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 Indicateurs : précis, en petit nombre, éclairantsTue 3 Mar 2009
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[ < théma Indicateurs | catégorie Stratégie | billet interactif, prenez la parole en cliquant sur le bandeau de son titre, ce faisant naviguez aussi par mots-clés ]


Peu d'info sauve l'info (et son interprétation live)


C'est tout le propos d'Alain Fernandez : un bon tableau de bord est simple et resserré. On y voit peu de choses, qui frappent et aident à se décider.

Ce qui est simple est efficace. Ici, parlant.

L'image de la voiture a tout son sens. Regardez bien : le tableau de bord de 80 % des véhicules est facile et pertinent (vitesse, kilomètres parcourus, nombre de tours par minute du moteur, température de son huile).

Ce qui permet de savoir - en direct - si je dois accélérer ou ralentir (très court terme), faire voir mon bloc-moteur (court terme), ménager ma monture ou la pousser (court terme, moyen terme).

Oui.

Je me souviens d'hier. Déjeuner avec Adrien. Là, l'entrepreneur, féru de business intelligence et d'économétrie, me dit que son œil interroge deux ratios, qu'il creuse depuis longtemps.

Deux ratios qui renseignent sur la santé d'une entreprise. Regardez-les, aussitôt viennent les pistes :

1. La production stockée (mode de calcul). Elle indique les produits que l'entreprise a fabriqués (finis, semi-finis), qui restent en souffrance. C'est très proche de l'idée d'invendus, qui coûtent cher à produire, cher à stocker. Si une entreprise a accru sa production stockée de 12 % sur 1 an, c'est que 12 % lui restent sur les bras : son carnet de commande a chuté. Il a pu chuter de beaucoup : 12 % c'est la simple valeur de fabrication. Dans la réalité, ces 12 % s'augmentent d'une marge - ici manquante -, ils s'augmentent aussi du coût humain d'un moral qui se rétracte. Un invendu, ça fait mal aux gars de l'entreprise (regardez l'absentéïsme ou les arrêts-maladie, regardez aussi le coût sur le moral des fournisseurs, des partenaires commerciaux, des clients qui vous voient peiner, perdre votre magie, votre enthousiasme - cf. reportages sectoriels dans la presse voire bouche à oreille).

2. Le report à nouveau (calcul, exemple concret). Ratio, lui aussi, éclairant. Que fait l'entreprise ? En augmentant son report à nouveau, par exemple, de 8 % sur 1 an, elle montre que ses actionnaires renoncent un peu plus à prendre une part de dividendes. Ils choisissent, en cas de prudence (ou de pessimisme), de laisser une partie de ce qui leur revient pour préparer les lendemains, pour préserver l'entreprise.

Signe qu'un bât blesse.

Yep.

Souhaitant à tous une bonne poursuite de semaine, je vous cède la parole. Quelle est votre expérience des indicateurs ? Lesquels vous semblent correctement refléter la santé financière de l'entreprise ?

Au delà, de quoi nourrissez-vous vos tableaux de bord financiers ? stratégiques (rapports de force gagnants sur un marché donné) ? commerciaux (performances) ? managériaux (implication, moral des troupes) ? qualité (qualité réalisée en vrai, adéquation à la très subjective qualité perçue, chez vos clients - internes, externes) ?
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[ Qu'est-ce qu'un indicateur ? Le focus (très bien fait) d'Alain Fernandez ]


 EuropaSat 25 Oct 2008
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[ < théma Europe | catégorie Économie | archivage automatique du billet sur Jeffrey Madrick, l'homme qui explique si bien l'euphorie morbide du crédit outre-Atlantique | billet interactif, cliquez sur le bandeau de son titre ]

La Roumanie, pays depuis 4 ans européen - et dynamique comme la Pologne -, explique Zoom Europa sur Arte, en clair ce petit pays (très) vif connaîtra en 2009 quelque 5 % de croissance économique. Soit plus de 3 fois la moyenne de la zone euro. Raison à ça : la consommation domestique.

Les Roumains rattrapent leur retard, ils remplissent les caddies pour combler la frustration du rationnement passé. Mais une banque française, une grande, se refait une santé là-bas. Question crédit, les 6 ou 7 % qu'elle pratique en France deviennent en local... 20 %.

Et d'une, quelle classe ! (Facturer à Pierre ce que Paul trouve outrageux.) Et de deux, le crédit va surchauffer. (C'est évident.)

Côté banques, les promesses hexagonales, le petit doigt sur la couture, deviennent, sitôt passées les frontières, un sacré doigt sur la gâchette. Tristesse ici ? Haro ailleurs : bang-bang.

Eh oui, tout s'exporte. Même, et surtout, le concept de vente à des clients non-solvables.

La présidence française de l'Europe, pourtant force de proposition, devrait - parmi les Vingt-Sept - protéger les membres les plus récents.

Any reaction?

[ En Roumanie, un fonctionnaire touche 500 € par mois | la Roumanie fait partie de la francophonie | autre sujet, la bulle : elle se déplace sur les marchés à potentiel, en Afrique avec les fruits du sol et du sous-sol, et en Nouvelle Europe pour le crédit, y compris pourri (non-solvable) | effet nuage de sauterelles - Spéculer, c'est rafler une mise et partir vite avant la dégringolade, c'est investir un autre marché juste après et circuler comme ça de marché en marché (on dit que la bulle se déplace) | très loin de l'éthique protestante, tout ça... | je suis revenu en France et, comme à chaque fois, je regarde la télé : Zoom Europa est une excellente émission, mille fois au dessus de ces horribles journaux télévisés à l'étranger, centrés sur les chiens écrasés dans l'Hexagone et dans deux ou trois cantons suisses ]


 Plaidoyer pour un humanisme économique, performant, gorgé de vieThu 9 Oct 2008
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[ < thémas Subprimes, Défection (théorie des jeux) & Argent | catégorie Économie | this post in English | billet interactif, bandeau de titre cliquable ]

Tout ça, c'est comme jouer, estime l'experte en mathématique financière Nicole El Karoui, présente aux Matins, ce jour-même sur France culture. Le problème avec l'activité économique, c'est qu'elle génère de l'argent. Et cet argent, quand on le touche, on a envie de faire comme dans un casino : le jouer. Il brûle les doigts. Le jouer ? Pour en obtenir plus. L'argent s'auto-génère. (C'est l'idée.) Argent augmenté de lui-même. Ou diminué, comme en ce moment.

Le marché de l'argent, tout le monde le sait, obéit aux mêmes lois que les marchés de l'économie classique. Mais il y a comme une membrane entre virtualité et réalité. L'économie de tous les jours concerne un objet physique - améliorateur du quotidien ou porteur de rêve - ou un service perceptible, dont on peut jouir. Exemples : textile, voiture d'occasion, heures de ménage, ingénierie informatique, etc. Liste infinie.

Et plus on demande une chose, plus cette chose devient désirable : son prix augmente. Les demandeurs, jusqu'à un certain point, acceptent de donner plus pour poser la main dessus. Et ceux qui offrent sont heureux : maintenir leur niveau de production (quand ils le décident, comme les producteurs de pétrole), ça maintient la rareté du bien. Ils font la moue, décidant de céder aux plus offrants. Avec un rapport de force favorable, ils augmentent leurs revenus.

Voilà, basiquement, comment les acteurs économiques s'y prennent pour augmenter mécaniquement les prix. En économie classique, on l'a vu. En économie financière c'est surtout la demande qui nourrit la vague de désir. En outre, l'argent [1] est plus volatil que les biens et services. Il s'en détache et prend une grande autonomie. Les transactions, il est vrai, sont fluides : un ordinateur de part et d'autre, une connexion, un arbitre plus ou moins vigilant, le tour est joué. Le système est comme ça. Il incarne un ordre social, symbolique et factuel, que tout entretient.

De sorte que l'échange a lieu. Façon live. De l'argent contre de l'argent : on mise sur la valeur présumée d'un paquet d'argent. (On mise avec... de l'argent.) Lui-même moyen et fin, il permet de juger (d'apprécier) et aussi de rentrer dans le circuit. De le grossir. De le rendre finalement consanguin. L'argent ? Moyen et fin d'un système vivant, où tout se contamine, en petit comité (opérateurs pointus).

Une mare, avec sa propre météo.

Résultat ? Des bulles. Celles du champagne quand le système croît en logique interne (il enfle). Il est plus vif que le marché traditionnel, dont il est l'excroissance et avec lequel il conserve seulement des points d'ancrage. On l'a vu. Tout monte et tout gonfle, généralement vite. Et tout a une fin : la bulle (symbole de fragilité, de paroxysme) explose. Les valeurs liées ? Elles décrochent. Un principe de réalité saisit les fêtards : les valeurs sont trop fortes ; elles sont virtuelles. Complètement en dehors des services rendus (facturés et payés) de l'économie classique, utilitariste, quotidienne.

Une gueule de bois débute.

Comme on commence à vendre, on continue à vendre. La valeur, fruit d'une demande qui touche à sa limite et d'une offre qui se met tout à coup à brader - pour encaisser l'argent et se retirer avant de mourir -, eh bien cette valeur baisse. Puis elle dévisse quand le vent de panique touche le gros des opérateurs de cette petite flaque systémique, où tout est lié (rumeurs, amplifications, passions humaines).

La bulle fait mal.

Je me souviens de celle de 2001. Des supports de presse écrite me commandaient des panoramas, des articles ciblés. Le marché financier (alors fort loin du marché réel, de celui des utilités-terrain, des factures encaissées en vrai, des fidélisations-client), ce marché grossissait, fort de lui-même.

Un ou deux avertis - pris de vertige [2] - s'en sont alors retirés, entraînant une panique (Waw, tu as vu ? Telle référence encaisse et s'en va : ça augure quoi ?). Les start-ups de l'époque sont devenues des start-downs : les fleurons de l'économie numérique ont vécu un réel décapage à l'acide. Résultat ? Les financements. Ceux qui injectent de l'argent dans le capital des entreprises ont pris peur (Et si ça s'écroule après ?). Les entreprises ont dû se développer sans cash. Ou mourir. Re-descente sur terre, peut-être. Tri par le vide, c'est sûr. Ralentissement économique et coup de frein, c'est certain.

C'est en ça que les financeurs font du mal ou du bien. C'est-à-dire majoritairement les banques.

Alors imaginez quand la crise vient d'eux...

L'Amérique, coutumière du Emprunter plus pour consommer plus, a usé et resucé le concept. Le banquier parie sur la solvabilité de son client. Il spécule, misant sur l'augmentation des capacités de sa cible. Or la cible - mal préparée à la compétition mondiale (cf. ouvriers, petits employés) - peine à joindre les deux bouts, elle décroche. Le banquier, déconcerté, mange son chapeau. Dès qu'un client vient le voir, il se méfie à outrance : les entreprises peuvent se rhabiller. Les acheteurs de logements aussi. Les opérateurs économiques investissent mal ou peu, perdent en compétitivité, en perspectives, en croissance - et dégraissent les postes et la masse salariale. De leur côté, les propriétaires de logements ont du mal à acheter autre chose, faute de prêts, ils doivent en plus baisser les prix du bien, pour coller à la crise. Et vendre.

Tout baisse.

Pour saisir ce que les groupes ont de systémique et de contaminant, mettre à profit la théorie des jeux. Les tendances groupales nous sauveront (écologie, synergies, benchmarking, tolérance et pragmatisme). Ou nous tueront (égoïsme effréné, soif de sécurité, obligation de moyens, mauvais arbitrages, idéologie, angoisse de tout et de son contraire).

Ce siècle-ci, et bien plus que dans l'économie, doit affronter ça. Se concerter ou mourir.

Je veux ici dire que les spéculateurs, quoique proches de l'économie classique (ils la suivent, l'anticipent et - malheureusement - l'influencent), sont aussi étrangers à l'économie réelle que le sont entre eux aéronautique et ikebana.

Certes l'État a-t-il un rôle : régulation, justice sociale, facilitation du libéralisme (cet accès autonome, et éclairé, à la connaissance, aux soins, à l'expression culturelle, politique et religieuse, au travail).

L'individu, lui aussi, a son mot à dire.

Le consommateur est roi [3] : choisir de donner son argent à des opérateurs minables, c'est dommage. Le placer, ou consommer, chez des gens responsables (producteurs bio, fonds de pension éthiques, PME locales, campus intégratifs, agents de développement des pays du Sud, opérateurs en R&D), ça c'est de notre ressort.

Tout est possible.

C'est ça la finalité du truc : faire du bien aux hommes. Générer de l'argent (et même beaucoup) pour ça. Pour sa communauté. Pour innover. Pour tirer les accidentés du bourbier. Pour jouir du temps terrestre avec les siens.

Pourtant optimiste (et confiant), je finis avec un trait de bile. Plus que ces quelques incompétents qui partent avec un golden parachute indécent, j'ai l'œil noir pour les spéculateurs qui, voyant le marché désenfler, se sont mis à jouer avec... les marchés du sol. L'Afrique a subi ce cynique déplacement, directement sur ses productions vitales (matières premières, denrées vivrières). Le coton, déjà mis à mal par les subventions américaines. Le cacao. Les productions agricoles, le marché des métaux. Tout ça a enflé comme une grenouille, privant les locaux des fruits de leur propre travail.

Tout est devenu cher pour eux.

La spéculation sur les médicaments (sorte d'actuariat sur les niches de malades à venir), ça, ça me crispe aussi. Le vol des molécules traditionnelles, patrimoine de beaucoup de peuples. Le saccage de la connaissance...

L'économie, la vraie, c'est heureusement tout autre chose.

Ce qui est triste c'est que la spéculation l'influence.

Gardons la foi.

(Et consommons responsables.)

Mieux : investissons dans ce qui le mérite.

Après tout, l'argent, c'est ce qu'on en fait.

Be seeing you.

__


[1] Ce côté vif et frondeur, quasi insolent, l'argent le porte en lui depuis les origines. Les pièces de métal résistent au temps (les quartiers de bœuf, beaucoup moins), il est plus léger que les biens qu'il désigne, de surcroît quand les billets viennent symboliser des tas de pièces métalliques. Il passe facilement de mains en mains, il peut même donner la fièvre. Accumulation, spéculation (paris fumeux, déconnexion des appuis matériels, ouverture aux passions humaines). Quand viennent les transactions électroniques (cartes bancaires, virements par fax, via le Net ou le mobile ou la salle de marché), l'argent se fait concept. Il devient potentiel. Il perd tout, ou presque, de son substrat de symbole d'un truc réel. Il s'évapore et brûle les mains. Comme un vif-argent, ce métal fluide, mystérieux (connecté à l'intimité cachée) et capricieux que préside le dieu Mercure. L'Hermès farceur, autonome et rapide. Qui fait son passe-passe et joue des tours.

[2] Un simple ratio (c'est du bon sens) devrait permettre de savoir où un marché donné - quel qu'il soit - en est de sa bulle. Une fois visualisée la concentration, la densité et la dépendance des parties-prenantes sur une surface donnée, en clair le degré d'interdépendance (hypercomplexité) entre les opérateurs, il faut ramener la valeur financière constatée sur la valeur économique et stratégique des entreprises, seuls vrais indicateurs en somme (cf. les marges commerciales, le taux d'endettement, l'indépendance par rapport aux fournisseurs ou à la donne technologique). En clair : valeur spéculative / valeur réelle.

[3] Revoir Sam Walton.

[ Mamon est la personnification de l'appétit des choses, de la possession matérielle (Matthieu 6:24) | j'ajoute que Mercure, patron des échanges, campe la vivacité qui soit innove et change une donne (un paradigme), soit blouse les parties-prenantes | revoir l'ambivalence du Trickster | j'entends, dans le débat sur le Grenelle de l'environnement, que pour 1 euro réel, 30 euros virtuels s'échangeraient | Là où les guerres ou l'écologie laissent pantois, la crise va-t-elle souder (et faire grandir) l'Europe ? Quid de la discrète et pragmatique Chine ? | avec ses déboires en Afghanistan et en Irak, avec la montée des pays émergents et cette crise, l'Amérique ressemble à un empire sur le déclin | cette crise du capitalisme ressemble à à d'autres crises, consubstantielles au modèle, mais en plus grand car les places de marché et les relations interbancaires sont historiquement à leur plus haut degré de connectivité (force... et vulnérabilité, on le voit) | Cette crise ressemble à une crise de la valeur ajoutée : quel gain réel la spéculation apporte-t-elle ? Sur quoi la valeur se fonde-t-elle ? Si c'est sur la prévision continuelle du volume des transactions, ça connaît une limite ; si c'est sur un échange de bons procédés (création de commodité), ça fait davantage sens | le capitalisme s'en remettra (pour le meilleur ou pour le pire selon le point de vue), une fois la purge terminée - mais les changements (interconnexion oblige) pourraient être sociaux, spirituels ou politiques (paradigmatiques) ; à suivre | c'est peut-être dans les pays du Sud que les changements seront le plus perceptibles, à voir | relire Edgar Morin et sa fine analyse du monde actuel, dans Une politique de civilisation (1997, entretien) ]


 Tendances et remèdesWed 9 Jul 2008
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[ < thémas Économie & Stratégie | catégorie Économie-Sc. sociales | archivage automatique du billet sur la stratégie comme une guerre ou un art de garder la main dans un environnement mouvant | interagissez sur le présent billet en cliquant sur le bandeau de son titre ]

Un effort continu. Peut-être faut-il parler de l'économie comme ça, comme d'une adaptation quotidienne, complexe, des hommes à leurs besoins. Dans un environnement vivant (ressources - limitées -, nécessité de les transformer, idée de répartition, mise à profit des biens, entretien du milieu d'émergence ou de production des denrées et des biens).

C'est sûr.

Peut-être faut-il encore aborder les flations, véritables jauges de ce qui se passe, de ce qui se produit quand tout l'ensemble chauffe. Ou se refroidit.

Vient alors l'idée de récession. Et c'est officiel.

Après les États-Unis, qui l'avoue du bout des lèvres, l'Europe occidentale le murmure : le pouvoir d'achat stagne ou se resserre. La demande patine. Et avec elle, les carnets de commande des entreprises. Donc les projections de production, donc l'emploi à terme, donc le pouvoir d'achat des familles (salariées ou non). Donc l'impôt, donc les moyens d'action publique. Et parallèlement, c'est l'épargne qui tousse (consommation future, retraite privée - pouvoir d'achat à venir). Avec elle, la consommation fait d'ores et déjà du sur-place.

Et pourquoi donc ?

Le pétrole - façon 2008 - est un brasier. Parlons en premier lieu de lui. Un brasier, c'est ça, qui enflamme avec lui les coûts de production, les coûts de logistique, l'ensemble des coûts intermédiaires. En trente années de crise, le monde s'est à peine sorti des chocs pétroliers des années 1970 - souvenez-vous. Bad news : le choc actuel est plus soudain, plus massif, plus englobant (touchant l'ensemble des pays - ajoutons à cela le tarissement des ressources agricoles disponibles, qui affame le Sud).

Que faire ?

Il y a aussi cette crise financière.

Tournons à présent nos regards vers le sommet. Je veux parler de la première puissance économique. Un hors-série dédié (juillet 2008) fait retranscrire au Monde 2 le propos lucide et direct de l'Américain Jeffrey Madrick. Il est directeur du Centre d'analyse des politiques économiques de l'université New School (Côte Est).

Ambiance de re-descente sur terre. Il y a un crash.

« Que le cataclysme ait commencé par la finance, analyse-t-il, n'est pas surprenant. [...] Tout le boom des acquisitions de biens, mais aussi de l'investissement, était fondé sur le crédit – et un crédit peu coûteux. Quand j'ai acheté un appartement à New York, se souvient Madrick, l'organisme prêteur ne m'a quasiment demandé aucun document justificatif ! Tant que l'on a pu continuer d'emprunter, le déni s'est poursuivi. Le jour où cela a pris fin, le système s'est effondré. [...] L'effet dominos s'est enclenché. [...] La crise a touché les particuliers [...] mais aussi les entreprises, qui fonctionnaient sur le même modèle d'endettement. Resserrement du crédit égale moins d'investissement, égale moins d'emploi [cf. principe de l'économiste et ex-chancelier allemand Helmut Schmidt, nda]. Quand on perd son emploi, aux États-Unis, on perd aussi, très souvent, son assurance pour l'appartement, sa pension, son assurance-santé », déplore l'économiste.

Un vrai film d'horreur.

Origine ? « Jusqu'en 2006, on a connu une phase longue de croissance importante, de profits records. La productivité augmentait. Normalement, cette dernière est le fondement de la croissance et de la hausse des revenus, explique l'économiste. Or là, le pouvoir d'achat moyen a stagné. Pour beaucoup, il a régressé. On n'avait jamais connu cela auparavant. [...] Du temps de - Bill - Clinton, l'économie a pu [...] bénéficier des dividendes de la paix, après la fin de la Guerre froide, et du boom technologique. Les marchés et l'immobilier ont commencé à beaucoup prospérer. [...] Mais Clinton a fondamentalement poursuivi la ligne de ses prédécesseurs, regrette Madrick : c'était une économie d'accès aux biens beaucoup plus que de croissance des revenus. » Priorité : lutter contre l'inflation, protéger les profits financiers.

La donne a changé. L'inflation désormais galope.

« Le travailleur moyen gagne moins [...] que son père il y a trente ans, reprend l'expert. Et ceux qui n'ont pas fait d'études supérieures, beaucoup moins. Parmi ceux qui sont sortis de l'université, seuls les détenteurs d'un diplôme élevé font beaucoup mieux que les autres ». Résultat : « La part des dettes personnelles est devenue énorme.

[...] Nous sommes, conclut Madrick, dans la pire situation économique depuis le début des années 1990. »

C'est dire.

Que faire ? Je re-pose la question, que j'adresse aux entreprises. Comment se développer ?

Crochet furtif par la quatrième ville de France, où je regarde beaucoup la télé. Dans un entretien au Club économique du grand Toulouse (TLT - site en panne), un observateur de l'immobilier déclare : « Actuellement, dans notre pays, le budget mensuel des ménages souffre - par rapport aux années passées - d'une baisse de 150 à 200 €. »

Atmosphère dépressionnaire. Alors, les entreprises, que faire ?



J'ai cinq éléments, en appui direct sur les démarches que donnent à voir certaines des structures que je connais. En période de repli, il y a grosso modo cinq stratégies :

1. Faire de la pointe - Une entreprise qui développe un savoir-faire ou un produit cinq étoiles (a fortiori unique en son genre), bref cette entreprise consolide son patrimoine immatériel, sa spécificité, son angle ou son diamant aigu, son potentiel de pénétration ;

2. Toucher des niches, par définition beaucoup plus « micro » et donc typiques et donc modélisables ou prévisibles (maîtrisables, en termes de domination, de vérouillage, de marges - cf. David Vs Goliath), bref plus tranquillisantes que ce grand marché en repli ;

3. Adopter une stratégie discount (politique d'optimisation des circuits de coûts, prix finaux très bas) - Cette politique répond aux nouveaux besoins des (grandissants) nouveaux modestes, qui - en outre - s'assument de plus en plus comme tels (cf. dîners en ville où fusent des propos sur les méfaits de l'inflation) ; attention toutefois : une image de marque, c'est sacré, or le discount est au glamour ce que le déodorant du marché de la gare est au Chanel Numéro cinq ;

5. Investir le luxe - Ah là : oui ; l'image de marque prévaut (attention toutefois au prix du ticket d'entrée sur le marché concerné), de plus la stratégie s'enfle d'un charisme durable et conquérant ; les marges sont souvent confortables et l'autre bonne nouvelle, c'est que le luxe (forcément différenciateur - sinon ce n'est pas du luxe), bref le sommet du panier se porte à merveille pendant les crises ; la frustration et la volonté de se démarquer du troupeau en peine sont de formidables ressorts ;

5. Développer son volet international - Ça permet premièrement de toucher les marchés (encore) émergents ; deuxièmement, de mettre ses œufs dans différents paniers, en émulation les uns avec les autres (il est toujours temps de tout transférer là où l'herbe est la plus verte - dynamique des vases communicants).

Je vous quitte ici : je révise mon hongrois.

Be seeing you!

[ Image (c) Tom Q @ Flickr.com ]  Read More


 FlationsWed 4 Jun 2008
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[ < catégorie Économie | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre ]

Économie par ci, économie par là. Journaux, TV, Net... L'économie, dans son objet, mérite un tour de focale. Une ou deux précisions. Une base ? Reprenons la base parmi les bases. L'économie c'est tout ce qui touche à la transformation de ressources en richesses. Richesses plus ou moins porteuses de gains pour tous (producteurs et cibles - on dit offre et demande, avec des tas de partenaires et d'opposants partout). Produire et transformer et stocker et optimiser et vendre, c'est un travail d'équipe. Plus ou moins serein. Plus ou moins tendu. Dynamique ? Presque toujours. Les richesses passent ensuite de mains en mains. Jusqu'à l'usure. Ou la saturation. Du boulot... Rapports de force en prévision (coopérations, bien sûr, et surtout jeux).

Et il y a des notions-clés.

Les trois flations notamment. L'inflation, c'est quand une demande dépasse les capacités de l'offre, les stocks disponibles, les carnets d'approvisionnement. C'est bon signe : il existe un marché dynamique, désireux (et en capacité) d'acheter. Alors les prix s'emballent : l'offre vend ses faibles unités aux plus riches. Ce qui est rare est cher... Vous connaissez la suite.

La déflation, c'est quand un marché - doté de prix trop forts (emballements divers, spéculations) - bref, un marché se corrige de lui-même : les prix se mettent à coller à nouveau à une réalité. Ambiance atterrissage...

La stagflation, c'est autre chose : c'est quand les prix s'emballent alors que la demande perd ses moyens d'achat. Grands prix pour des marchés atones, sur le déclin. Un casse-tête. Souvent le signe que produire est devenu cher. Et acheter, devenu compliqué. En ligne de mire : un pouvoir d'achat qui s'effrite. Offre et demande sont impactées.

Be seeing you...


 FlationsWed 4 Jun 2008
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Économie par ci, économie par là. Journaux, TV, Net... L'économie, dans son objet, mérite un tour de focale. Une ou deux précisions. Une base ? Reprenons la base parmi les bases. L'économie c'est tout ce qui touche à la transformation de ressources en richesses. Richesses plus ou moins porteuses de gains pour tous (producteurs et cibles - on dit offre et demande, avec des tas de partenaires et d'opposants partout). Produire et transformer et stocker et optimiser et vendre, c'est un travail d'équipe. Plus ou moins serein. Plus ou moins tendu. Dynamique ? Presque toujours. Les richesses passent ensuite de mains en mains. Jusqu'à l'usure. Ou la saturation. Du boulot... Rapports de force en prévision (coopérations, bien sûr, et surtout jeux).

Et il y a des notions-clés.

Les trois flations notamment. L'inflation, c'est quand une demande dépasse les capacités de l'offre, les stocks disponibles, les carnets d'approvisionnement. C'est bon signe : il existe un marché dynamique, désireux (et en capacité) d'acheter. Alors les prix s'emballent : l'offre vend ses faibles unités aux plus riches. Ce qui est rare est cher... Vous connaissez la suite.

La déflation, c'est quand un marché - doté de prix trop forts (emballements divers, spéculations) - bref, un marché se corrige de lui-même : les prix se mettent à coller à nouveau à une réalité. Ambiance atterrissage...

La stagflation, c'est autre chose : c'est quand les prix s'emballent alors que la demande perd ses moyens d'achat. Grands prix pour des marchés atones, sur le déclin. Un casse-tête. Souvent le signe que produire est devenu cher. Et acheter, devenu compliqué. En ligne de mire : un pouvoir d'achat qui s'effrite. Offre et demande sont impactées.

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 Non madame, PIB n'est pas le nom d'un biscuit salé pour l'apéritifMon 7 Jan 2008
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[ < Théma France | archivage automatique de la contribution (importante) sur le planning en tant que levier de motivation ] AddThis Social Bookmark Button [ Catégorie Économie | permalien, mots-clés et commentaires ]

En seulement quelques années, le PIB de la France est passé du 4e... au 14e rang modial.

Bertrand Monthubert, mathématicien à Toulouse, président du collectif Sauvons la recherche
(interview sur Radio classique ce lundi 7 janvier au matin - mmh, 6 h je crois)

[ Pour que l'emploi progresse, il faut que la croissance du PIB soit supérieure à la croissance de la productivité du travail, estime le portail Educnet, or - j'ajoute - la productivité du travail française est une des meilleures au monde (devant l'Allemagne et même les États-Unis) | contraste - le temps improductif en France, le focus du Journal du Net | mmh, la productivité (mal managée, mal récompensée) est une source de distress | améliorer tout ça, ici ]


 Démoc(a)rtieMon 7 May 2007
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Alors que l'Hexagone exulte et pleure, le site de Libération donne un lien de la carte Google Earth qui pointe les géo-résultats électoraux. C'est ici :



[ Dossier Le Monde (9 mai) - Les douze attentes des Français, notamment en économie (pdf) ]  Read More


 Repères économiques - 10e partieThu 22 Mar 2007
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[ << En France, l'équivalent de Chicago est inscrit à l'Assedic ] Classe économique [ 11e partie > ]


Amis d'l'économie, bonjour !


Terre-à-terre. Voilà ce qu'est Olivier Pastré, chroniqueur des Matins d'Ali Baddou (France culture). Son champ : l'économie. Pastré est à la fois professeur de cette même discipline à Paris 8, président de la banque d'affaires tunisiennes IMM Bank et expert auprès du think tank français Le Cercle des économistes (dernière publication).

Son travail radiophonique est remarquable. Le bonhomme est synthétique et franc du collier. De plus, il organise son propos. Points noirs, points forts de l'objet étudié, pistes d'amélioration : c'est fluide et complet.

Je suis un grand fan de France culture, qui propose de beaux angles le matin (plus tard, c'est variable). Les invités y sont multiples (merci Ali Baddou), l'information, continue (zéro pub), les chroniqueurs ont du tempérament. Tout ce qu'il faut pour se lever du bon pied. Et apprendre des trucs.

Cette semaine, Pastré dit des choses essentielles. Sur l'Europe. Et sur les jeunes, dont je suis (je sais en outre que beaucoup de trentenaires lisent ce blog).

Je vous ai mis le contenu en ligne. Et m'éclipse en patins de feutre pour vous laisser ouïr :



[ Pour enregistrer le son radiophonique du Net, voici quelques technos (légales puisque les contenus sont avant tout diffusés sur le medium hertzien) : 1. CamStudio pour la saisie, 2. MediaCoder pour la conversion du fichier en AVI_optimisé (compression à 90 %), 3. une quelconque plateforme vidéo en ligne pour la mise à profit collective | archivage automatique - aujourd'hui, c'est l'article sur les valeurs qui s'y colle ]


 Repères économiques - 6e partieWed 22 Nov 2006
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[ << Panorama - 5e partie | Le management a l'âge de ses artères ] Repères économiques - 6e partie [ Relocaliser - 7e partie >> ]

Les vrais enjeux du « papy boom »

En France, entre 2002 et 2015, << plus de 500 000 personnes devraient quitter le monde du travail chaque année, c’est un fait établi qui génère autant d’espoirs (baisse du chômage des jeunes) que d’inquiétudes (perte de compétences). >>

Jean-Marc Moret, manager accompagnateur chez Emma - RH demain, excellent blog



[ Insee, les chiffres ]


 Les intellectuels se mouillent - 3e partieWed 13 Sep 2006
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[ << Innovation - 2e partie ] Les intellectuels se mouillent - 3e partie [ Changement institutionnel à La Poste | Economie post-industrielle, décryptage - 4e partie >> ]

Lu dans le train, hier, un dossier sur les PME, dans Le Monde [*]. Passionnant. L'on y trouvait d'ailleurs un point de vue, très poil à gratter, de Philippe Trouvé, chercheur en sciences de gestion. L'idée ? La relance par les PME est un mythe fort coûteux. Témoin, les efforts démesurés de l'Etat pour dynamiser le tissu qu'elles composent. Pour autant, d'après le chercheur affilié à l'Ecole supérieure de commerce de Dijon, les patrons des PME ne sont pas des fines mouches en matière d'innovation ou d'aptitude à l'amélioration continue des processus. Bien moins, certainement, que les patrons des grands groupes, frottés à la concurrence de haut vol. Potentiellement plus souples. Mmh, un peu comme des havanes Partagas ?

De son côté, Joseph Stiglitz [page], prix Nobel d'économie interrogé par Libération, estime que la mondialisation - en l'état atuel - porte un sérieux préjudice à l'innovation et à la valorisation collective du savoir. La faute à qui ? A la propriété intellectuelle la plus cadenassée qui soit. Au bout d'un moment, les brevets sont comme des champs de mine où la circulation intellectuelle devient impossible. Contre la stagnation des connaissances, la France devrait pousser plus avant son programme diététique d'ingestion de fibres : ch'uis sûr que nos Hexagonaux feraient de belles choses.


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[*] Si quelqu'un possède le (très bon) numéro d'hier, merci de me le faire savoir. J'ai égaré le mien chez un couple d'amis. Ce numéro parlait par ailleurs de la démographie mondiale en 2050, brrr.  Read More


 Ceci n'est pas une formule de réseautage express - 37e partieMon 11 Sep 2006
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Ceci n'est pas une formule de réseautage express


... c'est beaucoup mieux. Vous obtenez du conseil avec des experts d'entreprise. Et vous rencontrez les autres entreprises qui sont aussi là pour ça. Donc, c'est comme une formule de réseautage express. En beaucoup mieux.  Read More


 Quelque chose se passe - 28e partieFri 5 May 2006
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[ << Déontologie ] Rendez-vous interprofessionnels express en milieu gourmand - 28e partie [ Insert coin - 29e partie >> ]

Rythme et qualité

I - Crème de violette, la meilleure formule de rencontres économiques rapides ?

II - Les faits - 7 points d'or

1. Beaucoup plus d'échanges,
2. Plus rapidement,
3. Sur des points concrets (votre situation),
4. Avec des gens très, très motivés,
5. Dans tous les métiers,
6. En vous amusant,
7. Librement.

III - A vous de juger...

[ Communiqué de presse | Renseignements et invitations - recto, verso | Voici la liste actualisée des métiers d'experts présents à la soirée du 16 mai : 1. conseil juridique en affaires, 2. marketing Internet, 3. gestion-finance, 4. prise de parole en public, 5. stratégie patrimoniale, 6. création et publicité visuelles, 7. sécurité des locaux, des personnes, des événements, 8. ressources humaines, 9. logistique, 10. management, 11. oenologie. Ces conseillers sont d'accord pour répondre à toutes vos questions. Exemples : Comment animer efficacement mes clients sur le Net ? Comment associer une nouvelle personne au capital ? Dans une présentation orale, quel impact dois-je produire ? En interne, quelles tendances financières 'phare' dois-je privilégier ? Dois-je changer de logo ? Comment économiser plus d'impôts ? Comment motiver mes troupes ? Dans mes locaux, comment gagner de la place de stockage ? Si j'organise une soirée professionnelle, quel niveau de sécurité mettre en oeuvre ? Quels sont les contrats employeurs-salariés les plus avantageux pour moi ? Quels vins déguster avec un client ? Quand transmettre mon entreprise à mes descendants ? Et caetera. | La soirée ? C'est vous qui en faites l'intérêt, nous apportons seulement le format. Et le rythme. | Experts et entreprises, venez équipés d'une clé USB ]



 Le temps, c'est de l'argent - 1e partieWed 4 Jan 2006
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Le temps, c'est de l'argent - 1e partie [ Le temps, c'est du piment - 2e partie >> ]

Les salariés. Qu'ont-ils fait, l'an dernier, dans leur entreprise ? C'est ce que nous propose de découvrir Jean-Paul Castaingts, formateur-conseil en productivité liée à l'usage des TIC. Edifiant : 12 % du temps de travail sert à consulter les e-mails et à répondre au téléphone. 8 % du calendrier sont occupés par des réunions. Le temps perdu, tout processus confondu ? Les salariés eux-mêmes l'évaluent, là encore, à 8 %.

Rapide calcul : 8 %, pour un salarié payé au salaire moyen de l'an passé, soit 31 500 € bruts par an, c'est-à-dire un peu plus de 2 600 € bruts par mois, cela équivaut pour l'employeur, toute charge comprise, à 45 800 € de pertes par salarié. Soit presque 3 700 € par an, autant dire... 300 € par mois (!) Le manque d'organisation a comme des tonalités de Guérande : la note est sacrément salée.

[ L'étude ]



[ Sujet connexe - La réduction des charges patronales, quel impact sur la productivité et l'emploi (rapport université Paris I) ? | Qu'en est-il des plages collaboratives partagées ? Voire des démarches projets ? Comment évaluer le temps utile ? La bible du knowledge management (expression, partage et valorisation des connaissances tacites dans un but d'efficience collective) est hébergée ici, sous la houlette du consultant québécois en communication organisationnelle Geoffroi Garon ]


 Le temps, c'est de l'argent - 1e partieWed 4 Jan 2006
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Le temps, c'est de l'argent - 1e partie [ Le temps, c'est du piment - 2e partie >> ]

Les salariés. Qu'ont-ils fait, l'an dernier, dans leur entreprise ? C'est ce que nous propose de découvrir Jean-Paul Castaingts, formateur-conseil en productivité liée à l'usage des TIC. Edifiant : 12 % du temps de travail sert à consulter les e-mails et à répondre au téléphone. 8 % du calendrier sont occupés par des réunions. Le temps perdu, tout processus confondu ? Les salariés eux-mêmes l'évaluent, là encore, à 8 %.

Rapide calcul : 8 %, pour un salarié payé au salaire moyen de l'an passé, soit 31 500 € bruts par an, c'est-à-dire un peu plus de 2 600 € bruts par mois, cela équivaut pour l'employeur, toute charge comprise, à 45 800 € de pertes par salarié. Soit presque 3 700 € par an, autant dire... 300 € par mois (!) Le manque d'organisation a comme des tonalités de Guérande : la note est sacrément salée.

[ L'étude ]



[ Sujet connexe - La réduction des charges patronales, quel impact sur la productivité et l'emploi (rapport université Paris I) ? | Qu'en est-il des plages collaboratives partagées ? Voire des démarches projets ? Comment évaluer le temps utile ? La bible du knowledge management (expression, partage et valorisation des connaissances tacites dans un but d'efficience collective) est hébergée ici, sous la houlette du consultant québécois en communication organisationnelle Geoffroi Garon ]


 L'économieSun 3 Oct 2004
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"L'économie, en français, désigne à la fois un objet et son étude scientifique. L'économie, en tant qu'objet, ne nous lâche guère : quand nous n'y peinons pas comme travailleurs, nous en jouissons en tant que consommateurs. En fait, presque tout est à la fois économique et autre chose. C'est dire que l'objet "économie" n'est pas vraiment un objet mais un aspect des choses, une façon de voir le monde, une optique ou un point de vue. C'est le monde perçu et mû par notre désir et notre besoin en général. Ce n'est pas l'aspect le plus beau et le plus intéressant du monde. Les choses les plus importantes n'ont pas de prix. L'amour, la dignité, la générosité et l'honneur cessent d'exister s'ils sont achetés et vendus. L'économiste connaît le prix de chaque chose et la valeur d'aucune. Mais on ne peut guère se passer de l'économie : il faut bien manger quelque chose et s'asseoir quelque part."

Serge-Christophe Kolm (conférence du 3 avril 2000, Université de tous les savoirs)