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Oh no there she goes out in the sunshine
The sun is mine -
Soundgarden
Celui-là, ce billet, c'est ma promesse à moi. Et je tiens bon : bouffre de sujet de blog, tu en as mis du temps à venir. (Je te connais.) Ton trajet : la tête, le coeur et les mains, c'est long. Or, un jour quelqu'un a dit (un pasteur je crois) : Le plus long trajet, chez l'homme, c'est celui qui mène de la tête au coeur.
Mmh, super vrai.
Bien loin de la contre-culture (fût-elle managériale ou ce qu'on voudra), c'est de kulcs-culture que les mots qui viennent souhaitent parler.
Ils sussurent.
Les kulcs, ce sont les clés en hongrois. (Koultch.) Prétexte à parler de Hongrie, bien sûr. Prétexte, encore et surtout, à parler de la vie, vous savez ? Ce truc qui nous habite dès le sein de la mère et nous quitte, voyons voir... jamais. La vie est, la vie reste. (Ça vient du ventre et de la peau.) Quand François Mitterrand disait s'extasier devant la fleur qui parvient à pousser dans l'espace d'une fissure de pierre, moi ce qui me parle, ce sont les fleurs qui poussent. Ou pas. Il y a celles qui sortent et se comportent et interagissent. Il y a aussi celles du dedans : les potentielles. Et elles existent. Un praticien avisé comme Georges Romey les voit comme des pierres précieuses naturelles (par exemple dans une grotte). Elles existent, dans l'âme. Et fortement.
Des fleurs, des cristaux, des kulcs : nous y sommes.
Et cap Budapest. (Je vous ouvre la marche.) Une ville, c'est un être vivant. Elle a ses choses à elles, ses évidences, sa culture, ses mouvements (ses mystères). Et puis ses clés. Budapest, j'y suis retourné ce mois ci. (Mille choses, dont de la formation, des décisions stratégiques, Spectre - en vrai - et une table de poker semi-clandestine avec trous de cigarette dans le tapis : peut-être que je vous dirai.) Budapest ? J'y retourne encore en fin de mois. C'est une ville qui respire.
Les kulcs, en plus du Danube, eh bien je crois que c'est la vie. La vie de Budapest. Et puis celle des gens comme moi, qui veulent carresser la ville, rentrer dedans, se coller à sa peau folle et tranquille.
(Chaleur.)
Pour faire ça, il faut des kulcs. Budapest garde ses portes fermées. Beaucoup de ceux que je connais s'y enferment à double tour : appartements, locaux professionnels (vols, y compris quand l'occupant est là). Beaucoup de serrures physiques sont difficiles à ouvrir : tours de mains particuliers, patience, jeux de réflexion, tests de logique. (Vraiment : essayez d'ouvrir à la française, gros challenge.) Compliquées, les kulcs.
Alors croyez-le si vous voulez, pour un taurillon sanguin comme moi, c'est un travail. Travailler la serrure, avec les passants qui se croisent à côté, c'est un sport. Un sport qui vous travaille le coeur. Asseyez-vous dix secondes et laissez ces foutues kulcs vous parler. Il y a là quelque chose de sourd. Et ces foutues kulcs vont vous parler des vôtres : celles du coeur. Mon bon Lionel, qu'elles m'ont dit. (Façon hongroise, avec feutre et patine.) Mon bon Lionel, c'est à tes kulcs, c'est à toi de faire le travail. Alors nous nous ouvrons... seulement si nous voulons. Dure est Budapest. Belle aussi. (Compliquée.)
Alors, allez-y à la coule : acceptez cette leçon en laiton et laissez le coeur vous conduire les mains. La porte (discrète elle aussi) s'ouvre dans une odeur de poussière. Ou de scintillements d'eau (c'est comme on veut).
(Étoiles et terre noire.)
Bizarre, vous pensez ? Moi je dis que c'est la ville qui a commencé.
Pour ça, je l'aime. (Elle est folle.) C'est simple, calme et bizarre. Budapest est plus belle encore que sa féminité. Elle arrive à être plus humaine, et plus intime, que ce qu'on voudra. C'est un mystère. (Kulcs.) Le taurillon, qui voyait rouge, voit le reflet des étoiles. Qui, on le sait, habitent le fleuve.
Particulièrement le soir, quand le Danube est noir profond.
Noir comme la couleur qui cherche. Noir comme la couleur par excellence. Noir et terreau (nocturne). Comme le reflet de ce qui pousse en dedans.
Noir, écarlate, or. (Ouais.) Comme la lune ? Comme les kulcs en tout cas.
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[ Skiz 'Spectre' Fernando, the biography | portrait masculin (c) Andre Kertesz ]
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«C’est une erreur de ne pas croire et une faute de tout croire.»
Fernando de Rojas (extrait de La Célestine)
La Forge, atelier d'artistes. Le quartier ? Belleville. Une fresque (une grande), là, sur le mur. Truc au pochoir, à la bombe, à la tripe. (Ça pète.) Il fait nuit, de la boue, fait froid (un peu). Et puis (après dîner au Kotto), soirée chez Marie, près de La Forge, avec les comédiens de l'école Erac. Ces étudiants jouent La Célestine de l'Espagnol Fernando de Rojas (fin XVe), théâtre de l'Aquarium, jusqu'au 1er février.
Fig. 1 - Texte annoté de la comédienne
Pauline Méreuze
Quoi d'autre ? Discussion professionnelle. Prise de participation dans le capital d'une entreprise. Plus quelques autres éléments salariaux.
Et rencontre (lors du déjeuner, plus tôt dans la journée) de la soeur et du beau-frère de mon collègue. Le beau-frère travaille dans l'architecture (spontanément nous parlons motivation - grand classique). La frangine ? Dans une ZEP. Institutrice. Gentille, calme et solide. Propos saisissants. Et félicitations : c'est par les enseignants investis que passe la République.
Sûr.
Dodo, après (fait nuit, dernier métro). Impertinent, simple et raffiné Fourmis sans ombre de Maurice Coyaud.
Et rêve (si !). Vous savez ? Il y a ces forces Animus et Anima. Je me sens rencontrer une âme féminine, aimante et éternelle. Touchante. Je lui parle, lui disant que mes rêves nocturnes la retrouvent - depuis des années - dans des femmes que j'ai connues, qui m'ont construit. Je pleure et la prends dans mes bras.
Fig. 2 - Dante,
ici guidé par la dame de son âme
Réveil, là, il y a quelques heures. Et souvenirs de la Béatrice de Dante. Ou des dames de la poésie courtoise, ces âmes qui parlent. Et vous guident. Et vous construisent. Et sont là, depuis toujours.
Pff.
Bon dimanche.
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[ La Forge | le blog de Belleville, plus photos de la fresque (voir aussi tofz4u ou le blog de Thiasmine) | tiens, blog collectif sur le métro | Erac, le blog | amour courtois, le fin' amor des Occitans, teinté de mystique cathare (racines orientales) ]
[ < thémas Musique & Motivation | catégorie Management - ben oui, qu'est-ce que le management si ce n'est la recherche millénaire - pratique et constante - de : 1. la satisfaction des finalités, 2. l'organisation (hydraulique, systémique, dans le temps) des moyens idoines, 3. la bonne tenue voire l'augmentation constante des forces mentales investies (intentions, mise en mouvement) ? La musique est une mise en mouvement du flux de la vie, des tripes et du cœur | this post in English | archivage automatique du billet sur l'argent et les nécessaires congruences mentale et communicationnelle ]
Pff de Scéchenyi. Ces bains urbains budapestois mélangent eau qui brûle et coulis glacés, calme et culte du corps. Là-bas (je suis revenu en France), c'est paisible et violent : intense. L'eau vous parle. Tout s'y passe. Statues de marbre veiné, merveilles charnelles, pénétration de l'eau dans l'inconscient. Présence d'étoiles psychiques (si !) dans le revers de ce micro-Danube, sombre et ardent-mouillé. Sauvage et lisse. Ouais : clair et massif, retroussé, vif et fou. Mon corps s'endort là-bas. Ma tête coule. Une statue me pulse de l'eau sur l'arrière du crâne. Je souffle. Pff, je disais. Et tout ça pour parler de musique. C'est il y a une dizaine de jours. Un morceau de mon cerveau trempe dans cette histoire de Soi, d'être essentiel (cf. psychologie des profondeurs, relire - encore et surtout - Romey et Jodorowsky). Une autre partie médite sur cette histoire de pré-décision. Je suis qui ? j'en suis où ? Une intériorité, si différente des masques (persona de Jung), bref une psyché dialogue, construit, tricote les ponts, forme les synthèses, tend les ligaments, fabrique la vie comme une abeille. La vraie vie. Celle du bien-être. Celle de ce monde et celle de Dieu, celle de l'harmonie gratuite. Du ouaaw-pourquoi ? Du ouaww-parce que la vie est comme ça : une concentration d'elle-même, une procréation, un pff gratuit (l'amour). Un vas-y jouis : finalité de bonheur, d'être responsable, créatif, bien avec les siens. Ouvert aux événements. Sincère. Ouvert aux autres. Et bien dedans : concentré-détaché. Dedans, ouais. Très fort (très bien). Inventif. Disponible.
Les bains, enfants symboliques du Danube, vous disent tout ça. Ou rien que ça : des choses évidentes. Plongez dans cette amniosynthèse adulte, l'eau vous active des choses. Elle vous active, vous.
Fig. 1 - Le jeune Patton m'inspire ce billet
Que m'ont dit les bains ? Musique, ils m'ont dit. Comme un mot-clé, une activité toujours là : un truc à venir. Je dois faire ça. Je viens d'une famille d'agriculteurs catholiques-personnages publics et de protestants-musiciens superbes. Mes nerfs et les cellules de ma plèvre boivent à ces deux sources que j'aime. Chaque homme est une étoile, disait ce passionné de Crowley (pourtant bon poète - pourquoi avoir opposé destin personnel et Grâce et pacte amoureux du Vivant ?). Il est normal que j'aime pousser, résoudre et ressentir. En même temps, si possible. La vie n'a qu'à m'arriver dessus comme un pipeline, les choses s'arrangeront entre elles.
Évidemment la musique.
J'ai toujours voulu ça : je vais faire ça.
Parlons de musique comme moyen d'intramotivation aussi. Bien sûr que la musique (du son de la pluie à l'organisation tellurique d'un quartet), bien sûr que le son de la vie stimule : vous avez vu le nombre de voyageurs coiffés d'un casque iPod ? S'isoler, façon modèle de Hall (cf. besoin culturel de distance, besoin de retrait) ? Oui et non : retrouver des appuis, tout autant. Vraiment. Retrouver force et confiance en soi : dans soi.
La musique est une lave, enfin. Volcan, océan de feu. La musique est printanière, mouillée, juvénile, épaisse. Merci à ma grand-mère, merci - quand j'étais gamin - d'avoir décillé mon cœur. Merci, en outre, à Mike Patton, Amadeus moderne, bonhomme libre et chien-fou sacré.
Homme vermillon.
Son adolescence d'homme de quarante ans recycle mon sang...
God bless.
[ Sources d'inspiration : Robin Rimbaud aka DJ Scanner, époque Spore (son site), Serath 'Skiz' Fernando aka Spectre (fondateur des labels Wordsound et Black Hoodz), Einstürzende Neubauten (période Silence is sexy et Berlin Babylon), dälek & the Oktopus (perles parmi le label de Mike Patton, Ipecac), il y a aussi le grand Richard David James aka Aphex Twin et Natacha Atlas (sensuelle et intemporelle époque de Diaspora) | Bises à Clément, le petit garçon d'Emmanuel et d'Anne, né cette nuit à 2 h 30 | Széchenyi Fürdő, le diaporama | en parlant de pré-décisions et de décisions fermes, je compte organiser une série d'entrevues, de tête-à-têtes calmes ou de formats artistiques pour et avec les personnes que j'ai vexées, négligées, froissées ces dernières années (j'en compte dix ou quinze) - l'idée : demander pardon et comprendre et valoriser les spécificités de ces pas encore-amis, d'une manière polie, personnelle, chaleureuse, constructive, sincère, égalitaire et attentive | Gros challenge ? ] Read More
[ < thémas Animaux, Spiritualité & Émotions | catégorie Management-Sc. humaines | archivage automatique du billet sur l'importance économique de l'Europe | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 2e partie > ]
Pourquoi ? Interrogation reine. C'est, en Occident, la porte d'entrée dans la vie. Chez nous, tout a (ou doit avoir) un sens, une explication. Pour le meilleur, la connaissance, porteuse de clarté, d'autonomie. Et pour le pire, l'intolérance et le conditionnement qui enferme (cf. paradigmes). L'intellect est un drôle de maître, qui guide et limite à la fois. Comme l'émotion, d'ailleurs. C'est seulement quand l'intellect est pur, innocent dirait Alexandro Jodorowsky (c'est-à-dire bien orienté, au service de la créativité personnelle et de l'ouverture au monde), bref c'est quand l'intellect est de cette qualité qu'il est porteur de positivité. Ce sont les bénéfices d'un Animus volontaire, structurateur, garant de la concrétisation des talents. L'Anima ? C'est quand elle s'écoute elle-même, se respecte et se combine à l'Animus qu'elle crée l'intuition, la profondeur naturelle, la fulgurance, l'intensité du ressenti. Tout ce qui vient du dedans et connecte et reçoit.
Ensemble, les deux procréent (cf. synergie), donnent un aboutissement, une réalisation à l'âme - nécessairement enfantine - que nous avons.
Une graine pousse.
Alors, dans nos pays, le pourquoi est important.
Vient ce pourquoi, le premier pourquoi, le pourquoi de l'enfance. C'est le pourquoi de ma progéniture [1], l'autre jour, au cinéma. Devant le dessin animé (étonnamment bon) de Kung Fu Panda.
- Pourquoi, Papa, il est méchant [2] le gros chat ?
Je réfléchis, bafouille, connecte mon ressenti à ce que je sais des sciences humaines (certains modèles abordent ça). Et finis par dire que je médite là dessus, c'est promis. Il fait chaud, nous buvons une granita (je suis pensif car je veux faire une réponse du cœur et non pas de la tête - une vraie, en somme). Puis je réponds que ce gros félin, il est méchant parce qu'il veut que son père le reconnaisse et alors lui permette d'être un individu autonome, comme quelqu'un qui se regarderait dans un miroir (cf. regard), quelqu'un capable d'accomplir son destin, de réaliser ses désirs. D'être heureux.
» Pourquoi ? fait encore la petite voix.
- Mmh, réponds-je. Nous sommes nombreux comme ça. Nous avons besoin de savoir que quelqu'un nous aime et veut qu'on soit heureux.
- Pourquoi ?
- Parce que c'est une sécurité. On sait comme ça qu'en cas de problème, quelqu'un est là pour nous.
- Pourquoi ?
- Parce que nous avons peur d'être seuls et que la mort nous saisisse parce qu'on devient tout faibles. Et tout seuls.
- Pourquoi ?
- Parce que la mort, on sait pas bien ce que sait. Alors on croit comme ça que c'est pas bien, que ça fait mal, comme ça il y a quelque chose en nous qui est sûr de faire ce qu'il faut le moment venu. Et même avant. Comme si on se préparait à repousser la mort ou à lui faire face. Bref à faire ce qu'il faut. Au cas où. Parce que la mort, c'est quelque chose de sérieux, qui touche définitivement.
À suivre...
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[1] Les enfants sont des amoureux de sagesse, des philosophes dans ce qu'il y a de plus pur et de plus puissant. Leurs questions sont les vraies, les bonnes, celles qui font qu'on se trouve une place (un ethos) dans le monde. Leur répondre demande de se plonger dans ce que nous avons d'essentiel : l'innocence, l'expérience, la créativité. Un vrai bonheur, ces mômes... De vrais humains. Des moteurs spirituels, qui veulent capter l'essence du monde et en faire quelque chose de bien, qui ressemble à l'âme (à la vitalité plus ou moins organisée) qu'ils sentent palpiter au dedans d'eux.
[2] Tai Lung, léopard des neiges.
[ La méchanceté, ça pourrait être une férocité de vivre - Reconnaissez-moi, reconnaissez mes besoins -, une pulsion qui oublie les autres, qui écarte toute empathie, qui manque de cette connaissance essentielle que l'Autre et moi-même sommes liés par le regard et, plus généralement, par la condition humaine | le fin du fin, le Royaume des cieux, dit Jésus, est pour ceux qui ont un cœur comme les petits enfants | la peur de la mort, de l'éparpillement, de l'entropie est ce qui nourrit l'homéostasie, cette énergie qui bloque, fait corps et se défend contre les différences émanant de l'extérieur | tiens, dans les archives, une correspondance entre profils stratégiques et animaux emblématiques du kung fu ]
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1. La dialectique, c'est quand deux polarités s'opposent. Un peu comme le jour et la nuit, l'un chasse l'autre, sur un territoireunique, peut-être partageable, en tout cas convoité [1]. Tendu. On peut y voir un avatar du paradigme hydraulique [2], de ce tronc commun de représentations philosophiques ou techniques où s'envisagent des rapports de force au sein d'un même système et, partant, la domination d'une composante sur les autres (équilibre instable, entropique), par exemple au sein d'un tempérament, d'un état complexe. Pour faire simple, l'eau pousse sur de l'eau, dans une bassine, dans un milieu contingent. Vous voyez les remous.
Alors que la dialogique, emblématique du travail d'Edgar Morin, c'est quand deux tendances viennent cohabiter sur un territoire commun : il y a mélange. Ou plutôt composition d'un mixte, d'un arrangement, d'une entente. L'un renforce l'autre. Et s'enrichit à son tour des différences mises en friction, s'augmentant lui-même. Il y a là quelque chose de chimique [3] : c'est la synergie. La synergie demande aux pulsions d'évolution, chères à Georges Romey, mais aussi en filigrane à l'École de Palo Alto [4], bref aux pulsions de dépassement de s'exprimer. Les intérêts individuels se coulent dans une association tendue (finalisée) vers un mieux général, on passe à un autre cadre de référence : le système, pourtant homéostatique, envisage la poussée qualitative comme une évolution vitale. Un mieux à plusieurs. Ça collabore.
Très bien.
Dans beaucoup de courants, dans beaucoup d'écoles, ces régimes dialectique ou dialogique [5] se distinguent. C'est particulièrement vrai pour le coaching. Il y a les tenants d'un changement par l'Animus, soit la volonté, la cogitation, la prise en main volontariste du changement. L'idée emprunte à la dialectique, une tendance franche (par exemple la détermination) l'emporte. Et colore l'ensemble du système, par exemple le quotidien de la personne. Il y a - à côté - la tendance Anima : en revenir à des choses sourdes et intimes pour dévoiler des leviers de motivation authentiques. Viennent alors la créativité, le jaillissement d'énergie : les choses, presque naturellement, semblent se faire. Une réconciliation interne a lieu. Le mieux vient de l'instinct, de l'essentiel, du centre naturel de la personne. C'est certainement plus doux. Et la dialogique a lieu : l'Anima vient imprégner la cogitation et la conation (volonté). Les actes se font d'eux-mêmes, l'inspiration et l'accord intime avec soi-même illuminent le quotidien [6].
Oui.
2. Parlons à présent des buts et des objectifs. Faisons-nous prosaïques un instant. (Well.) C'est ce matin, et qu'est-ce que je vois sur la porte d'une école ? Les parents sont priés d'apporter des mouchoirs en papier, les enfants n'en ont plus. Voilà un but, une intention. Je veux m'adresser aux personnes qui managent des projets. Ce but est une simple amorce : il trouve son appui motivationnel et sa caractérisation (sa prise en main par des repères, des moyens d'agir) sitôt que le lecteur (ou mieux, l'émetteur) en fait un objectif. L'objectif, vous vous souvenez, est un ensemble de chiffres ou de seuils. L'histoire des mouchoirs se transforme, par exemple, en 75 % des familles, soit les patronymes allant de A à P, sont priés d'apporter un ensemble de 100 mouchoirs minimum (soit 2 boîtes standard) entre le 3 avril et le 25 mai : une note vous attend dans les casiers individuels - Merci.
Voilà qui ressemble davantage à quelque chose d'opérationnalisable. Donc de mobilisateur, si le ton est toutefois adapté (là, c'est un peu sec). Voilà, par rapport au départ, un objectif. Un vrai.
Be seeing you.
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[1] René Girard est peut-être le Français qui parle le mieux de la rivalité, du partage conflictuel (ou de l'attribution pour le coup violente) des prérogatives, des mérites, des choses à jouir. Caïn et Abel conditionnent le fait humain.
[2] La psychanalyse, pour certains, découle du système hydraulique : mouvements de pressions diverses. Conflits, en circuit fermé. Parfois mélanges, désordonnés (névrose).
[3] Cf. la belle notion de noces chymiques (humanisme et alchimie).
Banderas peut se rhabiller. Pour les rats de bibliothèque comme moi [1], il y a un Antonio - quoique moins beau - qui le surpasse. San Antonio ? À l'évidence [2]. Mais c'est d'Antonio Damasio que je veux aujourd'hui causer. Il est Américain, il est neurologue.
L'expérience scientifique, comme aime le rappeler Le Dictionnaire des sciences humaines, a tout d'une histoire humaine. Ouverte à la sensibilité, ouverte au hasard. Nous sommes à la fin du XXe siècle [3]. La vie privée d'Elliot, dit le dictionnaire, est un fiasco : divorce, remariage, nouveau divorce. A. Damasio aurait pu croiser Elliot sans y prêter beaucoup d'attention. Mais il fut au contraire très intrigué et analysa de très près son comportement pour en rechercher la cause par les méthodes de la neuropsychologie [4]. Il fit alors une hypothèse étonnante [aujourd'hui théorie validée, ndlr] : les émotions sont nécessaires pour prendre une décision adéquate. La raison et les connaissances ne suffisent pas. Voilà pourquoi Elliot, privé d'émotions depuis sa lésion cérébrale, se trompe si souvent. Un classique est né de ce travail (L'Erreur de Descartes, 1994), qui déboussole (et stimule) les valeurs occidentales de la modernité. Le génie de la modernité, René Descartes (1596-1650), en prend pour son grade [5] : loin d'être des perturbations des décisions rationnelles, les émotions - pour Damasio - co-construisent la décision, fût-elle rationnelle comme un plan d'Airbus A380.
Damasio va à l'encontre des idées reçues. Étendue de la remise en cause ? Importante. Le résultat : la réunion inattendue de deux instances, depuis des siècles fâchées. Par la culture occidentale. Je veux parler de la raison et du corps.
Reprenons. Pour se décider, il faut une représentation correcte de soi, du contexte, des autres. Ce qui, rappelle le neurologue, se pose sous le terme de conscience. Eh bien, cette conscience, elle emprunte à la cogitation et à l'émotion, à la raison et au corps (sensations nerveuses). Elle les réconcilie et les agrège.
Elle emprunte aux deux.
La conscience, sommet de l'organisation mentale en Occident, convoque bel et bien le corps. Cette « conscience-noyau » serait le fondement de soi. Elle reflèterait tout ce qui se passe dans l'organisme [systèmecomplexe]. Et de ce fait, elle n'existerait que parce qu'elle vient d'un organisme vivant, avec un corps et un cerveau capable de se représenter un corps.
Penser se fait avec le corps puisque le cerveau est un élément du corps, qui pense et qui éprouve, et qui fabrique une image de ce même corps (et d'ailleurs, le corps n'est qu'une image culturelle [6] - l'organisme, lui, est une notion médicale). Tout se répond : conscience et corps. Tout est dynamique et lié.
Logique. Logique et fécond : l'émotion (engagement du vécu, engagement de la subjectivité, engagement du corps) permet de se décider. L'émotion complète et renforce la raison, en ceci qu'elle co-forme une conscience. Un homme averti en vaut deux.
J'ai maintenant envie (je regarde ma montre) de vous parler de Robert Zuili, un coach français, auteur de Découvrez votre émotion dominante.
Partons pour ça dans la BD. Vous vous souvenez sûrement de Wildstorm, l'éditeur de Planetary, le comics. Je passe à une autre équipe de superhéros, The Authority. Et saisis le n°19 en VO (ou n°2 en VF chez Semic books) et, dans la foulée, vous campe le personnage du Docteur des années 1960 (autoproclamé génie criminel). Un affreux misanthrope, affligeant, drôle et cruel. Il est l'ancien shaman planétaire, le magicien absolu, doté des pouvoirs les plus fous, comme celui de remodeler la réalité. De faire converger ou diverger les lois qui régissent le monde. Torturé par le Midnighter, un autre joyeux idéaliste, il lui siffle : Pourquoi est-ce que les gens tuent, imbécile ? Parce qu'ils ont peur, se sentent menacés.
Fig. 1 - Les brutes en collants moulants de The Authority
La peur. Tout est là : l'émotion est une pulsion de vie, poussée d'évolution ou instrument de l'atteinte aux autres. Ce que Zuili nomme l'affect : ce qui éprouve et modifie le rapport au monde. Des autres. De soi. (C'est adjacent.)
Naturellement, avoir une place dans ce monde (une chaise) est un challenge. Life is tough, et pas seulement dans l'économie. Déjà, confirme l'indispensable Georges Romey, tout se passe dans le regard parental. Capter l'autre, quand on est petit, agréger sa confiance, conserver une prérogative : voilà qui participe de la survie. Pulsion écologique (et affective, même schéma).
Fig. 2 - Sweeeeet emo-ootion, Aerosmith !
De sorte que les affects, formant le Parasite de Don Miguel Ruiz, sont en trop. Ils dévastent. Ou plutôt, il faut les écouter, écouter leur origine [7]. Et capter ainsi le jaillissement de l'émotion. Jaillissement qui vient du besoin ou de l'envie de vivre (dixit le Docteur dans The Authority). Ou de la peur de mourir, ce qui est pareil.
Je suis tellement JOYEUX [en gras dans le texte] depuis que je n'ai plus PEUR de dire que ma COLÈRE cachait une profonde TRISTESSE, font dire à leur personnage - en début d'ouvrage - Zuili et le dessinateur François Baude.
C'est ça. La peur qui affecte [8]. Peur de perdre ses prérogatives (son territoire, sa zone de confort voire sa jouissance), peur de perdre sa dignité (injustice, colère dit Zuili). Son image de soi.
Me faire voir (et accepter et aimer) des autres. Et me faire aimer de moi.
Quel programme.
Ahla-la.
(Classe comme conclusion, n'est-il pas ?!?)
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[1] Il y en a beaucoup. Notre maître à penser ? Umberto Eco, himself. Quand on lui demande s'il lit tous ces livres (un peu genre bibliothèque du Nom de la rose), il répond toujours non. Il manque de temps. Aimer les livres est une chose. Aimer les lire, encore une autre. En avoir le temps, quand on travaille, c'est une gageure. Certes Eco a-t-il de l'humour. Car il faut, dans son propos, se fixer sur le verbe lire. Lire ? À l'évidence, non. Mais consulter : mille fois oui. Les gens qui aiment les livres en ont généralement beaucoup. Et sans les lire, ils en consultent fréquemment plusieurs dizaines à la fois, comme un fil d'Ariane arborescent. Comme une toile d'araignée de questions-réponses, où le savoir et les points de vue sont fragmentés, multipolaires, forcément complémentaires (Qui opposerait Aristote à Charles Bukowski, Philip K. Dick à Ken Blanchard ?). Le fait humain ? En architecture naturelle, foisonnante et irradiante, souffle Tony Buzan. À l'instar d'une navigation Internet, bondissante, de nœud en nœud (mots-clés). Et s'il leur manque une information, les rats de bibliothèque adorent avoir la base de consultation sous la main : une tonne de livres. Parcourus en travers, sous forme de focus ou au hasard, les bouquins incitent à ce que je nomme le complexe alexandrin : l'illusion, douce et plaisante, d'un savoir à portée de la main, à portée du cœur. Façon bibliothèque (évidemment brûlée) d'Alexandrie. Babel montre toutefois que le savoir est évanescent, fragile et présomptueux. Par essence. Le zen et le taoïsme privilégient l'intensité au monde plutôt que sa cognition (traitement, jugement, distance, par opposition à la disponibilité d'emblée, courageuse et puissante). Et je crois que toutes ces écoles du dévoilement ont raison : l'intellect passera. L'âme (principes essentiels de rapport au monde), non. Celui qui chasse, dixit Alexandro Jodorowsky, n'a pas besoin de filet. Tout est live, tout est vécu. Vivre se fiche d'analyser (défaire des nœuds). Juste être sincère, concentré, fidèle à l'instant présent. Ça, finalement, c'est vivre. Vivre, c'est être là. Alors jaillit la confiante intuition, si créative : l'eccéité illumine et féconde le rapport au monde. Vivre devient possible. C'est un saisissement. Un saisissement permanent.
[2] Frédéric Dard, alias le commissaire Sana, est peut-être aussi créatif que François Rabelais (fin XVe-1653) ou Louis-Ferdinand Céline (1894-1961). Et puis quels ressorts inconscients, le mauvais goût assumé ! quelle santé ! quels voyages !
[3] Ce Dictionnaire des sciences humaines prend le parti d'introduire ses entrées par des exemples. C'est à la fois parlant, documenté, charnel (au sens de sensible, compréhensible). Le dico ? Il a du style, il est « écrit ».
[4] Approche systématique et rationnelle des représentations et des comportements humains, par l'étude des rôles et des interactions se jouant à partir et dans le sein du creuset nerveux : processus cérébraux (mentaux), système sensoriel, hormones, moelle épinière. Bref, toute la machinerie fine. Machinerie qui déploie le spectre fort nuancé du confort et de la souffrance de l'âme (de l'intériorité).
[5] Il faut être indulgent à l'égard de ce titan sensible. Descartes a perdu beaucoup de ses proches. Et son entreprise de rationaliser le Réel (l'insaisissable) est une formidable pulsion d'espoir et de vie. Pour autant, et dès son époque, Blaise Pascal (1623-1662) envisage déjà la raison comme un outil parmi d'autres (la sensibilité de son Feu de la saint-Clément est prégnante, cf. Pensées), et comme un outil limité (revoir l'esprit de géométrie de son Article premier). Mesurer aussi que la dernière démarche de la raison est de reconnaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent consiste à dire que cette même raison n'est que faible si elle ne va jusqu'à connaître cela. Le mysticisme de Pascal emprunte aux racines du christianisme (et au-delà même, si on lit L'Ecclésiaste), ainsi qu'au scepticisme (ou plutôt discernement) quant à la nature humaine. Pour les chrétiens, la raison appartient à la galaxie des idoles (reflets illusoires, projections porteuses d'une fascination enfermante). Quant aux bouddhistes, ils envisagent la raison comme un phénomène mental parmi beaucoup (c'est même un sens, comprendre une sensation nerveuse, un filet à saisir, à figer illusoirement le Réel). Donc un motif de fascination, un attachement se tournant sur lui-même, une démarche productrice d'un voile. Productrice d'une perte de soi. L'inquiétude de veiller sur ses habits quand on se baigne (cf. Jodorowsky dans son commentaire de kôans, Le Doigt et la Lune) est normale : veiller au quotidien le plus prosaïque a du sens. Mais s'enflammer l'égo avec l'illusion de maîtrise est mortifère. Et gage de pleurs.
[6] Le corps est une catégorie sociale, religieuse, artistique et morale. Cf. notamment le travail de Jean-Yves Leloup sur la tri-unité et l'apport civilisationnel (éthique) qu'elle a semé dans les pays (ou plutôt les individualités) ouverts à l'Incarnation, à la rencontre corporelle de la Grâce et de la condition humaine. Voir aussi ce que le principe du Sel condense de vulgaire et de sacré dans l'hermétisme tardif (alchimie de la Renaissance - cf. Paracelse en Suisse ; ou déjà chez l'Arabe Geber au VIIIe s.). Pour l'hermétiste contemporain Hervé Delboy (érudit parmi les érudits), le principe Sel est une réunion... de Terre et de Feu. Vous imaginez le cocktail ?
[8] Quand elle dépasse son rôle de simple protectrice de la vie (atteinte d'un paroxysme, puis bascule), la peur dévisse et se met à bloquer amour et foi (disposition confiante, ce qu'Eric Berne nomme ok/ok). Elle ferme lien organique et confiance, activité naturelle et ouverture au monde, relation et disposition et activité, amour et travail sain, dirait Sigmund Freud.
[ La Chaîne de valeur émotionnelle (CVE) de Zuili s'articule autour de la joie (épanchement naturel du sentiment de succès, de réussite dans un contexte plus ou moins tendu), de la peur (besoin d'éloigner, de contenir ou de traiter un danger, capable d'engendrer l'inconnu, et - partant - la fin possible de tout, c'est-à-dire la mort), de la colère (expression soudaine de la frustration, du sentiment d'injustice, de dévalorisation de l'image personnelle - tellement structurante, tellement rassurante), de la tristesse (mélancolie, expérience directe de la finitude, de la castration, de la dépossession des choses - deuil forcé du sentiment de visibilité, de maîtrise, de modelage du monde selon nos attentes) | engrenage, bien ou mal orienté, mettant en jeu des engagements nerveux, des sensations, voilà une traduction possible du processus naturel, mais aussi de l'outil - une fois actualisé - que devient, pour Zuili, la CVE | Damasio est neurologue ; pour se repérer dans les métiers de la relation d'aide, voir ceci | 1. la réhabilitation des émotions (intégration de l'Anima, dirait Romey), 2. l'analyse des freins, des résistances au changement (homéostasie), 3. l'identification des bénéfices secondaires : voilà, à mon sens, les trois grands défis du coaching | pour comprendre ce qu'est un bénéfice secondaire, il faut consulter l'excellent Marc Traverson ] Read More
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Les réprimandes-minute sont un fiable outil de recadrage. Tout aussi efficient que les félicitations-minute, du même Kenneth Blanchard. Savoir réprimander est un art, que je vous brosse ici. La condition absolue étant de discerner s'il s'agit d'une faute ou d'une erreur. Il faut pour ça s'entretenir avec la personne. S'il s'agit d'une erreur, je vous renvoie au bel épisode de Thomas Edison.
La faute ? Là, ça diffère. Il faut la sanctionner comme prévu dans le contrat de travail ou dans le réglement intérieur. Mais avant ça, je recommande une mise au clair, au calme. Sinon, gare au tableau masochiste (décompensation morbide), gare à la triangulation Bourreau-Victime-Sauveur (Steve Karpman), gare à ce que Taibi Kahler décrit par ailleurs comme un scénario d'échec (voir notamment ce que donnent les profils Rebelle ou Persévérant s'ils se sentent acculés [1], soit potentiellement 20 et 10 % de la population).
Il faut réprimander selon quelques principes forts (cf. discernement). Et puis tendre la main en fin d'entretien, c'est déterminant. Trop de managers réprimandent sous le coup de la colère, en explosant. Ou alors froidement, méticuleusement (et intellectuellement), alors qu'il faut considérer la réprimande comme un contenu hautement émotionnel. Donc explosif, donc porteur de « sorties de route » définitives. Gare.
Gare aux Prud'hommes, gare aux croisades, gare à la culpabilité (la pire boule au ventre qui soit), gare à la démotivation des gens qui désapprouvent : nombreux sont ceux qui réclament une éthique serrée et finalement vous vouent aux gémonies parce que leurs amis « souffrent ».
C'est là qu'un manager doit avoir confiance en lui et en sa hiérarchie. L'autorité est reine. L'expérience ? Indispensable : c'est le moment de travailler les réprimandes avec un coach, bien à l'avance. Un coach qui se fonde tant sur le profil du manager que du collaborateur à problème. Et de celui du boss au dessus (cf. désengagement possible ou mécanisme de protection intellectualisant ou - pire - démarche machiavélique [2] ou alors inconsciente du Sauveur qui débarque comme un chevalier blanc).
Reparlons de la faute : réprimander puis tendre la main. Sanctionner puis montrer (en vrai) qu'un retour est possible. Possible ? Mieux : souhaité, désiré, voulu.
Comme - et c'est là que je veux en venir - le père du fils prodigue.
L'erreur est humaine. La faute aussi... Récupérer un fautif, c'est possible, je veux parler d'un fautif repenti.
Provoquer une repentance, c'est du management de haut vol. Puis, volontairement, prendre la personne en flagrant délit de réussite (pour renouer avec la vision lucide et bienveillante), c'est clairement une panacée.
Car celui à qui on pardonne (sous conditions de repentance, de contexte économique favorable et de profil psychologique sain), celui-là, il sait se montrer reconnaissant. Et donc dévoué. Un créancier avait deux débiteurs, expliquait Jésus : l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus ? Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis.
Ouais.
Be seeing you. __
[1] Lire Derrière chaque masque, une colère du très pédagogue Jérôme Lefeuvre [doc].
[2] Nicolas Machiavel (1469-1527) recommandait au prince de se servir de baronnets comme de fusibles, pour se maintenir. En contexte tendu, c'est comme en poker, si vous ne savez pas qui - à votre table - est le pigeon, c'est que... c'est vous.
[ La pire des armes, c'est le mépris (privation volontaire de strokes), cf. ostracisme | sur le discernement, relire le P'tit D | attention aux chefs qui sont dans la rationalisation ou le déni (Mais non, ça va ! Vous n'allez pas encore vous faire remarquer, Simone ?!) | les mécanismes de protection du Moi, gardiens de la représentation (réelle ou fictive) que l'on se fait de soi : forces de maintien, de cohésion, forces homéostatiques qui viennent en réaction d'un événement troublant, porteur de remise en question, de dislocation de l'image (rassurante et totalisante) que l'on se fait de soi | le psychisme, en proie à cette veille immunitaire, déplace la difficulté, fait « comme si » de manière instinctive, partielle, de courte visée : dans la hâte et malheureusement la cristallisation (inscription nerveuse durable) | principaux mécanismes de protection du Moi : refoulement (le souvenir aigu se dérobe à la mémoire et prend son assise dans une autre forme, immédiatement plus douce - quoique vrombissante, cf. Luc : Si eux se taisent, les pierres crieront), sublimation (la charge se coule dans des tendances « politiquement correctes », donc avouables), régression (retrait de l'investissement psychique dans des phases mieux connues en interne, plus archaïques - ex. boulimie), rationalisation (l'émotion revêt la brillance ou la froideur d'une spéculation rationnelle : elle semble perdre sa charge), projection (attribuer la gêne à d'autres personnes), identification (un exemple allant de soi - faisant autorité -, se dresse en fétiche protecteur, ou catalyseur-neutralisateur des tensions), refuge dans l'action (fuite en avant) ou dans la prévision à outrance (perfectionnisme et prudence à l'excès), imprécations ou vocifération (les tensions trouvent une voie d'expression par le déversement de la bouche), humour (distance ironique, pour dédramatiser voire dévaloriser une brûlante occurrence), folie (le psychisme reconfigure ses grands appuis fonctionnels pour s'adapter au traumatisme, il se tord plutôt que de transformer le plomb en or) | les mécanismes de protection du Moi composent le style de chacun (cf. drivers ou scénarios), ils s'apparentent d'ailleurs - d'après Jacques Lacan - à des figures de style, à des tournures, à des structures formelles (rhétoriques) quasi autonomes, employées en lieu et place des contenus transformatoires (perçus comme menaçants) | les Formes (Gestalt) sont des systèmes vivants, réactifs et conditionnants, comme telles elles sont des symptômes, des grappes de vie indépendantes quoique reliées entre elles (des complexes) | pour Sigmund Freud, les menaces intrapsychiques viennent de la conversion des poussées vitales (érotiques et agressives) en contenus psychiques trop bruts pour être assumés en direct, pour Georges Romey, les menaces viennent essentiellement de mécanismes qui soit étouffent l'ambition d'être soi-même (expressions d'un Animus-chape de plomb), soit qui permettent trop de fulgurances personnelles et déstabilisent ainsi un pacte secret de non-agression, de non-dépassement de l'idéal qu'ont vérouillé sur nous les figures parentales (cf. injonctions paradoxales de Gregory Bateson ou conformation au regard parental), dans tous les cas l'isolement et l'inaction guettent : le fait d'être soi-même (expression de l'Anima authentique, ou de l'Enfant spontané pour Eric Berne), bref être libre dans le rapport au présent (intense et plein), et aussi dans l'acceptation des risques possibles et de l'inéluctable mort, tout ce potentiel reste en simple amorce, séché sur pied - la vie devient visqueuse et rigide, l'étincelle blêmit dangereusement ]
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Exceptionnellement, ce billet est (c), je le dédie à Flemming et à Nadia
Alors bien sûr, je pourrais dire que j'ai la pêche alors que l'horloge tape 3 h 34 du matin et que du gros m'attend demain. Je pourrais dire que la totalité de ma progéniture dort sereinement la nuit, en permanence, nous permettant à tous de récupérer notre saine énergie. Je pourrais dire aussi que la peine à retrouver un seuil de 1 000 lecteurs quotidiens est un épiphénomène et que le beau temps, par la même occasion, va durer jusqu'à janvier. Enfin, je pourrais dire que c'est le courage, la pugnacité, l'allant et l'envie d'aventure qui vont pulser ma journée de demain (de dans-trois-heures).
Naturellement, tout ça est fake.
Et je crains que les nuits blanches, pour cause de rythme enfantin chaotique, stressé, austère (les professionnels auxquels nous confions nos enfants - à en croire la bronca autour de Guy Môquet - évoquent davantage un coup de trique idéologique qu'un organisme souple, dévoué, pragmatique et sain), bref je crains que cette vie folle ne soit vraiment... folle. En dépit du bon sens, et pour tout le monde.
C'est pourtant bien, pour moi, le moment d'être présent. D'être calme et plein (ou vide, estiment les bouddhistes). Serein. J'ai un nouveau local depuis hier, au 5 de la rue Raymond Sommer (champion du monde automobile dans les années 30). Je pense y faire un pot très bientôt. Mon dispositif commercial, avec ça, change et s'étend : je l'étoffe et le systématise. Les ramifications humaines qui partent de ce projet boosté sont plus solides que jamais, il y a là une jolie machine à jouir.
Pour autant, et ce sont les confidences de beaucoup de gens cette semaine, l'entreprise est tout sauf un palais paisible. Façon Taj Mahal, jardins... C'est, tout à l'inverse, un lieu de frictions, d'intrigues et de rapports de force brûlants. Je me saisis pour ça du fil tissé ici. Plus que jamais, Freud et sa notion de horde, de convoitise et de violence primordiale sont actuels. Le maître autrichien gagne - encore et encore - à être appliqué en dynamique de groupe, par exemple aux côtés de Taibi Kahler (croyez-moi).
Mais je veux aussi dire qu'un Kenneth Blanchard intelligemment utilisé (bien compris) fait des miracles. Ses clarifications et ses félicitations-minute sauvent tout. Il faut se souvenir que Paul Hersey, l'un de ses proches collaborateurs, a donné à l'ensemble une tournure pédagogique, de mise constante à portée d'autrui. Bref, ce sont des choses qui inspirent et stimulent : ce sont des choses qui m'aident.
Alors quoi ? J'ai envie de dormir, c'est sûr. J'ai aussi envie de vous parler de la galaxie Carl Jung pour finir. Je fais vite. Reparlons de Georges Romey, son successeur officieux comme je l'appelle. Vous vous en souvenez : pour lui, le monde psychique comporte - entre autres choses - quatre grandes constantes. Le besoin de maintien des choses, la poussée (pulsion) d'évolution, ainsi qu'Animus et Anima. Pour ces notions jungiennes, je vous renvoie ici. L'idée m'est venue de me pencher sur les quatre ressorts que peuvent alors former les couples [Animus-maintien], [Animus-évolution], [Anima-maintien], [Anima-évolution]. C'est riche : la mise en tension génère des arborescences entières.
Je ramasse mes premières pistes et vous les condense ici : l'Animus élabore les principes et les priorités de vie (ce qui compte), les hiérarchise et suit attentivement leur application. Il protège, sécurise et prolonge la vie. L'Anima, de son côté, écoute les processus inconscients et rappelle la nécessité de ressentir des stimulations, des climats. Il perçoit la donne en un instant et adapte les choses avec naturel et fluidité. Il actualise.
C'est une amorce. Je la crois féconde (commentez-la, c'est volontiers). Et maintenant je retourne dormir.
God bless...
[ Je lis la Grammaire de l'imagination du réjouissant et pourtant ancien Gianni Rodari, écrivain et pédagogue dans la mouvance de type Freinet | Pourquoi de telles approches ne sont-elles pas un standard ? ] Read More
[ < Théma consultant ] [ Catégorie Divers | mots-clés, parmalien, commentaires ] L'homme est un r(é)seau pensant
J'ai revu hier Christophe Léguevaques, avocat d'affaires toulousain et candidat politique local. Il a ses idées, j'ai les miennes. Pour autant, je rends hommage à sa sincérité : je le crois droit, ce qui est rare. Et dévoué : je le respecte. Christophe est l'animateur de Mon Toulouse, encore et surtout il est défenseur des victimes de cette horrible explosion d'AZF [*], dont c'est aujourd'hui le 6e anniversaire.
Que dire ? Je lui ai présenté - par hasard - Serge Alzas, consultant en stratégie patrimoniale, que vous pouvez apercevoir en vidéo. C'était intéressant et, comme beaucoup de choses fortuites (synchroniques, estime Serge), c'était direct et libérateur d'une certaine énergie.
La moëlle que je ressors de ces quatre vingts dix minutes, c'est que le consultant est comme un roseau. Je veux parler de l'image de Pascal (1623-1662).
On sait que Pascal accorde une grande importance à l'esprit de finesse (esprit de synthèse, opposé à l'esprit scolaire et méticuleux : esprit de géométrie).
Eh bien ce roseau, c'est exactement ce que les gens perçoivent du consultant. Mais ils disjoignent la chose : ils y voient soit l'aspect souple de la plante soit l'aspect résistant. Rarement les deux à la fois, rarement la synergie de l'individu. (C'est fou.)
Certains clients, par exemple, recherchent votre souplesse végétale, votre adaptabilité à un contexte vif et mouvant, avec des demandes qui se cisèlent et se travaillent au fur et à mesure. Et vous répondez en live (concentration de rigueur), vous situez le problème et les solutions dans un champ. C'est presque tout. D'autres, à l'inverse, recherchent en vous une robustesse d'esprit, comme une ligne-maîtresse, un rail : une connaissance déterminée, capable de mettre un sceau, de structurer l'incertitude. Ok.
Les choses, dans le propos des gens, sont partagées. Un peu comme si le consultant était un pourvoyeur soit d'Anima (ressenti souple et réactif), soit d'Animus (contrôle et détermination). Ou d'hémisphère droit (instinctif et créatif) ou alors gauche (langagier, logique). Il y a un article là-dessus.
En vrai, y a-t-il une telle opposition ? dans notre boulot ? Les gens nous vivent-ils comme exclusivement porteurs de l'un ou de l'autre ?
On sait, depuis Gilbert Durand, que l'homme et le projet humain sont pétris de mystique (réceptivité, intégration) et d'héroïsme (poussée et structuration identitaire des choses). Il rappelle toutefois que les deux registres peuvent se retrouver dans un troisième régime dit copulatoire, c'est-à-dire en animation. Comme, et c'est moi qui le rajoute, une symbiose.
Je déplore les consultants créatifs et déconnectés de la réalité chiffrée de l'entreprise. En parallèle, je fuis les consultants arrogants, connaisseurs a priori de tout et partisans d'une panacée répétitive et figée. Comme une pilule (cf. transparents semblables, d'année en année).
Je suis comme tout le monde : j'adule les adaptés, les pragmatiques et les intelligents, capables d'écouter, de réfléchir, de se concentrer, de rire, d'encourager, de percer des solutions applicables, de peser, de pondérer, de fonctionner.
En plus de la liane et du bambou, y'a le roseau. Eh oui, y'a le roseau - vous m'en mettrez deux tonnes.
Excellente fin de semaine.
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[*] Je me remémore tristement un papier que j'avais écrit en 2001 sur ce désastre, pourtant modélisé (anticipé sur le papier) par la démarche Seveso. C'était dans Techniques de l'ingénieur.
[ La cartographie, une approche qui réconcilie les deux polarités cérébrales ]
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Contrôle et sensibilité
~ Le plomb et la grâce
Nous avons tous un métier. Mon métier [1] consiste, entre autres choses, à sortir les gens du perfectionnisme (je vous jure). La perfection est un piège : coûteux, usant, décevant. Le principe de réalité vient heureusement nous tirer du cauchemar, du toujours-plus. Rappel : le mieux est l'ennemi du plus. Plus, c'est quantitatif, c'est la même chose en davantage. Le mieux ? Un changement de système [2], un processus adapté, vivant. Une nouveauté plus fine.
Vous imaginez bien que le 20/80 est des outils atomiques le plus utile ici. Perfectionner, c'est perdre du temps, donc des clients et de l'énergie nerveuse. Donc de l'argent, donc de la vie pour votre entreprise. Bien faire, à l'inverse, c'est accepter de maîtriser la chose à 80 % (notion d'excellence, disjointe de la perfection), donc à fort taux, et puis... de la lâcher. Pour passer à autre chose. Pour amener le truc à son point culminant, je veux parler du point culminant réaliste. Là encore, 80 % c'est un bon taux. Vous changez, vous sautez sur un autre processus : vous gagnez un temps fou à chaque fois.
Parlons management. Comme moi, vous savez bien que le leader situationnel est un kangourou, un animal sauteur (cf. Kenneth Blanchard). Sitôt qu'il amène un collaborateur à la mâturité professionnelle sur une tâche précise, il passe vite à quelqu'un d'autre. Et d'un il se met en réaction par rapport au premier, et de deux il aide le plus fragile à croître. Résultat : deux collaborateurs évoluent au lieu d'un. Les 20 % qu'il a gagnés sur le numéro un deviennent un levier pour le second, les vases communicants s'inter-alimentent.
En outre, on le sait, terminer (achever) un travail jusqu'à l'extrême limite est ce qui prend le plus de temps, donc qui fait chuter la productivité ou la performance de manière drastique. Il faut rationnaliser et accepter qu'un autre vienne achever la chose en cours (ou vienne la surveiller, si on la laisse à 80 %). Vous, vous êtes un(e) boss, un(e) vrai(e) : vous priorisez, réalisez, engrangez de l'argent et dépensez intelligemment chaque minute [3] de votre temps.
Fig. 1 - Lâcher s'oppose à renoncer,
c'est mieux investir ce qui suit et ce qui croît
Je m'arrête ici. (Je relis.) Nous avons parlé de cette folle course à la perfection. Ce marathon est un des fruits du contrôle, du besoin de maîtrise. Ce besoin est humain, il est un fruit de la finitude humaine (look). Et c'est de ça que je veux parler : après la maîtrise, parlons de l'expressivité, cette polarité différente, qui rentre en dialogue puissant avec la maîtrise. Pour aller bien, il faut un mariage intelligent entre les deux.
En cela, le travail de Jean Monbourquette est splendide. De même que celui d'Alexandro Jodorowsky ou de don Miguel Ruiz. Réconcilier les deux grands besoins pour qu'ils accouchent d'une troisième voie [4] sereine, voilà un beau projet.
Il y a beaucoup à dire, alors je vous renvoie ici. Et vous laisse vous attarder sur un tableau des grappes de mots que vous pouvez trouver dans les livres. D'abord, les puissances de contrôle (1). Juste après, celles de l'expressivité (2). On y va :
1. [ Contrôle et structuration (Georges Romey), maîtrise, analyse, décisions, volonté, conatus, pensée cartésienne, esprit de géométrie (Blaise Pascal), cerveau gauche (PNL), animus (Carl Gustav Jung), yang (taoïsme), Juge (don Miguel Ruiz), état Parent (Eric Berne), Surmoi (Sigmund Freud) ],
2. [ Expression authentique et sensibilité (Romey), créativité, intuition, instinct, réceptivité, lâcher prise, synthèse, spontanéité, ressentis (feelings), pensée alternative (lateral thinking - Edward de Bono) ou systémique, rapprochements ou connectivité analogique, esprit de finesse (Pascal), cerveau droit (PNL), anima (Jung), yin (taoïsme), Victime (Ruiz), état Enfant (Berne), Ça (Freud) ].
Renoncer au perfectionnisme, c'est gagner du temps, de la motivation, de l'argent. C'est aussi plus d'efficience. C'est - pour terminer - s'ouvrir à l'expressivité, cette amorce, ce jaillissement continu des réalisations humaines. Ajoutez à cela de la structure (mettons un scoring) et vous gainez vos idées dans un corps (un plan d'actions) réaliste et sain.
__
[1] Que dire ? J'aide les équipes à envisager les rapports de force avec un marché, les angles de pénétration commerciale, le suivi visuel (tableaux de bord simples, épinglés en grand), les actions à mener en priorité - compte tenu de leur impact (scoring), et le canal socioémotionnel avec lequel il faut parler à chacun des collaborateurs. Pourquoi ? Pour que chacun tienne dans la durée, j'aide le manager à parler clairement et à féliciter tout ce qui avance. Oui c'est de l'organisation (à visée stratégique) et du management (orienté motivation). Les gains ? Une plus grande liberté quant au temps (priorisations et redéploiements enfin possibles), un succès commercial patent (visible, suivi, "bichonné"), une cohésion des équipes dans la durée (le succès vient... des gens).
[2] A l'échelle des entreprises, il y a aussi des paradigmes, des socles plus ou moins cohérents de croyances, de conceptions (représentations, principes c'est-à-dire valeurs). Et ces socles sont à la fois des marchepieds vers un mieux. (C'est l'idée d'amélioration continue). Le mieux devient alors un plus. Certes, obtenir 25 % de taux de conquête commerciale, c'est davantage (et mieux) que 18 %. Il faut pour autant se dire qu'un seuil viendra (une nouvelle donne ou une usure) où le socle du départ va se crisper, devenir un dogme et étouffer la performance. Il faudra alors un vrai mieux, c'est-à-dire un changement qualitatif des perceptions et modes de travail. C'est toute la différence entre changement 1 (pareil, en plus - donc en bientôt limité) et changement 2 (nouvelles façons de faire, plus fines et davantage en phase avec ce tissu vivant - ce complexus - qu'est la vie). Sur les conceptions et les croyances, lire "Mojo d'entreprise" (ici) et "Vrac de janvier" sur les croyances limitatrices. C'est là. Et puis, sur les changements, il y a une théma - et c'est vers cet article que je compte vous emmener, "Métamorphoses Vs modifications" : là.
[3] Notamment en faisant du management, du vrai, qui booste les équipes. Cf. management-minute.
[ Image (c) Grevel @ Flickr.com | d'après l'étymologie, analyser c'est défaire des noeuds | la grâce, un contrepied à l'effort endémique de perfection | lire l'excellent boulot de Traverson sur la synergie | théma systèmes | théma cerveau | autre sujet - Absara.com, ces jours-ci, passe techniquement de 500 ou 600 lecteurs par jour à environ 100, lire les ratés du serveur allemand qui héberge ce blog, chez Flemming ] Read More