Blog Management & Organisation, depuis 2004

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Billets de Lionel,

conseiller personnel
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depuis 10 ans
(strategie,
productivite,
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Le propos du blog :

libre et direct,
si possible en mode oral,
tres souvent sur la vie
et ce qui la rend
delicieusement saillante,
souvent aussi
sur les modeles
et outils d'efficience
(interessants, concrets)

A signaler :

beaucoup de themas
sur la performance
personnelle et collective,
beaucoup de liens


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 Sun Tzu ! - 2e partieTue 9 Oct 2007
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[ < 1e partie ] [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]

Billet sous (c) exclusif - Je le dédie à Charles

Jour pour jour, il y a trois ans, vous et moi parlions de Sun Tzu et je vous indiquais une façon de consulter gratuitement ce génie tactique [1].

C'est une longue discussion avec Charles qui m'amène aujourd'hui à vous parler de guerre. Mais quelles étaient et quelles sont donc les qualités des meneurs de troupes pour que leurs collègues les suivent où ça crépite ? sur le front, vous imaginez ?

C'est évidemment contraire aux pulsions de vie (conservation) les plus élémentaires.

Il faut alors, de mon point de vue, des généraux :

1. exemplaires (Napoléon partageait la condition de ses grognards - cf. certaines entreprises où le dirigeant gagne seulement 8 fois la paye d'un ouvrier),

2. braves et entrainants (un légionnaire m'expliquait que son grade le forçait à partir directement au feu... en premier - c'est le sens même de l'engagement, de l'exigence),

3. reconnaissants des mérites (Alexandre le Grand gradait toute personne vaillante, quelle que soit son origine sociale - c'est le contraire du racisme, de la complaisance ou du piston),

4. pédagogues et clairs (un soldat qui sait pourquoi il se bat et l'étape qu'il y a juste après décuple ainsi sa résistance et ses forces),

5. prévoyants et souples (équilibrés), à l'écoute du projet et à l'écoute du terrain (un axe de pénétration, c'est bien, un plan B ou C, selon la circonstance, c'est vital, faire preuve d'instinct et d'audace éclairée c'est encore mieux),

6. dotés d'une vision politique, d'un « Comment je vois les choses sitôt la paix acquise » (en ça, les communistes de Stalingrad sont à copier).

Be seeing you.
__

[1] N'a d'équivalent, versant politique (stratégique), qu'en Machiavel (1469-1527). D'ailleurs, la stratégie c'est pourquoi (au nom de quoi) et comment conquérir, administrer et conserver le pouvoir en général, compte tenu des rapports de force en jeu. La stratégie correspond en outre à une vision. Tandis que la tactique c'est comment gagner les batailles, jour après jour, en fonction des victoires et des retournements de situation (reporting et adaptabilité de rigueur).

[2] Notre propos portait sur la typologie (excessivement féconde) des mavericks, électrons libres et précurseurs de tout poil. Le concept est plus qu'en vogue aux États-Unis. Surtout dans le milieu chrétien (entreprises, églises, amicales), fabrique à management - encore et toujours.


 Ethique - 12e partieFri 5 Oct 2007
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[ < 11e partie ] [ Catégorie Economie-Sc. sociales | permalien | commentaires | 13e partie > ]

Comme l'affirme sur France culture le sociologue John Elster (podcast), la norme, le « il faut » forgé au contact des groupes, trouve trois expressions distinctes :

1. la norme sociale, réplique du comportement que vous percevez et copiez (plus ou moins consciemment) d'un groupe - cf. René Girard ;

2. la norme semi-morale, active sitôt qu'un regard externe vous appréhende ;

3. la norme morale, issue de vos réflexion et sensibilité propres.

[ Normes et valeurs ]


 Profils - 14e partieWed 3 Oct 2007
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[ < 13e partie ] [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires | 15e partie > ]


Exceptionnellement cet article est (c) - Merci


Alors qu'entre en archives la contribution sur les différences au travail entre générations baby-boom, X et Y, je vous propose de vous replonger dans cette histoire de profils : il y a un panorama des typologies humaines, vous vous souvenez ?

Certes, pour délivrer un sens, la complexité humaine demande bien plus (surtout, bien mieux) que des grilles de profilage. C'est en partie ce qu'illustre le proverbe zen « Quiconque chasse n'a pas besoin de filets ». Être en phase étroite avec les choses et les gens, être « en direct » rend caduque et terne toute idée préconçue, tout théorème.

C'est vrai.

Pour autant, définir et utiliser des typologies comporte un intérêt : celui de scénariser les convergences entre personnes [1], parallèlement aux clashes prévisibles. Envisager ça, à plus ou moins vingt pourcents, c'est précieux. Peu de dirigeants le font alors que le même raisonnement trouve pleine faveur eu égard aux machines ou aux processus [2]. Je le répète : une activité économique est une histoire de séduction, d'affinités, de confiance, de rapports de force et de territoires, d'attribution des fortunes et des revers. Le fait humain, éminemment dynamique, détermine tout. Ou presque.

Je vous emmène aujourd'hui aux Pays-Bas [3], à Breda. Le cabinet Talent8-Online Talent Manager nous y présente son Octogramme (octo : huit ; gramme : dessin). Il s'agit d'une toile d'araignée à huit côtés. Je vous la décris par étapes.

1. Robert E. Quinn et John Rohrbaugh (1983), certainement influencés par Carl Jung [4], déterminent deux axes par paires, dessinant quatre quadrants :



2. Quinn finit par les expliciter : Flexibilité et Centration interne (internalité) concernent le vivre-ensemble ainsi que sa vie propre et ses règles [5] ; Flexibilité et Facteur externe renvoient à l'innovation, à l'extraversion et à la création de richesses communes ; Contrôle et internalité fondent la hiérarchie, la structuration et les forces de maintien (homéostasie, conservation) ; Contrôle et externalité font bon ménage quant au pragmatisme, à l'efficience [6], au management par objectifs.

C'est là :



3. En 1988, Quinn subdivise le modèle (Beyond Rational Management). Que dire ? Pour lui, le manager se doit d'embrasser chacune des nouvelles facettes possibles : le Facilitateur favorise le travail en équipe, donne de la cohésion à l'ensemble et régule les frictions internes [7], le Mentor est disponible, chaleureux, profond, ouvert, il comprend les gens et leur fait du bien, l'Innovateur est dynamique et porteur de changement, il sait repérer ce qui amène de la nouveauté, du dépassement, du lateral thinking, le Promoteur (littérallement sponsor) est astucieux, persuasif, vendeur, c'est une personne de pouvoir, de poids, de représentation, particulièrement à l'extérieur, l'Homme de production est technique, focalisé(e) sur les objectifs, les résultats, le travail effectué au fil du temps, le Directeur est celui qui définit le qui-fait-quoi et encourage les passages de cap, les Coordinateur et Moniteur - enfin - font la logistique, l'administration, le suivi des processus, la conformation.



4. En 1999, les consultants André Tjoa et Bert Goos condensent le modèle autour de ce qu'ils estiment [8] être ses traits saillants.

Faisons une pause.

Et reprenons :

Les Pionniers portent en eux la créativité (et ils en ont besoin), les ferments du renouvellement, les intuitions, l'innovation. Les Hommes de réseau créent en permanence des contacts et les animent, ils aiment convaincre, persuader, vendre. Les Accomplisseurs recherchent le résultat et la reconnaissance personnelle à travers notamment le marché visé, le client à satisfaire. Ils ont un côté persévérant, impliqué, dévoué. Les Stratèges ? Ils fabriquent une vision à long terme, avec les étapes et les objectifs correspondants. Ils modélisent la route à prendre, quitte à déléguer, à distribuer le travail. Les Fixateurs adorent structurer, trier, donner du sens, de l'assise et de la logique interne aux systèmes. Ils sont capables d'aller dans l'analyse et le détail. Les Analystes, maintenant. Leur tempérament les conduit à résoudre les problèmes, à proposer les percées possibles. Ils sont rationnels, factuels. Les Animateurs (ou membres) de l'équipe se soucient du confort socio-émotionnel, de l'ambiance, de l'harmonie groupale. Ils cherchent à aplanir les choses, à apaiser les conflits. Il y a, pour terminer, les Aides, qui prennent le temps nécessaire pour réconforter, comprendre et encourager les individus.

Résumé optique :



Intéressant. Je me dis simplement que Georges Romey, ancien consultant en ressources humaines et en organisation (et père du Rêve éveillé libre) a bien senti les choses. Tellement bien que sa pratique du fait humain, et depuis des décennies, intègre un axe Capacités de structuration-Mouvements de la sensibilité, croisé avec celui du Besoin de maintien des choses-Nécessaire pulsion d'évolution. Tout était là, déjà, en substance.

Preuve que tous sont d'accord. (N'est-ce pas ?) Ou que tout se recycle. C'est selon.

Anyway... Votre panorama intègre désormais le travail d'André Tjoa et Bert Goos - Excellent week-end !

__


[1] Aller ensemble dans une même direction, c'est faciliter les échanges et enrichissements énergétiques mutuels, c'est tresser une corde à plusieurs brins. C'est faciliter la synergie, cet épanchement collectif qui fait accéder à un degré supérieur de conscience ou de pratique. Cf. métamorphose, changement de degré 2. Voir aussi tout ce qui a trait à la dynamique de groupe (Kurt Lewin, Taibi Kahler) et à la cartographie - Jacob Levy Moreno - des échanges dynamiques : qui fait quoi et quand. Et sur quoi ça débouche. C'est le sociogramme, à mes yeux inégalé. Ah, et pour savoir comment naissent, vivent et meurent les systèmes, voyez l'inclassable et vivifiant Maximilian Sandor.

[2] Un processus, c'est un moment donné de l'activité (il y en a de très généraux : expédier une lettre ; et de très précis : coller un timbre de valeur A pour un poids de colis A'). C'est comme un segment plus ou mois récurrent, comportant un début, un milieu et une fin. Idéalement ce processus tombe sous la coupe d'un pilote, un humain qui en est responsable (Antoine colle le timbre). Que dire ? Si on pousse le bouchon plus loin, le processus prolonge une réflexion 3QO2CP : on sait exactement qui y fait quoi, comment, combien et parfois pourquoi. En conclusion : le processus est un qui-fait-quoi,-etc., avec son responsable, capable de le décrire et de veiller à sa bonne marche (il est son spécialiste, son pilote), tout ça dans un timing précis et une fréquence scénaristique donnée. Les processus s'enchaînent comme des perles sur un collier. En amont, plusieurs processus (activités logiques) peuvent engendrer un seul ou plusieurs processus-aval. C'est une arborescence, qui se lit de gauche à droite, telle une frise.

[3] Décidément !

[4] Bien sûr : orientations interne et externe rappellent l'introversion et l'extraversion. Flexibilité et Contrôle sont des redites d'Anima et Animus. On ne compte plus le nombre de psychologues qui ont recyclé des idées du maître suisse pour tirer gros gain de ses intuitions géniales.

[5] Cette identification du vivre-ensemble, du socius, il faut la replacer dans le sillon de travaux plus anciens, comme ceux du grand Kurt Lewin, puis - dans l'ordre chronologique - de la catégorisation systématique de Robert Blake et Jane Mouton, pour aboutir à la conception dite situationnelle (et beaucoup plus pragmatique) de Paul Hersey et Kenneth Blanchard. Regardez la filiation : ici et là.

[6] L'efficience, c'est certes parvenir aux objectifs, mais avec un minimum de moyens. C'est être encore meilleur que celui qui est efficace : fidèle aux objectifs. L'efficience, économe et performante, recherche constamment les 20/80. Elle exige qu'un dépassement de soi favorise la paresse intelligente, l'excellence avec un minimum d'efforts. Là où l'efficacité est scrupuleuse, l'efficience est sélective et pragmatique. C'est peu ou prou le vieux clivage entre esprit de géométrie et esprit de finesse (Blaise Pascal, Les Pensées).

[7] Sûrement quelqu'un qui sait identifier, canaliser et/ou recadrer les leaders spontanés. Bref s'affirmer en chef, en gardien de la concorde et de l'ethos (le bon comportement).

[8] D'un point de vue scientifique, acter des études portant sur seulement 300 personnes confine à l'imprudence. Mathématique oblige, l'échantillon doit au moins comporter 1 000 sujets (cf. modèle de Taibi Kahler).

[ L'Octogramme, biscornu cousin de l'Ennéagramme ? | Octogramme, le blog ]  Read More


 Eustress et distress - 3e partieTue 2 Oct 2007
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[ < 2e partie ] [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]

Allez savoir : 'tchi de managers ont de l'humour, du naturel, de l'humilité. Faute à la civilisation techno-scientifique ? au perfectionnisme ? au stress ?

L'humour, c'est une denrée rare : je compte sur les doigts d'une main le nombre de cadres capables de prendre du champ et de dérider leurs collègues. Sachant que la plaisanterie (la vraie) valorise, s'adresse au second degré, bref à l'intelligence ou à l'ingénuité de l'autre. Elle interroge la Persona. Et si elle vexe ? C'est que la galéjade est maladroite ou mesquine (cf. jeux psychologiques).

Le naturel, à présent. Il suffit de voir les laborieuses présentations Powerpoint de la faune en col blanc pour s'apercevoir qu'il y a du petit garçon ou de la petite fille mal mûri(e) en face de soi. Le fais effort, bête noire d'Eric Berne et de Taibi Kahler, fait des ravages : la jargon masque les idées-forces, la profusion d'éléments déroute et l'embarras désarçonne. Je me souviens d'un événement au cours duquel, à la fin d'une présentation intellectualisante (peu convaincante), un Anglais (il faut envier ce pragmatisme) avait demandé au présentateur : Mais, au juste, que faites-vous dans la vie ? C'était LA question. Ce type avait raison : trois phrases bien senties, libres, ouvertes, précises et fondées sur la réalité auraient amplement suffi.

Il suffit, d'ailleurs, de se faire décoiffer une ou deux fois par un orateur américain pour constater que le présentateur « gendre idéal » n'est guère qu'un pousse-au-somme. À l'opposé, deux écoles de la présentation essentielle, charnelle et percutante sont à saluer : la prédication anglosaxonne protestante (Martin Luther King et tant d'autres) et la PNL, avec ses prédicats, tendance à présent familière dans nos pays.

Le pardon, pour finir. Cette fois-ci, c'est sur le bout de la lunule de l'ongle d'un pachyderme amputé que je compte les managers capables de se rabibocher. Tout se voit : des managers autistes (J'ai du travail), des managers orgueilleux (Ce qui est dit est dit !), des techniciens (Cette personne n'a qu'à rationaliser ma remarque), des maladroits (Je vous présente mes excuses pour cette phrase que vous avez si mal interprétée).

Et puis, il y a ceux qui empruntent au P'tit D : Compte tenu de votre extrême sensibilité, je veillerai à l'avenir à vous mettre davantage en situation de confort. Là, c'est la palme : la personne dévalorise et infantilise un ressenti peut-être dilaté mais en tout cas bien réel. Elle a suivi un semblant de formation en communication interpersonnelle et elle se sert d'un vernis d'empathie pour jargonner, rabaisser, heurter une blessure encore fraiche.

Il faut être terre-à-terre. Si l'on est de mauvaise humeur, ça arrive. Et c'est la vie. Nul besoin d'être naturel, sympa ou dans la démarche de récupérer une relation. Il faut juste du discernement, un peu de temps. Et une capacité à poser les valises. Là, l'humour, le je-suis-moi-même-et-vais-à-l'essentiel-exactement-comme-n'importe-qui et l'empathie réelle commencent à être possibles.

S'il y a stress (distress, dirait Kahler), il faut laisser tomber. S'il y a le sentiment de devoir en faire des kilomètres pour passer un test - aux yeux de la direction générale -, c'est loupé. S'il y a la peur de perdre sa place ou de flamber une promotion, pareil. S'il y a, par contre, un intérêt trop léger pour le pragmatisme et la sincérité des relations, il y a peut-être un problème de casting.

Le manager, en effet, est dans l'action, la recherche de résultats, la relation aux autres.

Ce qui est probablement la même chose...

[ Une excellente représentante de la communication, de l'écoute et du respect de son propre style : LeeAundra Temescu [En] | et puis, plus proche de nous, le travail de Flemming | ce que Christian Blachas pense de la proximité, de l'humilité, de l'humanisme ]  Read More


 Absara café - 74e partieMon 1 Oct 2007
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[ < 73 e partie | catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] Absara café [ 75e partie > ]

Un café et c'est reparti, aujourd'hui même, à Absara café, la pause-café mensuelle entre entreprises en centre ville. C'était au (superbe) salon-librairie Terra Nova.

Entreprises et professionnels présents ? Eparco, Frédy Ficarra, Gain de temps, MI5, Éditions Milan, Thesaurus. Nous avons spontanément parlé du small business act à la française, du marché des compagnies aériennes et des collectivités territoriales, de l'achat Vs la vente.

Prochain rendez-vous : le premier lundi de novembre, tout de suite après déjeuner. À suivre sur le Twitter d'Absara.



[ Absara café est une manifestation en prise avec le réseau international des OpenCoffee Clubs ]


 Vivre livre ou mourir - 2e partieMon 1 Oct 2007
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[ < 1e partie | catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires | 3e partie > ]

Piquant mais drôle : « Le vendeur moyen ne lit pas même un livre à l'année. C'est pour ça qu'il le reste. »

Anonyme, cité par Charlie T. Jones (Books are tremendous), éditeur, gourou du management, plus grand collectionneur anglophone de livres d'organisation


 Vous et les réseaux - 14e partieSun 30 Sep 2007
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[ < 13e partie ] [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] Vous et les réseaux [ 15e partie > ]

Où l'on apprend que c'est le numéro atomique du molybdène, le nombre de km d'un marathon ou encore la quantité de muscles impliqués dans le froncement de sourcils.

42 (c'est bien ça), c'est aussi le nombre d'événements économiques proposés par quelque 115 réseaux toulousains (!) pour le seul mois d'octobre. Soit presque 2 par jour ouvré.

Est-ce que l'offre dépasse la demande de rencontres ?

Une chose est sûre : on n'attrape pas une mouche avec du vinaigre. Il faut générer de la qualité (endroits, restauration, profils présents, valeur ajoutée intellectuelle, opérationnalité de ce qui s'y dit, rythme d'ensemble).

D'ici 2008, les organisateurs devront sûrement caractériser leurs offres, affiner les choses, cibler davantage (écrémer ?) et - encore et surtout - renouveler la donne : régénérer les formats classiques. Pour continuer à toucher du monde, tout réseau doit bien se figurer ça.

Parlons masse critique à présent. Il s'agit - en parallèle - de trouver le meilleur moment pour positionner des offres, le créneau qui recueille des professionnels vraiment disponibles pour venir. Absara propose depuis février dernier d'alimenter le calendrier toulousain commun, croisant toutes les dates sur quelque 16 semaines et capable, dans la foulée, de matérialiser les futurs créneaux disponibles. Chaque jour ouvré, 60 professionnels le mettent à profit (cadres, dirigeants, organisateurs de rencontres). C'est un moyen concret de savoir quand faire venir du monde.

Une métaphore, pour terminer ? Vous êtes organisateur et cherchez une place pour vous garer en ville, alors que tout est saturé : une application vous la dégote et vous vous garez tranquillement.

La bonne place, au bon endroit, au bon moment.

Tranquillité ? Mère de succès.


 Effet de cliquetSat 29 Sep 2007
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[ Théma Changement ] Effet de cliquet [ Catégorie Coaching | mots-clés, permalien et commentaires ]

« Quand quelqu'un jouit d'une situation de grande sécurité, qu'il s'ennuie et souhaite opter pour du neuf, mieux vaut qu'il saute une double distance de franchissement de seuil, pour - le nouvel écart aidant - être certain de ne pas pouvoir revenir en arrière. »

Richard Cuartero, spécialiste de la valorisation industrielle, animateur du cluster d'experts à l'international Oriandre

[ Effet de cliquet | changer avec David Gleicher ]


 Fort de café ! - 73e partieWed 26 Sep 2007
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[ < 72e partie ] [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] Fort de café [ 74e partie > ]

Absara, club d'entreprises à l'origine des soirées de conseil-chrono en contexte feutré (Crème de violette), vous invite à la 7e édition d'Absara café, pauses-café mensuelles (attention, 1er lundi du mois) entre cadres et dirigeants du grand Toulouse. L'idée : se retrouver après déjeuner, pour déguster un café en centre ville, une cinquantaine de minutes. Histoire de décompresser, de bien commencer la semaine, de voir de nouveaux visages.

Nom de code : Absara café.

Rencontres et échanges chaleureux sur le modèle des OpenCoffee clubs, notamment d'Atlanta et de Tel Aviv, villes jumelées avec Toulouse.

Inscription gratuite (obligatoire) sur le Twitter d'Absara - mode d'emploi vidéo.

Le lieu et l'heure sont ici.


 Classe internationale - 8e partieTue 25 Sep 2007
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[ < 7e partie ] Classe internationale [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien et commentaires | 9e partie > ]

Toulrezo.biz est une initiative unique en France, un portail qui permet aux cadres et aux dirigeants d'accéder à la vie des réseaux économiques : annonce des réunions, des dates de rencontres, etc. Ainsi peuvent-ils lire tout le planning économique d'une ville comme Toulouse.

Son originalité, c'est que Toulrezo.biz est un wiki, un site que l'internaute peut lui-même compléter en direct, selon les informations dont il dispose sur les réseaux. Il suffit juste de s'inscrire.

L'autre plus, c'est que chaque inscrit, après démarche effectuée sur Twitter, reçoit les annonces des dates principales à Toulouse, par SMS (preuve en images). Cela permet de connaître les moments et les lieux où il fait bon être, pour son entreprise, pour sa carrière, pour son réseau.

Il faut - pour ce dernier service - disposer de l'option internationale dans son forfait de mobile. Ainsi peut-on recevoir les SMS gratuits depuis le compte Twitter d'Absara (association éditrice de Toulrezo.biz), compte hébergé... en Ecosse.

Pour savoir si cette option internationale, le plus souvent gratuite, rentre dans le cadre de votre forfait, pensez à vous rendre sur le portail de votre opérateur. Ou de consulter directement les caractéristiques de votre forfait ici.


 L'homme est un r(é)seau pensantFri 21 Sep 2007
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[ < Théma consultant ] [ Catégorie Divers | mots-clés, parmalien, commentaires ] L'homme est un r(é)seau pensant

J'ai revu hier Christophe Léguevaques, avocat d'affaires toulousain et candidat politique local. Il a ses idées, j'ai les miennes. Pour autant, je rends hommage à sa sincérité : je le crois droit, ce qui est rare. Et dévoué : je le respecte. Christophe est l'animateur de Mon Toulouse, encore et surtout il est défenseur des victimes de cette horrible explosion d'AZF [*], dont c'est aujourd'hui le 6e anniversaire.

Que dire ? Je lui ai présenté - par hasard - Serge Alzas, consultant en stratégie patrimoniale, que vous pouvez apercevoir en vidéo. C'était intéressant et, comme beaucoup de choses fortuites (synchroniques, estime Serge), c'était direct et libérateur d'une certaine énergie.

La moëlle que je ressors de ces quatre vingts dix minutes, c'est que le consultant est comme un roseau. Je veux parler de l'image de Pascal (1623-1662).

On sait que Pascal accorde une grande importance à l'esprit de finesse (esprit de synthèse, opposé à l'esprit scolaire et méticuleux : esprit de géométrie).

Eh bien ce roseau, c'est exactement ce que les gens perçoivent du consultant. Mais ils disjoignent la chose : ils y voient soit l'aspect souple de la plante soit l'aspect résistant. Rarement les deux à la fois, rarement la synergie de l'individu. (C'est fou.)

Certains clients, par exemple, recherchent votre souplesse végétale, votre adaptabilité à un contexte vif et mouvant, avec des demandes qui se cisèlent et se travaillent au fur et à mesure. Et vous répondez en live (concentration de rigueur), vous situez le problème et les solutions dans un champ. C'est presque tout. D'autres, à l'inverse, recherchent en vous une robustesse d'esprit, comme une ligne-maîtresse, un rail : une connaissance déterminée, capable de mettre un sceau, de structurer l'incertitude. Ok.

Les choses, dans le propos des gens, sont partagées. Un peu comme si le consultant était un pourvoyeur soit d'Anima (ressenti souple et réactif), soit d'Animus (contrôle et détermination). Ou d'hémisphère droit (instinctif et créatif) ou alors gauche (langagier, logique). Il y a un article là-dessus.

En vrai, y a-t-il une telle opposition ? dans notre boulot ? Les gens nous vivent-ils comme exclusivement porteurs de l'un ou de l'autre ?

On sait, depuis Gilbert Durand, que l'homme et le projet humain sont pétris de mystique (réceptivité, intégration) et d'héroïsme (poussée et structuration identitaire des choses). Il rappelle toutefois que les deux registres peuvent se retrouver dans un troisième régime dit copulatoire, c'est-à-dire en animation. Comme, et c'est moi qui le rajoute, une symbiose.

Je déplore les consultants créatifs et déconnectés de la réalité chiffrée de l'entreprise. En parallèle, je fuis les consultants arrogants, connaisseurs a priori de tout et partisans d'une panacée répétitive et figée. Comme une pilule (cf. transparents semblables, d'année en année).

Je suis comme tout le monde : j'adule les adaptés, les pragmatiques et les intelligents, capables d'écouter, de réfléchir, de se concentrer, de rire, d'encourager, de percer des solutions applicables, de peser, de pondérer, de fonctionner.

En plus de la liane et du bambou, y'a le roseau. Eh oui, y'a le roseau - vous m'en mettrez deux tonnes.

Excellente fin de semaine.
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[*] Je me remémore tristement un papier que j'avais écrit en 2001 sur ce désastre, pourtant modélisé (anticipé sur le papier) par la démarche Seveso. C'était dans Techniques de l'ingénieur.

[ La cartographie, une approche qui réconcilie les deux polarités cérébrales ]


 112 réseaux sur une même page - 7e partieWed 19 Sep 2007
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[ < 6e partie ] [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] 112 réseaux sur une même page [ 8e partie > ]

Bye bye vidéos et bienvenue au Toulrezo.biz de septembre : il comprend toutes les nouvelles dates, sur 12 semaines. Pensez à vous inscrire aux mises à jour essentielles, gratuitement, par SMS. Vous pouvez aussi voter pour vos réseaux favoris.

Tout est là.

Pour finir, inscrivez-vous pour ajouter les événements de vos propres réseaux. Explication en images.

[ Prochains « embouteillages » : 24 septembre, 2 octobre, etc. | périodes calmes, donc conseillées pour positionner des événements à plein potentiel de participants : 19, 20, 21 octobre ]  Read More


 Profils - 13e partieMon 17 Sep 2007
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[ < 12e partie ] [ Catégorie Management-Sciences humaines | mots-clés, permalien, commentaires ] Profils [ 14e partie > ]

Dans ce blog, il y a des séries que j'affectionne : Le Cerveau, Le P'tit D, Les Jeux, Un Bon Manager, Le Temps c'est de l'argent.

Et puis Les Profils : je suis heureux d'y revenir. Let's go.

Vous le savez peut-être, il y a trois écoles post-transactionnalistes, c'est-à-dire dérivées des apports d'Eric Berne et de ses continuateurs (Analyse transactionnelle - Stephen Karpman, etc.). Il y a la Process Communication, les 2L et le Dialogue intérieur. Pour ce dernier courant de communication et de développement personnel, il faut lire Pierre Cauvin et Geneviève Cailloux.

Vous connaissez mon goût pour les archétypes, que je trouve au minimum évocateurs, pour l'intellect, au maximum stimulants pour le psychisme. Eh bien, je vous indique ce que les auteurs sus-cités relèvent d'archétypes dans le tout nouveau Embrassez vos opposés avec le Dialogue intérieur [*] :

[ Carol S. Pearson ] - 1. voyage constitutif de l'Égo (archétypes Innocent, orphelin, Guerrier, Parent) ; 2. travail de l'âme et découverte des potentialités personnelles (Explorateur, Amant, Destructeur, Créateur) ; 3. complétude et connexion-retour à l'essentiel du Soi (Gouverneur, Magicien, Sage, Fou) ;

[ Philippe Peissel ] - Mère, Amante, Vierge guerrière, Énerginatrice ; Laboureur, Guerrier, Nomade, Bâtisseur.

Dont acte. Le panorama d'Absara intègre à présent ces apports.

Bonne semaine à vous !
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[*] Pour bien saisir ce qu'est la symbiose des opposés (fortifiante, alchimique, génératrice de changement 2), c'est surtout Jean Monbourquette et Georges Romey qu'il faut - en 2007 - mettre à profit.

[ Motivation - Comment créer vos questionnaires de profilage | attention, l'archétype peut être numineux, estime Carl Gustav Jung - le père moderne de l'empreinte psychoculturelle innée -, il peut être intense et subjuguant : aliénant | la PNL considère les archétypes (y compris de Pearson) comme des images du changement personnel, cf. dragon | théma profilage ]  Read More


 Independance day - 13e partieMon 17 Sep 2007
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[ < 12e partie ] [ Catégorie Économie | mots-clés, permalien, commentaires ] Independance day [ 14e partie > ]

Cette série de billets sur l'économie continue. Après quoi, je compte revenir au cœur du blog : sciences humaines, efficience et rencontres « nouvelle génération ». Que dire ? L'intervenant que je suis prend du champ en ce moment et questionne un ou deux ressorts plus généraux. L'entreprise, pour une fois, je la quitte un peu et je regarde les choses comme un ensemble, façon « macro ». C'est que j'ai chaussé des lunettes plus globales. Ou que j'écoute davantage les bulletins éco, je sais pas.

Anyway. Twitter m'amène à consulter le très bon Mots & co du concepteur-rédacteur Mickaël.

Et savez-vous ce que cet auteur relève ?

Qu'une structure d'indépendant(s) sur cinq compte embaucher sous bon délai. De sorte que la prochaine fois que vous cherchez un job, recommande Mickaël, lâchez les Pages jaunes et allez voir l'indépendant le plus proche !

C'est court et intéressant, c'est documenté, c'est ici.

[ Rhôôu, je reviens de 3 jours à l'océan - avec une partie de ma progéniture -, il y avait un de ces soleils ! ]


 La coupe est-elle pleine ? - 12e partieThu 13 Sep 2007
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[ < 11e partie ] [ Catégorie Économie | mots-clés, permalien, commentaires ] La coupe est-elle pleine ? [ 13e partie > ]

Au revoir, elevator pitch. De l'ascenseur, nous passons à l'ensemble qui le contient : l'immeuble ou la maison.

Ah l'immobilier ! Certes la crise des subprimes vient-elle d'outre Atlantique : c'est d'accord. Pour autant, il y a - en France - des tas de régions chères, où le marché reste et restera le même. Je le crois profondément. Une ville attirante, où les travailleurs continuent d'affluer pour s'installer (solde de population positif), eh bien cette aire est une mine d'or permanente. Au pire les prix vont-ils stagner un peu (et encore). Au mieux, les vendeurs vont-ils viser d'autres profils, plus élevés : je le crois davantage. Et donc, en théorie, tout peut rester cher. Pour longtemps.

Pour autant, il y a peut-être saturation. Je veux parler des ménages et de leurs moyens. Et alors, stagnation possible puisque les vendeurs touchent essentiellement - hors investisseurs - les familles (demandeurs de T3 minimum).

Je doute qu'un ménage moyen puisse rembourser, par exemple, plus de 800 à 1 200 € par mois : le marché peu à peu les exclut. La saturation vient sûrement du fait qu'un butoir mensuel est atteint. Regardons de près.

Voyons. Imaginons que vous ayez un capital de départ. Il vous faut emprunter :

120 000 € à 5 % pendant 10 ans ; vous remboursez mensuellement 1 300 €. Pareil à 15 ans : 950 €. À 20 ans : 800 €. Et à 25 ans : 700 € / mois.

Continuons : 150 000 € à 5 % pendant 10 ans ; vous remboursez mensuellement 1 600 €. À 15 ans : 1 200 €. À 20 : 1 000 €. À 25 : 900 €.

Maintenant, 200 000 pendant 10 ans : 2 100 € ; pendant 15 : 1 600 € ; pendant 20 : 1 300 ; pendant 25 : 1 200 €.

On augmente. 250 000 à 10 ans : 2 700 € ; à 15 : 2 000 € ; à 20 : 1 700 € ; à 25 : 1 500 €.

350 000 : 3 700 ; 2 800 ; 2 300 et 2 000 €. Et 400 000 : 4 200 ; 3 200 ; 2 700 et 2 400 € - là, c'est beaucoup.

En termes de seuils, je constate qu'un ménage moyen peut emprunter de 100 000 € à 250 000 €, sur différentes durées. Que dire ? Tout dépend de son capital de départ. S'il a un capital de 10 000, de 30 000, de 50 000 ou de 100 000 € (s'il vient de vendre son précédent bien par exemple), cela veut dire qu'il peut espérer acheter un bien oscillant entre 110 000 € et grosso modo 350 000 €.

Ce qui, selon que le m² coûte 2 000 ou 3 200 €, équivaut à :

[ 2 000 € le m²] : 1 T2 de 55 m² pour environ 1 000 € de mensualités ou 1 T4 de 100 m² pour env. 1 500 €.

[ 3 200 € le m² ] : 1 T3-T4 de 80 m² pour env. 2 000 € / mois ou 1 grand T4 de 110 m² pour env. 3 500 €.

Conclusion ? C'est vrai que se loger revient beaucoup plus cher qu'il y a 5 ans. Mon propre appart coûtait 1 200 € le m² (j'avais, il faut le dire, beaucoup marchandé). Sa valeur, maintenant : 3 000 € le m². J'en suis content mais c'est beaucoup trop. Jamais, en 2007, je ne pourrais faire vivre les miens dans mon quartier et ma superficie actuels.

Si mes évaluations tiennent debout, les vendeurs vont devoir considérer que les familles (cf. T3 ou T4) peuvent se permettre de dire oui à « seulement » 2 000 € le m², 2 500 maxi.

Peut-être les quartiers à 3 200 € le m² vont-ils baisser de 25 % en, mettons, 4 ans. Peut-être, encore et surtout, qu'ils vont attirer de plus gros cadres encore...

Dans une ville dynamique, j'opte pour le choix 2. Et vous ?

[ Simulateur en ligne | si les propriétaires des biens qui ont explosé sont modestes et qu'ils ont profité du boom sur ce premier bien pour y loger des locataires aisés et de leurs économies pour acheter un second bien, ils sont obligés - en cas d'incident de paiement - de supporter une grosse charge de coûts | il leur faut un réservoir de cadres ou de professions libérales, capables de payer une caution, parfois 1 000 € de loyer plus quelque 200 € de taxes et charges ]


 Régimes spécieux - 11e partieThu 13 Sep 2007
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[ < 10e partie ] [ Catégorie Économie | mots-clés, permalien, commentaires ] Régimes spécieux [ 12e partie > ]

L'a bon dos la République : l'Égalité de la devise semble partie faire un tour du monde par les Bahamas [1]. Pour la génération X ou Y, avoir une retraite par répartition relève de la croyance aux Walkyries, au Dahut, à la Montagne dorée, à Dora l'exploratrice, au syndicalisme gagnant-gagnant, aux places en crèche. Le tout cumulé.

Bon, entre deux insomnies par suite de progéniture encore engluée dans le rythme échevelé de feues les vacances, j'écoute le matin - selon que je change de pièce - France culture et BFM [2]. Et quoi ? Il y avait encore un petit 15 % des invités pour dire que ce qui est dit est dit : les régimes spéciaux sont contractuels donc figés, vérouillés. Et la réalité, bon sang ? Y a-t-il quelqu'un pour comprendre qu'elle est mobile et fluide ? que la vie bouge ? que tout ce qui respire change, interagit, s'adapte et génère ?

Amateurs d'adrénaline, faitez-vous des wiiz-wiiiz grâce à ce simulateur de pensions, que j'avais gardé pour la soif. L'est ici, c'est la maison qui régale.




Fig. 1 - À l'opposé, un bon Fantômas...
et ça repart


La solution ? Investir dans la pierre. C'est-à-dire disposer d'un CDI rassurant pour la banquier, repérer les affaires et pousser la porte du type qui incarne le bon sens près de chez vous. La retraite, pour ma génération, c'est nous qu'on-se-la-fait.

Je vous indique le lien vers Les Matins de France culture, présentement consacrés aux retraites. Invités : Raphaël Hadas-Lebel, président du Comité d'orientation des retraites et Bernard Brunhes, vice-président de BPI, cabinet RH. C'est... beaucoup plus calme que Fantômas, c'est là.

Be seeing you.
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[1] Je pense même qu'à ce stade, elle parvient à pied par la Chine.

[2] J'ai dû faire partie des premiers à plébisciter la radio de l'économie. Puis, les pubs intempestives m'ont mangé la tête, comme dirait Cizia Zykë. À la suite de quoi, après des années, j'y reviens : je trouve que les réclames lénifiantes sur les warrants (prononcer « varan ») s'y font désormais plus rares. Et les Pouet-pouet asset-management sont plus espacés.

[ Âge-limite (moyenne) du départ en retraite dans l'Hexagone : 57 ans | très bon blog : Non à la dette !! | comment enregistrer une radio du Net : d'abord aller sur son site et trouver l'archive-son toute fraîche qui vous intéresse, ensuite... | truc de consultant - comment changer une donne groupale, par définition visqueuse (contraire de fluide), grâce à Pierre Moscovici et David Gleicher : exercez-vous ]


 Concours de la rentrée - 12e partieMon 10 Sep 2007
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[ < 11e partie ] [ Catégorie Organisation | mots-clés, permalien, commentaires ] Marketing de la toile [ 13e partie > ]

C'est un problème concret que je vous adresse. Pendant 4 minutes, je vous donne une méthode, ensuite je vous parle du cas. On y va ?

1. La méthode. Partons de l'idée (salutaire et saine) que le problème est un décalage entre un souhait que vous faites et puis... la réalité. Le souhait ? En entreprise, il est toujours chiffré - c'est la définition basique de l'objectif. Quant à la réalité, ce sont les résultats que vous mesurez. Voyons voir : je veux ou il me faut un chiffre d'affaires de 4 000 euros par mois - c'est un exemple - et ce que j'obtiens, c'est 3 000 euros. Quel est mon problème ? Mon problème, c'est toujours une différence [1] : mon problème, c'est ici 1 000 euros.

Je dois développer les propositions (peut-être 3 ou 4) qui, positionnées dans un planning à différents moments, par exemple sur 8 mois (selon l'urgence), me procurent 1 000 euros de plus par mois. J'ajoute : et ce durablement.

Ces propositions, parlons-en. Sitôt que je les imagine [2] - et juste avant de les mettre en œuvre - je les score : je leur donne une importance, un intérêt a priori. Le tout dans un tableau.

Qu'est-ce que je fais ? J'en sors pêle-mêle une quinzaine, des plus raisonnables aux plus farfelues, je les écris en vrac sur une page quadrillée, ligne par ligne, comme pour faire une liste tous azimuts. Maintenant que c'est fait, je donne une note à chaque ligne, à chaque proposition, cette fois-ci de manière raisonnée.

Comment scorer les lignes ? C'est facile : retenez 4 ou 5 critères. Par exemple : l'impact économique ; l'intérêt pour l'image de l'entreprise ; le côté bon marché de la mesure ; l'intérêt pour mon égo (et pourquoi pas ?) ; l'amusement ou le plaisir éventuel ; la facilité de mise en œuvre. J'en ai donc 5. Je les place dans des colonnes, pour les croiser avec les lignes et ainsi faire mon tableau. Puis, dans les cellules (un peu façon bataille navale), j'écris des notes, le mieux possible, selon ce que je pense vraiment [3]. Ces notes, ce sont les scores. Voyons voir : proposition A, avec l'impact économique. Mettons... 3/10. L'image qui en résulte pour l'entreprise, 6/10. Et ainsi de suite.

Les plus familiers des chiffres sauront pondérer l'ensemble. C'est-à-dire mettre un coefficient aux critères qui - pour ce cas - le méritent (comme quand nous étions à l'école et que la grammaire valait coeff. 2). Une idée ? Oui, ventiler une valeur de 5 : par exemple l'impact économique vaudrait 3 et la facilité de mise en œuvre vaudrait 2. Les autres critères ? Ils restent les mêmes, ils stagnent à coeff. 1.

Got it? Maintenant, vous multipliez le résultat des colonnes coefficientées (ici, impact éco. et aussi facilité) par leurs coefficients respectifs (mmh, 3 et 2). Vous laissez les autres colonnes tranquilles. Et vous additionnez les scores ligne par ligne. Ce qui donne quelque chose comme : Proposition A = (3x3) + [par exemple] 2 + 8 + 6 + (4x2) = 33.




Fig. 1 - Dites 33


Sur le même principe, je continue avec les autres propositions, de ligne en ligne. Et à la fin, si j'additionne le score de toutes les propositions, j'obtiens mettons 853. Là, je joue le sélectionneur de poids lourds, je détermine la contribution au score de chaque proposition. Par exemple : Contribution A = (33 / 853) x 100 = 3,87 %, soit 4 % de l'ensemble. On peut aussi appeler ça le poids. Combien pèsent les contributions C, D, etc. ? Je le détermine dans la foulée.

Maintenant que je sais qu'A pèse grosso modo 4 % de 853, que B fait, par exemple, 13 % et C, 40 %, et ainsi de suite, je sélectionne mentalement les propositions les plus lourdes, une par une, en partant de la plus grande et en décroissant. J'additionne à chaque fois les scores et m'arrête sitôt que le cumul fait... 80 %. C'est mon butoir. J'ai ainsi les 5 ou 6 grandes solutions qui, mises ensemble, génèrent 80 % du score et c'est énorme. Ce sont les 5 ou 6 propositions-phares, la crème de la crème [4], les mesures qui vont développer 80 % de l'efficacité générale [5]. Vous vous rendez-compte ? J'ai là du très, très peu (une poignée de solutions) qui, bien coordonné, fait quasiment tout le travail. Plus des 3/4 de l'effet recherché, c'est laaaaargement assez.

J'entoure au stylo ces 5 ou 6 points d'or et je m'arrange pour qu'ils deviennent des leviers concrets, des solutions applicables et faciles à contrôler (déjà, c'est bien).

Pour ça, je regarde combien j'ai en banque. S'il faut écarter celles qui, parmi les meilleures solutions, font déborder le budget, c'est maintenant que je trie [6]. Puis, je fais un retroplanning. La solution numéro 1 (la meilleure parmi les meilleures), pour quand doit-elle produire du fruit ? J'obtiens par exemple une date-butoir à 6 semaines. Nous sommes le lundi 10 septembre. Je compte : 1, 2, 3, 4, 5, 6 semaines. Voyons... le temps de mettre en œuvre la solution, prenons un battement de 4 jours. Avec un crayon à papier, je mets une croix correspondant au... jeudi 25 octobre, là, dans le calendrier, et j'en fais partir un trait à l'envers, tout droit, jusqu'au jeudi 13 septembre, point de départ de mon action.

Je fais pareil pour les autres solutions, toujours au crayon à papier. J'ai donc mon planning de Gantt.

Que manque-t-il ? Eh bien les gens. Qui fait quoi ? Discutez-en avec vos acolytes ou alors tranchez vous-même. Puis repassez le processus (action bornée dans le temps, dans les compétences, dans les responsabilités, dans les coûts), bref repassez chaque ligne avec une couleur rouge pour Ali, une bleue pour Béatrice, une verte pour Christian et une noire pour Dimitri.

Là, ça fonctionne. Indiquez juste à Ali, Béatrice, Christian et Dimitri qui chacun d'entr'eux appelle en cas de problème, et selon quelles plages (ils le notent comme il faut). Laissez le retroplanning punaisé dans une pièce où les collègues peuvent aller tranquillement, régulièrement. Indiquez-leur la nécessité de mettre une croix eux-même à chaque fois qu'ils passent une étape, et ce jusqu'à la fin. Laissez un paperboard qui serve de bulletin de liaison libre pour vos collègues. Ce tableau vous permet aussi de griffonner des notes, des suggestions, des messages : c'est un point de ralliement, seulement pour votre équipe et vous.

Une réunion de 20 minutes tous les lundis permet de faire le point. Pensez, comme le Manager-minute, à féliciter quiconque avance dans son parcours, au moins sur son téléphone mobile. Et motivez vos troupes en utilisant le levier des mots privilégiés pour chaque profil. Un excellent tableau, issu d'Usine nouvelle, les récapitule ici.




Fig. 2 - Planificateurs, sortez du lot avec ce très distingué calendrier des Gore Girls


2. Voilà pour l'outil. Je vous parle maintenant du cas.

C'est l'histoire d'une galerie d'art, où je suis allé acheter deux petits tableaux, chacun de l'excellente Clairel, amoureuse du grand Buko. Là, je discute avec la personne qui gère. Le concept est simple et original : vous choisissez vos tableaux debout, en direct, par format, par prix, dans des bacs comme ceux des CD de la Fnac. Et vous triez, plif plaf, vous les rabattez comme ça, sous vos doigts (Les peintres eux-même font ça tout le temps, confirme la dame. Un tableau sec est solide, si vous voyiez comment les peintres eux-même les traitent ! Et c'est vrai : les toiles demeurent en excellent état.). Alors, je reprends. Il y a même un espace vierge, sur un mur, avec une cale pour poser le tableau que vous avez choisi. Vous le testez. C'est très pragmatique et c'est l'art décoincé, dépoussiéré. Concept ? Rendre les créateurs accessibles, désacraliser, démystifier, ouvrir. Et toucher la cible des personnes qui refont la déco ou qui s'installent et veulent égayer leur nid d'amour. Bobos ? étudiants ? célibataires ? amateurs d'embellissement ? gérants de boutique ? déçus des galeries classiques ? Un peu tout ça.

C'est amusant.

Il me semble, pour autant, que la galerie pourrait mieux marcher (c'est mon point de vue). J'aime son côté pratique et original, c'est vrai. Ce qui, commercialement, me gêne, c'est cette désacralisation. Je passe rapidement sur l'art, qui est - pour moi - une inspiration, une quintessence, un dépassement, un appel vers l'ailleurs. Il me semble quand même que le client cherche à se distinguer, à se sentir à part, à choisir LA pièce unique qui colle avec ce qu'il est lui, et lui seul. L'art, je le crois, distingue autant qu'il rassemble. Le consommer - avec tout le décalage et la distance critique de cette intelligente boutique - c'est le rendre commun. Choisir un tableau, c'est avant tout s'ouvrir, quêter, vibrer, aller à l'intime et détecter. Je trouve que c'est sacré.

En conclusion, et malgré une presse (je l'ai vérifié) qui encense cette galerie bien agréable et - je le jure - archi organisée, pro, rapide et chouette, je crois peu au concept. Ou alors, pour le formuler différemment, nous sommes trop peu, en termes de cible, à adhérer à ça. À dépasser les choses et à acheter en vrai.

Je vous invite, si vous en êtes d'accord, à me faire un retour spontané : ça m'intéresse. Et aux plus motivés, aux plus intrépides (moi, avec l'habitude, je le fais en 20 minutes), je propose de faire un scoring. Un truc rapide.

Et je publie les commentaires-contributions. Ça vous dit ?

C'est officiel, c'est le concours de la rentrée.

Hardi, chers lecteurs. Il est temps de secouer le sable qui dort sur nos peaux (non) halées.
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[1] Les partisans de la sensibilité et de la vibration socioémotionnelle comme leviers de motivation vont m'honnir. Je les rassure : bien sûr que le climat, l'intangible, le vivre-ensemble est une donnée fondamentale (mmh, la principale ?) du fait d'entreprise. Je veux tout simplement dire que tout, pour se résoudre, peut (et même doit) se chiffrer, s'évaluer. Un problème de communication ? Très bien : quel est le turnover ? le présentéïsme ? le nombre de retours négatifs que l'on vous fait à la machine à café dans le mois ? Vous voyez : même ça peut se caractériser. Si vous êtes ennemi(e) des chiffres, utilisez des symboles : vous notez les choses, les phénomènes, avec des étoiles, des points d'exclamation, des couleurs, des bonshommes qui sourient ou pleurent (comme dans Télérama). Vous avez le choix : même ça, ça marche. (Après, il faut simplement dire si le bonhomme sourit à 1/4 ou aux 3/4. Ce qui chiffre.)

[2] J'ai, à ce stade, le droit de faire brainstormer des amis, qu'ils soient en prise avec mon problème ou complètement déconnectés. Peu importe : ce qui compte, c'est qu'il y ait des idées. Il faut voir comment le cerveau prend plaisir à ça. Il y a - en outre - une vraie façon de faire.

[3] Attribuer des notes se fait sur la base de vraies données (par exemple des résultats comptables) ou bien - et c'est mon parti-pris - à la volée, de manière subjective. Pourquoi ? Parce que ce qui compte ici, c'est la façon dont vous vivez l'entreprise. Puisque vous devez faire des choix, ces choix doivent recueillir une part (plus ou moins importante) de ce qui vous constitue : votre vision, votre façon de faire, ce que vous êtes. Le facteur humain qui vit dans la boîte, c'est vous. Vous êtes une donnée cruciale de l'entreprise : vous composez son tissu (cf. complexus), vous composez sa dynamique et son âme. Vous composez... son problème. Alors allez-y. Et si vous manquez d'informations ou de ressentis quant aux notes, invitez vos collègues, en prise eux aussi avec le problème. Et votez : - Qui dit 1/10 ? - Moi et moi. - Qui dit 2/10 ? - Moi. - Ok. Qui dit 3/10 ? Ah, personne : d'accord. Qui dit 4 ? Et ainsi de suite.

[4] Private joke.

[5] Cf. les 20/80 de Vilfredo Pareto (1848-1923).

[6] Dans notre exemple, pour chaque ligne, le score que vous avez donné dans la colonne « côté bon marché de la mesure » est une indication précieuse. Qui fait, à notre stade, gagner du temps : c'est une excellente base pour discuter, pour préciser le coût réel.

[ Vous composez tellement le complexus d'une entreprise qu'il vous faut souvent faire appel à quelqu'un de l'extérieur pour prendre du recul et éventuellement sélectionner les options vraiment fortes - c'est normal et c'est l'objet du syndrôme Baron de Münchhausen, autrement qualifié de cordonnier mal chaussé | un témoignage archi concret | calendriers, la (très chic) saga Vespa ]  Read More


 Absara, presse - 72e partieFri 7 Sep 2007
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[ < 71e partie ] Absara, presse [ 73e partie > ]

La revue de presse continue. Et pour bien faire les choses, c'est du côté du Journal des entreprises - résolument - qu'il faut braquer les yeux. J'ai reçu le numéro chez moi, hier. Et d'ailleurs je me suis abonné. Le prix ? Mmh, une trentaine d'euros (je crois) par an. Ainsi resté-je [*] informé de la vie des boîtes.

L'article qui suit vous donne l'actualité d'Absara. Peut-être un papier ultérieur parlera-t-il de Toulrezo.biz ?

Bravo à l'équipe éditoriale et good reading à vous :



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[*] Littéraire, n'est-ce pas ?

[ Note - Le nombre de convives, à Crème de violette, oscille habituellement entre 20 et 40 (40 est le dernier effectif en date, cf. Crème de violette 6.0). Ce qui, avec les experts et l'équipe Absara, représente une moyenne de 50 à 65 professionnels ]


 Management et organisation, kesako ?Fri 7 Sep 2007
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[ Théma consultant ] Management et organisation, kesako ?

Charles et Hervé sont des amis : je les remercie du témoignage ci-après, qui me touche. J'ajoute être fier de les aider, l'intensité de ce qu'ils vivent est unique et ce qu'ils font pour le quartier de Beauregard vaut de l'or. Pour tous.

Merci, encore et surtout, d'avoir présenté le côté pragmatique de ce que peut être une mission, par exemple orientée time management et motivation :



[ Extrait du Journal des entreprises, septembre 2007 ]


 Absara-rentrée - 71e partieFri 7 Sep 2007
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[ < 70e partie ] Absara-rentrée [ 72e partie > ]

La rentrée ? C'est fait. Témoin, les de-nouveau-importants coups de téléphone entre Nadia et moi. Quant à Flemming, l'autre chromosome Y d'Absara [1], une visite à sa startup lundi dernier [2] m'indique qu'il est pied au plancher. Pour autant, ses processus techniques pour Absara sont rodés. Un minimum de temps [3] lui permet à présent de tout faire fonctionner, lors des soirées (connectique et réseaux). D'ailleurs le cas de Flemming est intéressant. L'on me demande souvent [4], outre les consultations et leur opérationnalité immédiate, si des projets émergent des soirées. Je sais qu'il y en a : celui d'IndicEco est remarquable. Je me souviens bien des débuts : Anthony participe à la première édition de Crème de violette [5], à l'époque dans un restau à cave [6]. Et donc Anthony vient en tant que pro. Là, il consulte les experts présents et il constate que Flemming dispose d'un gros niveau. De fil en aiguille il caractérise son projet, monte le modèle et trouve les capitaux. Devinez à qui il fait une offre ? À Flemming, qui - comme beaucoup de consultants passés par la Silicon Valley - jubile de pouvoir à nouveau se faire des sensations dans une startup. Je vous laisse découvrir la suite. Elle est de la main de Philippine Arnal [7], gros pilier de la rédaction fraîchement toulousaine du mensuel départemental Le Journal des entreprises.

C'est l'édition de septembre :


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[1] Flemming est chronologiquement le premier animateur, en dehors de moi (qui suis l'instigateur), à avoir rejoint le concept Absara (2004). Nous sommes trois : Nadia nous a rejoints en 2006. Je veux rendre hommage, en outre, aux partenaires, d'une soirée, ou permanents tels que KPMG et Thierry Vatelin [pdf]. Un grand merci, en outre, aux bénévoles. Big up aux hôtes et hôtesses.

[2] Oui, j'orthographie le terme à la sauce anglosaxonne. Je déteste le start-up francophone, qui en est la déclinaison maladroite (pourquoi... un tiret ?). Si j'étais encore le puriste que je fus, je composerais startup en italique. Ou alors je mettrais jeune pousse.

[3] Il vous le dira lui-même : Flemming est un fan du 20/80.

[4] Je sais, « l' » est facultatif et il donne un côté pompeux. Et alors ? Je l'aime : il est classe. Il fait très « style écrit », style encore plus sonore que la langue parlée. À l'écrit, paradoxalement, tous les sons se détachent et - à la lecture - sonnent distinctement, séparément, comme un chapelet de petites gouttes d'eau cristallines.

[5] Novembre 2005.

[6] L'un des associés de l'établissement est un des anciens sommeliers du Grand Véfour à Paris (rhouuu, si quelqu'un se le sent, qu'il fasse une offre de refonte du site).

[7] La diversité m'a toujours réjoui : je souhaite longue vie au JdE !


 Man(a)ge-moiWed 5 Sep 2007
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Ceux qui réussissent, et je veux parler là des managers, sont ceux qui ont le sens des rapports de force.

Il y a deux types de forces dans les systèmes. La suite.

[ Turnover - Au revoir coopération conditionnelle | 'a y est : c'est la rentrée | vécu - mmh, pourquoi les startups locales les plus pointues (avec les développeurs les plus intéressants) sont-elles les plus décalées en termes de pragmatisme commercial ? ah, la passion du métier, quelle chimère : c'est le service au client qui détermine tout (là est la base) | retour à l'article et à son fond - théma cartographie ]


 Absara.eu, le portail sous Protopage - 2e partieThu 23 Aug 2007
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[ < 1e partie ] Absara.eu, le portail sous Protopage

C'est un peu comme le courrier des lecteurs (comme dans les magazines pour ados) : je vous reproduis ici le mèl d'un utilisateur de Toulrezo.biz. Je le trouve intéressant. Et puis me permet-il [1] de répondre à ceux qui se demandent pourquoi l'agenda des réseaux se trouve à présent dans le portail de l'association animatrice : Absara. J'y go :

JLB : - Vous avez changé l'accès de l'agenda Toulrezo.

Lionel : - Oui et non. L'adresse de l'agenda reste www.toulrezo.biz. Pour autant Toulrezo.biz pointe à présent - et directement - vers un onglet du portail Absara.eu, qui intègre complètement ledit agenda et ses fonctions d'édition-publication. Que dire ? L'agenda reste exactement le même, il est simplement inclus dans une fenêtre du portail.

JLB : - En tant qu'utilisateur de cette belle initiative, j'estime que cette modification n'est pas des plus heureuses. Prenez l'exemple sur Google qui s'efface intelligemment devant l'utilisateur et qui l'exploite malgré tout sans en avoir l'air...

L : - J'entends bien. Et c'est là le propre, à mon sens, d'un grand groupe comme Google. Tout ce qu'ils font a leur style et porte leur marque, à présent connue du monde entier. Ils ont leur cohérence-produits. (Peut-être exploitent-ils l'utilisateur, je ne sais pas.) De sorte que l'utilisation semble passer avant l'effet marque. Absara diffère sérieusement de tout ça. Autant Google fait l'effet d'un gros objet stellaire, qui agrège des millions de choses et de gens et puis dispose de tels effets de concentration que si la firme lançait un soda [2], celui-ci - comme par miracle - serait encore le prolongement de Google, eh bien pour Absara c'est mille fois différent. Nous faisons l'inverse : nous qui donnions l'impression de nous étendre (plusieurs sites), nous rassemblons à présent nos créations. Pourquoi ? Pour les rendre lisibles, pour accentuer l'effet communauté, pour que nos utilisateurs se reconnaissent dans la marque-origine. Pourquoi ? Pour gagner en cohérence. Au bout de cinq ans, c'est de clarté que nos utilisateurs ont besoin. Un agenda wiki, des présences Internet, des soirées, etc. : tout ça a besoin de rationalité. Et - encore et surtout - d'un lieu central : d'un portail. C'est pour cela que Toulrezo.biz rentre au bercail. Un peu comme si nous battions le rappel des troupes, les mettions dans un endroit unique et proposions à partir de là de zapper d'un outil à l'autre. C'est plus pratique. L'état d'esprit : pragmatisme, créativité, vitesse.

JLB : - A vouloir trop imposer votre image, vous allez avoir pour effet la répulsion des utilisateurs qui ne sont pas tous des informaticiens hors pair et qui n'ont pas de temps à perdre à reformater la page agenda pour pouvoir la lire.

L : - Je comprends ça. La bonne nouvelle, c'est que nous n'en sommes pas à diffuser une image. (Du moins pas dans les proportions d'un outil communautaire payant.) Des produits, des usages, des concepts : bien sûr. Absolument, et plutôt deux fois qu'une. L'idée, encore une fois, c'est de condenser les choses dans un portail unique : simple, rapide, didactique et estampillé "état d'esprit pragmatique", "utilisation autonome des choses". Par ailleurs, et c'est important, il existe une version de Toulrezo.biz accessible en mode "disjoint" du portail (c'est expliqué dans Toulrezo.biz, justement). C'est Toulrezo.net. Vous y accédez par exemple depuis votre téléphone mobile. Et puis il y a, pour les utilisateurs néophytes, toutes les vidéos explicatives (redimensionner les fenêtres, s'inscrire dans Toulrezo.biz, utiliser Twitter, etc.). C'est bien sûr dans le portail.

Bien à vous !
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[1] Oui je sais. Ces inversions verbe-sujet sont la trace de mon passage dans la presse écrite économique et technique. Et du perfectionnisme de mon rédacteur en chef de l'époque.

[2] Le Ciel nous en préserve !

free music


[ Changement de sujet - Je découvre (et dévore) les compositions du génial Mike Patton, musicien puissant, multi-registres, extraterrestre et virtuose | comme beaucoup de gars nés dans les années 70, j'adorais Faith no more | c'est François, le chanteur de Belladone, qui me parle de Patton depuis 9 ans, il était temps que j'en connaisse davantage - résultat, je suis amoureux transi ]


 On Romey ça ? - 1e partieFri 17 Aug 2007
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On Romey ça ? [ 2e partie > ]

Bon, au revoir au passionnant Ray Birdwhistell et puis au revoir aux patrons « trois lettres [1] ». C'est ici même le retour de Georges Romey, le plus personnel des auteurs en psychologie des profondeurs [2] d'expression francophone. Pourquoi ce billet ? Lien avec le management ? avec le coaching ? Moui et non : l'idée c'est de relayer simplement ce que les livres habituellement disent avec emphase. Nous sommes ici dans les sciences humaines. Parlons d'inconscient, cette structure d'autant plus puissante, nous dit Romey, qu'elle vit dérobée. Et ce qui est occulte est fort (actif par la marge : en plein accès sur sa matière). Pour rappel, le père du rêve éveillé libre, ancien consultant pétri de pratique clinique [3], bref ce psychothérapeute rigoureux boit aux sources de trois géants. Citons-les : il y a Robert Desoille et de son investigation audacieuse - quoiqu'intrusive - de l'inconscient. Citons aussi ce puits de science qu'est l'anthropologue Gilbert Durand, puis - pour finir - Arthur Janov [4] et son travail sur l'engramme (inscription nerveuse de paquets traumatiques, autour d'un thème précis - ex. : la naissance).



Reconvoquons Romey. Il faut absolument lire le Dictionnaire de la symbolique des rêves. Ce travail immense, issu d'une titanesque encyclopédie du même auteur, plaide pour une redécouverte de l'impulsion naturelle [5], essentielle, intuitive et libre, par opposition aux structurations souvent pesantes de l'esprit de géométrie, tel que le définissait le grand Pascal.

Que dire ? L'inconscient, c'est beaucoup de choses. C'est encore et surtout, dixit Romey le pragmatique, un réseau bis, arborescent, puissant, opérant.

Écoutons-le (et j'en finis là - bonne fin d'août à vous) : Lorsque le regard transmet au cerveau des signaux spécifiques lui permettant de reconnaître tel objet, ces stimuli déclenchent deux réseaux de résonances, tout à fait distincts, bien qu'étroitement reliés l'un à l'autre. Le premier concerne notre insertion dans ce qu'il est convenu d'appeler la réalité concrète, tangible, objective. Il nous permet d'identifier ledit objet et de réagir à sa présence en fonction du système logique d'appréciation. Suivant le lieu, les circonstances et la considération habituelle que l'on a de cet objet, la réaction prendra la tonalité du plaisir, de l'attendrissement, de l'indifférence, de l'agacement, de la crainte, de la violence, etc. Ce réseau intègre l'image de l'objet dans le champ des valeurs reconnues par la conscience et sur lesquelles s'appuie la raison pour déterminer nos actes, des plus anodins jusqu'aux plus importants. C'est, en tout cas, ce que nous incite à croire un mental très imbu de ses prérogatives ! Le second réseau fonctionne en parallèle, à la manière de ces circuits occultes de pouvoir, dont l'action souterraine est d'autant plus efficace qu'elle est moins apparent. Celui-là, sûr de sa puissance, laisse volontiers à la raison consciente l'illusion de maîtriser les choses de la vie ! Il agit par interférences bénignes dans les circonstances banales et décisives lorsque les orientations majeures de la vie sont en jeu. Ce réseau de résonances c'est, évidemment, le champ des contenus inconscients, symboliques, pour tout dire, dont chaque image se prête à la projection.

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[1] Comme le disait ma grand-mère.

[2] Cf. Carl Gustav Jung.

[3] Est clinicien celui qui, étymologiquement, se penche sur des cas concrets. Des cas de déséquilibre ou de souffrance humaine.

[4] Faire attention. Cet excrément dévastateur qu'est la scientologie reprend à son compte la notion d'engramme, pour - évidemment - la tordre.

[5] Les transactionnalistes estiment en majorité que l'état naturel le plus profitable, le plus assumé, le plus proche des aspirations latentes, c'est celui de l'Enfant spontané. Voyez la théma sur l'Analyse transactionnelle (AT).

[ Théma Cerveau | Quand je regarde Rondoudou, je comprends qu'il y a des choses vraiment plus importantes - Mitch dans les Pokemon (que regarde sans regarder ma progéniture, à l'instant même) ]


 Vrac d'été - 10e partieFri 3 Aug 2007
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[ < 9e partie ] Vrac d'été [ 11e partie > ]

Beaucoup de choses. Je vous les relate fissa.

Un bravo, pour commencer, aux contributeurs de la communauté Mozilla (éditrice de Firefox). Une extension permet à présent d'organiser votre veille. Oui : que les sites soient, ou non, porteurs d'un flux RSS, votre Update Scanner - c'est son nom - vous indique dans un volet de Firefox lesquels parmi vos favoris ont un changement de contenu, en clair lesquels affichent des nouveautés (consultation possible hors connexion). Ces nouveautés se mesurent en nombre de caractères changés : en plus, en moins, en différent. Un seuil ? Par exemple 5 à 10 caractères changés (là c'est très sensible, l'alerte est fine). Ou 50 à 100 caractères : l'alerte est plus grossière, donc plus rare (grandes occasions). Vous réglez, pour chaque site, la sensibilité de l'alerte, via un curseur, comme sur une réglette.

Priceminister, ensuite. Comme six millions d'internautes, je suis membre de la plateforme française d'achat-vente à prix réduits (neuf avec remises ou occasions). Eh bien figurez-vous que d'y vendre des livres, des CD ou des DVD devient vite... une drogue. Les sensations sont excellentes : 1. vous virez vos cochonneries des étagères, 2. vous les vendez en trois clics. Sachant que l'étape 1,5 (ma préférée) consiste à optimiser le rapport efforts du paquetage (ou somme engagée pour sa confection) sur qualité du colis. Un plaisir (vous pouvez, en outre, personnaliser la correspondance : messages électroniques, prises de contact chouettes, petit mot dans le paquet). J'adore. Du coup, je guette en permanence si on m'achète des trucs.

Autre chose ? Ah, j'ai acheté - sur cette même plateforme - l'intégrale X Files. Ouah, c'est chouette. Et j'ai l'impression d'avoir dix ans de moins. (Mes proches en sont témoins : Un jour, dès que l'intégrale d'X Files sortira, j'me la f'rai péter.) Le pet a eu lieu. Ça plus les Troma qu'on m'a passés, je peux vous dire que les œuvres de genre me défilent d'vant les mirettes.




Fig. 1 - Troma, de grandes quantités de bon goût



Dernier truc ? Oui. Je trouve qu'on reconnaît un homme (ou une femme) à ses modèles. J'ai, pour mon compte, la constellation chrétienne (ici), de même qu'une foule d'autres choses. J'ai, encore et surtout, le grand Jodo pour me parler sur papier. Son "faire comme si... dans la vraie vie" met le jeu, le challenge et l'imagination en branle, il éclaire des voies inédites et permet, en fin de compte, d'atteindre de vieux rêves par des voies tout autres que celles qui nous semblaient bloquées (par des complexes). Cette audacieuse créativité, tellement simple (!), est à mon sens plus féconde que les apports, pourtant fournis, de la PLN. Contourner la montagne ou en triompher par un chemin inattendu me semble enthousiasmant, dingue et porteur. Et puis, dans un autre registre, j'aime chez cet homme le sens des réalités : [...] Avant d'entreprendre quoi que ce soit, il est capital de bien connaître le terrain. Ce principe, je l'ai appris de l'auteur du Traité des cinq roues, Miyamoto Musachi. Avant le combat, dit-il, il faut se rendre très tôt sur le terrain et en acquérir une parfaite connaissance. Mmh, rien qu'à eux deux, ces principes me semblent plus intelligents que des foules de spéculations invérifiables. "Faire comme si" pour voir ce que cet "autrement" génère de nouveau. Et puis s'imprégner des données du terrain. Là, tout le cerveau travaille. (La citation provient du Théâtre de la guérison.)

Je termine le vrac avec quoi ? Oui. Dernier jour de crèche pour une partie de ma descendance (ça se fête). Pour la première fois, cette semaine, nous sommes allés voir un film sur grand écran. Les Simpsons sont aussi drôles qu'à la télé. Pour ce qui est du dernier Disney (Ratatouille), pff, ch'ais pas. Ça me parle moins : j'espère en tout cas que ça chante pas (Le rêêve bleeeeeuuuu...).

Bon août à vous. Gardons le contact grâce à Twitter.

[ Rentrée - Plus de trente événements économiques dans la Ville rose ]  Read More


 Psychanalyse et management - 6e partieTue 31 Jul 2007
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[ < 5e partie ] Psychanalyse et management [ 7e partie > ]


[ Exceptionnellement, cet article est (c) ]


Bien sûr que le management donne des territoires aux uns et aux autres. C'est même son propos central : il distribue le qui-fait-quoi et le en-cas-de-problème-c'est-Untel (un être concret ou alors symbolique - ex. : le Client, cf. Sam Walton) -qui-a-le-dernier-mot. S'ensuivent alors, de la part des managers, les renforcements positifs [1] en direction des collègues (récompenses, félicitations, gratifications - c'est-à-dire strokes positifs, reconnaissance de l'existence et de la valeur des contributeurs, sitôt qu'un succès individuel leur vient). Le management, s'il est bien fait, tranquillise les gens.

De quoi est-ce qu'il est fait ? Basiquement, de quelques ingrédients. Allons-y : il y a tout d'abord un ordre, même souple. Un ordre ? C'est un mode d'arbitrage, de régulation des conflits. Appelons ça une hiérarchie : un chef régule le caractère impétueux des individualismes personnels [2]. Il les transforme en collaborations suivies (animation des leviers individuels de motivation [3], vigilance, sanctions en cas de fautes - et non d'erreurs [4] -, félicitations aux moindres améliorations, je dis bien aux moindres, fourniture de visées claires, dans le temps [5], capacité à garder la barre en cas de crises). Il y a aussi des codes communicationnels, culturels : des règles (se dire bonjour ou non, etc.). Il y a - pour terminer - des principes ou, plus exactement, des normes : une règle invisible (tacite) fait que le collectif, animé par son chef, intègre ou exclut les nouveaux arrivants sur des critères moraux tant précis qu'arbitraires (propres au groupe, et par-là même typiques, étonnants). Ce qui se fait, ne se fait pas, etc. La facilité qu'il y a à introduire de nouvelles façons de voir (tendance néguentropique [6], attirance pour l'évolution). Et puis il y a cette gestion - correcte ou calamiteuse - de la horde.



Fig. 1 - Œdipe expliqué


Entrons dedans. Nous allons parler de sauvagerie humaine, telle que la décrit René Girard. Let's go, on le sait : les relations pseudo-familiales dans l'entreprise sont un leurre. Je connais des structures qui pensent que tout le monde est frère (ou sœur). L'entreprise est une utopie, un lieu-qui-n'est-pas-lieu, où tout le monde vit et régule les choses d'égal à égal. C'est terrible. Pourquoi ? Parce que l'absence de chef expose les calmes aux ambitieux. Si, en l'absence du marié, la mariée est à prendre - je parle là de pouvoir, de prérogatives -, il est fort à parier que les quarante violeurs (avec ou sans Ali baba) vont le faire de force. C'est le scénario de la guerre civile, autrement appelé guerre des petits chefs (leaders spontanés). Qui paie ? Le placide. Et le violent impose sa tyrannie.

Il faut donc un régulateur suprême, garant de la concorde. Beaucoup d'auteurs concèdent que c'est le fondement même du leadership : la capacité à incarner le rôle du je-tranche. C'est là l'invitation (l'ordre) à ce que chacun tienne son rang et jouisse de ce qu'il a [7], la liberté des uns se terminant, de fait, où commence celle des autres.

J'ai parlé de horde. Le concept est de Freud. Et il y a, outre l'utopie des frères, un autre scénario morbide. C'est celui du papa (ou de la maman). En incarnant une figure familiale, la personne référente risque de déclencher une tempête œdipienne. L'idée est simple : si je suis Papa (ou Maman), certains individus vint cristalliser à mon endroit un complexe (un complexus, un tissu vivant, une grappe, un ensemble mobile) de sentiments ambivalents. Tantôt l'amour, tantôt l'hostilité (rivalité, affirmation violente de soi, etc.). Et c'est à nouveau la passion, qui prépare la guerre.

Il y a des vraies familles (au sens du livret de famille) qui font le choix de clarifier tout ça, indépendamment ou non de leur rang de naissance. Ils caractérisent le qui-fait-quoi et neutralisent en amont l'utopie des frères et la fascination œdipienne. Il y en a d'autres, familles de sang ou non, qui tombent dedans comme dans un piège. Et c'est un jeu [8] : dynamique morbide.

Il faut du discernement. L'entreprise peut être un lieu de casse. Au lieu d'être un moyen matériel sain, je veux parler d'un attrape-sou. C'est bien dommage de risquer sa santé, son porte-monnaie, son estime de soi pour de l'idéalisme.

Il faut du pragmatisme. Bon sang...

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[1] C'est la méthode du grand Kenneth Blanchard.

[2] Relire absolument Robert Axelrod.

[3] Try this.

[4] Distinction (salutaire) faite par Thierry Gougeon.

[5] C'est la clarté cognitive, tant vantée - notamment - par l'AT (besoin de structurer le temps, etc.).

[6] Là, il faut mettre à contribution Georges Romey.

[7] Reconvoquer les chaises.

[8] Comment casser le ressort des jeux psychologiques.  Read More


 ShoppingThu 26 Jul 2007
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Autant j'aime Kenneth Blanchard, autant je trouve Dale Carnegie fade et creux : dépassé. Ses préceptes sont, à mes yeux, statiques, systématiques, primaires. Je saisis mal pourquoi les managers actuels se réclament de cet homme d'affaires chrétien des années 30. Entre autres conseils, son souriez en écoutant votre interlocuteur sonne aussi naturel qu'une partie de thé à la Maison blanche et aussi ambitieux qu'une manipulation mentale de cour de récré.



Dale Carnegie, complètement has been ?



S'ils veulent de bons auteurs en management (a fortiori chrétiens), que les gens consultent, par exemple, Blanchard et Charlie T. Jones. S'ils veulent du simple, c'est en outre opérationnel. Plus réaliste, plus vrai. Et plus actuel, surtout.

Alors... Pour ceux qui aiment bouquiner (par exemple à la plage), je recommande évidemment Le Manager minute de Kenneth Blanchard et Spencer Johnson, de même que l'accessible et fécond La Vie est magnifique de Charles E. Jones. Là, vous en avez - frais de port inclus - pour 40 € maxi.

Il y a aussi une bonne synthèse (côté français, hors christianisme). C'est Le Leadership motivant pour une participation efficace de Thierry Huynen et Michèle Huynen-Janssens, que l'on trouve d'occasion (j'ai eu le mien aux puces).

Quoi d'autre ? Comment leur dire du post-transactionnaliste Gérard Collignon, dépositaire de la méthode Process Com du grand Taibi Kahler. Absolument. 25 euros pour beaucoup d'heures de quiétude en équipe après. Pour le même prix, tâchez enfin de vous procurer le très pragmatique Priorité aux priorités de Steve Covey (mmh, ce mec est mormon) et vous avez tout : motivation, leadership, dynamique de groupe, organisation-efficience. Pour, voyons, 100 à 120 euros tout inclus.

De Dale Carnegie vous pouvez, façon Jean-Edern Hallier, faire un superbe fzzzzz...
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[ Pour ceux qui veulent aller plus loin, il y a ensuite l'indispensable Introduction à la pensée complexe d'Edgar Morin, pour sortir - par exemple - des ravages de la pensée positive, puis le superbe Apprivoiser son Ombre de Jean Monbourquette | le tout fait environ 25 €, port compris ]


 Absara.eu, le portail sous Protopage - 1e partieWed 25 Jul 2007
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Absara.eu, le portail sous Protopage [ 2e partie > ]

Alors que se carapate un billet sur la dynamique de groupe (oui), survient ici même le souhait de vous faire voir les nouvelles rubriques du portail Absara.eu.

Vous pouvez, entre autres, tester les fonctionnalités Snapvine.

Le reste est là :



 Talk talk, qui est là ?Tue 24 Jul 2007
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C'est surprenant de voir ça : un consultant revient voir un client. Ok. Et là, au lieu d'indiquer les possibles - et souhaitables - ajustements-terrain (sorte de service après-vente), le client joue avec sa langouille. Vi. Je m'explique : il plaque celle-ci dans son palais (le sien propre) et reste muet... comme une carpe engourdie. Ou alors il l'agite, parle et re-parle comme une pie du Sud-Ouest. Vous demandez aimablement ce qui, au stade actuel, peut être amélioré (En quoi aujourd'hui puis-je vous aider ?) et le bonhomme continue son processus carpe ou pie. Mmh. Joli trait animalier, mais le côté arche de Noé vous déconcerte un tantinet : sans franche habitude, vous incarnez rapidement la poule cendrée qui interroge un propos systémique devant un peigne en corne extrudée (Attends, ils me proposent de venir et ce qui sort de leur bouche, c'est tout sauf une matière à travail ?).



Eh bien, c'est faux. D'abord parce que la relation qui vous unit à ces gens-là est souvent forte (ils vous ouvrent leur entreprise), ensuite parce que se taire ou faire son bavard sont des messages. L'un comme l'autre a grand sens, et souvent le même. Passent des flux entiers de choses. Comme un besoin de dire un truc important. Et c'est vrai : beaucoup des problèmes d'entreprise sont humains (stress, confusion mentale, surdétermination du quotidien, conflits de territoire, peur d'avancer, démobilisation des troupes, manque de confiance en soi). Et là, vous qui représentez un hors-l'entreprise frais, ferme et sain, comme une référence ou un repère, vous faites du bien. Vous êtes un symbole, vous incarnez un sumbolon. Soit une réunion de deux choses qui, quoique différentes, travaillent ensemble. Et fonctionnent. Vous représentez un pont communicationnel : vous voir (quite à vous parler-sans-vous-parler) fait du bien. Vous rassurez.

C'est fou ? Oui et non. Le temps de conseil peut aussi servir à ça : écouter, réagir. Moui.
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[ Image (c) Images.jupiterimages.com | tenez, des animaux qui communiquent | ah, et si Camille me lit : PNL ]


 Management postmoderne subliminal - 2e partieMon 23 Jul 2007
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[ < 1e partie ] Management postmoderne subliminal

Pff, c'te langue de bois. Prenez "chômeur" : tout le monde comprend. Eh bien la pression sociale fait de cette pourtant gigantesque catégorie un état à cacher, comme une honte. Les périphrases ou les emprunts ronflants ont bien cinq ou dix ans. Souvenez-vous.

"Cadre en repositionnement" fut un temps à la mode. Puis vint "consultant" (no comment). Et depuis une grosse année, "entrepreneur", qui se taille la part du lion. Mmh.

Il est évidemment une foule de créateurs qui développe une activité sincère, établie, modélisée. Bien sûr. À côté, il y en a sûrement vingt pourcents qui, à mon avis, se donnent un titre à la gomme. Comme si cette étiquette ouvrait des portes ou procurait les gratifications qui aident. Un sésame en carton-pâte. Que dire ? Je connais d'excellents chômeurs, bourrés d'expérience et d'à-propos. Et puis d'horribles cadres, aigris et doctrinaires. Ce qui fait la qualité de quelqu'un, c'est tout sauf son statut : c'est ce qu'il est en vrai. Alors à quoi bon mentir ? Ceux qui, par une tartufferie socioprofessionnelle, trompent le chaland lors de soirées pros échouent à dire ce qu'ils font... en vrai. C'est pathétique et à chaque fois, je me sens gêné. Ça vous le fait aussi ?

Que faire alors ? Assumer. Avoir de l'humour, exister par soi-même. L'Américain Don Miguel Ruiz rappelle qu'attendre de la reconnaissance des autres est un leurre coûteux. Pour être heureux, il faut s'entendre avec soi, se respecter [1], être adulte et se faire du bien. Et puis s'ouvrir au monde, être dans une relation immédiate, intense et sérieuse à ce qui se passe. Et puis aussi dire non. Être là, être présent, être intuitif, être attentif (à l'écoute d'un discernement bienveillant, intérieur), ça suffit amplement. Être normal est une puissance.

Alors pourquoi mentir ?

Moi, j'ai souvent menti, je l'avoue. Par malice ? Je ne crois pas : par excès d'enthousiasme, oui. Souvent. Comme une passion, comme un emportement. Et c'est dans ces moments-là que je suis le plus faux. C'est-à-dire le plus faible : je passe à côté. Alors je me calme et me vide le mental, je laisse flotter quelque chose d'indicible et, comme un laser, mon efficacité fuse : le cerveau est en phase, tout se connecte [2], j'envoie "le bois". C'est comme ça que je me tire du brouillard. Je plonge dans ce qui est, dans ce que je suis, dans ce qui a du sens. Au centre de moi, là, comme une bille tendre. Et je fonctionne.

Alors que j'ai aidé les professionnels à faire de bons elevator pitches, je peux seulement dire que le mien vibre et fonctionne maintenant. Depuis peu. Quand je me recentre, je sais qui je suis, le métier que je fais, les gens que j'aide. Je ne suis plus dans de la pub, je suis dans ce que je suis. Et je suis vrai : je suis là en vrai.

C'est tout un lâcher-prise, c'est tout un travail d'autonomie affective (nan, je ne séduirai pas pour séduire), c'est tout une jouissance pour moi. C'est nouveau.

J'y suis maintenant. Alors par pitié, épargnez-moi que vous êtes le mentor ou la cousine en secondes noces de Loïc Le Meur ou de Ban Ki-Moon.

J'aurais l'impression de me voir avant. Ou pire : de vous voir tel que vous n'êtes pas. De vous louper. C'est ça, de vous louper. Et de me louper aussi, comme un veau.

Avoir de l'impact, c'est avoir une consistance. Fonctionner, c'est être dans le monde. Être un pro, c'est être soi.

Là - Et voilà.

__

[1] Voir cette théma sur la confiance en soi.

[2] C'est encore Jodo qu'il faut lire. Dans son Doigt et la lune, il parle de ce drôle de jardinier qui a une main en bois. Alors il se la tape, fait un son qui plait à l'oiseau et indique à son collègue que les actes vrais se connectent spontanément à la vie (ici animale), que le bois produit un vrai son. Rappelons que la pièce de lutherie qui fait sonner un violon s'appelle l'âme : le bois est synonyme de naturel, de vibration, d'instantanéité aux choses.


 Olive et Tom - 3e partieFri 20 Jul 2007
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Olive et Ming. Ming et Olive. Les deux seuls gars avec qui je puisse parler de tout. Choses riches, intelligentes, mobiles, inattendues, profondes. La moindre amorce fait un tremplin vers de la philosophie, des comparaisons Occident-Orient, des apports jungiens, des trucs sur la France et le monde, de la psychologie pointue. Vous en connaissez beaucoup, des comme ça ? Mêler travail, vie, intériorité, projets, confessions, jeux, distance et mauvais goût volontaire ?

J'ai passé deux jours à l'océan avec l'Olive et puis - cet après-midi - deux heures avec le Ming, à Labège. La société du second est une jolie start-up. J'espère qu'elle est à la hauteur de ce grand bonhomme, porteur des ferments techno-intellectuels (et magiques) de l'Outre-Atlantique. Ce type est un extraterrestre, capable de tout, capable de folies volatiles et d'envolées porteuses de sens. Un bosseur, un stimulateur, un attentif à la pensée flottante, une tranquille arborescence, un nuage dense et lumineux-léger.

L'Olive ? Un gars "qui est dedans", qui s'intéresse à tout, qui s'ouvre à tout, qui dit ce qu'il pense. En vrai, rah la-la.

Tellement de choses à dire... Et puis j'aimerais que ce blog soit un faisceau de jets d'encre, de choses que je vis en vrai. Entreprises, personnes, angles mentaux, ressentis.

Est-ce possible ?

[ Un immense bonjour à David, que j'ai revu à Labège avec joie ]




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