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Faire naître la nouveauté par le symbole
Gaston Bachelard (1884-1962) et le psychologue contemporain Gilbert Durand ont dit des choses cruciales. L'un comme l'autre envisage les symboles comme des spectres, je veux dire des étendues de sens. Exemple : pour certains hommes, le soleil est vivifiant, alors que pour d'autres il brûle et tue [*]. Le sens voyage d'un pôle à l'autre. C'est cela un spectre : un ensemble dynamique de sens qui se déploie alors même que le signifiant - ici "soleil" - reste fixe. Le son "Soleil" génère une densité intellectuelle et psychologique phénoménale.
L'intérêt pour le coach ? C'est qu'un même son (dans le discours de l'autre) vous projette d'un bout à l'autre du spectre. Ce trajet compose un atout.
Explication. A un bout du spectre, il y a - mettons - les sens qui vérouillent, limitent ou font peur. Allons voir à l'autre bout : un gisement de sens insoupçonnés vous attend, libérant une forte énergie psychique s'ils sont mis à profit.
Si votre client déplore être "passif comme une feuille fragile", cette même feuille - comme "coincée" dans l'esprit de celui-ci - peut, sous votre éclairage, changer de modalité et former ainsi un ressort inattendu. Pourquoi ? Parce que passive, la feuille est également active : c'est un instrument de captation de flux et de distribution des énergies. Voilà qui conduit à de nouvelles amorces, pour pouvoir faire un travail de changement.
Une image-pivot, en coaching, c'est une base de discussion. Et c'est une tempête en marche.
[*] Sur l'ambivalence (à distinguer de l'ambigüité), relire l'histoire de Sekhmet, la déesse égyptienne de la médecine initiatique... et de la destruction solaire.
[ Changer, c'est quoi ? ]
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