
|
|