|
|
[ < 4e partie ] [ Catégorie Méthodologie | mots-clés, permalien, commentaires ]
- Et c'est quoi devant ? [Réflexion.] - Devant, improvisé-je à cette partie questionneuse de ma progéniture, c'est quand tu gardes la tête bien droite (plouk) et que tes yeux regardent en face de toi : fuuuiiit (avec la main qui tranche une voie). Là. Et puis derrière, c'est quand tu tournes entièrement ta tête pour regarder quelque chose... dans ton dos. Sur les côtés ? C'est quand ta tête elle va vers une épaule ou vers une autre, on dit que c'est à gauche ou à droite.
Mouais.
Je voudrais faire des elevator pitches aussi directs. Atteindre une radicalité, une perception franche et claire du quotidien.
Comme pour un enfant.
Parler avec ces petits miracles d'intelligence me stimule. Et m'oblige, pour mes activités, à être simple. Efficace, dirait Marcel Dassault. (Mmh, efficient, coco.)
Portez-vous bien !
__
[ Prédicats | 5C4P ]
|
|
|
|
[ << Stephen R. Covey, orateur motivationnel - 3e partie ] The Tremendous - 4e partie [ Le siège des besoins humains - 5e partie >> ]
Incroyable : la vie est faite de bonds, de passages, de seuils, de sauts, de sursauts, de fils conducteurs, de contaminations [*] et de surprises. Il s'agit pour moi, ce soir, d'une surprise. Incroyable, j'ai dit.
Ceux qui me lisent depuis deux ans connaissent mon amour pour la cohésion des équipes, le commandement, le charisme, l'animation et la motivation, bref le management. J'aime écrire là-dessus. Et j'aime être au contact des gens qui travaillent et leur faciliter la vie : leur faire gagner du temps, trouver ce qui leur fait envie pour rester ensemble, faire un bon boulot, survivre à la concurrence et s'accomplir. Tout ça, c'est pareil.
Oui.
Qui croyez-vous que j'aie rencontré ce soir ? C'est Charles T. Jones, ici à Toulouse. C'est un gourou du management. Un Américain, donc un vrai. Dans la Ville rose. C'est - tenez-vous bien - l'oncle d'un pasteur local que j'apprécie. (Oui, je suis chrétien.)
Charles - Tremendous - Jones est l'un des 20 meilleurs orateurs du XXe siècle (voyez-vous ça, avec Martin Luther King, etc.). Ce type est simple, direct, transparent et détendu. Il est normal. As you're a management consultant like me, I give you this, m'a-t-il dit. Et c'est une petite Bible : la sienne propre.
La vie est une succession de plein de choses, je vous disais...
Excellent week-end à vous - And best wishes to the Tremendous !
__
[*] Capilarité des choses ou mise des phénomènes au diapason, d'après le psychothérapeute Georges Romey. Lire aussi le glossaire de la systémique, cette prise en compte de la complexité (complexité = art des "dominos", des impacts permanents réciproques des parties entre elles et sur un tout ; complication = sophistication, déclinable en catégories distinctes, hardues mais classables).
[ Charles T. Jones est un ami de Kenneth Blanchard | c'est un orateur vif et inspiré, mais aussi un bibliophile accompli (voir aussi ça) | ses indispensables | Ah, lire ! | << Les leaders sont - avant tout - des lecteurs. >> | << Tout le monde a un levier de succès et un mécanisme d'échec. Ce dernier se déroule automatiquement, - alors que - le levier de succès va de pair avec un but. A chaque fois que nous le définissons par écrit et que nous parlons d'un but, nous actionnons le levier de réussite. >> | LeeAundra Temescu et sa typologie des orateurs | à mon égard, un propos du Tremendous tout à l'heure : Ken Blanchard brought management to very basic things and France also needs basic things - c'est vrai | les strokes et l'authenticité (voyez absolument Babel, sur la profondeur et la fracas de la vie, mais aussi sur l'innocence et la spontanéité des hommes) ]
|
|
|
|
[ << LeeAundra Temescu - 3e partie ] Speech efficiency - 4e partie
About communication. << It reminds me of the advice for giving a good speech. First you tell them what you're going to tell them, then you tell it to them, and then you tell them what you just told them. The frame of the first and last part makes it much easier to put the more wordy stuff in context. [...] It does point out that we better will know what something is if the borders or frames of it will give us a very good hint. >>
Flemming Funch, blogger, Absara co-worker, NLP master practitioner, agent for building and promoting new participatory solutions
[ Comment être clair | faire un bon elevator pitch ] Read More
|
|
|
|
[ << Gregory Bateson | Ernst Cassirer ] Communication - 2e partie [ Vrac d'hiver et communication - suite >> ]
File prendre ton bain (sémiotique)
Vous le connaissez, il est horrible ce schéma. Si primaire : Emetteur => message, forcémment codé => Récepteur.
Grâce au Ciel, en 1994, un formateur m'en a montré les limites. Bien sûr que communiquer, c'est pas ça - quelle horreur ! Bien sûr que Jean-Marc Froquet, c'est son nom [1], m'a montré autre chose. Je dois donc vous citer l'Analyse transactionnelle (AT) et la Programmation neurolinguistique (PNL). Dépassés, ces arts de la communication ? Oui et non. C'est vrai qu'il y a aujourd'hui bien mieux. Pour autant, ces écoles font un premier vecteur... solide. Champs investis ? Le besoin si fondamental de signaux de reconnaissance, les répétitions morbides (programmes, scénarios noirs), l'interprétation personnelle des choses, la grille de lecture du monde (autour de croyances donc de valeurs - ces raccourcis utiles pour donner un sens aux choses), le besoin d'être avec des gens qui nous comprennent, la qualité (adaptation de la forme) des messages adressés à Untel ou Untel. Ok. Que dire alors ? Mmh, la communication, c'est de l'intellect (clarté des choses, sensorialité donc force des messages) mais encore et surtout c'est de l'affectivité. Le socio-émotionnel, en somme : nous sommes proches, presque structurés de la même manière, je suis dans votre camp, je vous respecte, je reconnais votre spécificité, je vous reconnais une vraie place [2], dans mon périmètre humain, dans le monde aussi.
Mais ce n'est pas ça que je veux dire. Je veux avant tout parler de cet émetteur et de ce récepteur. Froquet avait l'art de mettre l'accent (le primat) sur l'émetteur. Il avait raison. Il est tellement plus simple de bien travailler son adresse à quelqu'un (en respectant son intelligence, son tempérament, ses attentes) que de gérer la réception d'un message mal configuré (place peu enviée du récepteur). Je m'explique : l'émetteur - pour être efficace - dépense une misère, nerveusement, pour transmettre quelque chose de bon. Alors que le récepteur est à la peine : comprendre un truc mal ficelé est consommateur d'une montagne d'énergie. L'idée ? Bien s'exprimer en amont, bien parler à la tête (clarté), au corps (ancrages sensoriels) et au coeur (respect du tempérament de l'autre), c'est prendre soin de la communication, c'est transmettre un bon relai. A l'inverse, penser que l'autre doit s'adapter au tout-venant qui sort de nos bouches, c'est : 1. stérile, 2. scientifiquement faux. L'expérience montre que l'émetteur fait tout ou presque. Avec peu. Le récepteur, le pôvre, est toujours plus lent. Il dépense plus, ouvre toutes les oreilles possibles et souvent renonce, s'énerve, ignore. Bref passe à côté. Inconsciemment. C'est humain, c'est normal. Alors, pour une bonne hygiène [3], pensons à bien émettre. Malheureusement, quand quelqu'un comprend, il le doit à sa propre intelligence (efforts, adaptation continue, changements permanents de tactique de saisie - des dizaines au minimum, pour un seul message). Rarement à la pédagogie [4] de l'émetteur.
Fig. 1 - Un bain. Figurez-le vous sémiotique (hum hum).
La sémiotique, explique Ferdinand de Saussure,
c'est la science générale de tous les systèmes de signes (ou de symboles)
grâce auxquels les hommes communiquent entre eux.
Bon, je reviens au début. Pourquoi ce schéma est-il, en somme, dépassé ? Et d'un parce qu'il date de cette période agaçante du réductionnisme : l'homme envisagé comme des flux, des trucs, des mouvements. C'est typiquement les années du tout-technique : années 1950. Deuxièmement parce que la science considère à présent (merci Boris Cyrulnik) que la communication est une activité. Entendons par là quelque chose de naturel, d'instinctif. Nous baignons vous et moi dans un bain sémiotique (les signaux deviennent porteurs de sens, pour le cerveau) : l'idée du tissu (complexus en latin) est là. Nous baignons dedans : ce que j'émets, je l'adresse à tout le monde en même temps, y compris à moi-même (les bien heureux tenants d'un inconscient psychique approuvent). Et en plus j'envoie un paquet de choses non-dites. L'autre reçoit, interprète mais en plus émet en même temps, y compris le simple fait qu'il reçoit-interprète. Vous me suivez ? Emetteur-récepteur, c'est has been. Qui est quoi ? Qui fait quoi ? Tout le monde fait tout. Et ça passe par un bain.
Etre un humain, c'est ça. C'est agir dans le bain, par le bain.
Des bises et bon week-end. Salutations à l'équipe Absara : Flemming, Guillaume, Nadia, André. Et Fabien.
__
[1] Il a formé... des milliers de gens.
[2] Voir les chaises de Patrick Çabal.
[3] L'expression plairait à Jacques Salomé.
[4] L'impact, écrit comme oral, ça se travaille.
[ Image (c) M6 | Qu'est-ce qu'un symbole ? | symbole et synthème - pour le grand René Alleau, le nom de synthème doit être réservé aux signes conventionnels par lesquels un lien mutuel est établi par les hommes : un pont communicationnel est jeté entre eux, cf. De la nature du symbole | semiosis et vie sociale, la thèse passionnante de Josiane Boulad-Ayoub (pdf) | pour les sciences cognitives ou sociales (mais aussi pour la poésie ou la métaphysique), un homme, c'est un inventeur de symboles, un producteur d'activités et un fournisseur - pour autrui - de marques de reconnaissance | c'est Françoise Dolto qui affirmait que l'homme n'était que langage (la figuration des choses ; les interactions avec autrui) | sciences de l'information et de la communication, panorama | fonctions du discours selon Roman Jakobson ]
|
|
|
|
[ << Luc - 2e partie ] Stephen R. Covey [ Le Tremendous | Distribution de strokes - 4e partie >> ]
<< Les plus grandes batailles de la vie sont celles que nous livrons chaque jour dans l'antichambre de notre âme. Lorsque vous gagnez ces batailles intérieures, vous ressentez une immense paix, le sentiment de savoir où vous êtes. Vous constaterez que les victoires publiques suivront ensuite d'elles-mêmes. >>
Stephen R. Covey, conférencier enthousiasmeur [*] et expert en efficience personnelle (organisation)
Cité par l'excellent , qui consacre un billet à l'évolution des mentalités industrielles quant au facteur (levier) émotionnel.
__
[*] Typologie des orateurs par la grande LeeAundra Temescu [En]
[ Typologies humaines, tableau général | efficience personnelle, voir aussi GTD | les combats de l'âme, si bien approchés - cette fois-ci versant jungien - par le prêtre et psychologue Jean Monbourquette | Carl Gustav Jung (1875-1961) | mentalités industrielles, l'énigme Mondragón ] Read More
|
|
|
|
Trente secondes pour convaincre [ 2e partie sur le capital risque >> ]
Imaginez : un ascenseur. Que diriez-vous pour convaincre un prospect ? un patron ? Attention : il s'agit d'un exercice de style, sans réponse (ou presque) de la part de votre interlocuteur (dur d'identifier ses besoins). Une sorte d'acrobatie verbale, nécessairement claire. Voire percutante. On y va ? Moi, c'est ici.
A vous maintenant...
[ Raymond Queneau | cinq pages | musique (sublimissime) d'ascenseur | 5C-4P ] Read More
|
|