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Au départ des sciences humaines, la théologie
Un chewing gum. Mouais. Voilà ce que me semble être la blogosphère des consultants. Pile en ce moment. Truc mâché mou, qui a perdu son goût. (Bon sang, bloguer, c'est vivre.)
Pff.
Et puis tellement limité, tout ça : vous devez être joli, volontaire et en bonne santé. Mais si c'est pour conseiller ça, analyser ça, livrer ça, quel intérêt (si ce n'est la recherche de légèreté, rafraîchissante) de faire des billets pros ?
Je m'ennuie...
Non pas dans ce que je fais (je ne risque pas). Mais dans ce que je lis, sur la Toile.
Tenez, à de rares exceptions (merci Traverson, merci Piaza), peu de consultants creusent les options personnelles : les besoins psychologiques, le style (ethos), la façon d'être. Peu se penchent sur la conscience, l'extension des choix, le bonheur.
Peu d'ailleurs parlent d'eux-mêmes, de ce qu'ils aiment. En vrai.
Alors je mets le curseur en arrière et rembobine un peu. Il y a plusieurs années, l'excellent et dynamique Reda Benkirane (sociologue érudit, multisectoriel au possible, auteur du passionnant La Complexité, vertiges et promesses) me proposait de former une équipe sur le fécond lien entre management (art de mobiliser des hommes pour produire un résultat) et complexité (considération continue, en sciences et dans la vie de tous les jours, qu'un tissu, qu'un système, qu'une interconnexion communicante - volontaire ou non - nous relie jour et nuit). Tout ça, sous l'angle pragmatique du travail [*].
Quelle belle idée. Quel beau domaine, en plus.
Cette complexité, c'est une histoire éternelle. Éternelle comme le sont les choses qui parlent des liens. Vous savez ? Les relations. Et leur puissant aboutissement (et même origine) : l'amour. L'amour qui génère, mêle et rend possible.
Ouais.
Tout ça pour quoi ?
Pour dire que je traque (avide) la théologie en ligne. Oui. Je veux du XXIe siècle et de l'éternité : du dingue et stable. Du vivant, du complexe.
Qui dit, dans les blogs, qu'un concept comme la Trinité chrétienne relève de la complexité ? que c'est moderne ? que ça ouvre les portes pour comprendre beaucoup de choses ? pour réussir ? choisir ? avoir du succès ?
Qui dit que l'interprétation de ce qu'il y a de plus haut se fait en connexion avec ce qui se voit tous les jours ? et que ça marche ? et que ça fait sens ? et que c'est isomorphique de la vie ? du mouvement ? de la construction des choses ?
Regardons. Il y a une unité (Dieu). Il y a l'Incarnation : que ce soit en partie (par la paternité, comme un enfant reprend en lui le matériel de ses parents) ou en totalité (il se met en entier dedans), Dieu s'incarne. (Il y a le Saint Esprit aussi, qui préside à la Création du monde, etc.) Prenons donc Jésus, l'Incarnation. La complexité, et son idée par exemple de logique d'hologrammes (regardez), en clair le modèle complexe expose ça très bien.
Un fragment reflète une totalité. Mieux : elle l'incarne, elle l'est. Elle l'est comme un microcosme reprend le macrocosme qui la forme au départ.
La Trinité, icône d'Andreï Roublev (XVe s.)
Une reprise, une parenté. Que ce soit en totalité complète (copié-collé) ou bien en partie (essence, nature intime, investissement de la force), tout ça importe peu. Puisque qu'une partie condense le tout : c'est qualitatif. C'est architectural. C'est naturel. C'est amoureux.
Examiner un homme peut donc conduire à voir Dieu (qui fait les gens à son image). Mais il y a la barrière : le péché, l'erreur (manquer la cible, dit l'étymologie). C'est donc tout flou. En Jésus, c'est net à l'inverse : le Tout (Dieu) se voit très bien.
Tout ça pour quoi, je disais ?
Pour parler. Et puis, en même temps que ces lignes me permettent de répondre à mon ami Traverson, je vous renvoie la balle. Et vous souhaite de très bonnes fêtes, par anticipation.
Prenez soin de vous.
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[*] Travail : rapport de force qui produit des choses. Des plus.
[ La Trinité, kesako ? ]
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