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 Moments ZFri 7 Aug 2009
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Moments sublimes


Deux : j'en vois deux. Deux principaux. Et des quoi ? Des catégories de moments. Moments bons : vous savez ? Où vous ressentez du bonheur (vous êtes heureux), cette complicité, ce beau lien vibrant, de vous aux autres, de vous au monde, de vous à vous. Bref... Tout alors est bon. Et l'intellect reste en dehors de tout ça. Là. C'est plus fort (c'est mieux) que l'interprétation. Ça englobe un moment (ou un état). Et juste ça se vit : en vrai, en simple.

En fort.

Deux, donc. Il y a les strokes et puis les optimums. Les deux sont des sensations, des vécus [1]. Des conforts personnels. Ou des griseries.

Les intellectualiser, dans un billet, les fait partir : comme des papillons. Pour autant, c'est bien de partager aussi.

L'un me revient. Ou plutôt, il est là : mieux qu'un souvenir.

On y va ?

Ça se situe la semaine dernière. Je consulte Twitter et la page d'un gazouilleur, Jit Uppal, affiche une citation qui me fait forte impression. Je vous la donne (les caractères en gras sont de mon fait) : Vous pouvez, dans la vie, obtenir ce que vous voulez si simplement vous aidez les autres à obtenir ce qu'ils désirent. Je trouve ce principe d'une grande sagesse. Tout est vrai, là dedans. Il y a là pour moi une clé. Ça me parle.

Et la citation ? Elle provient d'un grand bonhomme : l'entrepreneur, motivateur et conférencier Zig Ziglar, ami du regretté Tremendous. Il fait partie des gens que le grand (et successful) Ken Blanchard prend pour modèle en affaires. En affaires [2] et en style de vie (tous ces gens là sont protestants).

Un grand.

Puis passe le temps. Je me rends à Gaillac, pour vivre quelque chose d'important. J'emporte avec moi, notamment, l'indispensable The One Minute Entrepreneur. Auteur : Ken Blanchard. Éditeur (avec dédicace à la main [3]) : le Tremedous. Et citations multiples de Zig Ziglar. Je dors sur place. C'est la veille de mon combat. Dormir sur place ? Comme un général qui tâte le terrain, ici instinctivement. En repérant les lieux [4], dormir sur place permet de faire les rêves qui inspirent. Une chambre d'hôte, somptueuse. Et puis mes livres, qui portent conseil. Ce One Minute, tellement facile à lire, a des effets appaisants. Comme une voix.

Je m'endors.

Et me réveille, là, dans la nuit, dans ces draps doux. Avec le Tarn qui bruisse fraîchement en contre-bas. Et c'est, vous savez ? comme quand vous vous réveillez avec votre aimé(e). (Vous êtes un peu drogué(e) :) Le monde est bon. Plein, doux, serein. Je ressens de la confiance (façon Psaume 37).

Et un mot-clé me vient, comme une clé-de-voûte, ou un résumé personnel : « Zig Ziglar ».

Je me sens bien. Je me rendors.

Je vais tellement bien que le lendemain, je réussis mon pari (pourtant éprouvant).

J'ai appris une chose : les moments Z existent.

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[1] Relire Antonio Damasio (L'Erreur de Descartes). Il y explique le lien organique entre pensées et ressentis (émotions, sentiments). Pour lui, penser et ressentir sont des expériences (nerveuses) d'un même tenant, des vécus de même rang. Qui plus est nécessaires l'un à l'autre.

[2] Le style de vie, l'ethos, c'est ce qu'étudie l'éthique ou art de modéliser la façon dont le comportement se profile sous la pression. Pression des besoins intrinsèques, pression de soi (tensions intrapsychiques), pression des autres (cf. regard).

[3] J'ai de la chance.

[4] La PNL conseille ça. Investir un contexte, un lieu, en vrai. Avec le corps : en y allant au calme, avant le fracas. De là, s'ancrent les sensations positives (vous êtes encore au calme, voire en maîtrise, voire en liberté complète, mieux : en créativité) face à un défi qui va venir plus tard, dans le stress. L'expérience montre que votre calme a imprégné les lieux : mieux, que le lieu s'est déjà encarté dans votre esprit, sous de bons auspices. Avec des ressentis intéressants. Le revivre plus tard panache les choses. Les PNListes (et avant eux les ericksoniens) estiment que le cerveau, dans la mélange bon-mauvais, privilégie le positif. Un même contexte, déjà vécu en bon, prend une tournure qui sent bon votre essence, votre imprégnation. Vous le connaissez et l'avez déjà caressé dans le sens du poil. Façon Daniel.

[ À l'instar du Tremendous ou de Ziglar, mon grand-père aussi était un orateur d'exception | L'Entrepreneur Minute, désormais disponible en français | à propos du livre de Daniel, Wikipedia parfois m'affole ; j'aime ce grand work in progress, mais me sentir obligé de corriger l'article et de préciser que la lecture qu'en ont les Témoins de Jéhovah les regardent eux et eux seuls (et valent seulement pour eux - puisque beaucoup d'autres tendances en ont des visions différentes), eh bien ça m'affole - Help, les modérateurs, help ! ]


 Et pas seulement devant ma glace - 13e partieWed 6 Feb 2008
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En contexte sophistiqué, on peut (dans l'ordre) penser causes, transformations et conséquences, simplement en les figeant. Elles sont linéaires et vectorisées. En contexte complexe, les lignes deviennent courbes ou tressées, les variables s'influencent mutuellement. Dur d'imaginer ce qui travaille sur quoi puisque tout le fait. On peut seulement imaginer des conclusions, des sorties possibles, par grandes familles logiques (heurs, bonheurs, malheurs). Et partir de ces fins pour les traiter. Quels genres de conséquences veut-on traiter ? La définition des moyens en découle.


Multiples sont les moyens d'aide à la décision. Et quand il s'agit de choses chiffrables, on reste dans la complication (composantes sophistiquées, mais stables, un instant figeables). Pour traiter ça, une feuille : avantages, inconvénients. Ou une calculatrice. Ou un tableau Excel, quite à prévoir des fourchettes (plus ou moins 5 %, etc.).

Or, sitôt que, par sa portée, l'imprévu est important, alors l'incertitude plane. Et les conséquences, comme pour une élection présidentielle, font oui ou non. C'est la réussite explosive ou l'échec cuisant, coûteux. C'est très vite et du très lourd. On nage alors dans la complexité, où des tas de variables jouent en direct et en permanence sur toutes et sur chacune d'entre elles : où les effets multiplicateurs sont amples et rapides (parfois soudains).

Une des choses à faire, c'est de prévoir des scénarios finaux. Si je réussis, si j'échoue, si c'est le statu quo, si c'est un troisième qui l'emporte, etc. Huit ou dix scénarios. Même farfelus, vus d'ici et de maintenant. Si Lionel Jospin avait envisagé les choses par la fin, je veux dire toutes les fins possibles, il aurait certainement planché sur un Ah oui, et c'est peut-être un voleur qui va surgir du bois - un gars comme la folle vie sait en prévoir - et ma poule aux œufs d'or peut s'envoler pour de bon. Tiré par les cheveux ? Pour Jospin, non. Pour vous et moi, non plus. Au pire, réactions en chaîne aidant, c'est une réalité. Au mieux, c'est une hypothèse de travail.

Reprenons le fil. Si vous nagez dans la complexité (ce qui est fréquent), modélisez des scénarios. Il y a le bon, le mauvais, le moyen (mitigé) et les farfelus. De là, vous déduisez les remèdes pour chacun (mes 10 mesures-éclair, mon retrait comme moine trappiste, ma négociation avec un opportuniste, ma création d'un nouveau collectif, etc.). Puis, et seulement à la fin de ces traitements, vous envisagez les moyens : timing façon 20/80, logistique, communication. Un 3QO2CP exhaustif (surtout quant au Qui) constitue une rampe solide.

Au final, si tout se brouille et qu'une impression de confusion (une des perceptions possibles de la complexité) vous colle un désarmant vertige, pensez à la glace de la salle de bains. Ou à son équivalent. Et quand vous vous rasez ou vous maquillez, qu'est-ce qui vous rend fier(e) ? amer(e) ? songeur ou songeuse ? en possession [*] de vos moyens ?

Si vous savez ça, vous savez ce qui vous procure de la satisfaction morale, professionnelle, amoureuse, intellectuelle et financière. Et ce qui vous dégoûte. De vous à vous. C'est un levier puissant.

Mon conseil : partir de ces impressions fortes et dérouler à partir d'elles le Tiens comment pourrais-je en arriver là ? Qu'est-ce qui pourrait me conduire à éprouver ça ?

Vous avez là vos pistes. Les grandes familles de scénarios se dessinent.

Égocentré ? Oui. Et réaliste : nous sommes le centre et la cible de nos propres émotions et, partant, des actions que nous faisons et dans lesquelles nous nous engageons. La complexité peut venir, nous savons qu'à l'arrivée, quelles que soient les scénarios qu'elle nous produit, nous ressentirons des émotions de base. Bonnes, mauvaises, moyennes ou inconnues à ce jour.
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[*] La PNL nomme État de ressources ce confort personnel, cette harmonie, rendue par des effets physiques (sensoriels) de maîtrise ou de sérénité.

[ Compliqué : sophistiqué, technique, décomposable en sous-éléments | complexe : interactif, global, mouvant, vivant, d'un seul tenant comme du tissu | je me souviens d'ailleurs que la Bible dit du manteau du Christ qu'il n'a pas de couture, les soldats romains sont obligés de le partager - un manteau sans couture, c'est une pièce d'un seul tenant, il est fort à parier que ce manteau de la condition humaine (ici du ressenti et de l'engagement) soit une figuration de la complexité, autrement dit de la réalité ]  Read More