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Raw is the color of pepper skinless bodies
Of shouting hearts
Of yellow tears in wide basins
(Anonymous)
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So what? Many things. Or just a couple, rather. Megyünk.
1. Grief. (Yeah.) That slaps the face. There is a bunch of f....n' books that talk about it. (F.... them.) I personally stay connected to Ed Underwood's. With highs and lows. With doubts. With (sometimes) rays of light. This guy has more than a heart.
And if I had courage, I'd also go back to Cloud and Townsend's one. (Asskickin' and tender.) Courage? Yep. Efficient book that reminds me the months-and-months when I took back my (sad) plane after time with the kiddies, in France, and... yes, with their gorgeous-and-yet-distant mother: S.
So... pain. Hopes that die like gyufák. Intense emotions. Intense... intents. Swampy, complex, humiliating and dark-and-golden ill context.
And it's all about her. (S.) And, for a decade now. Decade, that long? Sure. And... this morning again. (Rain.) Strange evening, yesterday. Strange morning now.
So, yesterday. By f....n' night. What happened? Long conversation with my friend I. (she and A. are warm and dedicated persons, that spent days and nights at my flat, when staying by my own was too heavy — Concrete help I call it). And? The personal feeling, yesterday, that something — in a mute mode —, was kind of blood-boiling in me.
Instincts.
Something that dealt with life, sex, death, decisions, spirituality. (Instincts.) Intuition. Forces. Mud. Unconscious. Crossroads, like an intimate melting pot. A potential. Energy. Like a mess. Like radioactive liquid granite. Like injured frogs. Like knives, chains, lymph, identity. Ok?
2. It just drove me to Jan Saudek. And Joel Peter Witkin. Spiritual and instinctive photographers.
(Humans.)
God loves sincerity, I'm sure.
He knows instincts as well, in their thickness.
These photographers, I used to consider them pillars in my instinctive world. Just before meeting lovely S. Just before being touched by her... feminity.
Just before love.
Love (hers) has gone. Bulls, photographers, darkness and pulsing forces drive me back to who I was, before her. When I thought I was myself. When, after my mother's death, I swore I would live through art.
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Un bel œil. Ouais. De beaux yeux, bien sûr. Et aussi, en interne, une façon de cadrer ses images, de ressentir, d'attraper les rapports de force d'une scène. Comme bien souvent, c'est gamine, en prenant sa famille en photo le dimanche, que ma compagne a musclé son œil. Comme des étincelles sortant, au départ, d'un marteau frustre. Et désormais, son quotidien - révélé sur papier - touche aux enfants, aux villes, aux routes, aux contrastes, aux sentiments et situations humains, aux identités. Son esthétique est tendue, équilibrée, typée.
En 2003, elle et moi dînons avec Joel Peter Witkin, à Toulouse. Je suis traducteur - au débotté -, elle est déjà ma compagne et le repas intimiste avec le géant de la photo peut se concevoir si et seulement si elle est là. Et elle l'est (Tu sais quoi ? Dépêche-toi : viens vite !!).
Fig. 1 - Une précaution : âmes sensibles s'abstenir,
reportage (c) Indies webTV & Le Garage
Witkin, photographe converti au catholicisme, rend la lumière de Dieu (son amour) en saisissant, en montrant, en agréant ce que l'homme abhorre, que Dieu regarde avec ouverture : les monstres, les marginaux, la folie, le rejet, les pervers, la faute.
La beauté sauvera, dévoilera, affranchira le monde. C'est une ouverture, c'est une bonté.
Parlons de von Glasow. C'est en montrant la beauté (le nu - rapport direct au ressenti, forme vivante des gens), c'est en montrant l'intimité - ici extravertie, proposée - que le réalisateur Niko von Glasow (cf. film Nobody's perfect) fait de la pureté, de l'efficience. Rendre un statut, une place humaine, un ethos, c'est dévoiler la beauté. L'esthétique ? Le vivant, essentiellement. Un élan spécifique, une vibration prise tel qu'elle est : sacrée, expressive, sincère, efficace. Assumée comme un mini-temple du monde.
Metropolis fait du bien. L'émission d'Arte, le sachant ou non, invite à absorber ce que les athlètes paralympiques ont à faire savoir. Et ont à vivre.
L'homme, c'est beau. Le corps, même cassé, ça fonctionne. (Parce que ça éprouve.)
La chair est belle : c'est un état, un mouvement, un être.
C'est la vie qui est là.
[ Un photographe que j'admire, Bruno Wagner (ancien site), encore un à qui je compte demander pardon | On aimerait tous transformer ses points faibles en quelque chose de beau : pouvoir en parler haut et fort. - Niko von Glasow | la famille Cranach (XVIe s.), amie de Martin Luther - Lucas Cranach père et fils, peintres protestants (source d'inspiration pour Witkin) ]