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 Benchmarking nationalFri 23 May 2008
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Un pays est-il une entreprise ? Pff, non. Et pourtant : les entreprises, autrement plus prosaïques que les forces, la culture et les humanités qui composent un pays - et surtout le nôtre -, bref, les boîtes, elles y arrivent. Un, à se vendre. Deux, à gérer leur flouze. Trois, à s'adapter à la vie. Vous savez, ce principe de réalité dont parle la psychanalyse et que les Français, Persévérants au possible (sensibles aux grands principes), se figurent si mal.

J'aime [1] mon pays (Blaise Pascal, Jean Moulin, Monet & Schuman, Edgar Morin). Je dis simplement qu'il faut y aller maintenant. Cette génération de l'Après-Guerre nous pèse, qui proteste, ralentit, freine et bataille pour ses prérogatives.

Le salut passe à coup sûr par un benchmarking, une étude systématique et une adaptation de ce que tellement réussissent sous d'autres latitudes. Ligne de mire ? L'Europe du Nord : libérale, sociale, intelligente, harmonieuse et bien fichue. On a le droit d'y travailler, de s'y développer, de partager, d'agir, d'avancer : de vivre. Et de bien vivre. En harmonie avec autrui, c'est décisif. Pragmatisme (solutions), sens du travail (courage, allant), individualisme (liberté) et sens des responsabilités collectives (civisme, autodiscipline).

Donnant la parole à Robert Rochefort, directeur du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc - interview à Metro le 30 avril 2008), je hurle avec lui :

Au lieu de toujours se comparer au passé et aux Trente Glorieuses [2], on ferait mieux de regarder ce qui se fait aujourd'hui, ailleurs, pour lutter contre les mêmes problèmes conjoncturels. Nous sommes trop autocentrés, pas assez ouverts à la comparaison.

Comme beaucoup de Français, je trouve que le travail est plus naturel ailleurs. Je trouve, en parallèle, que la protection sociale, la culture et l'art de vivre chez nous sont uniques. Et nécessaires : je les adule.

J'aime le monde et j'aime la France. J'aime la vie. J'aime le mouvement.

Ouais.

Français, étrangers, comment vivez-vous votre pays ?
__

[1] J'aime aussi ce que la France compte de métis (Giacomo Casanova, Alexandro Jodorowsky).

[2] Grosso modo les années 1940 à 1970. Période de reconstruction du pays et de modernisation industrielle (productivité alors bénéfique à l'emploi), en même temps qu'un relatif isolement international (je veux dire par rapport à maintenant). Période faste, de plein-emploi, donc de finances par l'impôt fortes, donc d'actions publiques possibles. Truc serein. Une parenthèse dans l'Histoire.


 Sois poli(e) si t'es pas joli(e) - 15e partieThu 6 Dec 2007
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Ah, les noms : de vraies marques. Un court séjour à l'Inpi vous fait voir à quel point les bonnes idées sont déjà prises. Compte tenu du bruissement informatif permanent (contamination positive, effet-dominos en continu, complexité), 2008 sera l'année du challenge. Trouver un nom, trouver sa marque, va relever de la gageure. Et c'est bien : exister, en environnement commercial, demande une originalité, un plus, et surtout un mieux. Exister, c'est se sortir de soi.

S'extravertir, quand beaucoup parlent, c'est nécessairement trouver un angle, un ton, un style. Quelque chose de typique (identifiable, comme le son du bébé manchot sur la banquise qui interpelle, parmi mille, sa mère et elle seule). Quelque chose de typique, ok, et un apport significatif aux clients : améliorer l'existant ou innover pour faciliter, au final, la vie de ses contemporains.




Fig. 1 - La mondialisation, un processus ancien -
Ici, la Route de la soie, remontant à l'Antiquité romaine,
lisez le passionnant blog du chercheur T. Matthew Ciolek



Pour comprendre cette logique, pluriséculaire, accrue par la modernité (exploration des terres, des idées, des statuts humains) et répandue via les moyens de connaissance et de conquête [1] actuels (avion, téléphone, voiture, architectures managériales et documentaires normées et accessibles à distance), il suffit juste de lever le Net et le nez. Il suffit aussi de relire Adam Smith et Mike Porter, le père - en dehors de Jean-Baptiste Colbert - de l'avantage concurrentiel.

Ok.

Les idées forment une noosphère qui nous baigne, autant que l'air [2]. Tout est dans l'air. C'est dans l'air du temps, c'est dans la peau, j't'ai dans la peau, l'air de rien, de pas y toucher.

Mouais.

J'ai grande considération pour l'excellent consultant-coach Patrick Tardivon, qui dit Vous pouvez prendre mes idées, j'en aurai d'autres. À l'instar de Flemming Funch, ce type a tout compris du XXIe siècle. Face à la vague, qui vous carotte des choses et qui grossit des courants émis par les uns et par les autres, il vaut mieux apprendre à surfer : produire et lacher prise. La propriété ? C'est has been. C'est d'ailleurs le principe du copyleft, qui contraint l'émetteur à la production par le haut, à la créativité permanente, au dépassement de soi.

Yes.

Mais ça m'ennuie toujours quand on prend sans signaler. Faites-vous plaisir, ok. Mais citez les sources. Quand on se sert, on dit merci.

Sinon c'est bouffrerie : la prochaine fois, je dégomme. Version massif.
__

[1] Investigation, veille et benchmarking.

[2] Il faut saluer le formidable esprit de synthèse du philosophe Pierre Teilhard de Chardin, à l'origine du concept d'enjeu du Point Omega (noosphère).

[ Absara, fan de Silicon Sentier, par exemple, et de l'esprit OpenCoffee club - honneur aux pionniers | respect symbolique du droit d'aînesse, sinon c'est mètis à deux balles | bravo à ceux qui inventent - ce n'est pas la propriété qui est has been, c'est de s'approprier des mérites, sans les risques, et de faire son cake après | envisager, sans pour autant verser dans la mémétique, à quel point modèles et systèmes sont autonomes et nous échappent ]  Read More


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Ah, les noms : de vraies marques. Un court séjour à l'Inpi vous fait voir à quel point les bonnes idées sont déjà prises. Compte tenu du bruissement informatif permanent (contamination positive, effet-dominos en continu, complexité), 2008 sera l'année du challenge. Trouver un nom, trouver sa marque, va relever de la gageure. Et c'est bien : exister, en environnement commercial, demande une originalité, un plus, et surtout un mieux. Exister, c'est se sortir de soi.

S'extravertir, quand beaucoup parlent, c'est nécessairement trouver un angle, un ton, un style. Quelque chose de typique (identifiable, comme le son du bébé manchot sur la banquise qui interpelle, parmi mille, sa mère et elle seule). Quelque chose de typique, ok, et un apport significatif aux clients : améliorer l'existant ou innover pour faciliter, au final, la vie de ses contemporains.




Fig. 1 - La mondialisation, un processus ancien -
Ici, la Route de la soie, remontant à l'Antiquité romaine,
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Pour comprendre cette logique, pluriséculaire, accrue par la modernité (exploration des terres, des idées, des statuts humains) et répandue via les moyens de connaissance et de conquête [1] actuels (avion, téléphone, voiture, architectures managériales et documentaires normées et accessibles à distance), il suffit juste de lever le Net et le nez. Il suffit aussi de relire Adam Smith et Mike Porter, le père - en dehors de Jean-Baptiste Colbert - de l'avantage concurrentiel.

Ok.

Les idées forment une noosphère qui nous baigne, autant que l'air [2]. Tout est dans l'air. C'est dans l'air du temps, c'est dans la peau, j't'ai dans la peau, l'air de rien, de pas y toucher.

Mouais.

J'ai grande considération pour l'excellent consultant-coach Patrick Tardivon, qui dit Vous pouvez prendre mes idées, j'en aurai d'autres. À l'instar de Flemming Funch, ce type a tout compris du XXIe siècle. Face à la vague, qui vous carotte des choses et qui grossit des courants émis par les uns et par les autres, il vaut mieux apprendre à surfer : produire et lacher prise. La propriété ? C'est has been. C'est d'ailleurs le principe du copyleft, qui contraint l'émetteur à la production par le haut, à la créativité permanente, au dépassement de soi.

Yes.

Mais ça m'ennuie toujours quand on prend sans signaler. Faites-vous plaisir, ok. Mais citez les sources. Quand on se sert, on dit merci.

Sinon c'est bouffrerie : la prochaine fois, je dégomme. Version massif.
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[1] Investigation, veille et benchmarking.

[2] Il faut saluer le formidable esprit de synthèse du philosophe Pierre Teilhard de Chardin, à l'origine du concept d'enjeu du Point Omega (noosphère).

[ Absara, fan de Silicon Sentier, par exemple, et de l'esprit OpenCoffee club - honneur aux pionniers | respect symbolique du droit d'aînesse, sinon c'est mètis à deux balles | bravo à ceux qui inventent - ce n'est pas la propriété qui est has been, c'est de s'approprier des mérites, sans les risques, et de faire son cake après | envisager, sans pour autant verser dans la mémétique, à quel point modèles et systèmes sont autonomes et nous échappent ]  Read More