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 Motivation - 12e partieMon 23 Mar 2009
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Sept classiques en entreprise


Et c'est reparti. Contexte : une soirée chez des voisins (ambiance personnelle). Et toujours la même question, pour le coup très pro : C'est quoi motiver ?

Je réponds par l'opposé : démotiver, c'est couper l'envie de bien faire, c'est saper l'envie de s'impliquer. C'est démobiliser, par les actes et par les propos (souvent juste par le ton).

Il y a une théma pour ça.

Encore et surtout, comme dans la soirée, je dis que démotiver, c'est :

1. Manager seulement par e-mail (ambiguïté et confusion des propos ; interactions figées, délayées dans le temps ; côté charnel et strokes minuscules [*] ; côté impersonnel, protocolaire et bâclé en revanche très fort), c'est le mail-management, froid, technique et... très en vogue,

2. Mobiliser ses collaborateurs tous de la même manière (par exemple de manière exclusivement cérébrale), c'est le management-tous pareils, lointain héritier de la pédagogie-tous pareils, prétendument équitable (en vérité maladroite, rigide et monobloc),

3. Répéter les consignes d'une seule et même manière, quitte à aller dans l'infiniment petit (croyance selon laquelle les détails précisent, vendent et renforcent un propos ; mythe du rabâchage comme moyen de faire adhérer), c'est le management-perroquet ou - pire - le management-je répète pour ceux qui n'ont pas compris,

4. Signaler seulement les erreurs, c'est le management-pas confiance ou management-je t'ai eu, et oublier les progrès, considérés comme normaux donc secondaires,

5. Imposer un coach (par exemple un ami du big boss) aux collaborateurs sentis comme faibles, c'est le management intrusif,

6. Dévaloriser un collaborateur au lieu de lui dire ce qu'il faut améliorer, c'est le management sardonique,

7. Négliger le management et croire que les gens le font très bien tous seuls, c'est peut-être le plus dangereux, qui fait naître une multitude de poches de management parallèles, où des petits chefs font appliquer leurs propres règles, parfois tacites (donc anxiogènes), parfois arbitraires, souvent proches de la jungle (les assertifs croquent les introvertis) - c'est le management-sans management voire management-débrouillez-vous (avec son corolaire pas le temps, sous entendu « pour ça »).

En conséquence de quoi, manager c'est adapter les ordres, les objectifs, les félicitations, les encouragements, les délégations, le ton des échanges.

Manager, c'est mobiliser les individus. C'est connaître ce qui les stimule en propre, pour couler ces aspirations puissantes dans une activité au jour le jour.

C'est s'adapter. C'est prendre un peu de temps.

C'est faire du bien...

Any comment?

__


[*] Par ordre croissant d'intérêt pour le collaborateur, il y a l'inexistant management fantôme (un manager... absent) ; le faible e-mail du boss ; le très correct coup de fil (déjà un peu plus sensoriel, donc adressé, donc intense, donc mémorisable) ; l'intéressant entretien informel, fût-il entre deux portes au calme ; le valorisant face à face avec regard chaleureux, amicale pression de l'épaule ou de la main. (Avec tact, discernement, respect.)

[ À la suite du grand Ken Blanchard, tout bon manager doit pouvoir dire que manager, ça prend une minute par jour et par personne, soit 40 minutes pour une PME d'autant d'individus : un scoring correct de ses activités permet au boss de dégager du temps pour ça - c'est vital ]  Read More


 Le P'tit D - 7e partieWed 29 Jun 2005
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Vingt ! Un nombre sain, un nombre plein et serein. Je vous propose d'aborder le vingtième point du P'tit D. C'est parti :

20. Quels sont tous ces p'tits pékins qui s'y retrouvent ? Tout le monde travaille comme il faut, la boîte tourne comme une ruche helvétique ? Vous allez me prendre soin de désorganiser tout ça et de faire crépiter le bon feu florentin de la division. Les pompiers vont s'éclater. Tout d'abord, désorganisez les postes de tout le monde. Chamboulez tout, c'est l'été ! De cette manière la rentrée de septembre aura-t-elle un arrière-goût d'angoisse : Mon Dieu, que va-t-on faire de moi ? doit être le tube estival. Le numéro un des campings. Eh bien c'est simple. Doublonnez-moi les postes un tant soit peu stratégiques. Exemple : les ressources humaines. Là où il y avait Géraldine, mettez aussi Frédéric... en même temps. (Surtout si Frédéric n'y connaît rien - c'est mieux.) Résultat ? Une belle rivalité, une embrouille à feu doux, une montagne de dépressions nerveuses. Et très important : doublonnez tout poste décisionnel avec un équivalent organisationnel. De cette manière, les ordres 'croiseront' le train-train administratif, dans un joyeux foutoir : c'est le téléscopage permanent. Quel crétin de rond-de-cuir a ralenti la démarche ? devrait côtoyer le délicieux Quel imbécile a tranché sans consulter l'équipe ? Je vous vois déjà sourire : maintenant que vous avez mis l'feu aux poudres, vous pouvez passer votre après-midie sur le Net à acheter votre prochain vol pour une île paradisiaque. Pour que ce soit plus ostentatoire, essayez de faire venir spécialement le conjoint, dans le bureau, pour vous aider à choisir.

Mmh, trop dure la vie.

[ Quelques images ]