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Management & performance humaine | Motivation | Organisation & plannings stratégiques | Dynamique de groupe | Intelligence collective & réseaux

 Voyez les lys des champs, ils ne tissent ni ne filent... - 7e partieMon 28 Dec 2009
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[ < 6e partie | archivage automatique du billet sur frères Linn, Jean Vannier, idoles et bénéfices secondaires | ici, théma Argent ]


...je vous le dis, même Salomon dans toute sa splendeur n'était pas vêtu comme l'un d'eux - Matthieu 6:28


Ça va, ça vient. Gonflé, le Nico. C'est ma première réaction, là, au téléphone. L'argent ? Un flux. Un fait. Quelque chose qui - juste - rentre et sort. Mouais. Le premier truc qui me vient, en quittant Nico, c'est le trait d'humour de mon père : L'argent, moi spontanément, j'en ai modérément besoin. C'est mon banquier qui, lui, m'en réclame. Alors, même acabit ? Nico-paroles : un trait d'esprit aussi ? Que nenni. Je réfléchis à tout ça, ou plutôt écoute ce que ça m'évoque et - dès le début - ça fait impact. Un truc, là dedans, me parle.

Un flux.

Ouais.

Un fait.

Aussi.

Quand il (me) manque, l'argent, il faut juste que je voie ça. Que je considère les choses en vrai. Que je travaille en conséquence. Pour gagner. Et quand il est là, le flouze, l'idée c'est d'en faire quelque chose. Comme un outil. Comme un fait. Une donnée : un truc. Truc qui fluctue. J'ai souvent vu des gens aisés risquer le coup, comprendre cette donnée : ils gagnent, ils perdent, c'est normal. Je veux dire qu'eux, quand ils perdent, il leur reste quelque chose. En clair, leurs fluctuations sont fortes. Ok. C'est juste leur solde, le là-où-ça-se-joue (comme une fourchette), qui reste en positif.

Effectivement.

L'a bien raison le Nico. Qui parle en vrai. Qui me connaît (fort bien). Il a mon mode d'emploi, Nico. Et moi le sien aussi. C'est ça l'amitié : connaissance et courage. Savoir comprendre et parler à l'autre. Et aussi lui dire ce qu'on pense.

C'est peut-être ça le respect.

L'amitié.

Ouais.

L'argent ? Ça va, ça vient. Simplement. Pas plus, pas moins. Un fait.

Tout sauf une idole - Ok.

Ouais...  Read More


 Ceux qui réussissent - 6e partieMon 29 Dec 2008
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[ < 5e partie | thémas Frustration & Entrepreneuriat | catégorie Coaching | archivage automatique du billet sur le passionnant Eric Brun-Sanglard | billet interactif, cliquez sur le bandeau de son titre | 7e partie > ]


Le travail, c'est surtout pour gagner de l'argent - Pour le reste, il y a la vie perso


Les successful people, vous vous souvenez ?

En matière de vie professionnelle, certains s'en sortent bien. Ils jouissent, ils assument, ils font quelque chose qui leur ressemble. Et, davantage qu'une vie conforme à des objectifs bien définis, une trajectoire dynamique congruente, assumée, ouverte, à l'affut, fait souvent des étincelles. Ils vont bien. Il y a dans le succès, semble-t-il, un savoir-être authentique, stylé, fort. Une personne assumée.

L'observation et la pratique conduisent à penser que les enfants frustrés, par exemple, donnent des adultes motivés : en mouvement. Le psychanalyste Alfred Adler (1870-1937) fait remarquer que la frustration est un moteur. Quand vient le manque (et sa sensation si prégnante, teintée de volonté - inconsciente - de réparation), les conduites de la personne se tendent vers une action nourrie. Action en actes ou action en pensée. Ce qui, selon moi, construit deux types de tempéraments. Parlons des frustrés financiers, ceux qui ont souffert d'un sentiment de manque d'argent. Cette sensation doublement gênante, dotée d'un premier ressenti intrinsèque, d'un ressenti de manque matériel, développe un renforcement tristement social : le regard des autres. Qui vient en second. C'est la différence. La souffrance de l'éviction, du vilain petit canard. Ça fait mal. Anna Freud décrit très bien, pour tout type de trauma, la logique qui pénalise en deux fois. J'ai mal, et d'un, et de deux je sens que les autres m'isolent.

Alors regardons ce que ça peut donner.

Il y a, selon moi, les affamés de strokes, de reconnaissance, de signes de valorisation, de succès personnel, de sentiment intérieur d'émancipation. Dès que je reçois mon salaire psychologique, je me sens mieux. La vie me fournit ce qui m'a manqué : le sentiment d'avoir de la valeur. D'être compétent, utile, dans le tissu du monde.

Il y a, par ailleurs, les affamés d'argent. Un enfant pauvre (et personnellement ressenti comme tel) peut devenir un adulte motivé en affaires. La finalité, ici, est éminemment matérielle : pour réparer, je gagne de l'argent. Tout euro m'arrache à ma condition, je suis un pragmatique. Et un homme d'affaires. Je suis même doué pour ça.

Les seconds, quand ils créent leur affaire, visent généralement un ROI au vert, sympathique et porteur. L'argent répare et fait du bien. Son confort est une manne.

Pour les autres, les assoiffés de justice, le bilan se mitige. Au lieu de solidifier mon entreprise, et la transformer en gigantesque tirelire (ce qui est sain), je me nourris des signes de justice, d'acceptation, d'intégration, de réussite intellectuelle, sociale ou morale. Je tire là mes nourritures affectives, pour paraphraser un grand.

La vie est cruelle, qui fréquemment couronne les seconds. Pour les premiers, une vie personnelle satisfaisante (porteuse de strokes) est à envisager au premier chef. Vient alors la sérénité, en annexe, d'une vie professionnelle solide, porteuse - elle - de finance. Et seulement de finance. Un pragmatisme peut s'enclencher. Il faut simplement séparer les registres : perso et pro.

Le pro, c'est pour gagner de l'argent. Et, si possible, en quantité correcte.

Passez d'excellentes fêtes, sereines et belles ;)


 Ceux qui réussissent - 6e partieMon 29 Dec 2008
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[ < 5e partie | thémas Frustration & Entrepreneuriat | catégorie Coaching | archivage automatique du billet sur le passionnant Eric Brun-Sanglard | billet interactif, cliquez sur le bandeau de son titre | 7e partie > ]


Le travail, c'est surtout pour gagner de l'argent - Pour le reste, il y a la vie perso


Les successful people, vous vous souvenez ?

En matière de vie professionnelle, certains s'en sortent bien. Ils jouissent, ils assument, ils font quelque chose qui leur ressemble. Et, davantage qu'une vie conforme à des objectifs bien définis, une trajectoire dynamique congruente, assumée, ouverte, à l'affut, fait souvent des étincelles. Ils vont bien. Il y a dans le succès, semble-t-il, un savoir-être authentique, stylé, fort. Une personne assumée.

L'observation et la pratique conduisent à penser que les enfants frustrés, par exemple, donnent des adultes motivés : en mouvement. Le psychanalyste Alfred Adler (1870-1937) fait remarquer que la frustration est un moteur. Quand vient le manque (et sa sensation si prégnante, teintée de volonté - inconsciente - de réparation), les conduites de la personne se tendent vers une action nourrie. Action en actes ou action en pensée. Ce qui, selon moi, construit deux types de tempéraments. Parlons des frustrés financiers, ceux qui ont souffert d'un sentiment de manque d'argent. Cette sensation doublement gênante, dotée d'un premier ressenti intrinsèque, d'un ressenti de manque matériel, développe un renforcement tristement social : le regard des autres. Qui vient en second. C'est la différence. La souffrance de l'éviction, du vilain petit canard. Ça fait mal. Anna Freud décrit très bien, pour tout type de trauma, la logique qui pénalise en deux fois. J'ai mal, et d'un, et de deux je sens que les autres m'isolent.

Alors regardons ce que ça peut donner.

Il y a, selon moi, les affamés de strokes, de reconnaissance, de signes de valorisation, de succès personnel, de sentiment intérieur d'émancipation. Dès que je reçois mon salaire psychologique, je me sens mieux. La vie me fournit ce qui m'a manqué : le sentiment d'avoir de la valeur. D'être compétent, utile, dans le tissu du monde.

Il y a, par ailleurs, les affamés d'argent. Un enfant pauvre (et personnellement ressenti comme tel) peut devenir un adulte motivé en affaires. La finalité, ici, est éminemment matérielle : pour réparer, je gagne de l'argent. Tout euro m'arrache à ma condition, je suis un pragmatique. Et un homme d'affaires. Je suis même doué pour ça.

Les seconds, quand ils créent leur affaire, visent généralement un ROI au vert, sympathique et porteur. L'argent répare et fait du bien. Son confort est une manne.

Pour les autres, les assoiffés de justice, le bilan se mitige. Au lieu de solidifier mon entreprise, et la transformer en gigantesque tirelire (ce qui est sain), je me nourris des signes de justice, d'acceptation, d'intégration, de réussite intellectuelle, sociale ou morale. Je tire là mes nourritures affectives, pour paraphraser un grand.

La vie est cruelle, qui fréquemment couronne les seconds. Pour les premiers, une vie personnelle satisfaisante (porteuse de strokes) est à envisager au premier chef. Vient alors la sérénité, en annexe, d'une vie professionnelle solide, porteuse - elle - de finance. Et seulement de finance. Un pragmatisme peut s'enclencher. Il faut simplement séparer les registres : perso et pro.

Le pro, c'est pour gagner de l'argent. Et, si possible, en quantité correcte.

Passez d'excellentes fêtes, sereines et belles ;)


 Plaidoyer pour un humanisme économique, performant, gorgé de vieThu 9 Oct 2008
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[ < thémas Subprimes, Défection (théorie des jeux) & Argent | catégorie Économie | this post in English | billet interactif, bandeau de titre cliquable ]

Tout ça, c'est comme jouer, estime l'experte en mathématique financière Nicole El Karoui, présente aux Matins, ce jour-même sur France culture. Le problème avec l'activité économique, c'est qu'elle génère de l'argent. Et cet argent, quand on le touche, on a envie de faire comme dans un casino : le jouer. Il brûle les doigts. Le jouer ? Pour en obtenir plus. L'argent s'auto-génère. (C'est l'idée.) Argent augmenté de lui-même. Ou diminué, comme en ce moment.

Le marché de l'argent, tout le monde le sait, obéit aux mêmes lois que les marchés de l'économie classique. Mais il y a comme une membrane entre virtualité et réalité. L'économie de tous les jours concerne un objet physique - améliorateur du quotidien ou porteur de rêve - ou un service perceptible, dont on peut jouir. Exemples : textile, voiture d'occasion, heures de ménage, ingénierie informatique, etc. Liste infinie.

Et plus on demande une chose, plus cette chose devient désirable : son prix augmente. Les demandeurs, jusqu'à un certain point, acceptent de donner plus pour poser la main dessus. Et ceux qui offrent sont heureux : maintenir leur niveau de production (quand ils le décident, comme les producteurs de pétrole), ça maintient la rareté du bien. Ils font la moue, décidant de céder aux plus offrants. Avec un rapport de force favorable, ils augmentent leurs revenus.

Voilà, basiquement, comment les acteurs économiques s'y prennent pour augmenter mécaniquement les prix. En économie classique, on l'a vu. En économie financière c'est surtout la demande qui nourrit la vague de désir. En outre, l'argent [1] est plus volatil que les biens et services. Il s'en détache et prend une grande autonomie. Les transactions, il est vrai, sont fluides : un ordinateur de part et d'autre, une connexion, un arbitre plus ou moins vigilant, le tour est joué. Le système est comme ça. Il incarne un ordre social, symbolique et factuel, que tout entretient.

De sorte que l'échange a lieu. Façon live. De l'argent contre de l'argent : on mise sur la valeur présumée d'un paquet d'argent. (On mise avec... de l'argent.) Lui-même moyen et fin, il permet de juger (d'apprécier) et aussi de rentrer dans le circuit. De le grossir. De le rendre finalement consanguin. L'argent ? Moyen et fin d'un système vivant, où tout se contamine, en petit comité (opérateurs pointus).

Une mare, avec sa propre météo.

Résultat ? Des bulles. Celles du champagne quand le système croît en logique interne (il enfle). Il est plus vif que le marché traditionnel, dont il est l'excroissance et avec lequel il conserve seulement des points d'ancrage. On l'a vu. Tout monte et tout gonfle, généralement vite. Et tout a une fin : la bulle (symbole de fragilité, de paroxysme) explose. Les valeurs liées ? Elles décrochent. Un principe de réalité saisit les fêtards : les valeurs sont trop fortes ; elles sont virtuelles. Complètement en dehors des services rendus (facturés et payés) de l'économie classique, utilitariste, quotidienne.

Une gueule de bois débute.

Comme on commence à vendre, on continue à vendre. La valeur, fruit d'une demande qui touche à sa limite et d'une offre qui se met tout à coup à brader - pour encaisser l'argent et se retirer avant de mourir -, eh bien cette valeur baisse. Puis elle dévisse quand le vent de panique touche le gros des opérateurs de cette petite flaque systémique, où tout est lié (rumeurs, amplifications, passions humaines).

La bulle fait mal.

Je me souviens de celle de 2001. Des supports de presse écrite me commandaient des panoramas, des articles ciblés. Le marché financier (alors fort loin du marché réel, de celui des utilités-terrain, des factures encaissées en vrai, des fidélisations-client), ce marché grossissait, fort de lui-même.

Un ou deux avertis - pris de vertige [2] - s'en sont alors retirés, entraînant une panique (Waw, tu as vu ? Telle référence encaisse et s'en va : ça augure quoi ?). Les start-ups de l'époque sont devenues des start-downs : les fleurons de l'économie numérique ont vécu un réel décapage à l'acide. Résultat ? Les financements. Ceux qui injectent de l'argent dans le capital des entreprises ont pris peur (Et si ça s'écroule après ?). Les entreprises ont dû se développer sans cash. Ou mourir. Re-descente sur terre, peut-être. Tri par le vide, c'est sûr. Ralentissement économique et coup de frein, c'est certain.

C'est en ça que les financeurs font du mal ou du bien. C'est-à-dire majoritairement les banques.

Alors imaginez quand la crise vient d'eux...

L'Amérique, coutumière du Emprunter plus pour consommer plus, a usé et resucé le concept. Le banquier parie sur la solvabilité de son client. Il spécule, misant sur l'augmentation des capacités de sa cible. Or la cible - mal préparée à la compétition mondiale (cf. ouvriers, petits employés) - peine à joindre les deux bouts, elle décroche. Le banquier, déconcerté, mange son chapeau. Dès qu'un client vient le voir, il se méfie à outrance : les entreprises peuvent se rhabiller. Les acheteurs de logements aussi. Les opérateurs économiques investissent mal ou peu, perdent en compétitivité, en perspectives, en croissance - et dégraissent les postes et la masse salariale. De leur côté, les propriétaires de logements ont du mal à acheter autre chose, faute de prêts, ils doivent en plus baisser les prix du bien, pour coller à la crise. Et vendre.

Tout baisse.

Pour saisir ce que les groupes ont de systémique et de contaminant, mettre à profit la théorie des jeux. Les tendances groupales nous sauveront (écologie, synergies, benchmarking, tolérance et pragmatisme). Ou nous tueront (égoïsme effréné, soif de sécurité, obligation de moyens, mauvais arbitrages, idéologie, angoisse de tout et de son contraire).

Ce siècle-ci, et bien plus que dans l'économie, doit affronter ça. Se concerter ou mourir.

Je veux ici dire que les spéculateurs, quoique proches de l'économie classique (ils la suivent, l'anticipent et - malheureusement - l'influencent), sont aussi étrangers à l'économie réelle que le sont entre eux aéronautique et ikebana.

Certes l'État a-t-il un rôle : régulation, justice sociale, facilitation du libéralisme (cet accès autonome, et éclairé, à la connaissance, aux soins, à l'expression culturelle, politique et religieuse, au travail).

L'individu, lui aussi, a son mot à dire.

Le consommateur est roi [3] : choisir de donner son argent à des opérateurs minables, c'est dommage. Le placer, ou consommer, chez des gens responsables (producteurs bio, fonds de pension éthiques, PME locales, campus intégratifs, agents de développement des pays du Sud, opérateurs en R&D), ça c'est de notre ressort.

Tout est possible.

C'est ça la finalité du truc : faire du bien aux hommes. Générer de l'argent (et même beaucoup) pour ça. Pour sa communauté. Pour innover. Pour tirer les accidentés du bourbier. Pour jouir du temps terrestre avec les siens.

Pourtant optimiste (et confiant), je finis avec un trait de bile. Plus que ces quelques incompétents qui partent avec un golden parachute indécent, j'ai l'œil noir pour les spéculateurs qui, voyant le marché désenfler, se sont mis à jouer avec... les marchés du sol. L'Afrique a subi ce cynique déplacement, directement sur ses productions vitales (matières premières, denrées vivrières). Le coton, déjà mis à mal par les subventions américaines. Le cacao. Les productions agricoles, le marché des métaux. Tout ça a enflé comme une grenouille, privant les locaux des fruits de leur propre travail.

Tout est devenu cher pour eux.

La spéculation sur les médicaments (sorte d'actuariat sur les niches de malades à venir), ça, ça me crispe aussi. Le vol des molécules traditionnelles, patrimoine de beaucoup de peuples. Le saccage de la connaissance...

L'économie, la vraie, c'est heureusement tout autre chose.

Ce qui est triste c'est que la spéculation l'influence.

Gardons la foi.

(Et consommons responsables.)

Mieux : investissons dans ce qui le mérite.

Après tout, l'argent, c'est ce qu'on en fait.

Be seeing you.

__


[1] Ce côté vif et frondeur, quasi insolent, l'argent le porte en lui depuis les origines. Les pièces de métal résistent au temps (les quartiers de bœuf, beaucoup moins), il est plus léger que les biens qu'il désigne, de surcroît quand les billets viennent symboliser des tas de pièces métalliques. Il passe facilement de mains en mains, il peut même donner la fièvre. Accumulation, spéculation (paris fumeux, déconnexion des appuis matériels, ouverture aux passions humaines). Quand viennent les transactions électroniques (cartes bancaires, virements par fax, via le Net ou le mobile ou la salle de marché), l'argent se fait concept. Il devient potentiel. Il perd tout, ou presque, de son substrat de symbole d'un truc réel. Il s'évapore et brûle les mains. Comme un vif-argent, ce métal fluide, mystérieux (connecté à l'intimité cachée) et capricieux que préside le dieu Mercure. L'Hermès farceur, autonome et rapide. Qui fait son passe-passe et joue des tours.

[2] Un simple ratio (c'est du bon sens) devrait permettre de savoir où un marché donné - quel qu'il soit - en est de sa bulle. Une fois visualisée la concentration, la densité et la dépendance des parties-prenantes sur une surface donnée, en clair le degré d'interdépendance (hypercomplexité) entre les opérateurs, il faut ramener la valeur financière constatée sur la valeur économique et stratégique des entreprises, seuls vrais indicateurs en somme (cf. les marges commerciales, le taux d'endettement, l'indépendance par rapport aux fournisseurs ou à la donne technologique). En clair : valeur spéculative / valeur réelle.

[3] Revoir Sam Walton.

[ Mamon est la personnification de l'appétit des choses, de la possession matérielle (Matthieu 6:24) | j'ajoute que Mercure, patron des échanges, campe la vivacité qui soit innove et change une donne (un paradigme), soit blouse les parties-prenantes | revoir l'ambivalence du Trickster | j'entends, dans le débat sur le Grenelle de l'environnement, que pour 1 euro réel, 30 euros virtuels s'échangeraient | Là où les guerres ou l'écologie laissent pantois, la crise va-t-elle souder (et faire grandir) l'Europe ? Quid de la discrète et pragmatique Chine ? | avec ses déboires en Afghanistan et en Irak, avec la montée des pays émergents et cette crise, l'Amérique ressemble à un empire sur le déclin | cette crise du capitalisme ressemble à à d'autres crises, consubstantielles au modèle, mais en plus grand car les places de marché et les relations interbancaires sont historiquement à leur plus haut degré de connectivité (force... et vulnérabilité, on le voit) | Cette crise ressemble à une crise de la valeur ajoutée : quel gain réel la spéculation apporte-t-elle ? Sur quoi la valeur se fonde-t-elle ? Si c'est sur la prévision continuelle du volume des transactions, ça connaît une limite ; si c'est sur un échange de bons procédés (création de commodité), ça fait davantage sens | le capitalisme s'en remettra (pour le meilleur ou pour le pire selon le point de vue), une fois la purge terminée - mais les changements (interconnexion oblige) pourraient être sociaux, spirituels ou politiques (paradigmatiques) ; à suivre | c'est peut-être dans les pays du Sud que les changements seront le plus perceptibles, à voir | relire Edgar Morin et sa fine analyse du monde actuel, dans Une politique de civilisation (1997, entretien) ]


 Argent ! - 5e partieTue 1 Jul 2008
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[ < 4e partie | thémas Argent & Congruence | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur Flemming Funch, l'inspiration (la vision) et la capacité à apporter des choses personnelles | interagissez sur le présent billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 6e partie > ]


Sept points d'or


Ah, les sucessful people ! Ces hommes, ces femmes qui réussissent ce qu'ils entreprennent. Il y a des ouvrages qui en brossent le portrait : le « ce qu'il faut faire pour ». Le mieux, à mon sens, c'est de les rencontrer en vrai. De discuter avec ces pragmatiques. De leur demander de résumer leurs principes personnels en trois phrases. Versant littérature dédiée, je recommande les apports du Sibkis et les quatre principes de l'Entrepreneur-Minute. Versant vécu, je vous donne une synthèse personnelle. Ceux qui réussissent ont des traits communs :

1. Ils visent haut, raisonnent avec de grandes masses d'argent, qui sortent, qui rentrent (Combien ça rapporte ? Combien ça coûte ? dans les grandes lignes ?), et ils sont d'accord pour dépenser vite et beaucoup, à condition d'avoir une ligne de mire puissante ; l'argent appelle l'argent, c'est juste un moyen, qui - bien employé - génère de la richesse,

2. Ils envisagent l'international comme une première nature ; les segments, ce sont carrément des pays, des marchés nationaux (See it big),

3. Facteur discernement et donc confiance humaine - Ils délèguent tout ce qui peut l'être (modélisation juridique, comptabilité, traçabilité, reporting, traduction linguistique, conformations diverses) et se focalisent sur le cœur de leur efficience : l'intelligence des tendances, la prise de décision constante,

4. Ils raisonnent vite, tranchent en accord avec eux-mêmes, acceptant constamment le risque de perdre à un endroit pour gagner davantage ailleurs, ou juste après (La vie, c'est comme un jeu d'échecs, un mat vaut bien un sacrifice de pièces),

5. Ils délaissent leurs goûts personnels au profit de celui des marchés qu'ils visent (Bah, si ça leur plaît en bleu, vendons-le leur comme ça),

6. Ils revendent facilement leur business, à son plus haut, le considérant comme une étape vers quelque chose de plus général, confinant parfois à l'absolu (idéal de vie),

7. Ils aiment passer du temps avec des gens différents, de milieux bigarrés, de métiers réputés opposés ; ils s'amusent, observent les tempéraments et positions humaines, intégrant comme des caméléons les couleurs qui font de ce monde un environnement chatoyant, moiré, changeant. Fascinant. Si vous passez du temps avec eux, ils vous confient que ce qui les stimule, c'est l'aventure : humaine, géographique, économique. C'est une seule et même chose. Une unité excitante : amusante et sérieuse à la fois (Le monde est un terrain de jeu, où je m'accomplis).

Dois-je l'ajouter ? Ils sont fréquemment autodidactes, capables de travailler beaucoup, de faire confiance à côté, de récompenser sur le champ, de s'emporter, d'agir au feeling, de se reposer quand ils le souhaitent (ou de faire la fête). Ils aiment l'indépendance et le partage franc des résultats. Ils sont doués pour tout et en même temps pour rien de particulier. Les choses ? Pour eux, ce sont de grands ensembles, en mouvement permanent. Ils font penser à des gamins joueurs, à des félins patients et bouillants, à des francs-tireurs charismatiques. Plus que ce qu'ils veulent, ils savent ce qu'ils ne veulent pas.

Ils priorisent, tranchent. Et se comportent en conséquence...

Be seeing you.
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[ Jeu de l'été : notez de 1 à 3 chacun des 7 facteurs sus-listés (1 = pas du tout ; 3 = c'est tout moi !) ; multipliez les 7 notes entre elles et évaluez votre potentiel d'assertivité entreprenariale, ici de 1 à 2187 | de 1 à 128, sécurité, vertu cardinale ; de 129 à 610, quelque chose est là, en travaillant l'acceptation de l'exposition personnelle au risque, le raisonnement sur de grandes masses (générales) d'argent, la délégation ou encore la mentalité « donnons aux gens ce qu'ils veulent », des leviers se font jour ; de 611 à 1200, du potentiel, reste à booster le pragmatisme ou la croyance en un instinct personnel bienveillant (lâcher-prise, intuition) ; au delà, tout est là, il s'agit maintenant de trouver les collaborateurs méticuleux et fiables ]


 Argent ! - 4e partieMon 23 Jun 2008
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[ < 3e partie | thémas Argent, Jodorowsky, Outil atomique (cf. Sibkis) & Autonomie | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur la bonne attitude à adopter quant à la vente | 5e partie > ]

« Nous avons des points de vue différents par rapport à l'argent, explique Alexandro Jodorowsky. Personne n'a dans les poches les mêmes billets et les mêmes pièces de monnaie [*]. À la valeur économique s'ajoute une valeur émotionnelle. [...] L'enfant ne connaît que l'argent que lui donnent ses parents, ce qui crée en lui l'habitude de demander. Plus tard, incapable d'atteindre la maturité, il continue à demander à des chefs, à des institutions gouvernementales, des bourses, des retraites, des prix de télévision, etc.

» En réalité, estime Jodorowsky, tant qu'une personne, dans cette société, ne gagne pas d'argent en employant son talent créatif, on ne peut pas dire qu'elle est adulte. [...] La manière dont nous nous percevons [économiquement - ndlr] est essentielle. Il est très rare qu'on nous juge sur ce que nous sommes, on le fait, conclut le psychothérapeute, sur la façon dont nous nous voyons et nous sentons. »

Cabaret mystique - Histoires spirituelles

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[*] À ce propos, mettre à profit le Sibkis (See it big, keep it simple) que Charlie T. Jones préconise aux chefs d'entreprise, gagneurs d'argent. Une ambition (y voir grand, très grand, en termes de marché et de développements), ambition qui développe une idée simple (simple et qui surtout le reste au fil du temps).

[ Ah, Budapest - Hier, restaurant près du gigantesque centre commercial, puis (au Millenáris) Boban & Marko Marković, fanfare serbe bien connue des films d'Emir Kusturica, puis café clandestin (si !), puis LE grand bar sur le toit dont le logo est une théïère rouge (mmh, nom parti dans les limbes) et puis bars en plein air (quasiment sur le Danube) : l'excellent Buddhabeach Klub, enfin le décevant Chachacha Terasz | retour en taxi pour 8 € à 3 personnes | Nico me conseille, en outre, de découvrir le plus fameux des jazzmen de Hongrie : Akosh S. (tiens, encore un aquarius, comme Mozart et Mike Patton) ]  Read More


 Les trésors rientFri 6 Jun 2008
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[ < théma Argent | catégorie Divers | archivage automatique du billet-synthèse sur la communication interpersonnelle (profils, points d'efficience, besoins) | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre ]

Les dents de scie. Théma charpentes et coupures de bois ? Que nenni. Je parle ici d'argent, ou plutôt de trésorerie, cet ensemble de mouvements tracés. Cet historique des rentrées, des sorties, des soldes (par conséquent). L'argent fluctue. Oui. L'activité d'un consultant aussi. Et de toute façon c'est lié : seuils d'activité, rentrées, sorties, tréso... C'est à l'année que s'harmonisent les niveaux de revenus, pour nous. Beaucoup de cahots, bien sûr. Beaucoup d'incompréhensions avec le banquier [*], individu cher, égocentré, cyclotimique et compliqué, limité par une imagination culturellement bridée. Solution à ça ! Allelouia. Solution complète, la mienne. On y va ?

Let's go : quel est votre solde, à la banque ? Le mien se porte bien. Qu'est-ce à dire ? Arrogance ? Bling-bling ? Tout l'inverse : je veux ici parler de gestion. Un système simple, instantané, bon marché, pour passer vos mouvements financiers dans le vert. Ça marche pour une majorité d'indépendants.

Ma solution ? La carte à débit différé. La mienne est une Mastercard, estampillée compagnie personnelle de bancassurance. (Certaines font ça maintenant.) Ce système touche-t-il les consultants ? Évidemment.

Pour seulement quelques euros par mois, vous :

1. disposez de cette carte de paiement, connectée au compte que vous voulez ;

2. réglez tous vos frais facilement et récupérez, en fin d'année, un intéressement sur le montant total des dépenses (souvent, 1 % ; cadeau de 150 ou 200 € en perspective) ;

3. disposez d'une réserve automatique (revolving instantané si vous crevez votre plafond habituel de dépenses, sur un mois donné - ex. : déplacement de dernière minute à l'étranger) ;

4. convenez facilement d'une date à laquelle s'opère le débit complet pour le mois (si c'est mettons le 18 de chaque mois, cela veut dire que la plupart de ce que les gens vous doivent est déjà sur votre compte - solde effectivement positif) ;

5. rendez la nature de vos dépenses complètement opaque pour votre banquier (il voit seulement un débit global, un package, une fois par mois) ;

6. exhibez une carte jolie, souvent lookée.

Le coût ? Je vous l'ai dit : quelques euros par mois. Pour beaucoup de tranquilité.

Ajoutez à cela un abonnement télématique via SMS (position du compte au quotidien, claire et précise) : vous avez tout.

What else?
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[*] Ce que je veux dire, c'est que le banquier est un interlocuteur intéressant pour les crédits à contracter. Je dis pleinement oui. Et même chapeau. Et là où son champ s'essouffle, c'est pour le quotidien. Le stress qu'il subit (concurrence effrenée, salaire collé au sol, management à l'e-mail ou à la truelle) l'oblige à vérouiller les yeux sur les tableaux de bord, sur leur harmonie, sur leur prévisibilité lisse et rassurante (cf. clarté cognitive). Ce qui s'oppose fondamentalement aux cycles d'un consultant, tout de rentrées, tout de sorties fait. Le consultant est une personne des grands dépassements, des grands mouvements (facturer rapporte beaucoup, se ramasser la tête deux mois d'affilée coûte autant). Culturellement, tout oppose leurs façons de voir. Pour autant, des synergies sont possibles : tout est affaire d'ouverture et de w-w bien senti.


 Argent ! - 3e partieMon 2 Jun 2008
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Se donner les moyens


Troisième épisode. Aujourd'hui, parole à David (prénom d'emprunt). David est un musicien de mon ami Olivier. Olivier le guitariste. Qui d'ailleurs - quoique parallèlement très pointu - trouve du succès dans un laaaarge public (la preuve).

Écoutons David. Ce que je sais de lui me fait dire qu'il a une vision adulte de l'argent. Une vision sage de la réussite, du placement du travailleur (à succès) dans le monde.

Celui qui réussit financièrement, dit-il, c'est celui qui se donne les moyens. Un musicien doit par exemple investir dans du matériel professionnel : c'est ce type de geste qui garantit à l'avance la bonne exécution de ses contrats. Il est cohérent donc en mesure de. C'est-à-dire en place.

Simple ? Complètement ; plein de vérité.

Les communicants nomment cet état de fait la congruence, capacité à incarner, à animer dans sa forme concrète un fond ressenti, vécu comme vrai. Bien sûr, ça fait envie : les autres vous envisagent comme crédible. Et c'est pro donc glamour [*]. Matrice à succès.

Les musiciens ont une expression pour ça : c'est raccord.

Donc efficient.
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[*] Expression journalistique. Est glamour ce qui fait envie, ce qui donne envie de poursuivre (par exemple de lire).

[ Ishikawa, un moyen classique de lister les moyens | Tony Buzan : d'après moi passage obligé, beaucoup plus riche | la congruence, pour la grande Anne Ancelin Schützenberger, c'est passer de la prédécision à la décision façon Lewin | pour Kurt Lewin, par ailleurs, la correspondace fond-forme, tellement énergétique, est une Gestalt aboutie ]


 Argent ! - 2e partieFri 30 May 2008
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Aimer l'argent


Le Tremendous. Un grand. Un grand qui a brûlé sa (pleine et longue) vie dans l'enthousiasme, le travail, le dévouement. Ce géant du protestantisme économique [1] mérite son surnom d'extraordinaire. Il est, en outre, le guide amical, intellectuel et spirituel du tout aussi grand Kenneth Blanchard. Deux gourous. Niveau suprême...

Que dit Blanchard ? Le père du Manager-Minute sort en ce moment même un One Minute Entrepreneur, bréviaire de l'entrepreneur intelligent [2]. C'est le Tremendous, sous l'amicale poussée de Charles, qui me l'a dédicacé, en pré-copie. Une avant-première. Et quel honneur pour moi !

Blanchard y parle d'argent, bien sûr. Il développe mille choses. Longues à dire ici... Pour autant, je veux vous confier quatre bases.

Je pars déjeuner et vous tiens informés, d'accord ?

Ci-fait. Reparlons des quatre atomes de base :

1. Veiller à ce que les recettes, d'emblée, dépassent les dépenses [nda, business plan dès le départ dans le vert],

2. Se faire systématiquement payer en temps et en heure [garder une trésorerie positive, donc saine],

3. Associer et soigner ses clients, qui sont ceux qui nous paient,

4. Prendre soin de ses collaborateurs, qui sont ceux qui satisfont les clients en live, donc garantissent les rentrées d'argent.

Classe et direct. Celui qui comprend ces simples choses comprend tout : il y a là le cœur du business, tellement compliqué, tellement tordu par les gens !

Travailler, c'est simplement viser de l'argent. Et l'aimer. Donc aimer les paiements. Donc aimer la satisfaction-clients (les gens du dedans, qui font tourner la boîte, les gens du dehors, qui donnent l'argent contre un service).

Travailler, c'est juste ça.
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[1] Humanisme économique. Prise en compte de l'humain, en finalité et tout au long de la démarche d'entreprendre. Dans le protestantisme, l'argent est une bénédiction. Comme le salut s'obtient par la confiance, la foi (cf. Épître aux Romains), les œuvres servent juste à faire le bien, à donner travail et dignité à tous, à occuper son temps terrestre dans une attitude de service et de fidélité à Dieu, à sa famille, à soi, aux autres, à la vie. Le management moderne - en Occident - est une invention protestante. Management au sens noble : pragmatisme, honnêteté, rapport naturel au travail et aux gens. Je veux, en outre, saluer l'initiative vertueuse du catholique José María Arizmendiarreta ou, dans l'agriculture, de mon grand-père Marcel Bruel.

[2] Co-écrit avec Don Hutson, PDG de US Learning et conférencier (public speaker) de renom, et également Ethan Willis, PDG du cabinet californien Prosper, Inc., désigné entrepreneur de l'année 2005 par Ernst & Young.

[ Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Estrengths.com - Free assesment here, until the end of June ]  Read More


 Argent ! - 1e partieThu 29 May 2008
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Merci, d'abord. C'est ce qu'on dit quand on est poli. C'est, encore et surtout, ce que je veux dire aux 800 personnes [1] qui lisent ce blog ces jours-ci. Ces jours-ci où les billets sont rares [2]. Votre fidélité est un cadeau : chaleureusement merci. Et félicitations.

C'est d'argent qu'on parle aujourd'hui. Vous venez ?

Ah, l'argent. Motif de réjouissance ou matière à soucis, selon qu'il rutile ou brille par son absence. Connaissez-vous votre seuil de charges à dépasser ? Moi, j'en ai 3, très simples à mémoriser. Le minimum qui paie mes crédits et factures. Le mouais qui permet de renouveler mes cravates, mes costumes, de m'acheter quelques bouquins et CD, de financer quelques restaurants. Le waouh qui autorise des départs familiaux en vacances - à l'étranger -, d'investir un peu et de provisionner les études de ma progéniture.

Trois seuils. Très généraux, à la centaine d'euros près. Comme dit à ma compagne, c'est alors comme ça que je peux ressentir l'argent. De grandes masses : des nécessités à dépasser. Des objectifs ? Oui. Objectifs simples, fondés, réalistes. Faciles à ressentir (mémoriser).

C'est important car c'est un cap. Trois vitesses, quoi. De ça découle tout. Je dis bien tout.

Alors je veux vous citer trois hommes, fort différents. Le premier, c'est Jodorowsky, que vous connaissez. Il nous dit deux choses. Le second ? Le Tremendous, ami et mentor du grand Ken Blanchard, gourou du management. Le dernier enfin, c'est un anonyme. C'est le musicien d'un musicien. C'est le collègue de mon pote Olivier.

Right ?

Jodo est un être à part. C'est un maître : inspirateur, thérapeute, artiste précurseur. Jodo est pff... Jodo est une espèce d'oriental-occidental [3], gorgé d'Animus, d'Anima, de courage, de jeunesse et d'entrain.

Il relate deux choses quant à l'argent. Une séance de psychomagie, indique-t-il, l'amène à faire une prescription sur ça. Que celui qui manque de finances retire une quantité de petites pièces (à bon marché), qu'il se saisisse de cette menue monnaie, qu'il la jette. De manière ostensible. Comme ça. Ça dégrippe un mécanisme : l'inconscient repart, se met en mouvement, active à nouveau la chaîne dépenser-gagner. Eh oui. Ce cerveau qui dépense s'affûte en direct, se met en recherche d'argent : une pompe à eau s'ébroue, la dynamique circulatoire (qui est comme un archétype [4], comme un ancrage nerveux, anthropologique), bref la logique s'auto-alimente. Comme un manque à combler, de fait. Et ça revient.

Il y a aussi son autre histoire. Il parle là d'une sorcière [5], thérapeute traditionnelle d'Amérique Latine [6]. Cette femme, à quelqu'un qui peine à gagner sa vie, conseille de rester alité (!). Avec un pot d'urine placé sous le lit. Jodo indique à quel point l'urine, de jour en jour, se met à puer. Le patient, d'instinct se lève et quitte sa couche, au bout de quelques temps, et spontanément se met en recherche d'argent. Foin de psychanalyse [7], explique Jodo. C'est juste que le gars sort de son urine (qui commence à sentir) et devient un homme : compétent, capable, ancré dans la réalité.

L'argent, c'est la réalité.
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[1] Personnes et moteurs de recherche, en connexion directe, hors agrégations RSS.

[2] Quand ils sont fréquents, le trafic habituel se stabilise à 1 400 connexions directes.

[3] Oriental ? Jodorowsky est l'élève du maître zen Ejo Takata (1928-).

[4] Au sens de Gilbert Durand. Au sens également de Georges Romey, digne successeur de Durand, de Jean Piaget (côté francophones), d'Arthur Janov, de Carl Gustav Jung, pour les internationaux.

[5] Pachita. Cette femme s'appuie sur l'inconscient, sur la façon - culturellement opportune - de saisir l'inconscient, de l'impressionner (à l'instar de la lumière sur un film-photo). En clair de le stimuler dans sa dynamique, dans ses ressorts innés (pulsions de vie) ou acquis (programmes intimes et personnels).

[6] Jodo est né au Chili (1929). En outre, il connaît bien le Mexique.

[7] Ce ballet des sphincters rappelle combien donner-engranger touche à l'intime. À l'organique.


 Oui madame, l'organisation est une activité stratégique - 13e partieMon 12 Nov 2007
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C'est quelqu'un que j'aime bien. C'était hier. Lui et moi parlions d'organisation : comment aider les grands comptes (par exemple) à mettre de l'ordre dans leurs priorités et à privilégier ainsi ce qui rapporte des strokes et de l'argent. Bref, à faire tourner l'entreprise autour de ce qui est intéressant et profitable : utile. Ou stratégique (c'est-à-dire en mesure de vous faire tenir un rapport de force en contexte changeant, incertain, progressivement dégradé [1], je veux parler d'un rapport de force en milieu d'adversité concurrentielle, de versatilité-clients et de cette routine quotidienne qui émousse la libido [2], qui émousse l'envie de se bagarrer ou de partager des choses).

Ok. Le discernement des points qui basculent un contexte à notre avantage, c'est la stratégie. La stratégie qui intègre le temps comme une donnée organique, c'est quoi alors ? C'est la priorisation de choix pour l'entreprise : se servir des déterminations temporelles pour bâtir un plan de bataille cohérent. Oui. Et le collègue et moi, nous parlions juste avant ça des facteurs d'hygiène (le minimum vital du travailler-ensemble) et des leviers de valeur (ce qui vient, en surcouche, chatouiller les véritables poches de motivation).

Alors que dire ? Il y a, je veux le rappeler, plusieurs outils pour optimiser le temps : réarranger les occupations de l'entreprise autour de ce qui est déterminé comme utile. Et puis il y a, en filigrane, cette histoire de nécessaire-insuffisant et de très-intéressant-seulement-si-le-minimum-est-déjà-en-place. C'est de la motivation.

Ça engendre deux parties : A et B.

Let's go.

Alors A. Parlons de tri d'actions. Il y a la classique matrice de priorisation. Elle permet à l'entreprise de déterminer elle-même (par exemple avec une animation Post-It) ce qui rentre dans les cellules de priorités, en fonction de son identité propre et de ses objectifs :



Fig. 1 - Matrice de priorisation [3]


Ce modèle est parlant. Il permet de distinguer tout de suite qu'il faut privilégier l'important_urgent (par ex., Y a le feu !), le pas-important_urgent (Arf, c'est réglementaire, quel boulet !) et puis l'important_pas-urgent (Intéressant pour notre chiffre d'affaires ou notre croissance). Le pas-important_pas-urgent ? Aux orties : identifiez-moi ça et giclez-le par la fenêtre. 'Veux plus le voir (l'expérience montre qu'il occupe entre 40 et 75 % du temps, vous imaginez l'économie que vous générez si vous le dégommez).

Que faire ? Le réglementaire-boulet, il faut l'industrialiser à mort (j'appelle ça les enclumes, Charles peut vous le dire). C'est-à-dire avoir un qui-fait-quoi archi rôdé (planning lisible et précis - un management visuel à la Toyota), et puis des moyens de communication immédiats (téléphones mobiles qui fonctionnent) pour traiter les écarts en live, avec le pilote du processus (l'expert en la chose). Dernier élément : une ingénierie documentaire de malade. C'est-à-dire des routines informatiques (par ex., des macros Excel) qui vous permettent d'éditer les documents en un clic et de les expédier à un carnet d'adresses avec mention systématique de la date-butoir et des numéros des mobiles en cas de besoin important. Pour les besoins de retour normaux, rappeler l'adresse Internet, l'identifiant personnel et le mot de passe, pour consulter en ligne un déroulé-type des procédures.

Automatisons le réglementaire. (Tout autant que le stratégiquement-fort_urgent, frappé d'impératifs d'immédiateté parfaite [4], de qualité inscrite dès l'amont.) Puis regardons le réservoir de croissance (immédiate ou différée), la cellule de production-vente ou de R&D de la boîte. C'est le cœur de la réussite et de la construction. C'est juste logique : ce qui rapporte est à mettre en avant.

Allez, on récapitule : si vous avez 100 €, vous consacrez 15 € pour seek and destroy le superflu chronophage, 25 € pour automatiser (ou sous-traiter) le réglementaire (oui c'est cher), 25 € pour augmenter la productivité du chronophage stratégiquement porteur (c'est indispensable) et 35 € pour vite récolter le facile et stratégiquement porteur et ainsi générer de la croissance (c'est obligatoire). Ici, la vitesse d'exécution vous fait fabriquer plus de richesse.

Voilà, peu ou prou, comment se profile un cercle vertueux stratégique, qui intègre en vrai le temps (c'est rare : beaucoup d'objectifs sont des caps projetés plus ou moins à la louche - ou pire, des envies, des intentions).

Je vous propose une pause et vous dégotte le superbe et sémillant Mark Lanegan (ma BO de ce matin) :




Fig. 2 - L'ancien chanteur des Screaming Trees,
merci Youtube


Passons maintenant au scoring stratégique tel que je le pratique réellement. Nous parlerons pour finir de la partir B, centrée sur l'hygiène et la valeur.

Le scoring stratégique, ça prend appui sur le 20/80, vous vous souvenez ? Rappel : vous prenez une feuille de papier, notez tout ce que vous faites et comptez faire dans les semaines à venir. Chaque activité (amorcée par un verbe simple) occupe une ligne. Chaque ligne se croise avec une puis deux ou trois colonnes voire six ou sept, ça forme des cases. Vous avez donc vos lignes, mettons de A à N. Et puis vous avez les colonnes : à quoi celles-ci correspondent-elles ? À des critères. D'expérience, je sais qu'il faut absolument y porter le Cœur à l'ouvrage (intérêt qu'a l'acteur à faire l'activité). Vous mettez aussi l'Intérêt financier pour l'entreprise, également son Intérêt en termes de rapports de force (occuper un terrain sur une niche, renforcer son image, etc.), la Rapidité du retour sur investissement, la Facilité d'exécution, la Régularité du retour sur investissement (solidité, récurrence). Et puis, last but not least, l'Importance réglementaire, sachant de toute façon qu'un item vraiment obligatoire, quoique stratégiquement fade, recevra ici une appréciation forte. Regardons : ça fait, mettons, sept critères. Vous coefficientez tout ça. Je recommande de ventiler un total de 5 ou 7 points maximum, en plus des chiffres 1 normaux, ce qui fait par exemple, et dans l'ordre des colonnes : [ coeff. 1 | coeff. 1 | coeff. 2 | coeff. 1 | coeff 3 | coeff. 2 | coeff. 1 ]. Puis, vous attribuez, seul ou en groupe (par vote et sélection de la note moyenne), une note de 1 à 5 dans chaque cellule. 1, c'est inintéressant ou atroce, 5 c'est la facilité, la jouissance ou l'intérêt absolus. Vous faites alors la somme de cellule à cellule pour chaque item. Ce qui vous donne un score, ici pondéré (eu égard aux coeffs). Cette somme par ligne, rapportée à la somme totale des scores (en bas de la colonne Total), exprime un pourcentage, c'est la contribution de chaque activité à l'intérêt total (noté sur 100 %). Gardez alors les activités qui, à elles toutes, génèrent 80 % du score d'intérêt total (vous les entourez au crayon à papier, jusqu'à atteindre 80 %, à 80 vous vous arrêtez). La pratique confirme qu'il y a très souvent 20 % d'items qui pèsent pour 80 % dans l'excellence collective.

Ce sont les 20/80, découverts en son temps par le sieur Vilfredo Pareto.

Mon conseil ? Gardez les meilleurs items. Les autres ? C'est la poub's. Puis, vous mettez les obligations dans un planning (de la plus forte à la plus faible, enregistrant par ex. des notes de 5 à 2 dans la colonne Importance réglementaire), puis, là où il y a de la place, vous casez les meilleures notes restantes, jusqu'à rentrer - score par score, du franchement meilleur au plus acceptable (le superflu étant mort depuis longtemps) - bref, jusqu'à positionner la totalité des items qui fabriquent 80 % de la valeur globale. Ok ?

Voilà.

L'intérêt ? Vous vous penchez, pêle-mêle, sur quantité d'items et court-circuitez du coup toute considération a priori. Cette activité est-elle bien ou non ? Vous le saurez seulement à la fin des calculs. Surprises en grand nombre [5]. Donc utilité pour la boîte, qui se fiche des conceptions toutes faites et fonde, par définition, sa réussite sur la réalité. Scorer tout ça, c'est le début de l'âge adulte.

Récapitulatif ? Oui, c'est le moment. Le scoring stratégique a ceci de bien qu'il peut se faire tout seul ou en groupe, pour soi ou pour l'équipe ou pour la boîte. Il fait une photographie de la situation en dehors des a prioris (les résultats peuvent surprendre). Et puis, de manière simple, on peut l'implémenter sous Excel, en trois coups de cuillère à pot, par exemple depuis un organiseur de poche. Quoi d'autre ? Il peut concerner des activités, des clients, des secteurs géographiques. Dernier élément : il est très pratique quand il s'agit de placer dans un planning les activités dans l'odre, jusqu'à la somme cumulée de 80 %.

Il est complet.

Partie B, la motivation. Vous l'avez compris : les facteurs d'hygiène composent un minimum vital (pouvoir se rendre à son poste de travail, pouvoir manger, disposer de chaussures de sécurité, d'une lumière suffisante, etc.). Ce sont, je trouve, les motifs traditionnels de plainte. Ils cachent soit une réalité, soit une façon diplomatique (ou craintive) de réclamer davantage de considération humaine, il faut pour ça ouvrir ses oreilles en grand. Il y a aussi les leviers de valeur, que je qualifie d'ensemble superflu-motivant (le superflu, dans un liquide, c'est ce qui surnage : c'est ce qui est subtil et qui vient au dessus).

Il est plus fin que le premier, plus subjectif. Et c'est pourtant là que se cache le gros du potentiel. Je me souviens d'un bonhomme et de sa fenêtre de bureau : sa motivation répondait en partie à l'envie de voir décoller, dans le ciel matinal, l'avion Beluga (j'en parle souvent). Nous sommes vraiment dans la zone personnelle des gens. Bien sûr, il faut jouer de ce clavier musical si et seulement si les personnes disposent avant ça du minimum vital. La valeur vient alors se greffer à bon escient. Sans un socle d'hygiène, elle s'écroule.

Quid de l'argent ? C'est là que je veux en venir. La paye relève au départ de l'hygiène (subsister, honnorer ses engagements, etc.). Il la faut, et même bien, pour qu'elle déborde sur de la valeur. C'est un des rares exemples de vases communicants que je connaisse : beaucoup d'hygiène commence à générer un peu de valeur (se payer ce qu'on souhaite, mais souvent... à l'extérieur de l'entreprise).

Il y a donc déperdition [6]. De surcroît, c'est l'aspect qualitatif qui prévaut, je vous assure. La paye ? Vous devez absolument lui adjoindre des stimulations à laquelle la personne est sensible (défis, tranquillisations, contacts accrus, autonomie - selon profils).

Il y a foule de gens bien payés qui quittent une entreprise par ennui ou parce que le boss [7] est autiste ou dévalorisant.

Alors oui, l'organisation est une stratégie. Tout comme le faire-adhérer. Le management ? Le parent pauvre des activités de gestion. Mettez de la productivité et du management, du management et de la productivité, vous nous soulèverez le monde.

La performance humaine, c'est du platine en rouleaux.

Excellente semaine à vous !
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[1] Sujet à usure, à dislocation, à effritement dans le temps. Cf. entropie (modèle thermodynamique et/ou romeyien pour la psychologie clinique). L'entropie est une des caractéristiques de la complexité, ce mode d'organisation si spécifique à la vie, à l'animation constante de systèmes, tendus vers une félicité ou une jouissance et de toute façon porteurs de métamorphose et de mort (explosion-répartition dans d'autres systèmes - lire le brillant Max Sandor).

[2] Sur le régime de la libido, relire l'excellent dynamicien de groupe (!) Sigmund Freud ou, pour les ressorts inconscients, la Française Christiane Olivier

[3] Eh bien oui, cette matrice est optiquement bien composée. Les éléments vertueux sont situés au bout des axes, avec une progression des absisses et des ordonnées distribuée dans le sens de lecture occidental : de gauche à droite et de bas en haut. Si vous travaillez dans nos cultures, c'est ce qu'il y a de plus naturel pour le cerveau. C'est même o-bli-ga-toi-re ! Pour aller plus loin, il y a la théma Cartographie.

[4] Les qualiticiens connaissent bien ça, c'est la politique du zéro défaut.

[5] Naturellement, ma propre activité obéit à une priorisation stratégique. Et des surprises, j'en ai eu : bloguer ou aller à la piscine, par exemple, ont des scores importants, je n'aurais jamais cru. (Il y a aussi, je vous rassure, toutes les enclumes et les tâches de prod'.) Si j'applique cette configuration temporelle, je suis sûr - preuve à l'appui - de générer de la motivation et de l'argent. Quant à ma productivité, elle est à bloc : chaque heure a un sens et une orientation.

[6] Ça rappelle la fuite des cerveaux. Ou, à l'échelle psychologique, la fuite énergétique du potentiel créatif (état Enfant, dit Eric Berne) en dehors de l'entreprise. Relire l'épisode du bowling, que rapporte (ici, en note 1) le père de l'Analyse transactionnelle.

[7] Voir la théma Qu'est-ce qu'un bon manager ?

[ Sujet complètement différent - la vidéo de l'interview de Georges W. Bush par Patrick Poivre-d'Arvor | le scoring stratégique, c'est comme l'ergonomie, tout mouvement devient fluide et profitable - l'entreprise est comme un corps, ce sont les ostéopathes qui vont être contents :-) ]


 Demander la luneSat 10 Nov 2007
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Un prof de japonais m'expliquait il y a dix ans que le Pays du soleil levant adorait contempler la lune : c'est traditionnel. Et c'est magnifiquement actuel puisqu'un bijou de vidéo nippone, relayée depuis ce matin par Le Figaro, montre le caillou céleste comme si on y était.

Je vous l'intègre ici :



Et puis je passe du coq à l'âne en mentionnant qu'une soirée intense à L'Esquinade hier m'a fait rester, ce matin, plus longtemps que prévu sous la couette. Résultat : quasiment une heure l'oreille collée à la radio. Je vous recommande absolument l'émission de David Jacquot sur BFM (archive sonore). Le thème ? Utiliser le montant de ses impôts pour se créer des placements juteux, par exemple transmissibles aux enfants. Panorama simple et rapide, avec des mots de tous les jours. À signaler aussi, le numéro encore en kiosque du Particulier, consacré aux leviers fiscaux.

Allez, j'envoie le lien à Serge - Chlorion finances - Alzas.

Et vous souhaite un bon week-end.

[ Image à droite : il s'agit (si !) d'un d'ascenseur au départ prévu pour rallier la lune | autre sujet - un défilé-vidéo de L'Absara, créateurs de vêtements atypiques de la région d'Avignon, merci à Truveo.com et meilleurs souhaits de succès à la boutique gardoise | Fly me to the moon | Ah, le Japon ! J'adore les haikus (blogs dédiés), et vous ? ]  Read More