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 Par foi, souvent - 3e partieFri 24 Jul 2009
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L'homme ne vivra pas que de business

(Anonyme)


La foi. Oui. La foi, la confiance, si différente de la religion (traditions). Tout ça dixit André Frossard (1915-1995).

L'auteur de Dieu existe, je L'ai rencontré, citant l'étrange Bernanos (1888-1948), rappelle que les convertis sont encombrants. Encombrants pour les institutions : religieuses, culturelles, sociales [1]. Les convertis ? Comme leur nom l'indique, ils transforment quelque chose : leur propre matière, eux-mêmes, leur coeur. Et ils attribuent ce changement fort (qui va jusqu'à baigner le monde, le reconfigurer à leurs yeux), eh bien ils l'attribuent à l'extérieur. À un agent qui les dépasse. En stature peut-être, encore et surtout en qualité : disponibilité, hauteur de vues, présence réelle au monde. Et, croyez-le si vous voulez, c'est un agent... qui les aime. C'est-à-dire qui prend le risque à leurs côtés. Et les soutient [2].

Le coeur, pour les convertis comme pour les autres, c'est la sensibilité, l'intimité qui perdure : c'est - pour citer l'Écclésiaste (et faire une boucle vers Don Richardson) - ce qui pressent l'éternité [3], cet état, ce vécu qui dépasse même la mort. Et ressemble donc à l'amour (voire se confond avec lui, ou procède d'une même source). L'éternité ? Le coeur la recherche, en mode actif ou par aspirations (plus ou moins conscientes, plus ou moins fructueuses - cf. recours aux idoles). Alors ce coeur, il va vers quoi ? Mmh ?

Le mien va vers ça, en dessous. Je veux dire que ces bouquins m'apportent des trésors :



Je leur ajoute La Croix et le Poignard (David Wilkerson), de même que The Incredible Power of prayer (anglais très simple à lire) de Roger J. Morneau. Reprenons Wilkerson (livre de ma fin d'adolescence) et ajoutons, côté témoignages, l'incroyable Miracle sur la rivière Kwai du vétéran Ernest Gordon (1917-2002), ouvert aux expériences les plus extrêmes. Une beigne. Digne de Papillon. Bouquin parallèle au film Le Pont de la rivière Kwai (mêmes faits).

Mention spéciale à Corrie ten Boom aussi. Son Dieu en enfer (The Hidding Place) - qui glace le sang - montre qu'on est loin (bien loin) de la guimauve. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer comment [4], après Ravensbrück, on peut trouver la force d'avancer ? (Bouquin sublime, bouquin ultime.) Le Rentrer chez soi d'Henri J.M. Nouwen [5] est un très beau condensé de théologie : logique, touchant et simple. On y comprend... tout. Il y a aussi, sur la question de la Trinité, le bel Évangile de Jean (individu qui a connu Jésus de son vivant), traduit par Jean-Yves Leloup. Une sage autorité (atypique, documentée) s'en dégage.

Le Business Unlimited de J. Gunnar Olson ? Affaires sans frontières, en français ? Il m'a « juste » aidé à vivre pendant 4 mois.

Allez, je finis avec L'Éternité dans leur coeur de Don Richardson. Livre-beigne aussi.

Mais ça, vous le savez ;)

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[1] Ce qui, anthropologiquement, participe du même socle, voire se maille dans les approches et se confond. Cf. idéal de transversalité, à l'instar de ce que font par exemple Edgar Morin, Boris Cyrulnik ou Joël de Rosnay.

[2] Dieu serait-Il Promoteur ? Persévérant ? Empathique ? Débat stérile, mais drôle et ouvert.

[3] Pour les chrétiens, la juste appréciation de l'éternité (sa juste canalisation, comme si c'était une aspiration, un besoin, voire une pulsion) passe par l'expérience, ici et maintenant (ou progressive), de la résurrection. Celle-ci donne sa pleine mesure à la vie. Elle lui fait passer un cran, la sort non pas de ses contingences (ici-bas, les épreuves et la frustration), mais de sa vanité. De son creux. De son à-quoi-bon. De sa solitude intrinsèque. Là, tout change : c'est beaucoup plus qu'un espoir, beaucoup plus que des modifications, c'est un royaume qui vient (comme dans le cas de Naaman ou de l'eunuque de Candace). Un nouvel ordre qui s'installe : une transformation (un réveil, cf. Degré 2). Qui ouvre au monde et au prochain (sorte d'horizontalité). Et qui ouvre à la Source de vie (verticalité stimulante). À l'explosion fraîche et vivante.

[4] Même si le contexte diffère du tout au tout, le pasteur palestinien Maron peut expliquer comment vivre. Le pardon personnel, en temps de guerre, il connaît bien.

[5] Nouwen exprime une lecture particulièrement proche de celle de Girard, pour qui la racine du mal humain, c'est la convoitise : jalouser l'autre. Ce mauvais Animus (peur de la perte) exerce un contrôle morbide sur autrui. (Revoir ce pauvre Abel.) Pour affaisser ce pouvoir (terme de Nouwen), Dieu choisit l'impuissance : il décide de détruire le leurre et sa logique... de l'intérieur.

[ Je suis protestant (2 % de la population française, l'un de ses berceaux, et 9 fois plus... en Corée du Sud), en même temps mes écrivains catholiques préférés sont Frossard et François Mauriac - de même que j'aime le photographe Joël Peter Witkin (eh oui - voici d'ailleurs mes photographes favoris, attention not safe for work, NSFW) | autre sujet - La grâce serait une synergie (rencontre, mélange énergétique) entre amour et liberté (Qu'en dites-vous ?) | l'amour, lui, pourrait être le carrefour vif entre contingences et liberté, c'est-à-dire risque volontaire (engagement) et dépassement de la mort (qui est repli, séparation, peur) : engagement, tiens, oui c'est ça - ou fidélité, ou attachement inconditionnel et confiance (Any idea, mmh ?) | who Nouwen was, video | Nouwen aidait les déficients mentaux | Corrie ten Boom, the museum | Ernest Gordon, personnage-choc pour le musicien Paul Adams | Bad Lieutenant, plus grand film sur la rédemption ? Interview de son réalisateur (inclassable) Abel Ferrara | j'en finis avec la convoitise - pour le pasteur toulousain Marc Sportiello (voir notamment ceci), la convoitise c'est la torsion (fantasmatique, cf. imagination ou cinéma intérieur - ou bien physique, avec passage à l'acte) du territoire, du droit, des prérogatives ou de l'objet de jouissance de quelqu'un (voir Ouriah - Urie le Hittite), c'est - dans la lignée de Girard - prendre à soi ce qui est à quelqu'un d'autre ; revoir les Chaises | la convoitise, c'est la même mécanique stratégique (de focalisation, de mise au point, d'investissement projectif, de ténacité désirante et active) que la foi, à ceci près que la foi se choisit un objet constructif, un agent d'extraversion : en dehors de soi | à présent, soyons fous avec un peu d'humour - j'aime, et vous ? ]  Read More


 Pandaloup - 1e partieSun 27 Jul 2008
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Pourquoi ? Interrogation reine. C'est, en Occident, la porte d'entrée dans la vie. Chez nous, tout a (ou doit avoir) un sens, une explication. Pour le meilleur, la connaissance, porteuse de clarté, d'autonomie. Et pour le pire, l'intolérance et le conditionnement qui enferme (cf. paradigmes). L'intellect est un drôle de maître, qui guide et limite à la fois. Comme l'émotion, d'ailleurs. C'est seulement quand l'intellect est pur, innocent dirait Alexandro Jodorowsky (c'est-à-dire bien orienté, au service de la créativité personnelle et de l'ouverture au monde), bref c'est quand l'intellect est de cette qualité qu'il est porteur de positivité. Ce sont les bénéfices d'un Animus volontaire, structurateur, garant de la concrétisation des talents. L'Anima ? C'est quand elle s'écoute elle-même, se respecte et se combine à l'Animus qu'elle crée l'intuition, la profondeur naturelle, la fulgurance, l'intensité du ressenti. Tout ce qui vient du dedans et connecte et reçoit.

Ensemble, les deux procréent (cf. synergie), donnent un aboutissement, une réalisation à l'âme - nécessairement enfantine - que nous avons.

Une graine pousse.

Alors, dans nos pays, le pourquoi est important.

Vient ce pourquoi, le premier pourquoi, le pourquoi de l'enfance. C'est le pourquoi de ma progéniture [1], l'autre jour, au cinéma. Devant le dessin animé (étonnamment bon) de Kung Fu Panda.

- Pourquoi, Papa, il est méchant [2] le gros chat ?

Je réfléchis, bafouille, connecte mon ressenti à ce que je sais des sciences humaines (certains modèles abordent ça). Et finis par dire que je médite là dessus, c'est promis. Il fait chaud, nous buvons une granita (je suis pensif car je veux faire une réponse du cœur et non pas de la tête - une vraie, en somme). Puis je réponds que ce gros félin, il est méchant parce qu'il veut que son père le reconnaisse et alors lui permette d'être un individu autonome, comme quelqu'un qui se regarderait dans un miroir (cf. regard), quelqu'un capable d'accomplir son destin, de réaliser ses désirs. D'être heureux.



» Pourquoi ? fait encore la petite voix.

- Mmh, réponds-je. Nous sommes nombreux comme ça. Nous avons besoin de savoir que quelqu'un nous aime et veut qu'on soit heureux.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est une sécurité. On sait comme ça qu'en cas de problème, quelqu'un est là pour nous.

- Pourquoi ?

- Parce que nous avons peur d'être seuls et que la mort nous saisisse parce qu'on devient tout faibles. Et tout seuls.

- Pourquoi ?

- Parce que la mort, on sait pas bien ce que sait. Alors on croit comme ça que c'est pas bien, que ça fait mal, comme ça il y a quelque chose en nous qui est sûr de faire ce qu'il faut le moment venu. Et même avant. Comme si on se préparait à repousser la mort ou à lui faire face. Bref à faire ce qu'il faut. Au cas où. Parce que la mort, c'est quelque chose de sérieux, qui touche définitivement.

À suivre...
__

[1] Les enfants sont des amoureux de sagesse, des philosophes dans ce qu'il y a de plus pur et de plus puissant. Leurs questions sont les vraies, les bonnes, celles qui font qu'on se trouve une place (un ethos) dans le monde. Leur répondre demande de se plonger dans ce que nous avons d'essentiel : l'innocence, l'expérience, la créativité. Un vrai bonheur, ces mômes... De vrais humains. Des moteurs spirituels, qui veulent capter l'essence du monde et en faire quelque chose de bien, qui ressemble à l'âme (à la vitalité plus ou moins organisée) qu'ils sentent palpiter au dedans d'eux.

[2] Tai Lung, léopard des neiges.

[ La méchanceté, ça pourrait être une férocité de vivre - Reconnaissez-moi, reconnaissez mes besoins -, une pulsion qui oublie les autres, qui écarte toute empathie, qui manque de cette connaissance essentielle que l'Autre et moi-même sommes liés par le regard et, plus généralement, par la condition humaine | le fin du fin, le Royaume des cieux, dit Jésus, est pour ceux qui ont un cœur comme les petits enfants | la peur de la mort, de l'éparpillement, de l'entropie est ce qui nourrit l'homéostasie, cette énergie qui bloque, fait corps et se défend contre les différences émanant de l'extérieur | tiens, dans les archives, une correspondance entre profils stratégiques et animaux emblématiques du kung fu ]


 Penser en roseThu 10 Jul 2008
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Quelqu'un parlait de pansement, de soin. C'est ça, oui. « Soigner », « prendre soin de... ». (Le nom du bonhomme ? Il m'échappe.) Ce que je retiens - c'est bien ça -, c'est que penser participe de la même idée, de la même racine que panser. La pensée, c'est un soin pour soi, comme un pansement. Ça fait du bien. Partir d'un point de vue malade (ou boiteux ou partiel) pour rétablir et/ou mieux faire, bref coller à un idéal. Idéal (totalisation) de soi-même et de son propre ethos, façon personnelle d'être au monde. Façon d'avoir son style à soi. Style sain, accompli, plein (en termes de potentiel - car c'est bien ça la santé, un accomplissement du maximum possible, accomplissement doublé d'un sentiment de bien-être). Aller bien ; intéressant.

Ouais.

Ainsi, perception, processus mentaux (patterns ou schèmes), style et créativité personnels, bref tout ça viendrait d'un soin. Un entretien continu, un respect, une hygiène - de soi à soi, de soi aux autres. Une bienveillance, une écoute pénétrante.

Un mieux.

Penser, c'est se faire du bien. C'est mieux faire avec et dans le monde. Avec les autres (cf. Gandhi et son idéal d'interdépendance, de connectivité - le religare latin -, de partage et de communication vécus comme une finalité, comme un bonheur en soi).

Mais qu'est-ce que penser ? Le pré carré de René Descartes ? sa chose à lui ?

Pardon pour les cartésiens. Pardon pour trois choses - je vous dis ça. Premièrement, Descartes c'est un génie certes, mais un génie qui prend le parti quasi exclusif de la cogitation (du cerveau gauche, pour reprendre un terme de communication). Parti-pris du tout rationnel qui, par définition, élude tout le champ des possibles, tout le fécond dialogue avec la fulgurance intuitive, le ressenti saisissant, la percée, l'engagement nerveux dans son ensemble. Eh oui, choisir (opter pour X plutôt qu'Y), c'est éliminer. On sait désormais [1] que l'esprit, pour faire un travail optimal (assembler, trier, choisir - cf. cognition), bref qu'il nécessite un recours permanent aux ressentis [2], à cette partie que Descartes soupçonne de troubler l'entendement du sage, de l'autonome, du lucide. Troisièmement, penser que l'on est parce que, présentement, on pense à notre pensée (récursivité - forme de preuve), c'est très occidental : il suffit de consulter les Asiatiques, pour qui être est d'une intensité (métaphysique, artistique ou nerveuse) beaucoup plus tangible (beaucoup plus vraie, c'est-à-dire productrice d'effets) qu'une spéculation. Qu'un reflet, qu'un détachement de soi regardant... le soi (distanciation rationnelle). Troisième point, Descartes est un produit, une fierté nationale, une nécessité, un choix culturel (une restriction ?) venant de notre propre culture. Et l'ethnocentrisme à tout va, c'est encore un choix. Partant, une fermeture. Certains (Auguste Comte en tête) se drapent dans la rationalité à tout crin pour dévaloriser les modes traditionnels (naturels) d'appréciation du monde. En découle une arrogance et une fermeture à l'Anima des peuples.

Alors Descartes, pfff.

Descartes ou plutôt l'usage bestiassou qu'on en fait.




Fig. 1 - L'enfer des certitudes -
« The Magic Number », (c) Escapista @ Flickr.com



Allons à présent vers ce que notre siècle compte de novateur.

L'esprit respire. Animus et Anima s'autorisent de somptueux renforcements mutuels : collaborent masculin et féminin [3], rationalité et créativité, organisation de l'esprit et affectivité, volonté de changement du monde (goût de l'intervention, pôle actif) et réceptivité (retour à soi, observation du réel, pôle passif - ce qu'Eric Berne nomme le besoin de retrait).

Une ambition bat pavillon. Interrogeons les grands Edward de Bono (efficience humaine) et Alexandro Jodorowsky (psychothérapie).

Vous venez ?

De Bono met la pensée scolaire, raisonnable et bien pensante, au rebut. Secteur antiquités. Son Réfléchir vite et bien prévient que « Souvent une hypothèse ou une explication nous convainquent uniquement parce que nous ne pouvons pas en imaginer d'autres. Un exemple classique est celui de la théorie de Darwin sur l'évolution des espèces. Elle est plausible, rationnelle et meilleure que toute autre. Elle est également impossible à démontrer. [...] Une partie de la théorie de Darwin est une tautologie [affirmation prenant appui sur elle-même pour se justifier, nda] : Si un organisme survit, c'est qu'il devait survivre. [...] De manière générale, analyse de Bono, ce sont les théories scientifiques satisfaisantes pour l'esprit qui constituent les plus grands obstacles au progrès. [...] C'est l'hypothèse de départ qui détermine nos perceptions et le genre de preuves que nous cherchons. [...] Alors, que faire ? questionne de Bono. Il faut simplement changer de registre [...] pour nous donner une vision plus large [plus complète] du problème. [...] L'explication [au sens classique, étroit du terme] est un domaine où l'on se laisse facilement prendre au piège de l'acceptable. »

Ce déplacement des angles de pensée, cette façon de faire feu de tout bois, pour élargir le faisceau des associations neuronales, porte un nom : le pragmatisme. Ou le lateral thinking, approche qui considère le cartésianisme comme une simple façon - parmi mille autres - de résoudre les problèmes de la vie. Souvent, partir de biais, et revenir enrichi de stimulations, de ferments, d'altérité, de paradoxes, amène la matière qui enrichit le problème, la dimension qui élargit la fenêtre de considération du monde. Traiter quelque chose de dilaté, d'ample et d'inter-relié, soulève des tas de possibilités qui - croisées dans des associations de soins - fabriquent du mieux. Nous nageons dans la systémique : le monde est un tissu qui mérite concentration, créativité, implication de tout le cerveau. Les a prioris ? Des parti-pris [4]. Penser, c'est juste être. Fort, vite et partout. De manière... bizarre. À l'instar de la vie foisonnante. À l'instar du chasseur qui rampe et barrit pour attraper la vivacité du monde ou du gibier.

Mimétisme... Adaptation. Ambition. Abandon des certitudes : ouverture. Et concentration.

Seul compte un résultat. Le mérite va aux audacieux. J'ajoute : à l'écoute d'eux-mêmes, de la réactivité du monde, du tempérament de leurs collaborateurs.

Ce pragmatisme est une richesse. J'en reviens aux Asiatiques. Il y a ces approches du zen où bien souvent le disciple philosophe, raisonne, cogite et masturbe son intellect. Surgit la gifle du maître, qui le rappelle à la réalité tangible du monde. Ce qui nous entoure a une densité, un poids et des effets majeurs sur notre physiologie, nos gestes et nos vies. Le mental est une échappée gazeuse. Une illusion. Percevoir en direct (éprouver avec la totalité de ce qu'on est) est une façon d'être. Une vérité naturelle. Le reste est logos, langage, artifice.

Pôvre, je dis bien pôvre Descartes.

La parole est à Jodorowsky. Sa rose est une illustration que je trouve majeure. Retrouvez-la, je vous le conseille, dans Cabaret mystique - Histoires spirituelles.

Il y a cette histoire de petite fille.

Lui apprendre à penser. Voilà ce qu'elle demande à son père, et lui, sage, lui parle d'une rose. Cette rose, elle est belle :

| selon les goûts personnels de la petite fille (d'autres préfèrent le jasmin),
| selon son ressenti du moment (dans huit semaines, elle peut en préférer d'autres),
| avec ce qu'elle en perçoit et avec les limites anthropologiques de sa perception-compréhension (examinons la rose de plus près, on y verra des pucerons, sans parler de la vie microbienne - potentiellement hermétique),
| à un moment donné de la vie de la fleur, prise dans un grand tourbillon transformatoire (jeudi, elle évoluera vers des tons marron),
| par rapport à d'autres roses (il en existe des centaines de sortes, toutes similaires et forcément différentes, mieux : uniques).

La rose est elle belle dans l'absolu ? Réfléchis. Et observe, conseille le papa.

Tout est mouvement. Tout est passage et tout est vie.

Penser, c'est garder cette ronde à l'esprit. C'est s'appuyer sur le monde pour, en son sein, trouver (inventer ? combiner ? considérer ?) du mieux.

Penser, c'est vivre [5]. Penser, c'est bouger.

Excellent mois de juillet.

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[1] Cf. les angles du neurologue Antonio Damasio et, bien avant lui, de Blaise Pascal.

[2] Les traducteurs de l'anglophone Antonio Damasio rappellent à escient que feeling génère en français « affects », « émotions », « sentiments ». Ce terme-racine, fort pratique, est riche.

[3] La série d'expressions provient de Michèle Delcourt, graphologue experte (Historia - Thématique de mai-juin 2008, n° 113, sur Léonard de Vinci).

[4] Il y a ce discours du grand Jean-François Champollion (1790-1832), qui explique à ses pairs qu'ils ont eu tort. Pour eux, les hiéroglyphes égyptiens sont restés fermés parce que leur mode de pensée (ici, d'investigation) comportait un bridage. Ils présupposaient que le système d'écriture des Anciens codait un ensemble de sons OU un ensemble d'idées. La force de Champollion fut de s'en tenir aux faits vierges et bruts, de chercher, de recouper, de s'interroger et de découvrir que les dessins rendaient compte de sons ET d'idées.

[5] Se souvenir du grand Montaigne (1533-1592), pour qui penser allait de pair avec marcher ou monter à cheval.

[ Edward de Bono et son lateral thinking comme expression non plus de l'habitude, du frayage, mais de la vraie pensée, celle qui innove et traite à fond ]


 Quelle peste ! - 5e partieWed 18 Jun 2008
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Reprendre la main


Un recadrage. C'est ce qu'il m'a fallu faire hier, histoire de me sentir mieux. Le recadrage, je l'ai fait à cette entité qui me prend logistiquement du temps, me déroute, me sème et me dilue : je veux parler de la ville. Cette grande chose belle et revêche, ouverte et - surtout - fermée à tout. Et à tous. Ou plutôt aux étrangers comme moi (langue, alphabet, accent compliqués, offices du tourisme rarissimes, circulation agressive, indifférence généralisée [*], feinte ou réelle).

Alors, en passe de ramener mon vélo de location (idéal sur les grands boulevards, en plus du tramway), eh bien j'ai dit à la ville ce que je pensais d'elle. Circulant, circulant, re-circulant encore - et après quelques contacts avec des commerçants aux visages de pierre -, je me suis moqué de la ville, lui ai dit, en pédalant, combien je prenais de la hauteur par rapport à ses rebuffades (J'ai compris ton cirque, tu ne m'auras plus). J'ai alors décidé de faire de cette ville ce que je veux (C'est moi le boss, tu ignores tout de moi, ma grande). Croyez le ou non : ce théâtre m'a fait un bien fou. Je me suis senti en mesure de rythmer à nouveau les règles du jeu. De mener la danse.

Machisme ? Oui, d'un homme... envers une ville. Une volonté de puissance contre un contexte, contre une forêt touffue, un terrain manipulateur et améliorable.

Animus, bienvenue ! Et j'assume ça. Ces atermoiements, ces oui-et-non m'ont tourné en bourrique, cette attente vis-à-vis des autres, ce tourbillon permanent : je dis stop.

Et le chef, maintenant c'est moi. Je veux être le boss de mes ressentis. De ma projection dans le temps.

De mon travail ici (secteur très concurrentiel, je garde le contenu pour moi).

Bons baisers !
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[*] L'âme hongroise, me dit Nico, est traversée de troubles, de fracas historiques. Elle est mélancolique et tournée sur elle-même. Et, selon lui, le pays connaît au monde le second taux de suicides (après le Japon). Nous sommes au XXIe siècle, le propos m'évoque évidemment les intuitions des grands psychogénéalogistes de notre temps : Anne Ancelin Schützenberger et Alexandro Jodorowsky (mille fois mentionnés dans ce blog).

[ Fierté, introversion et fatalisme - Une coupure de gaz, dans l'immeuble où je vis, sévit depuis 2 jours. Elle est sensée durer... 20 jours. Vous imaginez le détachement de la compagnie de gaz quant au service-client ? Et les familles ? et les vieillards ? et les bébés ? Une folie. Chez nous, ce serait le bras de fer tout de suite. De mon côté, je me lave à l'eau froide et/ou me douche à quelques stations de tram chez un prof de français et/ou vais aux bains publics (superbes). Que croyez-vous qu'il arrive dans l'immeuble ? Résignation. Résignation et traversée de l'épreuve en serrant les dents (une vieille femme explique qu'elle prendra sur elle, qu'il faut s'adapter, que les Hongrois ont l'habitude des privations - quelle tristesse !) | Quoi d'autre ? Les clés 3G marchent très bien, il pleut très fort depuis cette nuit, les restaurants sont succulents, des fois branchés, toujours copieux | hier, la chanteuse d'un groupe m'a montré les quelques poèmes (magnifiques, rythmés, précis) que le grand Attila József (1905-1937) a écrit en français ]


 Vrac hydraulique - 16e partieThu 27 Mar 2008
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[ < 15e partie | théma Vrac | catégorie Coaching | archivage automatique du billet sur l'Amdec et sur le risque | interagissez sur le présent billet en cliquant sur son bandeau de titre | 17e partie > ]

1. La dialectique, c'est quand deux polarités s'opposent. Un peu comme le jour et la nuit, l'un chasse l'autre, sur un territoire unique, peut-être partageable, en tout cas convoité [1]. Tendu. On peut y voir un avatar du paradigme hydraulique [2], de ce tronc commun de représentations philosophiques ou techniques où s'envisagent des rapports de force au sein d'un même système et, partant, la domination d'une composante sur les autres (équilibre instable, entropique), par exemple au sein d'un tempérament, d'un état complexe. Pour faire simple, l'eau pousse sur de l'eau, dans une bassine, dans un milieu contingent. Vous voyez les remous.

Alors que la dialogique, emblématique du travail d'Edgar Morin, c'est quand deux tendances viennent cohabiter sur un territoire commun : il y a mélange. Ou plutôt composition d'un mixte, d'un arrangement, d'une entente. L'un renforce l'autre. Et s'enrichit à son tour des différences mises en friction, s'augmentant lui-même. Il y a là quelque chose de chimique [3] : c'est la synergie. La synergie demande aux pulsions d'évolution, chères à Georges Romey, mais aussi en filigrane à l'École de Palo Alto [4], bref aux pulsions de dépassement de s'exprimer. Les intérêts individuels se coulent dans une association tendue (finalisée) vers un mieux général, on passe à un autre cadre de référence : le système, pourtant homéostatique, envisage la poussée qualitative comme une évolution vitale. Un mieux à plusieurs. Ça collabore.

Très bien.

Dans beaucoup de courants, dans beaucoup d'écoles, ces régimes dialectique ou dialogique [5] se distinguent. C'est particulièrement vrai pour le coaching. Il y a les tenants d'un changement par l'Animus, soit la volonté, la cogitation, la prise en main volontariste du changement. L'idée emprunte à la dialectique, une tendance franche (par exemple la détermination) l'emporte. Et colore l'ensemble du système, par exemple le quotidien de la personne. Il y a - à côté - la tendance Anima : en revenir à des choses sourdes et intimes pour dévoiler des leviers de motivation authentiques. Viennent alors la créativité, le jaillissement d'énergie : les choses, presque naturellement, semblent se faire. Une réconciliation interne a lieu. Le mieux vient de l'instinct, de l'essentiel, du centre naturel de la personne. C'est certainement plus doux. Et la dialogique a lieu : l'Anima vient imprégner la cogitation et la conation (volonté). Les actes se font d'eux-mêmes, l'inspiration et l'accord intime avec soi-même illuminent le quotidien [6].

Oui.

2. Parlons à présent des buts et des objectifs. Faisons-nous prosaïques un instant. (Well.) C'est ce matin, et qu'est-ce que je vois sur la porte d'une école ? Les parents sont priés d'apporter des mouchoirs en papier, les enfants n'en ont plus. Voilà un but, une intention. Je veux m'adresser aux personnes qui managent des projets. Ce but est une simple amorce : il trouve son appui motivationnel et sa caractérisation (sa prise en main par des repères, des moyens d'agir) sitôt que le lecteur (ou mieux, l'émetteur) en fait un objectif. L'objectif, vous vous souvenez, est un ensemble de chiffres ou de seuils. L'histoire des mouchoirs se transforme, par exemple, en 75 % des familles, soit les patronymes allant de A à P, sont priés d'apporter un ensemble de 100 mouchoirs minimum (soit 2 boîtes standard) entre le 3 avril et le 25 mai : une note vous attend dans les casiers individuels - Merci.

Voilà qui ressemble davantage à quelque chose d'opérationnalisable. Donc de mobilisateur, si le ton est toutefois adapté (là, c'est un peu sec). Voilà, par rapport au départ, un objectif. Un vrai.

Be seeing you.

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[1] René Girard est peut-être le Français qui parle le mieux de la rivalité, du partage conflictuel (ou de l'attribution pour le coup violente) des prérogatives, des mérites, des choses à jouir. Caïn et Abel conditionnent le fait humain.

[2] La psychanalyse, pour certains, découle du système hydraulique : mouvements de pressions diverses. Conflits, en circuit fermé. Parfois mélanges, désordonnés (névrose).

[3] Cf. la belle notion de noces chymiques (humanisme et alchimie).

[4] Revoir cette histoire de changement 2.

[5] Gilbert Durand parlerait peut-être des schème héroïque (qui sépare) et mystique (qui conjoint, tapit dans le dedans, voire digère).

[6] Fameuse eccéité.

[ Masculinité et féminité symboliques trouvent un relai dans l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse de Blaise Pascal ]


 Scoliose d'entreprise - 8e partieWed 26 Dec 2007
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Cet article et les mots-clés qui s'y rattachent sont (c) - Merci


Le groupe est un dos. Et le dos, en vrai, c'est une structure vertébrale. Le groupe évoque la chaîne vivante. Serpent dynamique et postural, où les cylindres osseux, solides, centraux et communicants, s'organisent dans la souplesse. Et la vibration coulée. Ils fabriquent le bon gainage au bon moment. Entre vertèbres, il y a comme un travail d'équipe.

Connaissez-vous des entreprises, des associations, des familles qui aient des lumbagos ou des scolioses ? J'en connais. Le rôle d'un ou plusieurs éléments-clés se brouille, se complique, se déplace. Et l'ensemble, alors, s'agite, compense et comble les trous fonctionnels. Là où le chef traditionnel (naturel) manque de structure et d'allant [1], ainsi que de projection dans le temps, le vide qu'il génère se remplit aussitôt : la nature a horreur des fonctions béantes. Une chaise se vide ? Elle excite aussitôt la convoitise. Ou l'appétit de choses pratiques, le vite-il-faut-faire-ci-et-ça. Tout territoire s'occupe, c'est un fondement : occupation du terrain et espérance de vie vont ensemble. Je vous renvoie à ma propre vision de l'Animus. Il y a là quelque chose d'anthropologique et de normal.

De sorte qu'une vertèbre rebelle, souvent alliée à d'autres [2], s'impose où manque une cheville ouvrière.

La torsion se dessine : faire le travail d'un autre est une usure, une dispersion des énergies, une (im)posture. La Gestalt est malade.

De sorte que le je-suis-qui (indépendamment du je-fais-quoi) doit se plonger dans la moëlle épinière. Il faut refonder la carte d'identité. Réaligner puis huiler la colonne passe par ça. Quel est mon sexe réel (structuration ou accueil des choses) ? mon rang de naissance (leadership dans quel domaine) ? mes fonctions symboliques (rôle naturel) ? mon périmètre d'action (prérogatives, permissions et restrictions, rétributions et mérites [3] en cas de victoire ou d'échec) ?

Tout ça se décrypte.

Tout ça se soigne.

Tout ça se travaille au calme. Avec discernement.
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[1] Dans beaucoup de cas, un manque évident de confiance en soi provient d'une intramotivation défaillante ou faible, elle-même assise sur une légitimité bancale, il y a comme une gêne à s'engager. Cette fragilité se cheville au plus intime de l'inconscient, à cause déjà du regard-empreinte. Toujours lui !

[2] Cf. la horde primitive de Freud.

[3] Revoir les strokes et la valeur subjective que leur impact procure (valence).

[ Max Sandor, un dynamicien d'équipes qui se plonge dans les alignements énergétiques du groupe | relire Jacob Moreno, Alexandro Jodorowsky et Anne Ancelin Schützenberger | la confusion fait de l'Anima une caisse de résonnance, un facteur de douleurs | la juste définition des choses (Animus), au plus près des enracinements naturels, donne une structure saine et irriguée à la formation groupale, au système en place | Légitimité - Qui en veut aux couteaux Laguiole ? ]  Read More


 Un contenu hautement émotionnel - 2e partieMon 3 Dec 2007
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Les réprimandes-minute sont un fiable outil de recadrage. Tout aussi efficient que les félicitations-minute, du même Kenneth Blanchard. Savoir réprimander est un art, que je vous brosse ici. La condition absolue étant de discerner s'il s'agit d'une faute ou d'une erreur. Il faut pour ça s'entretenir avec la personne. S'il s'agit d'une erreur, je vous renvoie au bel épisode de Thomas Edison.

La faute ? Là, ça diffère. Il faut la sanctionner comme prévu dans le contrat de travail ou dans le réglement intérieur. Mais avant ça, je recommande une mise au clair, au calme. Sinon, gare au tableau masochiste (décompensation morbide), gare à la triangulation Bourreau-Victime-Sauveur (Steve Karpman), gare à ce que Taibi Kahler décrit par ailleurs comme un scénario d'échec (voir notamment ce que donnent les profils Rebelle ou Persévérant s'ils se sentent acculés [1], soit potentiellement 20 et 10 % de la population).

Il faut réprimander selon quelques principes forts (cf. discernement). Et puis tendre la main en fin d'entretien, c'est déterminant. Trop de managers réprimandent sous le coup de la colère, en explosant. Ou alors froidement, méticuleusement (et intellectuellement), alors qu'il faut considérer la réprimande comme un contenu hautement émotionnel. Donc explosif, donc porteur de « sorties de route » définitives. Gare.

Gare aux Prud'hommes, gare aux croisades, gare à la culpabilité (la pire boule au ventre qui soit), gare à la démotivation des gens qui désapprouvent : nombreux sont ceux qui réclament une éthique serrée et finalement vous vouent aux gémonies parce que leurs amis « souffrent ».

C'est là qu'un manager doit avoir confiance en lui et en sa hiérarchie. L'autorité est reine. L'expérience ? Indispensable : c'est le moment de travailler les réprimandes avec un coach, bien à l'avance. Un coach qui se fonde tant sur le profil du manager que du collaborateur à problème. Et de celui du boss au dessus (cf. désengagement possible ou mécanisme de protection intellectualisant ou - pire - démarche machiavélique [2] ou alors inconsciente du Sauveur qui débarque comme un chevalier blanc).

Reparlons de la faute : réprimander puis tendre la main. Sanctionner puis montrer (en vrai) qu'un retour est possible. Possible ? Mieux : souhaité, désiré, voulu.

Comme - et c'est là que je veux en venir - le père du fils prodigue.

L'erreur est humaine. La faute aussi... Récupérer un fautif, c'est possible, je veux parler d'un fautif repenti.

Provoquer une repentance, c'est du management de haut vol. Puis, volontairement, prendre la personne en flagrant délit de réussite (pour renouer avec la vision lucide et bienveillante), c'est clairement une panacée.

Car celui à qui on pardonne (sous conditions de repentance, de contexte économique favorable et de profil psychologique sain), celui-là, il sait se montrer reconnaissant. Et donc dévoué. Un créancier avait deux débiteurs, expliquait Jésus : l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus ? Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis.

Ouais.

Be seeing you.
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[1] Lire Derrière chaque masque, une colère du très pédagogue Jérôme Lefeuvre [doc].

[2] Nicolas Machiavel (1469-1527) recommandait au prince de se servir de baronnets comme de fusibles, pour se maintenir. En contexte tendu, c'est comme en poker, si vous ne savez pas qui - à votre table - est le pigeon, c'est que... c'est vous.

[ La pire des armes, c'est le mépris (privation volontaire de strokes), cf. ostracisme | sur le discernement, relire le P'tit D | attention aux chefs qui sont dans la rationalisation ou le déni (Mais non, ça va ! Vous n'allez pas encore vous faire remarquer, Simone ?!) | les mécanismes de protection du Moi, gardiens de la représentation (réelle ou fictive) que l'on se fait de soi : forces de maintien, de cohésion, forces homéostatiques qui viennent en réaction d'un événement troublant, porteur de remise en question, de dislocation de l'image (rassurante et totalisante) que l'on se fait de soi | le psychisme, en proie à cette veille immunitaire, déplace la difficulté, fait « comme si » de manière instinctive, partielle, de courte visée : dans la hâte et malheureusement la cristallisation (inscription nerveuse durable) | principaux mécanismes de protection du Moi : refoulement (le souvenir aigu se dérobe à la mémoire et prend son assise dans une autre forme, immédiatement plus douce - quoique vrombissante, cf. Luc : Si eux se taisent, les pierres crieront), sublimation (la charge se coule dans des tendances « politiquement correctes », donc avouables), régression (retrait de l'investissement psychique dans des phases mieux connues en interne, plus archaïques - ex. boulimie), rationalisation (l'émotion revêt la brillance ou la froideur d'une spéculation rationnelle : elle semble perdre sa charge), projection (attribuer la gêne à d'autres personnes), identification (un exemple allant de soi - faisant autorité -, se dresse en fétiche protecteur, ou catalyseur-neutralisateur des tensions), refuge dans l'action (fuite en avant) ou dans la prévision à outrance (perfectionnisme et prudence à l'excès), imprécations ou vocifération (les tensions trouvent une voie d'expression par le déversement de la bouche), humour (distance ironique, pour dédramatiser voire dévaloriser une brûlante occurrence), folie (le psychisme reconfigure ses grands appuis fonctionnels pour s'adapter au traumatisme, il se tord plutôt que de transformer le plomb en or) | les mécanismes de protection du Moi composent le style de chacun (cf. drivers ou scénarios), ils s'apparentent d'ailleurs - d'après Jacques Lacan - à des figures de style, à des tournures, à des structures formelles (rhétoriques) quasi autonomes, employées en lieu et place des contenus transformatoires (perçus comme menaçants) | les Formes (Gestalt) sont des systèmes vivants, réactifs et conditionnants, comme telles elles sont des symptômes, des grappes de vie indépendantes quoique reliées entre elles (des complexes) | pour Sigmund Freud, les menaces intrapsychiques viennent de la conversion des poussées vitales (érotiques et agressives) en contenus psychiques trop bruts pour être assumés en direct, pour Georges Romey, les menaces viennent essentiellement de mécanismes qui soit étouffent l'ambition d'être soi-même (expressions d'un Animus-chape de plomb), soit qui permettent trop de fulgurances personnelles et déstabilisent ainsi un pacte secret de non-agression, de non-dépassement de l'idéal qu'ont vérouillé sur nous les figures parentales (cf. injonctions paradoxales de Gregory Bateson ou conformation au regard parental), dans tous les cas l'isolement et l'inaction guettent : le fait d'être soi-même (expression de l'Anima authentique, ou de l'Enfant spontané pour Eric Berne), bref être libre dans le rapport au présent (intense et plein), et aussi dans l'acceptation des risques possibles et de l'inéluctable mort, tout ce potentiel reste en simple amorce, séché sur pied - la vie devient visqueuse et rigide, l'étincelle blêmit dangereusement ]


 Psychanalyse et management - 7e partieTue 23 Oct 2007
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[ < 6e partie ] Psychanalyse et management [ Catégorie Management-Sc. humaines | mots-clés, permalien, commentaires | 8e partie > ]

Exceptionnellement, ce billet est (c), je le dédie à Flemming et à Nadia

Alors bien sûr, je pourrais dire que j'ai la pêche alors que l'horloge tape 3 h 34 du matin et que du gros m'attend demain. Je pourrais dire que la totalité de ma progéniture dort sereinement la nuit, en permanence, nous permettant à tous de récupérer notre saine énergie. Je pourrais dire aussi que la peine à retrouver un seuil de 1 000 lecteurs quotidiens est un épiphénomène et que le beau temps, par la même occasion, va durer jusqu'à janvier. Enfin, je pourrais dire que c'est le courage, la pugnacité, l'allant et l'envie d'aventure qui vont pulser ma journée de demain (de dans-trois-heures).

Naturellement, tout ça est fake.

Et je crains que les nuits blanches, pour cause de rythme enfantin chaotique, stressé, austère (les professionnels auxquels nous confions nos enfants - à en croire la bronca autour de Guy Môquet - évoquent davantage un coup de trique idéologique qu'un organisme souple, dévoué, pragmatique et sain), bref je crains que cette vie folle ne soit vraiment... folle. En dépit du bon sens, et pour tout le monde.

C'est pourtant bien, pour moi, le moment d'être présent. D'être calme et plein (ou vide, estiment les bouddhistes). Serein. J'ai un nouveau local depuis hier, au 5 de la rue Raymond Sommer (champion du monde automobile dans les années 30). Je pense y faire un pot très bientôt. Mon dispositif commercial, avec ça, change et s'étend : je l'étoffe et le systématise. Les ramifications humaines qui partent de ce projet boosté sont plus solides que jamais, il y a là une jolie machine à jouir.

Pour autant, et ce sont les confidences de beaucoup de gens cette semaine, l'entreprise est tout sauf un palais paisible. Façon Taj Mahal, jardins... C'est, tout à l'inverse, un lieu de frictions, d'intrigues et de rapports de force brûlants. Je me saisis pour ça du fil tissé ici. Plus que jamais, Freud et sa notion de horde, de convoitise et de violence primordiale sont actuels. Le maître autrichien gagne - encore et encore - à être appliqué en dynamique de groupe, par exemple aux côtés de Taibi Kahler (croyez-moi).

Mais je veux aussi dire qu'un Kenneth Blanchard intelligemment utilisé (bien compris) fait des miracles. Ses clarifications et ses félicitations-minute sauvent tout. Il faut se souvenir que Paul Hersey, l'un de ses proches collaborateurs, a donné à l'ensemble une tournure pédagogique, de mise constante à portée d'autrui. Bref, ce sont des choses qui inspirent et stimulent : ce sont des choses qui m'aident.

Alors quoi ? J'ai envie de dormir, c'est sûr. J'ai aussi envie de vous parler de la galaxie Carl Jung pour finir. Je fais vite. Reparlons de Georges Romey, son successeur officieux comme je l'appelle. Vous vous en souvenez : pour lui, le monde psychique comporte - entre autres choses - quatre grandes constantes. Le besoin de maintien des choses, la poussée (pulsion) d'évolution, ainsi qu'Animus et Anima. Pour ces notions jungiennes, je vous renvoie ici. L'idée m'est venue de me pencher sur les quatre ressorts que peuvent alors former les couples [Animus-maintien], [Animus-évolution], [Anima-maintien], [Anima-évolution]. C'est riche : la mise en tension génère des arborescences entières.

Je ramasse mes premières pistes et vous les condense ici : l'Animus élabore les principes et les priorités de vie (ce qui compte), les hiérarchise et suit attentivement leur application. Il protège, sécurise et prolonge la vie. L'Anima, de son côté, écoute les processus inconscients et rappelle la nécessité de ressentir des stimulations, des climats. Il perçoit la donne en un instant et adapte les choses avec naturel et fluidité. Il actualise.

C'est une amorce. Je la crois féconde (commentez-la, c'est volontiers). Et maintenant je retourne dormir.

God bless...

[ Je lis la Grammaire de l'imagination du réjouissant et pourtant ancien Gianni Rodari, écrivain et pédagogue dans la mouvance de type Freinet | Pourquoi de telles approches ne sont-elles pas un standard ? ]  Read More


 L'homme est un r(é)seau pensantFri 21 Sep 2007
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[ < Théma consultant ] [ Catégorie Divers | mots-clés, parmalien, commentaires ] L'homme est un r(é)seau pensant

J'ai revu hier Christophe Léguevaques, avocat d'affaires toulousain et candidat politique local. Il a ses idées, j'ai les miennes. Pour autant, je rends hommage à sa sincérité : je le crois droit, ce qui est rare. Et dévoué : je le respecte. Christophe est l'animateur de Mon Toulouse, encore et surtout il est défenseur des victimes de cette horrible explosion d'AZF [*], dont c'est aujourd'hui le 6e anniversaire.

Que dire ? Je lui ai présenté - par hasard - Serge Alzas, consultant en stratégie patrimoniale, que vous pouvez apercevoir en vidéo. C'était intéressant et, comme beaucoup de choses fortuites (synchroniques, estime Serge), c'était direct et libérateur d'une certaine énergie.

La moëlle que je ressors de ces quatre vingts dix minutes, c'est que le consultant est comme un roseau. Je veux parler de l'image de Pascal (1623-1662).

On sait que Pascal accorde une grande importance à l'esprit de finesse (esprit de synthèse, opposé à l'esprit scolaire et méticuleux : esprit de géométrie).

Eh bien ce roseau, c'est exactement ce que les gens perçoivent du consultant. Mais ils disjoignent la chose : ils y voient soit l'aspect souple de la plante soit l'aspect résistant. Rarement les deux à la fois, rarement la synergie de l'individu. (C'est fou.)

Certains clients, par exemple, recherchent votre souplesse végétale, votre adaptabilité à un contexte vif et mouvant, avec des demandes qui se cisèlent et se travaillent au fur et à mesure. Et vous répondez en live (concentration de rigueur), vous situez le problème et les solutions dans un champ. C'est presque tout. D'autres, à l'inverse, recherchent en vous une robustesse d'esprit, comme une ligne-maîtresse, un rail : une connaissance déterminée, capable de mettre un sceau, de structurer l'incertitude. Ok.

Les choses, dans le propos des gens, sont partagées. Un peu comme si le consultant était un pourvoyeur soit d'Anima (ressenti souple et réactif), soit d'Animus (contrôle et détermination). Ou d'hémisphère droit (instinctif et créatif) ou alors gauche (langagier, logique). Il y a un article là-dessus.

En vrai, y a-t-il une telle opposition ? dans notre boulot ? Les gens nous vivent-ils comme exclusivement porteurs de l'un ou de l'autre ?

On sait, depuis Gilbert Durand, que l'homme et le projet humain sont pétris de mystique (réceptivité, intégration) et d'héroïsme (poussée et structuration identitaire des choses). Il rappelle toutefois que les deux registres peuvent se retrouver dans un troisième régime dit copulatoire, c'est-à-dire en animation. Comme, et c'est moi qui le rajoute, une symbiose.

Je déplore les consultants créatifs et déconnectés de la réalité chiffrée de l'entreprise. En parallèle, je fuis les consultants arrogants, connaisseurs a priori de tout et partisans d'une panacée répétitive et figée. Comme une pilule (cf. transparents semblables, d'année en année).

Je suis comme tout le monde : j'adule les adaptés, les pragmatiques et les intelligents, capables d'écouter, de réfléchir, de se concentrer, de rire, d'encourager, de percer des solutions applicables, de peser, de pondérer, de fonctionner.

En plus de la liane et du bambou, y'a le roseau. Eh oui, y'a le roseau - vous m'en mettrez deux tonnes.

Excellente fin de semaine.
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[*] Je me remémore tristement un papier que j'avais écrit en 2001 sur ce désastre, pourtant modélisé (anticipé sur le papier) par la démarche Seveso. C'était dans Techniques de l'ingénieur.

[ La cartographie, une approche qui réconcilie les deux polarités cérébrales ]


 Contrôle et sensibilité - 3e partieTue 13 Feb 2007
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[ << Maîtrise à tout prix, l'usure du stress - 2e partie | temps commercial | théma perfectionnisme ] Contrôle et sensibilité - 3e partie [ Contrôle, orgueil, entêtement et pétage de plomb - 4e partie >> ]


Contrôle et sensibilité
~ Le plomb et la grâce



Nous avons tous un métier. Mon métier [1] consiste, entre autres choses, à sortir les gens du perfectionnisme (je vous jure). La perfection est un piège : coûteux, usant, décevant. Le principe de réalité vient heureusement nous tirer du cauchemar, du toujours-plus. Rappel : le mieux est l'ennemi du plus. Plus, c'est quantitatif, c'est la même chose en davantage. Le mieux ? Un changement de système [2], un processus adapté, vivant. Une nouveauté plus fine.

Vous imaginez bien que le 20/80 est des outils atomiques le plus utile ici. Perfectionner, c'est perdre du temps, donc des clients et de l'énergie nerveuse. Donc de l'argent, donc de la vie pour votre entreprise. Bien faire, à l'inverse, c'est accepter de maîtriser la chose à 80 % (notion d'excellence, disjointe de la perfection), donc à fort taux, et puis... de la lâcher. Pour passer à autre chose. Pour amener le truc à son point culminant, je veux parler du point culminant réaliste. Là encore, 80 % c'est un bon taux. Vous changez, vous sautez sur un autre processus : vous gagnez un temps fou à chaque fois.

Parlons management. Comme moi, vous savez bien que le leader situationnel est un kangourou, un animal sauteur (cf. Kenneth Blanchard). Sitôt qu'il amène un collaborateur à la mâturité professionnelle sur une tâche précise, il passe vite à quelqu'un d'autre. Et d'un il se met en réaction par rapport au premier, et de deux il aide le plus fragile à croître. Résultat : deux collaborateurs évoluent au lieu d'un. Les 20 % qu'il a gagnés sur le numéro un deviennent un levier pour le second, les vases communicants s'inter-alimentent.

En outre, on le sait, terminer (achever) un travail jusqu'à l'extrême limite est ce qui prend le plus de temps, donc qui fait chuter la productivité ou la performance de manière drastique. Il faut rationnaliser et accepter qu'un autre vienne achever la chose en cours (ou vienne la surveiller, si on la laisse à 80 %). Vous, vous êtes un(e) boss, un(e) vrai(e) : vous priorisez, réalisez, engrangez de l'argent et dépensez intelligemment chaque minute [3] de votre temps.




Fig. 1 - Lâcher s'oppose à renoncer,
c'est mieux investir ce qui suit et ce qui croît



Je m'arrête ici. (Je relis.) Nous avons parlé de cette folle course à la perfection. Ce marathon est un des fruits du contrôle, du besoin de maîtrise. Ce besoin est humain, il est un fruit de la finitude humaine (look). Et c'est de ça que je veux parler : après la maîtrise, parlons de l'expressivité, cette polarité différente, qui rentre en dialogue puissant avec la maîtrise. Pour aller bien, il faut un mariage intelligent entre les deux.

En cela, le travail de Jean Monbourquette est splendide. De même que celui d'Alexandro Jodorowsky ou de don Miguel Ruiz. Réconcilier les deux grands besoins pour qu'ils accouchent d'une troisième voie [4] sereine, voilà un beau projet.

Il y a beaucoup à dire, alors je vous renvoie ici. Et vous laisse vous attarder sur un tableau des grappes de mots que vous pouvez trouver dans les livres. D'abord, les puissances de contrôle (1). Juste après, celles de l'expressivité (2). On y va :

1. [ Contrôle et structuration (Georges Romey), maîtrise, analyse, décisions, volonté, conatus, pensée cartésienne, esprit de géométrie (Blaise Pascal), cerveau gauche (PNL), animus (Carl Gustav Jung), yang (taoïsme), Juge (don Miguel Ruiz), état Parent (Eric Berne), Surmoi (Sigmund Freud) ],

2. [ Expression authentique et sensibilité (Romey), créativité, intuition, instinct, réceptivité, lâcher prise, synthèse, spontanéité, ressentis (feelings), pensée alternative (lateral thinking - Edward de Bono) ou systémique, rapprochements ou connectivité analogique, esprit de finesse (Pascal), cerveau droit (PNL), anima (Jung), yin (taoïsme), Victime (Ruiz), état Enfant (Berne), Ça (Freud) ].

Renoncer au perfectionnisme, c'est gagner du temps, de la motivation, de l'argent. C'est aussi plus d'efficience. C'est - pour terminer - s'ouvrir à l'expressivité, cette amorce, ce jaillissement continu des réalisations humaines. Ajoutez à cela de la structure (mettons un scoring) et vous gainez vos idées dans un corps (un plan d'actions) réaliste et sain.

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[1] Que dire ? J'aide les équipes à envisager les rapports de force avec un marché, les angles de pénétration commerciale, le suivi visuel (tableaux de bord simples, épinglés en grand), les actions à mener en priorité - compte tenu de leur impact (scoring), et le canal socioémotionnel avec lequel il faut parler à chacun des collaborateurs. Pourquoi ? Pour que chacun tienne dans la durée, j'aide le manager à parler clairement et à féliciter tout ce qui avance. Oui c'est de l'organisation (à visée stratégique) et du management (orienté motivation). Les gains ? Une plus grande liberté quant au temps (priorisations et redéploiements enfin possibles), un succès commercial patent (visible, suivi, "bichonné"), une cohésion des équipes dans la durée (le succès vient... des gens).

[2] A l'échelle des entreprises, il y a aussi des paradigmes, des socles plus ou moins cohérents de croyances, de conceptions (représentations, principes c'est-à-dire valeurs). Et ces socles sont à la fois des marchepieds vers un mieux. (C'est l'idée d'amélioration continue). Le mieux devient alors un plus. Certes, obtenir 25 % de taux de conquête commerciale, c'est davantage (et mieux) que 18 %. Il faut pour autant se dire qu'un seuil viendra (une nouvelle donne ou une usure) où le socle du départ va se crisper, devenir un dogme et étouffer la performance. Il faudra alors un vrai mieux, c'est-à-dire un changement qualitatif des perceptions et modes de travail. C'est toute la différence entre changement 1 (pareil, en plus - donc en bientôt limité) et changement 2 (nouvelles façons de faire, plus fines et davantage en phase avec ce tissu vivant - ce complexus - qu'est la vie). Sur les conceptions et les croyances, lire "Mojo d'entreprise" (ici) et "Vrac de janvier" sur les croyances limitatrices. C'est . Et puis, sur les changements, il y a une théma - et c'est vers cet article que je compte vous emmener, "Métamorphoses Vs modifications" : .

[3] Notamment en faisant du management, du vrai, qui booste les équipes. Cf. management-minute.

[4] C'est Marc Traverson qui va être content :-)

[ Image (c) Grevel @ Flickr.com | d'après l'étymologie, analyser c'est défaire des noeuds | la grâce, un contrepied à l'effort endémique de perfection | lire l'excellent boulot de Traverson sur la synergie | théma systèmes | théma cerveau | autre sujet - Absara.com, ces jours-ci, passe techniquement de 500 ou 600 lecteurs par jour à environ 100, lire les ratés du serveur allemand qui héberge ce blog, chez Flemming ]  Read More


 Blue like you - 1e partieFri 12 May 2006
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Blue like you - 1e partie [ Blue like you - 2e partie >> ]

Ch'ais pas pourquoi : en plusieurs jours, ça fait deux ou trois fois que ma fille montre à sa mère une image de ce monstre, à droite. Et vous savez ce qu'elle dit ? Papa ! Papa !

Signe, peut-être, que je dois changer. Mmh, p'têt' bien de fourrure.

[ Jung et les archétypes ]  Read More