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 La liberté, le devoir, le groupe et moi - 13e partieThu 25 Sep 2008
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Le groupe - Archétype vivant, aberrations morbides


Le choc. Thermiquement, c'est - cet automne - ce que ressent Germaine du Burkina Faso, en stage chez mon père. Bonne francophone, elle apprend les techniques pédagogiques d'ici (réseau Asti), pour enrichir sa pratique de future enseignante (notamment au Bangr Zaandé). L'alphabétisation, ici et de retour là-bas, voilà ce qui l'anime. Elle se donne les moyens.

Le choc. C'est aussi Rabiou qui l'évoque. Animateur-conteur d'exception (origine Niger), Rabiou me dit que les Africains qui arrivent chez nous sont médusés, cette fois-ci moralement. Estomaqués. Ce qui les frappe, c'est deux choses : 1. l'individualisme à tout crin, 2. la façon dont on traite nos vieux.

Le premier cas est commenté, connu et reconnu, y compris de nous-mêmes. La recherche légitime d'autonomie individuelle (consubstantielle à notre idée de liberté), bref la démarche de prendre en main nos désirs, nos projets, nos besoins (et d'attendre que l'État nous y aide), tout ça c'est occidental. Pour le meilleur (sentiment d'épanouissement, liberté de conscience, possibilité d'entreprendre et de décider des choses). Pour le pire aussi : le socius se distand. Le tissu collectif se tiraille et s'agite (chacun pour sa pomme, cf. vaine pâture). Le lien collectif (les Américains appellent ça la communauté), le souci du vivre-ensemble et du bien répartir, s'établit mal. Témoin, le mal - dès l'école - à travailler en groupe, à générer le leadership (virtu de Machiavel, force Animus en psychologie des profondeurs). Mollesse à concevoir des visées collectives de qualité (concertation, innovations, benchmarking), à s'entraider, à persévérer, à animer (cf. dynamique de groupe), à pousser pour quelque chose qui nous transcende. Ou, plus prosaïquement, qui touche nos proches. Et dans le même temps nous-mêmes, individus. En clair, tout un chacun ; tout le monde - ou presque - à la fois.

Le deuxième élément, c'est ce qui plombe nos groupes sociaux et familiaux. Rabiou me dit qu'un vieux, c'est une source de connaissances. L'ancien sait beaucoup de choses. Détaché, centré sur l'essentiel, il enseigne en profondeur et canalise l'élan vital des jeunes (la libido). Il aide à être. Il guide, il éduque, il élève. Il inspire (le rôle coercitif revient aux parents). Il s'implique et - mieux - figure d'emblée comme le moteur de progrès du monde. De toute éternité, vieillir c'est bien : c'est utile à la communauté.

Mais quand il y a communauté, il y a devoirs. Les Africains s'appliquent fréquemment le droit d'aînesse, le respect des conventions, les traditions. De sorte que les tissus tiennent (et parfois en dépit des famines), mais à des prix individuels élevés : gros efforts pour tenir un ensemble (cf. le coût d'une homéostasie).

Je pense à cette histoire de trajectoire personnelle. Et de façon d'être au monde (ethos).

L'émission sur Arte d'hier, Terminus Auschwitz, aborde la responsabilité, pendant énergétique de la liberté. La relation est étroite entre collectivité (dans l'émission, les institutions, les machines à produire) et individualité (ressorts personnels, conscience et décisions).

Système contigu.




Fig. 1 - Photo d'Eschipul @ Flickr.com



Je parlais de socius, de tissu vivant (complexus). Or, l'institution, c'est vraiment tout autre chose. Parlons-en : c'est la version cristalline et figée des choses. Version morte. Pâle avatar, porteur de raideurs. De pesanteurs. Exit les forces vitales, l'envie de félicité (participativité - cf. Rensis Likert ; innovation, dynamisme, entraide). L'institution ? L'émission d'hier la désigne : chemins de fer en Europe continentale, SNCF des pays occupés. Dans les années 1940, ces Leviathan bureaucratiques reçoivent l'argent des nazis (volé aux juifs), pour acheminer les victimes vers les camps. Comme une machine huilée. Gares de tri. Montant perçu ? En Slovaquie, chaque déporté rapporte à la compagnie nationale un montant de 4,80 couronnes. Juteux business, acheminant des dizaines et des centaines de milliers de morts en sursis. (Comptez.)

La responsabilité individuelle ? Diluée. Anesthésiée, répartie entre tous ou plutôt portée par l'institution, ce grand signifiant mou. Le cheminot ferme la porte des wagons à bestiaux. Le cadre facilite le travail. À très grande échelle, avec les moyens organisationnels (très techniques) d'individus du XXe siècle. Il faut attendre quinze ans après la Shoa pour que le psychologue Stanley Milgram (1933-1984) décrypte cette horrible propension qu'ont les humains à obéir au premier crétin venu. Dangereux (comme les nazis) ou juste institutionnel (professeur en blouse blanche).

L'institution démultiplie l'efficience (force de travail finalisée, optimisée, génératrice de synergies). En même temps, elle disperse la responsabilité, donc la prise en compte des conséquences, la projection personnelle. La décision, le cœur.

Elle désengage. Elle donne une bonne conscience.

Principe de réalité oblige, le groupe réconforte et stimule. L'institution ? Elle infantilise.

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[ L'État, quand il est démocratique, fait beaucoup mieux qu'une institution : c'est l'émanation vivante et symbolique du peuple | lire Milgram (merci à l'excellent Psychobranche) | Qui décrit mieux l'infantilisme (adhésion à des propositions parentales) que Gysa Jaoui, la maman de la très observatrice Agnès ? ]  Read More


 Sens de l'orientationThu 6 Dec 2007
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« Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement »
Nicolas Boileau (1636-1711)


On le sait tous. Les cinq sens, si chers à la PNL (cf. prédicats), en admettent un sixième : l'intuition, fruit d'un processus cérébral particulier. Ou d'un rapport au monde instantané [1], en dehors des conditionnements, comme dans les philosophies asiatiques (taoïsme et zen).

Mais chaque groupe humain, doté de sa propre sagesse, envisage les choses à sa manière. Et notamment cette histoire de sens. Le saviez-vous ? Le peuple bambara du Mali a quelque chose de managérial. Ou plus exactement, le management a quelque chose d'anthropologique, donc d'essentiel et de parlant. Se bagarrer à plusieurs pour réaliser quelque chose (avec les facilitateurs et les freins humains, les envies et les repoussoirs), ça sourd du cœur de l'homme.

La chercheure en anthropologie africaine Anne Stamm (ici saluée) nous le confirme :

| le Koré, c'est la vue,
| le Tyiwara, l'ouïe,
| le Komo, le toucher,
| le Nama, l'odorat,
| le Kono, le goût,
| le N'domo... c'est l'orientation.

Preuve que chez les Bambara, la clarté cognitive, capacité à se projeter, à savoir où on va et à l'expliquer, est envisagée comme centrale.

Communiquer est une base et une fin. C'est peut-être survivre [2], ou alors renforcer son expérience de saisissement intérieur, c'est encore et surtout être dans la vie, la vraie [3] : c'est vivre ensemble.
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[1] Est-ce le présent ou l'éternité ? D'ailleurs, est-ce différent ?

[2] Confirmation par les strokes.

[3] Revoir Gandhi.

[ Sur Boileau ]


 Repères économiques - 8e partieThu 8 Feb 2007
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[ << Dominique Wolton sur France culture | La France accueille les relocalisés - 7e partie ] Il y a un aimant en Afrique - 8e partie [ Dette publique et patrons de France - 9e partie >> ]

Tout le monde connaît mon intérêt pour l'Afrique. Certes ma famille directe y sauve des vies [1]. Encore et surtout, avec d'autres, je crois que l'Afrique (énormément grâce aux femmes) est un des grands leviers de poussée du XXIe siècle. Il suffit de lire [2] tout ce qui s'y passe pour vibrer, pour adhérer, pour partager les pulsions de vie, l'espoir d'un ensemble économique qui se réveille.

Alors bien sûr, quand j'entends le journaliste Ali Baddou passer un relai au très sérieux Lionel Zinsou, j'aiguise mon attention et puis j'exulte :

<< L'Afrique est, tout de suite après l'Asie, le continent qui affiche la meilleure croissance mondiale. >>

Lionel Zinsou, associé-gérant au sein de la banque d'affaires Rotschild & Cie

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[1] Une aide à échelle humaine, au Burkina Faso.

[2] Cf. le réjouissant et pragmatique 80 Hommes pour changer le monde.

[ Enregistrer France culture depuis le Net | où l'on apprend, de Zinsou même, qu'une banque d'affaires permet (mesure l'attrait, optimise les biais techniques qui permettent les transactions), bref facilite les acquisitions d'entreprises par d'autres entreprises | la première fois que je suis allé au Burkina, ce qui m'a le plus frappé, confie mon père, c'est l'extrême jeunesse de la population | en ce moment, Wen Jiabao, le premier ministre chinois, rend visite aux nations africaines que son pays investit industriellement et commercialement | en novembre dernier, il avait déjà prédit que le volume transactionnel entre Afrique et Chine atteindrait sûrement 77,5 milliards d'euros en 2010, soit un triplement sous 5 ans | remettons les choses en perspective : 77,5 milliards d'euros, c'est le montant des retraites que les Français ont touché en 2006 | Absara planche, depuis l'année dernière, sur une offre de management à destination de solides points-relais en Afrique francophone ]


 Motivation du personnel - 5e partieMon 20 Nov 2006
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[ << Motiver par des ressorts bien précis | Différentes formes de pouvoir - 4e partie ] Prometeu Negro - 5e partie [ Management motivationnel et stratégie, les deux doigts de la main - 6e partie >> ]


Autorité, expertise, pouvoir, motivation


Bien sûr que votre autorité met les autres en mouvement (littéralement motive) : une théma sur l'autorité vous le prouve.

Partons pour l'Afrique, après quoi nous envisageons comment une simple bague mobilise [1] la trajectoire d'autrui, c'est parti.

En Afrique de l'ouest - le saviez-vous ? - les chefs traditionnels [2], qui rythment un réseau social gigantesque, portent des lunettes. Jour et nuit. Des lunettes noires. C'est parce que l'autorité (ici surnaturelle) leur vient des yeux : leurs yeux foudroient. C'est ce qu'on leur prête et c'est ce qu'ils entretiennent. L'autorité vient des yeux. Et l'autorité a un fondement surnaturel - un Occidental dirait irrationnel (ou inconscient). Quoi d'autre ? L'autorité est puissante et fragile : imaginez que le bonhomme perde un oeil, ou la vue. La castration est tout près.

Allons en Grèce à présent. L'Antiquité bat son plein : y foisonnent les histoires religieuses, qui vont devenir les grands mythes de nos civilisations. Vous vous souvenez tous du titan Prométhée, Celui-qui-a-un-temps-de-pensée-d'avance, qui joue avec les dieux. Il fait de l'intérêt pour l'homme, ce petit être fragile, le fondement de sa vie. Au risque de braver les lois célestes. Il blouse une première fois le panthéon, en redirigeant vers l'homme - et par astuce - les meilleures pièces de viande d'un sacrifice. Premier carton rouge. Et quand les divinités courroucées, Zeus en tête [3], décident de punir son indépendance d'esprit, il paie le prix fort. Rappelez-vous le rocher où il est enchaîné, et puis l'aigle. Cet affreux tortionnaire vient lui manger tous les matins... le foie. Qui repousse, évidemment. Le cercle est sans fin.

Heureusement, Hercule [4] décoche à cet oiseau de malheur une flèche mortelle. Bon débarras. Et que croyez-vous que Prométhé fasse ? Il prélève de la chaîne du supplice, enracinée dans le rocher, un anneau. Puis un morceau du rocher lui-même, qu'il enchasse dans l'anneau. Il se fait... une bague. Eh bien moi, il me semble que sa bague d'épreuve, sa bague de castration et de souffrance, c'est un attribut de pouvoir. Prométhée, conscient et plus que conscient, de la dispersion qu'il y a à vivre sans limites (les dieux - ici forces de la contingence - le lui ont bien rappelé), eh bien ce Prométhée aguerri sait à présent où sont ses limites, il sait où est son terrain de jeu concret. Et en connaisseur, il peut maintenant ruser de plus belle. Ou plutôt agir. Il est dans le long terme : sa trajectoire peut en amener plus d'un sur les chemins de la réalisation de quelque chose. Prométhée est un connaisseur, un ancien audacieux, un sûrement toujours-amoureux-de-l'homme et un être accompli. Je crois que sa bague, symbole de l'expérience (ici douloureuse) est un symbole d'autorité. Si Prométhée parle, il est crédible. Il est suivi. Il "fonctionne".

C'est sa bague qui nous le dit.

Alors, d'un côté les yeux (le pouvoir) et de l'autre la bague (l'expérience, le passage par le feu). Nous parlons d'autorité, je crois qu'une boucle est bouclée.

A vous : souhaitez-vous commenter ?

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[1] L'autorité c'est cela. C'est : 1. mobiliser les gens (suspendre le cours de ce qu'ils font et focaliser leur attention sur ce que vous faites ou dites), 2. les mettre en mouvement selon des ressorts qu'ils ont à l'intérieur d'eux-mêmes. Voyez donc.

[2] Au Burkina Faso, notamment.

[3] Le Zeus de Maurice Druon (1918 - ) est un manager hors pair. Regardez.

[4] Hercule, ce drôle de lateral thinker, qui vient astucieusement à bout de ses épreuves.

< Superbe Orfeu Negro (Marcel Camus, 1959), la musique

[ Profils de gens, chefs ou autres | l'autorité, c'est la signification (à distinguer de la démonstration réelle) d'un pouvoir, l'autorité est une symbolisation constante | bagues traditionnelles à la cire perdue | la bague des cardinaux, une autorité spirituelle, une actualisation de la fonction G (guidage, vision) du consultant Yves Enrègle | pour rappel, c'est le dieu Wotan qui dispose seulement d'un oeil, l'autre est crevé ]


 Vrac d'automne - 6e partieMon 9 Oct 2006
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[ << Vrac d'été - 5e partie ] Piliers - 6e partie [ Vrac d'hiver, incursion dans la communication - 7e partie >> ]

1. Balancier interne (ou culbuto, comme on veut)

Un seul pilier ne suffit pas pour faire une maison, rapporte l'anthropologue africaniste Anne Stamm, puisant dans le (certainement riche) patrimoine oral des peuples du Rwanda. Si la maison symbolise le monde ou un groupe humain ou bien... moi-même [1], je vois bien que mes appuis doivent être multiples. L'équilibre, les compensations, l'économie même (échanges de flux, frictions, régulations, synergies, effets de seuil [2], symbioses métamorphiques) réclament plusieurs piliers : l'homme est multiple.

Mouais. Et je pense à ma rentrée, en disant ça. Complètement loupée. Cramée, même. La faute à qui, à quoi ? A la nécessité d'avoir, dans la période déterminante des semailles d'affaires (fin printemps - cf. d'ailleurs les trois temps de la valse économique de Denis Clerc [3]) privilégié ma famille au lieu de boulonner comme un furieux ? Non, raisonnement à deux balles. Ben alors, qui a planté ? Ce donneur d'ordres [4] qui d'habitude me fait vivre pendant tout l'automne ? Sûr qu'il a vraiment pas joué son meilleur tennis. (Deux sur dix, moi je dis.) Je voulais reprendre un morceau d'études aussi, dans une fac prestigieuse par correspondance (la classe, je me disais) : ces buses - que j'ai pourtant suivies, collé aux fesses, relancées, animées (si !) par e-mail et téléphone - ont semble-t-il calé un meuble avec mon dossier.

Mouais. Pas glop, quoi : nécessité de remonter au créneau pour - en plus - tirer des oreilles et défendre mon bout de gras. (Je déteste.) Mais la bonne nouvelle, mes amis, c'est que je n'arrive pas à être totalement affecté. Ma maison comporte plusieurs piliers : ma foi en Dieu, ma situation familiale, qui refait du joli, mes enfants, qui sont sublimes, et les collaborateurs d'Absara, qui me donnent des réjouissances. Et des espoirs de lumière. Ah, ça, mes amis, ça vaut de l'or.

(Alors désolé, Century 21, ma maison n'est pas à vendre.)

2. Après B2B et B2C, bienvenue au F2F

Vous connaissez mon intérêt pour le XXIe siècle, le nouveau paradigme, cette entrée dans une nouvelle façon de collaborer, de gagner du temps, de qualifier l'info et de personnaliser les échanges. Là, c'est l'économiste Jean Fourastié) qui me fait... ah, qui me fait du bien. Vi. Sa pensée, accompagnatrice de la métamorphose économique, promotrice de la centration humaine des processus, est un must read. A tel point que l'enthousiasmant Daniel Cohen dit de Fourastié qu'il aurait inspiré les experts anglosaxons à l'origine de l'expression F2F. Le face to face. Ben ouais, y'a que ça de vrai : l'économie tend à devenir un grand moulin participatif, où le business se fait en mettant la main à la pâte. Entreprises et clients bossent ensemble.

Un ravalement complet de la façade...




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[1] Cf. configuration hologrammatique des systèmes.

[2] Masse critique opérante.

[3] Produire (ici, du travail - c'est-à-dire prospecter), répartir le boulot obtenu (optimiser le temps, tenir les délais, assumer le calendrier perso-pro), dépenser (tirer les bénéfices des missions réalisées, façon "Acquis, compétences nouvelles" de Getting things done, GTD).

[4] Fais du bien à Bertrand, il te le rend en caguant, proverbe provençal.

[ Ah, les archétypes ! voir ci et ça | la tour de Bollingen | la jolie fable du chêne et du roseau ]