Blog Management & Organisation, depuis 2004

Management & performance humaine | Motivation | Organisation & plannings stratégiques | Dynamique de groupe | Intelligence collective & réseaux



Billets de Lionel
,

conseiller personnel
de dirigeants,
depuis 2000 :
management
strategique
& communication

Le propos du blog :

libre et direct,
si possible en mode oral,
tres souvent sur la vie
et ce qui la rend
delicieusement saillante,
souvent aussi
sur les modeles
et outils d'efficience
(interessants, concrets)

A signaler :

beaucoup de themas
sur la performance
personnelle et collective,
beaucoup de liens

__


900 billets, 50 tags :

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Réprimander
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Vendre
Vendre autrement
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Volonté
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Vroom, Victor
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Weishaar, Marjorie E.
Witkin, Joel Peter
Wolton, Dominique
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 Twitter - 9e partieThu 1 Nov 2007
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[ < 8e partie | archivage simultané du billet sur le scoring ] AddThis Social Bookmark Button [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, réactions par commentaires | 10e partie > ]

Auparavant, pour connaître notre avis sur les événements économiques essentiels de Toulouse, il fallait s'abonner à Twitter et recevoir la sélection en direct, sous forme de dates à privilégier pour les semaines à venir. C'était par SMS de 160 caractères (exemple vidéo). Système d'abonnement pratique pour les professionnels accros des réseaux [*], traditionnellement nomades.

Depuis aujourd'hui, vous pouvez en plus - et qui que vous soyez - connaître ces coups de cœur... en ligne, en allant directement sur la page du célèbre éditeur de dépêches courtes (ou alertes ou tweets, gazouillis en français).

Le Twitter d'Absara devient donc public : comme d'habitude, les abonnés (cliquant sur Add me) retrouvent nos dépêches par SMS, en parallèle tout le monde peut à présent consulter la sélection sur le Net. Techniquement cette sélection prend appui sur l'ensemble des dates de Toulrezo.biz. Et humainement elle est le fruit de nos goûts personnels.
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[*] Réticulophiles ? Le terme est lâché.

[ Pour ceux qui ont déjà leur identifiant Toulrezo.biz, une nouvelle vidéo vous montre comment ajouter vos dates vous-mêmes dans le calendrier | Twitter, kesako ? et Toulrezo.biz ? ]


 On Romey ça ? - 2e partieTue 30 Oct 2007
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[ < 1e partie ] On Romey ça ? [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires | 3e partie > ]


Exceptionnellement, ce contenu est (c) - Merci


700, c'est le nombre de contributions dans ce blog. La dynamique de groupe ? Le thème du présent et 700e billet.

C'est parti.

M'est avis que quand un modèle est simple, il dégage une puissance : l'exploiter revient à se brancher sur un gisement sourd, qui percute le système nerveux. Comme pour mieux le stimuler. Alors je vous parle ici d'un chercheur que j'affectionne. Il est pour moi un géant de ce siècle naissant, il est Français, c'est Georges Romey. Ce qu'il dit dégage, à mon sens, une puissance archaïque, que valident immédiatement l'intuition et l'expérience. Nous avons, vous vous souvenez, parlé des métaphores physiques ou biologiques dont la psychologie se sert pour illustrer sa dynamique, ses lois. Faisons donc un tour par ce que Romey nomme le besoin de maintien (homéostasie) et la pulsion d'évolution (entropie, poussée vers un dépassement de soi). L'on a vu à maintes reprises combien le changement de degré 2, cette métamorphose ou changement profond (cf. Palo Alto), était inscrite en germes dans tout système. Pourtant, sur le terrain, le conservatisme est souvent plus fort que la légitime ambition de mieux faire. L'accrochage aux acquis supplante et coiffe la poussée, toutes les entreprises connaissent ça.

Individus et systèmes ont des semelles en plomb. Pourquoi ?

La collecte anthropologique la plus rudimentaire fait voir qu'un enfant - naturellement - se porte vers un mieux-être, un mieux-comprendre (cf. Jean Piaget). C'est donc comme expérimentateurs que nous venons et nous développons au monde. Viennent alors les chapes de plomb, pour paraphraser Eric Berne : le facteur social ou parental nous dirige vers la dialectique permis/interdit. C'est donc un aiguillage imposé. Les renforcements (félicitations-récompenses) nous renseignent vite sur ce qui est socialement souhaitable et souhaité pour nous. Couplez ce conformisme encouragé avec l'intuition que la vie se finit par la mort (ce que les philosophes qualifient de contingence métaphysique ou de sentiment de finitude), bref la force qui nous bloque au sol est bien là : se fonder sur l'acquis devient une façon de vivre. Certes tout système tend à se maintenir, pour garder avec lui l'ensemble de ses parties (cohésion) et les tenir dirigées vers la jouissance et le maintien collectif de sa forme. Bien sûr. Pour autant, chez l'homme, l'homéostasie (individuelle ou groupale) est un régime aveugle.

Quand le discernement ordonne de changer, les pieds - comme toujours - s'alourdissent. Changer devient dur.

L'on se réfèrera au grand Kurt Lewin et à sa cartographie des forces parties-prenantes du changement. David Gleicher et Serge Moscovici sont également de vrais bons prophètes, très concrets. Pour autant, c'est à Romey que je veux revenir. Et je le complète avec Berne.

Regardons bien. Si j'en crois le psychothérapeute français, la poussée d'évolution est un fait : elle nous habite. Il suffit alors de la libérer, tel le phénix qui surgit du bambou (l'esprit) sur lequel on tape. Comment faire en vrai ?

Il faut, je crois, donner à manger au besoin de maintien, en lui racontant des choses précises. Lui, il est terre à terre : il a besoin de certitudes, c'est la visibilité dans le temps qui le motive. Un plan par étapes, une clarté cognitive façon Berne, c'est le pré-requis absolu. Dans le même temps, il faut exciter cette énergie d'autodépassement qui sommeille et se languit. Comment ? En accentuant le sentiment d'ennui, de morbidité, de délitement qui menace la situation en l'état. Le mécontentement larvé (frustration) est un moteur qui peut tout emporter (cf. révolutions).

Et là, je termine en recommandant à nouveau les travaux de Gleicher et Moscovici sur le management du changement pas à pas. Il permet à la fois de rassurer les pieds et de canaliser la frustration dans une gangue d'évolution : un chemin s'ouvre.

Excellente soirée.

[ Pêle-mêle - La poussée d'énergie, un élan de libido ? | Le phénix souverain, un animal qui transcende le flegmatique chameau et l'instable et impétueux lion de Nietzsche ? | Le Grenelle de l'environnement, une incitation à changer en vrai ? ]


 Toulouse - 2e partieTue 30 Oct 2007
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[ < 1e partie ] Toulouse [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ]

Au revoir time management, vous pouvez désormais consulter ici la coupure du Journal des entreprises consacrée à l'optimisation du temps et à la mobilisation (motivation) des collaborateurs. L'exemple est concret.

Je passe au thème d'aujourd'hui : c'est d'un trentenaire que je compte vous parler, d'un trentenaire et de ses principes.

Il y a certes, parmi les dirigeants que je connais, quelques représentants des générations X et Y (je pense - côté Ville rose - à Anthony Colombon, David Fauthoux, Fabien Fromage, Priscilla Rozé-Pagès). Leur point commun ? Technicité, pragmatisme et ambition : ils sont tous, sur leur marché, porteurs de nouveauté. Le propre de ceux qui sont nés dans les années 1970, c'est peut-être l'envie de rupture, l'envie de changer les règles du jeu et d'apporter une patte. La technologie, la distance critique, la sortie complète des idéologies expliquent ça : avoir trente ans aujourd'hui, c'est souvent se débrouiller avec le monde, c'est habiter, donner une personnalité aux échanges, aux interactions, aux usages dudit monde - pour le changer.

Je passe à présent à celui qui nous intéresse aujourd'hui : Jean-Christophe Tortora. Ce patron de presse et de publicité né en 1976 parle, c'est fin 2006 lors d'une conférence en école de gestion, de ce qui dirige sa vie. J'y suis, je l'écoute. Et ce qui me frappe, c'est l'efficacité des valeurs déployées, ici de vrais moteurs.

Nous l'écoutons, il relate son parcours étudiant (plutôt ennuyeux) et revoit cette devise gravée sur sa tablette en cours. Il la consulte en permanence, comme un fétiche : Ose. C'est un principe directeur : oser apporte tout, oser ouvre les portes. Celui qui est légitime, c'est celui qui occupe un terrain : honneur aux audacieux, qui forcent la chance. Il y a là un côté grec, que j'aime.

Je me souviens d'un second principe. Alors que ses associés directs inaugurent au moment où il parle un restaurant à Londres (événement excitant et marquant), l'homme explique que ce qui motive sa présence parmi nous, c'est l'engagement sur la date qu'il a prise au tout départ pour la conférence. Je respecte l'engagement antérieur, commente-t-il.

Alors que dire ? C'est édifiant : à la fois rare et simple. Je décortique un peu. L'ambition, c'est la condition du succès (ambition couplée à la mètis, à la vitesse de déploiement et à la compétence technique). C'est une visée permanente, une exigence, un présupposé-moteur (cf. les incitateurs, ressorts de la dynamique psychique).

Il y a aussi le respect de la parole donnée. C'est le gage absolu d'être prévisible, lisible et fiable (cf. clarté cognitive). Dans les affaires, c'est LA condition : elle vous attache les collaborateurs et autorise les partenariats. Hors d'elle, point de salut : on reprochera toujours à celui qui déplace en permanence ses rendez-vous son incapacité à prioriser en amont, de même que son manque de tact [*].

Être intramotivé et fournir aux autres de la clarté dans ce qu'on fait et va faire, c'est précieux. Ajoutez-y - de mon point de vue - la passion qui touche au cœur (lire LeeAundra Temescu) et l'aspect « don de soi raisonnable » dont parle Christian Blachas, vous avez là un carré magique. Une formule vertueuse.

J'en termine et lance le sujet : connaissez-vous de bons leaders ?
__

[*] J'avais un ami, pour qui le gros de l'intelligence humaine consistait à savoir ménager (respecter) les susceptibilités. Paul avait raison.


 Absara café de novembre - 77e partieSun 28 Oct 2007
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[ < 76e partie ] Absara café de novembre [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires | 78e partie > ]

Alors qu'entre en archives la contribution sur Indiceco, startup prometteuse parmi toutes, je survole ce billet pour vous indiquer la date du prochain moment Absara café : c'est le 5 novembre.

Pour la première fois, cet événement de centre ville est en invitations privées. Seuls le noyau dur et les abonnés Twitter ont les places.

What else?

[ Absara café ]  Read More


 Rés(t)eaux du cœur - 3e partieSat 27 Oct 2007
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[ < 2e partie ] Rés(t)eaux du cœur [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires | 4e partie > ]

Ordinateur HS. Qui va me remonter le moral ? C'était le SMS d'hier, que j'ai envoyé à une série de collaborateurs proches ou d'amis. La cause : un blackout informatique. Mon ordinateur portable (25 % de mes outils [*] de travail) affiche soudain un message de grève reconductible, que j'interprète comme une bouffée délirante de mon disque dur ou de la carte-mère. L'angoisse.

Résultat du SMS ? Les messages réconfortants de Camille, Cécilia, Gwenaëlle, Sandra et Sandrine (mmh, on dirait une équipe de handball féminin). D'ailleurs, Sandrine a la gentillesse de me proposer de déjeuner, c'est bien volontiers que je lui propose l'Esquinade, chez Lætitia. Après ce chouette moment, j'ai rendez-vous avec Serge au salon de l'hôtel Mercure. (Rendez-vous édifiant.)

Alors que dire ?

Nadia s'est précipitée pour me proposer un ordinateur fixe d'urgence, un Mac. Et Fabien m'a téléphoné 20 bonnes minutes. (L'ordinateur me semble alors réactif comme un queso manchego.) Verdict ? Cet informaticien de formation m'explique que la panne est sûrement logicielle (il me rassure), lui et moi parlons de nos projets (c'est très intéressant) et le tout-jeune trentenaire de me dire : je suis pile né dans l'intervalle de gens pour qui les ordinateurs sont plus qu'un environnement, c'est une seconde nature et c'est le propre, je trouve, de notre génération. Fabien a raison. Qu'elles soient X ou Y, les deux dernières cuvées de professionnels sont vraiment « dedans ».

Bravo Fabien (la panne - quoiqu'impressionnante - était bien logicielle).

Et merci à tout ce joli nuage de contacts serrés, chacune et chacun d'entre vous m'a fait grand bien hier. J'ai été plus qu'heureux de vous revoir.

Journée perdue ? C'est l'opposé : journée de vraie vie. Journée tout court. Soleil dedans.
__

[*] Les 75 % restants sont - plus ou moins dans l'ordre - mon téléphone mobile, mon cerveau, mes contacts qualifiés.

[ J'ai de plus en plus envie d'opter pour Linux - Qui parmi vous en est content ? ]


 Charles, attends !Thu 25 Oct 2007
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[ Théma motivation ] Charles, attends ! [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]

Parlons magnétisme. Écartons l'exotique Mesmer et son baquet magique. C'est d'aimants que je veux vous parler. Selon que vous les disposez comme ci ou comme ça [1], ils deviennent les uns pour les autres des pôles d'attraction ou des repoussoirs [2] : c'est très binaire. La PNL étudie bien ça [3] : il y a des choses qui vous inspirent (danser comme Justin Timberlake) et d'autres qui vous révulsent (surtout pas comme Vladimir Poutine).




Fig. 1 - Chérie, j'ai rétréci les fosses


Eh bien je vous avoue - j'assume - que je travaille depuis plusieurs jours avec un dépliant contre-exemplaire à mort. Un vrai tue-l'amour, creux et pompeux, un tout-sauf-ça. Il est sous mes yeux, je le garde, je le regarde. Voir que des gens font ça (Et réussissent comme des boucaniers !), ça me stimule. Ce morceau de papier me rassure et me conforte, je m'en sers de fétiche. Quoi que je fasse, même avec une jaunisse ou un pied bot, mes propositions étaient, sont et seront toujours meilleures que ça. C'est une base.

Alors quoi ? Le kitsch est un stimulant naturel.

Be seeing you.

__


[1] C'est très fréquent de voir les sciences humaines (ici la motivation, traditionnellement rattachée à la psychosociologie d'essence anglosaxonne), en clair c'est amusant de voir à quel point les sciences dites molles empruntent aux modèles de la physique et de la biologie (entropie et Gestalt, entropie et dynamique de groupe), tout ça pour construire des métaphores édifiantes. D'ailleurs toutes les paraboles ont une visée pédagogique, thérapeutique ou métaphysique (cf. le touchant travail du grand Milton Erickson), bref d'amplification de la conscience et de réglage par tâtonnements d'une façon d'être, d'un confort (d'une place harmonieuse) dans le monde, monde immédiat (environnement socio-émotionnel) ou monde vaste et général (the big one). Enseigner, émouvoir, susciter, faire croître ou naître, encourager, résoudre des problèmes (faire converger ces trois pieds du tabouret que sont la donne du monde, la nature profonde de l'instigateur de l'action et les objectifs qu'il se fixe - le quatrième étant peut-être la plasticité de la frustration), tout ça je crois que c'est pareil. C'est vivre et aider à vivre comme il faut. Réconcilier principe de plaisir et principe de réalité (soigner les inconfortables décalages, résoudre les problèmes), c'est le travail spirituel par excellence. Taoïsme façon Wieger ? arrangement moléculaire ? harmonisation romeyienne ? cohérence synergétique ? À chacun de trancher.

[2] Tout ce qui est binaire est dynamique et stimulant. L'on trouve, dans une foule de systèmes traditionnels, un couple primordial (dyade), une association vivante de deux lois énergétiques, qui procréent ensemble : elles déploient tout un monde. C'est le modèle de l'émergence, je pose un minimum de principes (étymologiquement amorces) dont la combinaison immédiate fait naître la multiplicité. Relire le père de la complexité, l'immense Edgar Morin, ainsi que le très lateral thinker (maverick ?) Jeremy Narby et ses incroyables histoires de serpent double et d'ADN à deux brins. Il faut par ailleurs voir ce que le superbe Craig Reynolds donne à voir d'une poignée de principes capables de faire émerger une machinerie aussi complexe que le vol des oiseaux. Sur la combinaison synergétique de deux polarités premières, lire Animus-Anima.

[3] Filtres cognitifs.

[ Ah, les aimants, tellement amants ! tellement porteurs de la notion classique des affinités, des sympathies ou lois d'agrégation naturelles (cf. doctrine des Signatures, également pratiquée par les ayahuasqueros de Narby) | je me revois enfant avec un tome ouvert de l'encyclopédie Tout l'univers - un schéma (je le vois encore) montre une caisse en bois remplie d'aimants en vrac, fichus n'importe comment, le magnétisme « pulsé » hors de la caisse est désordonné, faible et malade, à l'inverse un rangement simple et conforme à la nature des attirances-répulsions des aimants génère une grande énergie : la caisse irradie un puissant champ | je crois (je sais) que c'est l'un de mes premiers contacts, excessivement saisissant, avec la notion de synergie : un « plusieurs » bien agencé (conforme aux lois du dedans, au tempérament, à la nature intrinsèque des constituants), eh bien ce « plusieurs » catalyse naturellement des principes (des lois, par exemple psychologiques), qui régissent l'extérieur, il emprunte alors des sortes d'autoroutes ascentionnelles et tricote une métamorphose, une forme au delà, plus évoluée (nouvel arrangement, nouveau système) | sur la notion de repoussoir (bouc émissaire) ou bien de fascination mimétique (forme de jalousie de ce que l'autre possède, façon Caïn), lire René Girard | représenter les affinités (ou tensions) interpersonnelles grâce au sociogramme de Jacob Moreno ]


 Speed consulting - 76e partieTue 23 Oct 2007
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[ < 75e partie ] Speed consulting [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires | 77e partie > ]

Le speed consulting, échanges personnalisés « chrono » entre entreprises et experts-métier (et prétexte à soirées dédiées), est une invention récente. C'est, semble-t-il, le webconsultant Raphaël Richard et ensuite l'association Silicon Sentier qui ont lancé l'idée sur Paris, en 2004. L'idée ? Faciliter les consultations entre entreprises du secteur numérique et gourous solides. En région, Absara - de la même génération idéologique que Silicon Sentier - a lancé six éditions du genre dès 2005. Originalité ? Un climat spécial (indescriptible ici) et des experts-métier de l'économie numérique et de l'économie en dur. Autres atouts : une déontologie de véritable cabinet (ici cluster) de conseil, plus une grosse coloration internationale depuis 2007.

Quid des institutions ? J'apprends que Silicon Sentier a obtenu quelque 117 000 € de la région Île-de-France (mmh, je sais maintenant sur quels montants me battre). Absara, de son côté, a obtenu la reconnaissance du leader européen du conseil aux PME, KPMG, et celui de la mairie de la quatrième ville de France (Crème de violette 4.0 est une commande du Capitole).

L'aura et la crédibilité du speed consulting (et de ses quelques opérateurs authentiques) explosent puisque - je l'apprends ce mois-ci - le ministère wallon de l'Économie vient de passer commande à Enterprize pour le salon Creawal avec un programme qui affiche (rien que ça) une conférence de Jacques Attali.

Signe des temps ?

[ Absara, le portail ]  Read More


 Mètis, mélange des couleursTue 23 Oct 2007
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[ Thémas Mythologie & Qu'est-ce qu'un bon manager ? ] Mètis [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]

Article (c), merci

Zeus est un bon manager. Ce mec-là (il en a tous les attributs) est un malin. Manipulateur ? Certes oui, et ça le dessert. Là où l'imaginaire mythique et littéraire en fait un bon chef, c'est quand il doit réguler puis canaliser les égos de ses collègues pour les faire tendre dans un ensemble à forme vivante, où l'énergie de chacun peut se glisser dans un vivier finalisé commun : une projection, un projet. Car le coco sait générer la collaboration conditionnelle. On regarde ensemble ?

Voyons voir. Zeus, c'est la condensation d'au moins cinq traits managériaux. C'est le leader qui donne une vision (il promet un mieux, qui se révèle séduisant, fascinant, mythique et terriblement concret : c'est-à-dire engageant, magnétique), c'est le chef qui sécurise le climat d'équipe en affirmant son rôle central et régulateur dans les échanges (strokes amenés tôt ou tard à devenir frictions, batailles autour de la place des uns et des autres), c'est aussi l'organisateur qui priorise les actions, le pédagogue qui les explique à chacun dans sa propre langue, c'est - si j'extrapole - le manager qui décline le plan d'actions collectif en objectifs individuels et motive chacun par là-où-ça-lui-fait-du-bien. Et qui réagit aussitôt qu'un collègue fait une sortie de route. Ou bien calcule, au calme, comment le re-fidéliser (le calme est meilleur conseiller que le coup de sang).

Alors tout ça pour quoi ? Pour dire que le modèle de la mètis est opérant. Mètis (nom propre) était la première épouse de Zeus, le nom de ce personnage signifiant ruse. Vous savez ce que son mari fit de la dame, sitôt enceinte ? Il la goba. Un peu comme son père Chronos le fit de lui-même et de sa fratrie. Il l'avala donc et ingéra du coup les qualités de la nénette. Et comme elle était enceinte, c'est Zeus lui-même qui porta l'enfant dans son corps et en accoucha... par la tête. Athéna était née.

On reprend. Zeus, chef par excellence (ambitieux, intelligent, limite coquin), intègre la ruse au plus profond de lui-même pour engendrer par le mental (la tête) la sagesse, cette vertu qui donne le discernement et la façon d'être au monde (ethos).



Je continue pour parler de ce pied de nez au destin. Un vrai bon chef est souvent un visionnaire, c'est quelqu'un qui déteste ce qui est préconçu et qui recherche un résultat. Les entorses lui vont bien. Il se bat pour un idéal, pour une équipe, pour lui-même et pour les siens. Quitte à inventer.

Car inventer c'est ça, c'est étrangler la fatalité, c'est retirer ce qu'il y a de plus pragmatique ou de plus inspirateur dans les modèles établis, c'est adapter tout ça à la réalité. C'est faire l'amour, c'est coller à la vie.

Et Zeus, en bon trickster fait tout ça à merveille. Il joue des tours. Être bien au monde, dans sa mentalité, c'est s'adapter. On retrouve bien chez Napoléon ce Il ne va pas bien loin celui qui sait d'avance où il va. Les improvisateurs de génie (souvent gros bosseurs) sont des mavericks en puissance, des inventeurs de mondes. Quand ils n'aiment pas les règles du monde ancien, ils les changent.

Alors le mot mètis, qui conduit à terme à la sagesse, je crois qu'il convient de le connecter à la notion de ruse, de pragmatisme et d'audace.

Dans le sillage d'Edgar Morin, le père de la complexité, cette façon de sentir le réel, je crois qu'on peut dire que la vraie sagesse c'est d'être fou (c'est-à-dire créatif).

Inverser le conservatisme, c'est accoucher du vrai rapport aux choses, c'est libérer le discernement, l'intensité, l'esprit pratique. Ajoutez à cette passion de réussir une chaleur humaine, une gentillesse et une capacité à conduire les gens (quiétude et clarté), vous avez là le boss tel qu'on le rêve : multiple et lisible.


 Psychanalyse et management - 7e partieTue 23 Oct 2007
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[ < 6e partie ] Psychanalyse et management [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires | 8e partie > ]

Exceptionnellement, ce billet est (c), je le dédie à Flemming et à Nadia

Alors bien sûr, je pourrais dire que j'ai la pêche alors que l'horloge tape 3 h 34 du matin et que du gros m'attend demain. Je pourrais dire que la totalité de ma progéniture dort sereinement la nuit, en permanence, nous permettant à tous de récupérer notre saine énergie. Je pourrais dire aussi que la peine à retrouver un seuil de 1 000 lecteurs quotidiens est un épiphénomène et que le beau temps, par la même occasion, va durer jusqu'à janvier. Enfin, je pourrais dire que c'est le courage, la pugnacité, l'allant et l'envie d'aventure qui vont pulser ma journée de demain (de dans-trois-heures).

Naturellement, tout ça est fake.

Et je crains que les nuits blanches, pour cause de rythme enfantin chaotique, stressé, austère (les professionnels auxquels nous confions nos enfants - à en croire la bronca autour de Guy Môquet - évoquent davantage un coup de trique idéologique qu'un organisme souple, dévoué, pragmatique et sain), bref je crains que cette vie folle ne soit vraiment... folle. En dépit du bon sens, et pour tout le monde.

C'est pourtant bien, pour moi, le moment d'être présent. D'être calme et plein (ou vide, estiment les bouddhistes). Serein. J'ai un nouveau local depuis hier, au 5 de la rue Raymond Sommer (champion du monde automobile dans les années 30). Je pense y faire un pot très bientôt. Mon dispositif commercial, avec ça, change et s'étend : je l'étoffe et le systématise. Les ramifications humaines qui partent de ce projet boosté sont plus solides que jamais, il y a là une jolie machine à jouir.

Pour autant, et ce sont les confidences de beaucoup de gens cette semaine, l'entreprise est tout sauf un palais paisible. Façon Taj Mahal, jardins... C'est, tout à l'inverse, un lieu de frictions, d'intrigues et de rapports de force brûlants. Je me saisis pour ça du fil tissé ici. Plus que jamais, Freud et sa notion de horde, de convoitise et de violence primordiale sont actuels. Le maître autrichien gagne - encore et encore - à être appliqué en dynamique de groupe, par exemple aux côtés de Taibi Kahler (croyez-moi).

Mais je veux aussi dire qu'un Kenneth Blanchard intelligemment utilisé (bien compris) fait des miracles. Ses clarifications et ses félicitations-minute sauvent tout. Il faut se souvenir que Paul Hersey, l'un de ses proches collaborateurs, a donné à l'ensemble une tournure pédagogique, de mise constante à portée d'autrui. Bref, ce sont des choses qui inspirent et stimulent : ce sont des choses qui m'aident.

Alors quoi ? J'ai envie de dormir, c'est sûr. J'ai aussi envie de vous parler de la galaxie Carl Jung pour finir. Je fais vite. Reparlons de Georges Romey, son successeur officieux comme je l'appelle. Vous vous en souvenez : pour lui, le monde psychique comporte - entre autres choses - quatre grandes constantes. Le besoin de maintien des choses, la poussée (pulsion) d'évolution, ainsi qu'Animus et Anima. Pour ces notions jungiennes, je vous renvoie ici. L'idée m'est venue de me pencher sur les quatre ressorts que peuvent alors former les couples [Animus-maintien], [Animus-évolution], [Anima-maintien], [Anima-évolution]. C'est riche : la mise en tension génère des arborescences entières.

Je ramasse mes premières pistes et vous les condense ici : l'Animus élabore les principes et les priorités de vie (ce qui compte), les hiérarchise et suit attentivement leur application. Il protège, sécurise et prolonge la vie. L'Anima, de son côté, écoute les processus inconscients et rappelle la nécessité de ressentir des stimulations, des climats. Il perçoit la donne en un instant et adapte les choses avec naturel et fluidité. Il actualise.

C'est une amorce. Je la crois féconde (commentez-la, c'est volontiers). Et maintenant je retourne dormir.

God bless...

[ Je lis la Grammaire de l'imagination du réjouissant et pourtant ancien Gianni Rodari, écrivain et pédagogue dans la mouvance de type Freinet | Pourquoi de telles approches ne sont-elles pas un standard ? ]  Read More


 Petit monde - 15e partieThu 18 Oct 2007
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[ < 14e partie ] Petit monde [ Théma réseaux | catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires | 16e partie > ]

Au revoir (bon débarras) Dale Carnagie. Et bienvenue au petit monde, version Wikipedia :

« L'effet du petit monde est l'hypothèse que la longueur de la chaîne des connaissances sociales requise pour lier une personne, arbitrairement choisie à n'importe qu'elle autre sur Terre est généralement courte. Le concept a engendré l'expression célèbre des "six degrés de séparation" après l'expérience du petit monde de 1967, réalisée par le psychologue Stanley Milgram. Il a constaté que deux citoyens aléatoirement choisis aux États-Unis sont reliés par, tout au plus, six connaissances, et en tout temps. Des expériences contemporaines via Internet continuent d'explorer ce phénomène. Ces expériences confirment qu'environ cinq à sept degrés de séparation sont suffisants pour connecter n'importe quelle personne à une autre par Internet. »

[ Question réseaux, bravo à Guillaume Lévy, qui a su organiser hier le premier seven-to-one interprofessionnel (hors société Mediane) de Toulouse | le concept est parisien, il s'agit de décompresser juste à la sortie du bureau dans un bar et de rentrer relativement tôt chez soi pour faciliter le retour au travail le lendemain ]  Read More


 Elevator pitch - 75e partieWed 17 Oct 2007
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[ < 74e partie ] Elevator pitch [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires | 76e partie > ]

Un elevator pitch, ça se travaille en permanence. Il faut être prêt à le faire jaillir : il faut l'aiguiser, le soupeser, le tester, l'ancrer dans un système sensoriel. Le sien propre et celui des gens pressés.

On y va ?

Je me lance : Absara c'est le mot pour la nymphe mutine et sacrée, mot traditionnel de l'Inde, un des géants économiques de ce siècle naissant. C'est aussi l'acronyme international (anglophone) de notre réseau, formé en 2002 dans ce creuset profond qu'est Toulouse. Nous nous vouons aux solutions business et à l'analyse des ressources externes (le milieu, toujours vivifiant) et internes (richesses enfouies sous le quotidien, méritant une saine exploitation).

Absara se consacre aux entreprises et à leur valorisation.

Comment ? En proposant aux entreprises un contact avec les experts qui favorisent leur croissance. C'est en soirée, c'est Crème de violette. En proposant un dialogue avec leurs pairs. C'est en journée, c'est Absara café. En proposant une assise dans les réseaux locaux. C'est sur le Net, c'est Toulrezo.biz. En proposant, pour finir, des angles de veille et de formation. C'est sur le Net, c'est Absara.com.

Et nous avons une touche : aller à l'essentiel, générer des solutions simples, saisissantes et fortes. Nous croyons en la magie.

[ Portail Absara | préparation rendue possible grâce à Mashable France et MindMeister, solution gratuite en ligne d'organisation d'idées ]


 Draguer le dragonMon 15 Oct 2007
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[ Théma Mondragón ] Draguer le dragon [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]

Ah, l'entreprise ! Que de choses. Voyons voir : son image a une composante externe et une interne. À l'extérieur, l'entreprise a comme un capital, une côte d'utilité [*]. Il est évident que la structure qui ajoute une valeur au quotidien, à la vie du public, elle décroche un pompon. C'est pour ça qu'un mécène, un acteur social, un agent communautaire (intégrer les handicapés dans la ville) ou écologique, bref tout ce qui joue collectif a bonne presse. Beaucoup plus évidemment qu'une junte capitalistique aux abois. Les golden parachutes l'ont rappelé.

Dans l'entreprise, il y a aussi ce qui se fait dedans. Et le management vient nous parler de ça. Quand une entreprise fait l'impasse sur le recrutement, la formation continue, le climat socio-émotionnel, le qui-fait-quoi, le qui-fixe-les-seuils-et-pourquoi, la culture du mérite et de l'innovation, le profilage motivationnel, les récompenses et les arbitrages, évidemment quand elle escamote tout ça elle perd du glamour. Elle devient un rien-du-tout ou un stand de tir. Pire : une tanière à P'tit D, où règnent l'intrigue et la dispersion énergétique. Chacun crispe les poings.

Que faire alors ? Peut-être produire des choses pour la communauté, à l'extérieur. Tout ou partie. Et puis sûrement adapter une forme de philosophie façon Mondragón. Les gens sont formés, payés, récompensés, leur travail sert à tous.

D'ailleurs - et j'en termine -, le nombre de jours off à Mondragón depuis des décennies culmine... à zéro.

À reméditer d'ici la grande grève du 18.

Urrf.
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[*] C'est cet engagement dans le vivre-ensemble que les concitoyens (et consommateurs) apprécient tant. Et rêvent de voir en permanence dans la fonction publique.

[ Ici, une attitude (dixit Christian Blachas) promise à la fortune | rendre service, y compris pour de l'argent, c'est une vraie valeur | un fond protestant (?), j'assume - évidemment ]


 Vrac de l'automne - 11e partieMon 15 Oct 2007
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[ < 10e partie ] Vrac de l'automne [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires | 12e partie > ]

J'hésite aujourd'hui entre quatre sujets. Alors j'aborde les quatre, liés ou disjoints, et les appelle A, B, C, D : on y va ?

A. La refonte de Toulrezo.biz. L'annuaire compte à présent 117 réseaux économiques. (Toulouse est dotée.) L'ergonomie de cette plateforme événementielle est désormais plus simple, allez-y.

B. Le pied-de-page de ceci me donne envie de vous communiquer les ouvrages que mes sept années de boulonnage retiennent comme efficients. Dieu sait qu'il y a des livres, Dieu sait que j'en lis, Dieu sait que vous en lisez aussi, Dieu sait que le tri digestif et l'application ensuite sur le terrain sont des tamis rigoureux.

Laissez-moi par conséquent vous proposer neuf ouvrages (180 € en tout), qui aident à comprendre les hommes et l'entreprise humaine. En vrai. Et surtout à s'en faire des amis tous les jours : Comment leur dire, Le Macroscope, Introduction à la pensée complexe, Les Rêves et leurs symboles, Le Manager-Minute, Priorité aux priorités, Comment réussir dans un monde d'égoïstes, Dessine-moi l'intelligence, L'Avantage concurrentiel. Les auteurs ? Gérard Collignon, Joël de Rosnay, Edgar Morin, Georges Romey, Kenneth Blanchard (et co-auteurs), Steve Covey, Robert Axelrod, Tony Buzan (et co-auteur), Michael Porter. Tous sont indiqués, développés, commentés dans Absara.com : ici.

Vous avez là une (et même ma) trousse à outils : modèles concrets, idées vivifiantes, gestion des tenants et des aboutissants d'une boîte et de ses hommes. Mieux que mille âneries. Manuels multiples, resserés, suprêmes... À raison d'un ou deux par mois, vous êtes au top (c'est la classe) pour le printemps 2008.

C. Je m'apprête à changer de locaux. Je quitte un appartement devenu trop petit (quoiqu'accueillant, bien situé, sain) et discute dès demain d'un local dans le quartier Arènes-Toec : j'espère que le deal est bon. Mes heures à Absara enflent, je suis papa, je dois refaire du sport, je veux réorganiser mon portefeuille d'offres (vraisemblablement cours et puis formation-conseil en gestion des plannings et motivation). Bref, refaire un scoring stratégique sur ce qui compose mon travail. Nouveau challenge, nouveaux locaux : c'est raccord. Et si tout va bien, je vous reçois même là-bas, après aménagement.

D. À cette occasion, je fais un bilan. J'ai accompagné, depuis le début (et hors Absara) 30 structures, les plus rentables étant pour moi les grands comptes ou les centres de formation, qui commandent de longs modules et souvent reconduisent. Je vous décompose ça :

20 % des structures que j'ai accompagnées ou que j'accompagne (50 % sont des grands comptes et 50 % des centres de formation), bref ces appuis génèrent 78 % de ma production totale en jours (40 journées en solo et par an, hors Absara qui pèse autant, hors temps masqué en préparation ou autoformation bien sûr). Les missions ? 83 % (respectivement 50 % et 33 %) relèvent de la formation et de l'audit, les 27 % restants vont à l'accompagnement : coaching ou team building. Typologie des missions : 84 % des besoins présentés (soit dans l'ordre 65 % et 19 %) concernent la stratégie commerciale (marketing, CRM) et le management des RH (motivation-leadership, communication interpersonnelle). Les 16 % supplémentaires touchent à l'organisation et à la qualité (résolution de problèmes, cartographie des activités ou des processus).

Voilà le cœur de mon business. Je vous parle de ce qui me fait le plus, le plus simplement ou le mieux vivre. Sachant que je peux (et veux) faire beaucoup mieux.

Si je dézoome, les structures en fait se répartissent comme suit : 24 % de grands comptes, 17 et 17 % de PME et de libéraux-cadres (catégorie pour moi homogène), 14 et 14 % de centres de formation (1 réseau national, plusieurs écoles de gestion) et d'associations ; 10 %, enfin, sont des start-ups et 3 % des artisans.

Mon profil ? Corporate et centres de formation, avec un matelas de PME et une pointe de hi-tech. Comme quoi c'est important de regarder tout ça.

[ L'Avantage concurrentiel, résumé | Porter's page | oh, et puis 380 félicitations à Airbus ! bravo, bravo ]  Read More


 Mojo d'entreprise - 2e partieFri 12 Oct 2007
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[ < 1e partie ] [ Catégorie Organisation | mots-clés, permalien, commentaires ]

Ce qui est équilibré, c'est la mort : la mort est stable. À l'inverse, tout ce qui vit est mouvant, dynamique et transformatoire en puissance. C'est-à-dire porteur de champignons, de problèmes, de germes, de décalages et de contrariétés. Étant entendu que le problème est un fossé, une frustration entre les rêves d'épanouissement (appelons-les des objectifs) et les réalisations-terrain (mmh, sans appel). Un peu comme si la réalité faisait en permanence la nique au principe de plaisir. C'est comme ça. Que voulez-vous : c'est propre à la vie.

Reparlons du problème. Le problème est là, qui peut certes mener à la vraie mort si rien n'est fait (imaginons que tout explose, se corrompe ou perde son mojo, sa cohésion, sa raison d'être).

Le problème ? Il peut tout autant, et il faut voir ça, forcer un collectif à changer. Il est chargé de vie. Je veux dire que par essence, il incite un système à se transformer, par opposition au bidouillage d'une ou deux bricoles (cf. changement de degré 1 ou 2). Le bidouillage est tentant, presque naturel. En un sens, il est conservateur et rassurant. La métamorphose, elle, est exigeante et consommatrice d'énergie [*], c'est un processus quasi biologique.

Tout ça pour dire que la peur de changer se cheville aux corps. Témoin, cette conversation interne entre commerciaux. L'un d'entre eux fait un boulot superbe, fidélise et rassure ses clients. Qui, du coup, reviennent vers lui, de peur d'aller vers les autres, jugés plus rêches. Alors le collectif perd son équilibre, se décentre et dérive en direction du good salesman. Beaucoup l'envisagent comme une avarie : risque de... risquer quelque chose. Risque de perdre.

Ce que je dis moi, c'est qu'il est en déséquilibre, ce collectif. Bien sûr. Mais de ce déséquilibre stimulant et dynamique qui fait qu'on marche, appui instable après appui instable (l'enchaînement de ces instabilités, pour peu qu'on soit fluide et engagé, est équilibrant). Marcher, c'est évidemment risquer de tomber, mais c'est aussi jouir de vivre, être content de soi et rendre la course (la vraie) un jour possible. Voire même tout de suite, là : right now. Il faut y penser.



La lenteur fait tomber les anxieux,
pour les sagaces il y a... le roller


Quid de la conquête ? C'est, par définition, perdre la terre d'origine, le juste-avant. C'est aussi faire mieux (puisqu'on sort de soi-même, puisqu'on existe). Qui plus est, au contact ou dans la direction de celui qui nous fait vivre : le client, le bizarre, l'Autre.

Alors messieurs...
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[*] Relire Henri Laborit. Ou mieux : Joël de Rosnay et son magnifique Macroscope, aussi indispensable à l'entreprise qu'une liasse fiscale.

[ Image (c) Placestosse @ Flickr.com | la peur de tomber, confirme Gilbert Durand, est un vieux schème, un vieil ensemble nerveux gravé dans nos têtes aux premiers âges de la vie, il est puissant (cf. héroïsme vertical et identitaire Vs mysticisme digestif et rentré en lui-même ou dynamique copulatoire, rythmée, mixte et circulatoire) | le mouvement mondial de la qualité, depuis 2000, insiste sur un lissage de tout en direction du client, celui pour qui les choses sont faites | dans le même registre - très parlant - la cale du PDCA (vidéo), une tentative de vérouiller les acquis (donc de rassurer une bonne fois pour toutes) mais aussi d'interdire le retour en arrière, donc d'autoriser la poussée d'évolution (cf. Romey) ]


 Sun Tzu ! - 2e partieTue 9 Oct 2007
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[ < 1e partie ] [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]

Billet sous (c) exclusif - Je le dédie à Charles

Jour pour jour, il y a trois ans, vous et moi parlions de Sun Tzu et je vous indiquais une façon de consulter gratuitement ce génie tactique [1].

C'est une longue discussion avec Charles qui m'amène aujourd'hui à vous parler de guerre. Mais quelles étaient et quelles sont donc les qualités des meneurs de troupes pour que leurs collègues les suivent où ça crépite ? sur le front, vous imaginez ?

C'est évidemment contraire aux pulsions de vie (conservation) les plus élémentaires.

Il faut alors, de mon point de vue, des généraux :

1. exemplaires (Napoléon partageait la condition de ses grognards - cf. certaines entreprises où le dirigeant gagne seulement 8 fois la paye d'un ouvrier),

2. braves et entrainants (un légionnaire m'expliquait que son grade le forçait à partir directement au feu... en premier - c'est le sens même de l'engagement, de l'exigence),

3. reconnaissants des mérites (Alexandre le Grand gradait toute personne vaillante, quelle que soit son origine sociale - c'est le contraire du racisme, de la complaisance ou du piston),

4. pédagogues et clairs (un soldat qui sait pourquoi il se bat et l'étape qu'il y a juste après décuple ainsi sa résistance et ses forces),

5. prévoyants et souples (équilibrés), à l'écoute du projet et à l'écoute du terrain (un axe de pénétration, c'est bien, un plan B ou C, selon la circonstance, c'est vital, faire preuve d'instinct et d'audace éclairée c'est encore mieux),

6. dotés d'une vision politique, d'un « Comment je vois les choses sitôt la paix acquise » (en ça, les communistes de Stalingrad sont à copier).

Be seeing you.
__

[1] N'a d'équivalent, versant politique (stratégique), qu'en Machiavel (1469-1527). D'ailleurs, la stratégie c'est pourquoi (au nom de quoi) et comment conquérir, administrer et conserver le pouvoir en général, compte tenu des rapports de force en jeu. La stratégie correspond en outre à une vision. Tandis que la tactique c'est comment gagner les batailles, jour après jour, en fonction des victoires et des retournements de situation (reporting et adaptabilité de rigueur).

[2] Notre propos portait sur la typologie (excessivement féconde) des mavericks, électrons libres et précurseurs de tout poil. Le concept est plus qu'en vogue aux États-Unis. Surtout dans le milieu chrétien (entreprises, églises, amicales), fabrique à management - encore et toujours.


 Ethique - 12e partieFri 5 Oct 2007
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[ < 11e partie ] [ Catégorie Economie-Sc. sociales | permalien | commentaires | 13e partie > ]

Comme l'affirme sur France culture le sociologue John Elster (podcast), la norme, le « il faut » forgé au contact des groupes, trouve trois expressions distinctes :

1. la norme sociale, réplique du comportement que vous percevez et copiez (plus ou moins consciemment) d'un groupe - cf. René Girard ;

2. la norme semi-morale, active sitôt qu'un regard externe vous appréhende ;

3. la norme morale, issue de vos réflexion et sensibilité propres.

[ Normes et valeurs ]


 Profils - 14e partieWed 3 Oct 2007
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[ < 13e partie ] [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires | 15e partie > ]


Exceptionnellement cet article est (c) - Merci


Alors qu'entre en archives la contribution sur les différences au travail entre générations baby-boom, X et Y, je vous propose de vous replonger dans cette histoire de profils : il y a un panorama des typologies humaines, vous vous souvenez ?

Certes, pour délivrer un sens, la complexité humaine demande bien plus (surtout, bien mieux) que des grilles de profilage. C'est en partie ce qu'illustre le proverbe zen « Quiconque chasse n'a pas besoin de filets ». Être en phase étroite avec les choses et les gens, être « en direct » rend caduque et terne toute idée préconçue, tout théorème.

C'est vrai.

Pour autant, définir et utiliser des typologies comporte un intérêt : celui de scénariser les convergences entre personnes [1], parallèlement aux clashes prévisibles. Envisager ça, à plus ou moins vingt pourcents, c'est précieux. Peu de dirigeants le font alors que le même raisonnement trouve pleine faveur eu égard aux machines ou aux processus [2]. Je le répète : une activité économique est une histoire de séduction, d'affinités, de confiance, de rapports de force et de territoires, d'attribution des fortunes et des revers. Le fait humain, éminemment dynamique, détermine tout. Ou presque.

Je vous emmène aujourd'hui aux Pays-Bas [3], à Breda. Le cabinet Talent8-Online Talent Manager nous y présente son Octogramme (octo : huit ; gramme : dessin). Il s'agit d'une toile d'araignée à huit côtés. Je vous la décris par étapes.

1. Robert E. Quinn et John Rohrbaugh (1983), certainement influencés par Carl Jung [4], déterminent deux axes par paires, dessinant quatre quadrants :



2. Quinn finit par les expliciter : Flexibilité et Centration interne (internalité) concernent le vivre-ensemble ainsi que sa vie propre et ses règles [5] ; Flexibilité et Facteur externe renvoient à l'innovation, à l'extraversion et à la création de richesses communes ; Contrôle et internalité fondent la hiérarchie, la structuration et les forces de maintien (homéostasie, conservation) ; Contrôle et externalité font bon ménage quant au pragmatisme, à l'efficience [6], au management par objectifs.

C'est là :



3. En 1988, Quinn subdivise le modèle (Beyond Rational Management). Que dire ? Pour lui, le manager se doit d'embrasser chacune des nouvelles facettes possibles : le Facilitateur favorise le travail en équipe, donne de la cohésion à l'ensemble et régule les frictions internes [7], le Mentor est disponible, chaleureux, profond, ouvert, il comprend les gens et leur fait du bien, l'Innovateur est dynamique et porteur de changement, il sait repérer ce qui amène de la nouveauté, du dépassement, du lateral thinking, le Promoteur (littérallement sponsor) est astucieux, persuasif, vendeur, c'est une personne de pouvoir, de poids, de représentation, particulièrement à l'extérieur, l'Homme de production est technique, focalisé(e) sur les objectifs, les résultats, le travail effectué au fil du temps, le Directeur est celui qui définit le qui-fait-quoi et encourage les passages de cap, les Coordinateur et Moniteur - enfin - font la logistique, l'administration, le suivi des processus, la conformation.



4. En 1999, les consultants André Tjoa et Bert Goos condensent le modèle autour de ce qu'ils estiment [8] être ses traits saillants.

Faisons une pause.

Et reprenons :

Les Pionniers portent en eux la créativité (et ils en ont besoin), les ferments du renouvellement, les intuitions, l'innovation. Les Hommes de réseau créent en permanence des contacts et les animent, ils aiment convaincre, persuader, vendre. Les Accomplisseurs recherchent le résultat et la reconnaissance personnelle à travers notamment le marché visé, le client à satisfaire. Ils ont un côté persévérant, impliqué, dévoué. Les Stratèges ? Ils fabriquent une vision à long terme, avec les étapes et les objectifs correspondants. Ils modélisent la route à prendre, quitte à déléguer, à distribuer le travail. Les Fixateurs adorent structurer, trier, donner du sens, de l'assise et de la logique interne aux systèmes. Ils sont capables d'aller dans l'analyse et le détail. Les Analystes, maintenant. Leur tempérament les conduit à résoudre les problèmes, à proposer les percées possibles. Ils sont rationnels, factuels. Les Animateurs (ou membres) de l'équipe se soucient du confort socio-émotionnel, de l'ambiance, de l'harmonie groupale. Ils cherchent à aplanir les choses, à apaiser les conflits. Il y a, pour terminer, les Aides, qui prennent le temps nécessaire pour réconforter, comprendre et encourager les individus.

Résumé optique :



Intéressant. Je me dis simplement que Georges Romey, ancien consultant en ressources humaines et en organisation (et père du Rêve éveillé libre) a bien senti les choses. Tellement bien que sa pratique du fait humain, et depuis des décennies, intègre un axe Capacités de structuration-Mouvements de la sensibilité, croisé avec celui du Besoin de maintien des choses-Nécessaire pulsion d'évolution. Tout était là, déjà, en substance.

Preuve que tous sont d'accord. (N'est-ce pas ?) Ou que tout se recycle. C'est selon.

Anyway... Votre panorama intègre désormais le travail d'André Tjoa et Bert Goos - Excellent week-end !

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[1] Aller ensemble dans une même direction, c'est faciliter les échanges et enrichissements énergétiques mutuels, c'est tresser une corde à plusieurs brins. C'est faciliter la synergie, cet épanchement collectif qui fait accéder à un degré supérieur de conscience ou de pratique. Cf. métamorphose, changement de degré 2. Voir aussi tout ce qui a trait à la dynamique de groupe (Kurt Lewin, Taibi Kahler) et à la cartographie - Jacob Levy Moreno - des échanges dynamiques : qui fait quoi et quand. Et sur quoi ça débouche. C'est le sociogramme, à mes yeux inégalé. Ah, et pour savoir comment naissent, vivent et meurent les systèmes, voyez l'inclassable et vivifiant Maximilian Sandor.

[2] Un processus, c'est un moment donné de l'activité (il y en a de très généraux : expédier une lettre ; et de très précis : coller un timbre de valeur A pour un poids de colis A'). C'est comme un segment plus ou mois récurrent, comportant un début, un milieu et une fin. Idéalement ce processus tombe sous la coupe d'un pilote, un humain qui en est responsable (Antoine colle le timbre). Que dire ? Si on pousse le bouchon plus loin, le processus prolonge une réflexion 3QO2CP : on sait exactement qui y fait quoi, comment, combien et parfois pourquoi. En conclusion : le processus est un qui-fait-quoi,-etc., avec son responsable, capable de le décrire et de veiller à sa bonne marche (il est son spécialiste, son pilote), tout ça dans un timing précis et une fréquence scénaristique donnée. Les processus s'enchaînent comme des perles sur un collier. En amont, plusieurs processus (activités logiques) peuvent engendrer un seul ou plusieurs processus-aval. C'est une arborescence, qui se lit de gauche à droite, telle une frise.

[3] Décidément !

[4] Bien sûr : orientations interne et externe rappellent l'introversion et l'extraversion. Flexibilité et Contrôle sont des redites d'Anima et Animus. On ne compte plus le nombre de psychologues qui ont recyclé des idées du maître suisse pour tirer gros gain de ses intuitions géniales.

[5] Cette identification du vivre-ensemble, du socius, il faut la replacer dans le sillon de travaux plus anciens, comme ceux du grand Kurt Lewin, puis - dans l'ordre chronologique - de la catégorisation systématique de Robert Blake et Jane Mouton, pour aboutir à la conception dite situationnelle (et beaucoup plus pragmatique) de Paul Hersey et Kenneth Blanchard. Regardez la filiation : ici et .

[6] L'efficience, c'est certes parvenir aux objectifs, mais avec un minimum de moyens. C'est être encore meilleur que celui qui est efficace : fidèle aux objectifs. L'efficience, économe et performante, recherche constamment les 20/80. Elle exige qu'un dépassement de soi favorise la paresse intelligente, l'excellence avec un minimum d'efforts. Là où l'efficacité est scrupuleuse, l'efficience est sélective et pragmatique. C'est peu ou prou le vieux clivage entre esprit de géométrie et esprit de finesse (Blaise Pascal, Les Pensées).

[7] Sûrement quelqu'un qui sait identifier, canaliser et/ou recadrer les leaders spontanés. Bref s'affirmer en chef, en gardien de la concorde et de l'ethos (le bon comportement).

[8] D'un point de vue scientifique, acter des études portant sur seulement 300 personnes confine à l'imprudence. Mathématique oblige, l'échantillon doit au moins comporter 1 000 sujets (cf. modèle de Taibi Kahler).

[ L'Octogramme, biscornu cousin de l'Ennéagramme ? | Octogramme, le blog ]  Read More


 Eustress et distress - 3e partieTue 2 Oct 2007
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[ < 2e partie ] [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires ]

Allez savoir : 'tchi de managers ont de l'humour, du naturel, de l'humilité. Faute à la civilisation techno-scientifique ? au perfectionnisme ? au stress ?

L'humour, c'est une denrée rare : je compte sur les doigts d'une main le nombre de cadres capables de prendre du champ et de dérider leurs collègues. Sachant que la plaisanterie (la vraie) valorise, s'adresse au second degré, bref à l'intelligence ou à l'ingénuité de l'autre. Elle interroge la Persona. Et si elle vexe ? C'est que la galéjade est maladroite ou mesquine (cf. jeux psychologiques).

Le naturel, à présent. Il suffit de voir les laborieuses présentations Powerpoint de la faune en col blanc pour s'apercevoir qu'il y a du petit garçon ou de la petite fille mal mûri(e) en face de soi. Le fais effort, bête noire d'Eric Berne et de Taibi Kahler, fait des ravages : la jargon masque les idées-forces, la profusion d'éléments déroute et l'embarras désarçonne. Je me souviens d'un événement au cours duquel, à la fin d'une présentation intellectualisante (peu convaincante), un Anglais (il faut envier ce pragmatisme) avait demandé au présentateur : Mais, au juste, que faites-vous dans la vie ? C'était LA question. Ce type avait raison : trois phrases bien senties, libres, ouvertes, précises et fondées sur la réalité auraient amplement suffi.

Il suffit, d'ailleurs, de se faire décoiffer une ou deux fois par un orateur américain pour constater que le présentateur « gendre idéal » n'est guère qu'un pousse-au-somme. À l'opposé, deux écoles de la présentation essentielle, charnelle et percutante sont à saluer : la prédication anglosaxonne protestante (Martin Luther King et tant d'autres) et la PNL, avec ses prédicats, tendance à présent familière dans nos pays.

Le pardon, pour finir. Cette fois-ci, c'est sur le bout de la lunule de l'ongle d'un pachyderme amputé que je compte les managers capables de se rabibocher. Tout se voit : des managers autistes (J'ai du travail), des managers orgueilleux (Ce qui est dit est dit !), des techniciens (Cette personne n'a qu'à rationaliser ma remarque), des maladroits (Je vous présente mes excuses pour cette phrase que vous avez si mal interprétée).

Et puis, il y a ceux qui empruntent au P'tit D : Compte tenu de votre extrême sensibilité, je veillerai à l'avenir à vous mettre davantage en situation de confort. Là, c'est la palme : la personne dévalorise et infantilise un ressenti peut-être dilaté mais en tout cas bien réel. Elle a suivi un semblant de formation en communication interpersonnelle et elle se sert d'un vernis d'empathie pour jargonner, rabaisser, heurter une blessure encore fraiche.

Il faut être terre-à-terre. Si l'on est de mauvaise humeur, ça arrive. Et c'est la vie. Nul besoin d'être naturel, sympa ou dans la démarche de récupérer une relation. Il faut juste du discernement, un peu de temps. Et une capacité à poser les valises. Là, l'humour, le je-suis-moi-même-et-vais-à-l'essentiel-exactement-comme-n'importe-qui et l'empathie réelle commencent à être possibles.

S'il y a stress (distress, dirait Kahler), il faut laisser tomber. S'il y a le sentiment de devoir en faire des kilomètres pour passer un test - aux yeux de la direction générale -, c'est loupé. S'il y a la peur de perdre sa place ou de flamber une promotion, pareil. S'il y a, par contre, un intérêt trop léger pour le pragmatisme et la sincérité des relations, il y a peut-être un problème de casting.

Le manager, en effet, est dans l'action, la recherche de résultats, la relation aux autres.

Ce qui est probablement la même chose...

[ Une excellente représentante de la communication, de l'écoute et du respect de son propre style : LeeAundra Temescu [En] | et puis, plus proche de nous, le travail de Flemming | ce que Christian Blachas pense de la proximité, de l'humilité, de l'humanisme ]  Read More


 Absara café - 74e partieMon 1 Oct 2007
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[ < 73 e partie | catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] Absara café [ 75e partie > ]

Un café et c'est reparti, aujourd'hui même, à Absara café, la pause-café mensuelle entre entreprises en centre ville. C'était au (superbe) salon-librairie Terra Nova.

Entreprises et professionnels présents ? Eparco, Frédy Ficarra, Gain de temps, MI5, Éditions Milan, Thesaurus. Nous avons spontanément parlé du small business act à la française, du marché des compagnies aériennes et des collectivités territoriales, de l'achat Vs la vente.

Prochain rendez-vous : le premier lundi de novembre, tout de suite après déjeuner. À suivre sur le Twitter d'Absara.



[ Absara café est une manifestation en prise avec le réseau international des OpenCoffee Clubs ]


 Vivre livre ou mourir - 2e partieMon 1 Oct 2007
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[ < 1e partie | catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires | 3e partie > ]

Piquant mais drôle : « Le vendeur moyen ne lit pas même un livre à l'année. C'est pour ça qu'il le reste. »

Anonyme, cité par Charlie T. Jones (Books are tremendous), éditeur, gourou du management, plus grand collectionneur anglophone de livres d'organisation


 Vous et les réseaux - 14e partieSun 30 Sep 2007
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[ < 13e partie ] [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] Vous et les réseaux [ 15e partie > ]

l'on apprend que c'est le numéro atomique du molybdène, le nombre de km d'un marathon ou encore la quantité de muscles impliqués dans le froncement de sourcils.

42 (c'est bien ça), c'est aussi le nombre d'événements économiques proposés par quelque 115 réseaux toulousains (!) pour le seul mois d'octobre. Soit presque 2 par jour ouvré.

Est-ce que l'offre dépasse la demande de rencontres ?

Une chose est sûre : on n'attrape pas une mouche avec du vinaigre. Il faut générer de la qualité (endroits, restauration, profils présents, valeur ajoutée intellectuelle, opérationnalité de ce qui s'y dit, rythme d'ensemble).

D'ici 2008, les organisateurs devront sûrement caractériser leurs offres, affiner les choses, cibler davantage (écrémer ?) et - encore et surtout - renouveler la donne : régénérer les formats classiques. Pour continuer à toucher du monde, tout réseau doit bien se figurer ça.

Parlons masse critique à présent. Il s'agit - en parallèle - de trouver le meilleur moment pour positionner des offres, le créneau qui recueille des professionnels vraiment disponibles pour venir. Absara propose depuis février dernier d'alimenter le calendrier toulousain commun, croisant toutes les dates sur quelque 16 semaines et capable, dans la foulée, de matérialiser les futurs créneaux disponibles. Chaque jour ouvré, 60 professionnels le mettent à profit (cadres, dirigeants, organisateurs de rencontres). C'est un moyen concret de savoir quand faire venir du monde.

Une métaphore, pour terminer ? Vous êtes organisateur et cherchez une place pour vous garer en ville, alors que tout est saturé : une application vous la dégote et vous vous garez tranquillement.

La bonne place, au bon endroit, au bon moment.

Tranquillité ? Mère de succès.


 Effet de cliquetSat 29 Sep 2007
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[ Théma Changement ] Effet de cliquet [ Catégorie Coaching | mots-clés, permalien et commentaires ]

« Quand quelqu'un jouit d'une situation de grande sécurité, qu'il s'ennuie et souhaite opter pour du neuf, mieux vaut qu'il saute une double distance de franchissement de seuil, pour - le nouvel écart aidant - être certain de ne pas pouvoir revenir en arrière. »

Richard Cuartero, spécialiste de la valorisation industrielle, animateur du cluster d'experts à l'international Oriandre

[ Effet de cliquet | changer avec David Gleicher ]


 Fort de café ! - 73e partieWed 26 Sep 2007
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[ < 72e partie ] [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] Fort de café [ 74e partie > ]

Absara, club d'entreprises à l'origine des soirées de conseil-chrono en contexte feutré (Crème de violette), vous invite à la 7e édition d'Absara café, pauses-café mensuelles (attention, 1er lundi du mois) entre cadres et dirigeants du grand Toulouse. L'idée : se retrouver après déjeuner, pour déguster un café en centre ville, une cinquantaine de minutes. Histoire de décompresser, de bien commencer la semaine, de voir de nouveaux visages.

Nom de code : Absara café.

Rencontres et échanges chaleureux sur le modèle des OpenCoffee clubs, notamment d'Atlanta et de Tel Aviv, villes jumelées avec Toulouse.

Inscription gratuite (obligatoire) sur le Twitter d'Absara - mode d'emploi vidéo.

Le lieu et l'heure sont ici.


 Classe internationale - 8e partieTue 25 Sep 2007
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[ < 7e partie ] Classe internationale [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien et commentaires | 9e partie > ]

Toulrezo.biz est une initiative unique en France, un portail qui permet aux cadres et aux dirigeants d'accéder à la vie des réseaux économiques : annonce des réunions, des dates de rencontres, etc. Ainsi peuvent-ils lire tout le planning économique d'une ville comme Toulouse.

Son originalité, c'est que Toulrezo.biz est un wiki, un site que l'internaute peut lui-même compléter en direct, selon les informations dont il dispose sur les réseaux. Il suffit juste de s'inscrire.

L'autre plus, c'est que chaque inscrit, après démarche effectuée sur Twitter, reçoit les annonces des dates principales à Toulouse, par SMS (preuve en images). Cela permet de connaître les moments et les lieux où il fait bon être, pour son entreprise, pour sa carrière, pour son réseau.

Il faut - pour ce dernier service - disposer de l'option internationale dans son forfait de mobile. Ainsi peut-on recevoir les SMS gratuits depuis le compte Twitter d'Absara (association éditrice de Toulrezo.biz), compte hébergé... en Ecosse.

Pour savoir si cette option internationale, le plus souvent gratuite, rentre dans le cadre de votre forfait, pensez à vous rendre sur le portail de votre opérateur. Ou de consulter directement les caractéristiques de votre forfait ici.


 L'homme est un r(é)seau pensantFri 21 Sep 2007
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[ < Théma consultant ] [ Catégorie Divers | mots-clés, parmalien, commentaires ] L'homme est un r(é)seau pensant

J'ai revu hier Christophe Léguevaques, avocat d'affaires toulousain et candidat politique local. Il a ses idées, j'ai les miennes. Pour autant, je rends hommage à sa sincérité : je le crois droit, ce qui est rare. Et dévoué : je le respecte. Christophe est l'animateur de Mon Toulouse, encore et surtout il est défenseur des victimes de cette horrible explosion d'AZF [*], dont c'est aujourd'hui le 6e anniversaire.

Que dire ? Je lui ai présenté - par hasard - Serge Alzas, consultant en stratégie patrimoniale, que vous pouvez apercevoir en vidéo. C'était intéressant et, comme beaucoup de choses fortuites (synchroniques, estime Serge), c'était direct et libérateur d'une certaine énergie.

La moëlle que je ressors de ces quatre vingts dix minutes, c'est que le consultant est comme un roseau. Je veux parler de l'image de Pascal (1623-1662).

On sait que Pascal accorde une grande importance à l'esprit de finesse (esprit de synthèse, opposé à l'esprit scolaire et méticuleux : esprit de géométrie).

Eh bien ce roseau, c'est exactement ce que les gens perçoivent du consultant. Mais ils disjoignent la chose : ils y voient soit l'aspect souple de la plante soit l'aspect résistant. Rarement les deux à la fois, rarement la synergie de l'individu. (C'est fou.)

Certains clients, par exemple, recherchent votre souplesse végétale, votre adaptabilité à un contexte vif et mouvant, avec des demandes qui se cisèlent et se travaillent au fur et à mesure. Et vous répondez en live (concentration de rigueur), vous situez le problème et les solutions dans un champ. C'est presque tout. D'autres, à l'inverse, recherchent en vous une robustesse d'esprit, comme une ligne-maîtresse, un rail : une connaissance déterminée, capable de mettre un sceau, de structurer l'incertitude. Ok.

Les choses, dans le propos des gens, sont partagées. Un peu comme si le consultant était un pourvoyeur soit d'Anima (ressenti souple et réactif), soit d'Animus (contrôle et détermination). Ou d'hémisphère droit (instinctif et créatif) ou alors gauche (langagier, logique). Il y a un article là-dessus.

En vrai, y a-t-il une telle opposition ? dans notre boulot ? Les gens nous vivent-ils comme exclusivement porteurs de l'un ou de l'autre ?

On sait, depuis Gilbert Durand, que l'homme et le projet humain sont pétris de mystique (réceptivité, intégration) et d'héroïsme (poussée et structuration identitaire des choses). Il rappelle toutefois que les deux registres peuvent se retrouver dans un troisième régime dit copulatoire, c'est-à-dire en animation. Comme, et c'est moi qui le rajoute, une symbiose.

Je déplore les consultants créatifs et déconnectés de la réalité chiffrée de l'entreprise. En parallèle, je fuis les consultants arrogants, connaisseurs a priori de tout et partisans d'une panacée répétitive et figée. Comme une pilule (cf. transparents semblables, d'année en année).

Je suis comme tout le monde : j'adule les adaptés, les pragmatiques et les intelligents, capables d'écouter, de réfléchir, de se concentrer, de rire, d'encourager, de percer des solutions applicables, de peser, de pondérer, de fonctionner.

En plus de la liane et du bambou, y'a le roseau. Eh oui, y'a le roseau - vous m'en mettrez deux tonnes.

Excellente fin de semaine.
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[*] Je me remémore tristement un papier que j'avais écrit en 2001 sur ce désastre, pourtant modélisé (anticipé sur le papier) par la démarche Seveso. C'était dans Techniques de l'ingénieur.

[ La cartographie, une approche qui réconcilie les deux polarités cérébrales ]


 112 réseaux sur une même page - 7e partieWed 19 Sep 2007
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[ < 6e partie ] [ Catégorie Absara-Divers | mots-clés, permalien, commentaires ] 112 réseaux sur une même page [ 8e partie > ]

Bye bye vidéos et bienvenue au Toulrezo.biz de septembre : il comprend toutes les nouvelles dates, sur 12 semaines. Pensez à vous inscrire aux mises à jour essentielles, gratuitement, par SMS. Vous pouvez aussi voter pour vos réseaux favoris.

Tout est .

Pour finir, inscrivez-vous pour ajouter les événements de vos propres réseaux. Explication en images.

[ Prochains « embouteillages » : 24 septembre, 2 octobre, etc. | périodes calmes, donc conseillées pour positionner des événements à plein potentiel de participants : 19, 20, 21 octobre ]  Read More


 Profils - 13e partieMon 17 Sep 2007
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[ < 12e partie ] [ Catégorie Management-Sciences humaines | mots-clés, permalien, commentaires ] Profils [ 14e partie > ]

Dans ce blog, il y a des séries que j'affectionne : Le Cerveau, Le P'tit D, Les Jeux, Un Bon Manager, Le Temps c'est de l'argent.

Et puis Les Profils : je suis heureux d'y revenir. Let's go.

Vous le savez peut-être, il y a trois écoles post-transactionnalistes, c'est-à-dire dérivées des apports d'Eric Berne et de ses continuateurs (Analyse transactionnelle - Stephen Karpman, etc.). Il y a la Process Communication, les 2L et le Dialogue intérieur. Pour ce dernier courant de communication et de développement personnel, il faut lire Pierre Cauvin et Geneviève Cailloux.

Vous connaissez mon goût pour les archétypes, que je trouve au minimum évocateurs, pour l'intellect, au maximum stimulants pour le psychisme. Eh bien, je vous indique ce que les auteurs sus-cités relèvent d'archétypes dans le tout nouveau Embrassez vos opposés avec le Dialogue intérieur [*] :

[ Carol S. Pearson ] - 1. voyage constitutif de l'Égo (archétypes Innocent, orphelin, Guerrier, Parent) ; 2. travail de l'âme et découverte des potentialités personnelles (Explorateur, Amant, Destructeur, Créateur) ; 3. complétude et connexion-retour à l'essentiel du Soi (Gouverneur, Magicien, Sage, Fou) ;

[ Philippe Peissel ] - Mère, Amante, Vierge guerrière, Énerginatrice ; Laboureur, Guerrier, Nomade, Bâtisseur.

Dont acte. Le panorama d'Absara intègre à présent ces apports.

Bonne semaine à vous !
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[*] Pour bien saisir ce qu'est la symbiose des opposés (fortifiante, alchimique, génératrice de changement 2), c'est surtout Jean Monbourquette et Georges Romey qu'il faut - en 2007 - mettre à profit.

[ Motivation - Comment créer vos questionnaires de profilage | attention, l'archétype peut être numineux, estime Carl Gustav Jung - le père moderne de l'empreinte psychoculturelle innée -, il peut être intense et subjuguant : aliénant | la PNL considère les archétypes (y compris de Pearson) comme des images du changement personnel, cf. dragon | théma profilage ]  Read More


 Independance day - 13e partieMon 17 Sep 2007
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[ < 12e partie ] [ Catégorie Économie | mots-clés, permalien, commentaires ] Independance day [ 14e partie > ]

Cette série de billets sur l'économie continue. Après quoi, je compte revenir au cœur du blog : sciences humaines, efficience et rencontres « nouvelle génération ». Que dire ? L'intervenant que je suis prend du champ en ce moment et questionne un ou deux ressorts plus généraux. L'entreprise, pour une fois, je la quitte un peu et je regarde les choses comme un ensemble, façon « macro ». C'est que j'ai chaussé des lunettes plus globales. Ou que j'écoute davantage les bulletins éco, je sais pas.

Anyway. Twitter m'amène à consulter le très bon Mots & co du concepteur-rédacteur Mickaël.

Et savez-vous ce que cet auteur relève ?

Qu'une structure d'indépendant(s) sur cinq compte embaucher sous bon délai. De sorte que la prochaine fois que vous cherchez un job, recommande Mickaël, lâchez les Pages jaunes et allez voir l'indépendant le plus proche !

C'est court et intéressant, c'est documenté, c'est ici.

[ Rhôôu, je reviens de 3 jours à l'océan - avec une partie de ma progéniture -, il y avait un de ces soleils ! ]


 La coupe est-elle pleine ? - 12e partieThu 13 Sep 2007
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[ < 11e partie ] [ Catégorie Économie | mots-clés, permalien, commentaires ] La coupe est-elle pleine ? [ 13e partie > ]

Au revoir, elevator pitch. De l'ascenseur, nous passons à l'ensemble qui le contient : l'immeuble ou la maison.

Ah l'immobilier ! Certes la crise des subprimes vient-elle d'outre Atlantique : c'est d'accord. Pour autant, il y a - en France - des tas de régions chères, où le marché reste et restera le même. Je le crois profondément. Une ville attirante, où les travailleurs continuent d'affluer pour s'installer (solde de population positif), eh bien cette aire est une mine d'or permanente. Au pire les prix vont-ils stagner un peu (et encore). Au mieux, les vendeurs vont-ils viser d'autres profils, plus élevés : je le crois davantage. Et donc, en théorie, tout peut rester cher. Pour longtemps.

Pour autant, il y a peut-être saturation. Je veux parler des ménages et de leurs moyens. Et alors, stagnation possible puisque les vendeurs touchent essentiellement - hors investisseurs - les familles (demandeurs de T3 minimum).

Je doute qu'un ménage moyen puisse rembourser, par exemple, plus de 800 à 1 200 € par mois : le marché peu à peu les exclut. La saturation vient sûrement du fait qu'un butoir mensuel est atteint. Regardons de près.

Voyons. Imaginons que vous ayez un capital de départ. Il vous faut emprunter :

120 000 € à 5 % pendant 10 ans ; vous remboursez mensuellement 1 300 €. Pareil à 15 ans : 950 €. À 20 ans : 800 €. Et à 25 ans : 700 € / mois.

Continuons : 150 000 € à 5 % pendant 10 ans ; vous remboursez mensuellement 1 600 €. À 15 ans : 1 200 €. À 20 : 1 000 €. À 25 : 900 €.

Maintenant, 200 000 pendant 10 ans : 2 100 € ; pendant 15 : 1 600 € ; pendant 20 : 1 300 ; pendant 25 : 1 200 €.

On augmente. 250 000 à 10 ans : 2 700 € ; à 15 : 2 000 € ; à 20 : 1 700 € ; à 25 : 1 500 €.

350 000 : 3 700 ; 2 800 ; 2 300 et 2 000 €. Et 400 000 : 4 200 ; 3 200 ; 2 700 et 2 400 € - là, c'est beaucoup.

En termes de seuils, je constate qu'un ménage moyen peut emprunter de 100 000 € à 250 000 €, sur différentes durées. Que dire ? Tout dépend de son capital de départ. S'il a un capital de 10 000, de 30 000, de 50 000 ou de 100 000 € (s'il vient de vendre son précédent bien par exemple), cela veut dire qu'il peut espérer acheter un bien oscillant entre 110 000 € et grosso modo 350 000 €.

Ce qui, selon que le m² coûte 2 000 ou 3 200 €, équivaut à :

[ 2 000 € le m²] : 1 T2 de 55 m² pour environ 1 000 € de mensualités ou 1 T4 de 100 m² pour env. 1 500 €.

[ 3 200 € le m² ] : 1 T3-T4 de 80 m² pour env. 2 000 € / mois ou 1 grand T4 de 110 m² pour env. 3 500 €.

Conclusion ? C'est vrai que se loger revient beaucoup plus cher qu'il y a 5 ans. Mon propre appart coûtait 1 200 € le m² (j'avais, il faut le dire, beaucoup marchandé). Sa valeur, maintenant : 3 000 € le m². J'en suis content mais c'est beaucoup trop. Jamais, en 2007, je ne pourrais faire vivre les miens dans mon quartier et ma superficie actuels.

Si mes évaluations tiennent debout, les vendeurs vont devoir considérer que les familles (cf. T3 ou T4) peuvent se permettre de dire oui à « seulement » 2 000 € le m², 2 500 maxi.

Peut-être les quartiers à 3 200 € le m² vont-ils baisser de 25 % en, mettons, 4 ans. Peut-être, encore et surtout, qu'ils vont attirer de plus gros cadres encore...

Dans une ville dynamique, j'opte pour le choix 2. Et vous ?

[ Simulateur en ligne | si les propriétaires des biens qui ont explosé sont modestes et qu'ils ont profité du boom sur ce premier bien pour y loger des locataires aisés et de leurs économies pour acheter un second bien, ils sont obligés - en cas d'incident de paiement - de supporter une grosse charge de coûts | il leur faut un réservoir de cadres ou de professions libérales, capables de payer une caution, parfois 1 000 € de loyer plus quelque 200 € de taxes et charges ]


 Régimes spécieux - 11e partieThu 13 Sep 2007
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[ < 10e partie ] [ Catégorie Économie | mots-clés, permalien, commentaires ] Régimes spécieux [ 12e partie > ]

L'a bon dos la République : l'Égalité de la devise semble partie faire un tour du monde par les Bahamas [1]. Pour la génération X ou Y, avoir une retraite par répartition relève de la croyance aux Walkyries, au Dahut, à la Montagne dorée, à Dora l'exploratrice, au syndicalisme gagnant-gagnant, aux places en crèche. Le tout cumulé.

Bon, entre deux insomnies par suite de progéniture encore engluée dans le rythme échevelé de feues les vacances, j'écoute le matin - selon que je change de pièce - France culture et BFM [2]. Et quoi ? Il y avait encore un petit 15 % des invités pour dire que ce qui est dit est dit : les régimes spéciaux sont contractuels donc figés, vérouillés. Et la réalité, bon sang ? Y a-t-il quelqu'un pour comprendre qu'elle est mobile et fluide ? que la vie bouge ? que tout ce qui respire change, interagit, s'adapte et génère ?

Amateurs d'adrénaline, faitez-vous des wiiz-wiiiz grâce à ce simulateur de pensions, que j'avais gardé pour la soif. L'est ici, c'est la maison qui régale.




Fig. 1 - À l'opposé, un bon Fantômas...
et ça repart


La solution ? Investir dans la pierre. C'est-à-dire disposer d'un CDI rassurant pour la banquier, repérer les affaires et pousser la porte du type qui incarne le bon sens près de chez vous. La retraite, pour ma génération, c'est nous qu'on-se-la-fait.

Je vous indique le lien vers Les Matins de France culture, présentement consacrés aux retraites. Invités : Raphaël Hadas-Lebel, président du Comité d'orientation des retraites et Bernard Brunhes, vice-président de BPI, cabinet RH. C'est... beaucoup plus calme que Fantômas, c'est .

Be seeing you.
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[1] Je pense même qu'à ce stade, elle parvient à pied par la Chine.

[2] J'ai dû faire partie des premiers à plébisciter la radio de l'économie. Puis, les pubs intempestives m'ont mangé la tête, comme dirait Cizia Zykë. À la suite de quoi, après des années, j'y reviens : je trouve que les réclames lénifiantes sur les warrants (prononcer « varan ») s'y font désormais plus rares. Et les Pouet-pouet asset-management sont plus espacés.

[ Âge-limite (moyenne) du départ en retraite dans l'Hexagone : 57 ans | très bon blog : Non à la dette !! | comment enregistrer une radio du Net : d'abord aller sur son site et trouver l'archive-son toute fraîche qui vous intéresse, ensuite... | truc de consultant - comment changer une donne groupale, par définition visqueuse (contraire de fluide), grâce à Pierre Moscovici et David Gleicher : exercez-vous ]




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