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 Poiscaille - 9e partieTue 28 Apr 2009
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[ < 8e partie | thémas Innovation & Stratégie | Share/Save/Bookmark | archivage automatique du tableau de bord stratégique (.xls) et de la démo vidéo qui l'explique | vos commentaires ]


Ça sent la friture


Tête de hareng. Vous, porteur d'activité innovante : c'est comme ça qu'ils vous appellent. Eux, les gros poissons. Vous ? Les éperlans. Graine de friture, là, dans la poêle. (Ça croustille.)

Quels sont les 3 moments où ils vous observent ? pour vous placer en mode gastrique ?

Les requins vous scrutent, vous analysent, vous passent aux rayons x. Il y a le premier temps : c'est quand vous innovez, sur le papier. Témoin, une simple analyse de vos comptes. Ou du secteur que vous investissez (cf. analyse sectorielle). La R&D vous prend tout votre temps, tout votre argent. C'est comme un mouvement d'eau, que le prédateur sent. Vous faites un remous (dépenses, publications, chargés de prospection), qu'il interprète comme un frémissement, comme une amorce de nouveau marché.

Ça lui éveille un sens.

Il y a ensuite le moment précis où vous commencez à atteindre le ROI. Moment 2. Vous devenez bien sexy. Pourquoi ? 1. Vous démontrez que votre innovation et votre acharnement rapportent un peu, 2. vous êtes terriblement bon marché, pour un temps. Une offre (avantageuse) est possible : le requin achète la bleusaille, qui a bien travaillé (bien peiné) - grâces soient rendues au pionnier, au sherpa que vous êtes, félicitations distinguées [*].

Dernier moment, numéro 3 : c'est quand vous obtenez de bon gros clients (vous êtes rentable). Ou bien plein de petits clients, bien fidèles. Vous avez décollé. Là, vous êtes plus cher à acheter, mais la bonne nouvelle, c'est que vous êtes livré avec votre portefeuille-clients, bien bourré. Le requin achète un tout-en-un : 1. la techno, 2. le produit déjà placé sur le marché (distribué, positionné), 3. une image de marque dont il se fiche (ou pas - la sienne est plus forte, quoique connotée plus requin), 4. un package de clients verrouillés (le coût psychologique à vous quitter leur pèse : ils restent là).

Revoir ça.

Revoir surtout sa stratégie. Histoire de bien passer les 3 caps. Ou de revendre quand ça vous chante. C'est-à-dire à bon escient.

Be seeing you.
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[*] Revoir points 5 & 7.


 Démotiva-singesMon 27 Apr 2009
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[ < thémas Singes, Animaux, Organisation & Démotivation | Share/Save/Bookmark | archivage automatique du billet sur un secteur vert performant | vos commentaires ]

Sont nazes. Vous savez ? Les petits singes. Il y a ceux qui sont drôles : les j'ai-rien-vu, rien-entendu, rien-dit (sont marrants, sont visuels), et il y a ceux des consultants. Sont comme la pyramide de Maslow : gros bulshit (mal embouché, mal ficelé, systématique). Combines, poncifs d'entreprise, la lose.

(Sic.)

De sorte (et c'est mon droit) que j'ai envie de prendre ce symbole des singes pour aborder un truc nouveau.

Et si les singes, on en faisait quelque chose de neuf ? Et si on s'en servait pour qualifier la création d'entreprise, et les points critiques liés à l'humain ? au facteur communicationnel ? à la démotivation ? (C'est crucial.)

Let's go.




Singe d'une nuit d'été


Premier démotiva-singe, c'est le fou-fou : à la création. Tout le monde s'active, il y a du taf, il faut tout faire. Premier singe, donc : la dispersion. Et là, les profils les plus organisés (cf. O d'Enrègle [1] ou Travaillomane de Kahler), eh bien ils grincent des dents : J'aimerais, disent-ils, qu'on s'organise un peu mieux. Premier gap, premier point critique. Tension qui vient. L'enthousiasme ? Il est ok. C'est juste que ça commence à monter. Petit gap, mais retour solide à la réalité. L'état de grâce prend un coup de canif dans le contrat de coolitude. Car l'équipe c'est ça : des gens qui signalent, des gens qui envoient des messages de (brusque) retour au sol. On ramasse. Premières déceptions [2].

Le deuxième ? Quand le premier client fait faux bond : là, c'est le gérant, les commerciaux, l'ensemble de l'équipe qui trinque. Déconvenue : le second démotiva-singe emporte une banane. Et prive tout le monde du fruit. Re-lose. C'est le singe carotteur.

Troisième bestiole, quand le plan de commandes monte en charge : tout s'affole, doublement des heures de travail. C'est agréable et pour autant, ça fatigue. Ce client de derrière les fagots, il faut le livrer pour hier. Pas prévu, bienvenu, ok, mais claquant. Stressant. Singe porteur de bagages. Singe traîne-savates, qui râle.

J'en ajoute un dernier : le démotiva-singe de la sècheresse. Les rapports sont secs et tendus, comme un climat d'août où le ciel se couvre, lentement, sûrement. Ça va péter comme un orage. Le manque de reconnaissance (cf. strokes) a bien usé tout le monde. Le taf m'a tueR. L'ambiance a une couleur de couteau qui luit.

Un vrai zoo.

Que faire alors ? Eh bien des sociogrammes rapides (comme des plans de match de foot, plans tactiques), des plannings stratégiques (rétroplannings scorés), du scoring pur et dur.

Histoire d'anticiper les points critiques. Histoire de prévoir les grimaces.

C'est simple et ça maintient les troupes.

Onk-onk, j'ai envie d'dire.

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[1] Modèle du Village gaulois.

[2] Cf. théma Team building.  Read More


 Tendances et remèdesWed 9 Jul 2008
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[ < thémas Économie & Stratégie | catégorie Économie-Sc. sociales | archivage automatique du billet sur la stratégie comme une guerre ou un art de garder la main dans un environnement mouvant | interagissez sur le présent billet en cliquant sur le bandeau de son titre ]

Un effort continu. Peut-être faut-il parler de l'économie comme ça, comme d'une adaptation quotidienne, complexe, des hommes à leurs besoins. Dans un environnement vivant (ressources - limitées -, nécessité de les transformer, idée de répartition, mise à profit des biens, entretien du milieu d'émergence ou de production des denrées et des biens).

C'est sûr.

Peut-être faut-il encore aborder les flations, véritables jauges de ce qui se passe, de ce qui se produit quand tout l'ensemble chauffe. Ou se refroidit.

Vient alors l'idée de récession. Et c'est officiel.

Après les États-Unis, qui l'avoue du bout des lèvres, l'Europe occidentale le murmure : le pouvoir d'achat stagne ou se resserre. La demande patine. Et avec elle, les carnets de commande des entreprises. Donc les projections de production, donc l'emploi à terme, donc le pouvoir d'achat des familles (salariées ou non). Donc l'impôt, donc les moyens d'action publique. Et parallèlement, c'est l'épargne qui tousse (consommation future, retraite privée - pouvoir d'achat à venir). Avec elle, la consommation fait d'ores et déjà du sur-place.

Et pourquoi donc ?

Le pétrole - façon 2008 - est un brasier. Parlons en premier lieu de lui. Un brasier, c'est ça, qui enflamme avec lui les coûts de production, les coûts de logistique, l'ensemble des coûts intermédiaires. En trente années de crise, le monde s'est à peine sorti des chocs pétroliers des années 1970 - souvenez-vous. Bad news : le choc actuel est plus soudain, plus massif, plus englobant (touchant l'ensemble des pays - ajoutons à cela le tarissement des ressources agricoles disponibles, qui affame le Sud).

Que faire ?

Il y a aussi cette crise financière.

Tournons à présent nos regards vers le sommet. Je veux parler de la première puissance économique. Un hors-série dédié (juillet 2008) fait retranscrire au Monde 2 le propos lucide et direct de l'Américain Jeffrey Madrick. Il est directeur du Centre d'analyse des politiques économiques de l'université New School (Côte Est).

Ambiance de re-descente sur terre. Il y a un crash.

« Que le cataclysme ait commencé par la finance, analyse-t-il, n'est pas surprenant. [...] Tout le boom des acquisitions de biens, mais aussi de l'investissement, était fondé sur le crédit – et un crédit peu coûteux. Quand j'ai acheté un appartement à New York, se souvient Madrick, l'organisme prêteur ne m'a quasiment demandé aucun document justificatif ! Tant que l'on a pu continuer d'emprunter, le déni s'est poursuivi. Le jour où cela a pris fin, le système s'est effondré. [...] L'effet dominos s'est enclenché. [...] La crise a touché les particuliers [...] mais aussi les entreprises, qui fonctionnaient sur le même modèle d'endettement. Resserrement du crédit égale moins d'investissement, égale moins d'emploi [cf. principe de l'économiste et ex-chancelier allemand Helmut Schmidt, nda]. Quand on perd son emploi, aux États-Unis, on perd aussi, très souvent, son assurance pour l'appartement, sa pension, son assurance-santé », déplore l'économiste.

Un vrai film d'horreur.

Origine ? « Jusqu'en 2006, on a connu une phase longue de croissance importante, de profits records. La productivité augmentait. Normalement, cette dernière est le fondement de la croissance et de la hausse des revenus, explique l'économiste. Or là, le pouvoir d'achat moyen a stagné. Pour beaucoup, il a régressé. On n'avait jamais connu cela auparavant. [...] Du temps de - Bill - Clinton, l'économie a pu [...] bénéficier des dividendes de la paix, après la fin de la Guerre froide, et du boom technologique. Les marchés et l'immobilier ont commencé à beaucoup prospérer. [...] Mais Clinton a fondamentalement poursuivi la ligne de ses prédécesseurs, regrette Madrick : c'était une économie d'accès aux biens beaucoup plus que de croissance des revenus. » Priorité : lutter contre l'inflation, protéger les profits financiers.

La donne a changé. L'inflation désormais galope.

« Le travailleur moyen gagne moins [...] que son père il y a trente ans, reprend l'expert. Et ceux qui n'ont pas fait d'études supérieures, beaucoup moins. Parmi ceux qui sont sortis de l'université, seuls les détenteurs d'un diplôme élevé font beaucoup mieux que les autres ». Résultat : « La part des dettes personnelles est devenue énorme.

[...] Nous sommes, conclut Madrick, dans la pire situation économique depuis le début des années 1990. »

C'est dire.

Que faire ? Je re-pose la question, que j'adresse aux entreprises. Comment se développer ?

Crochet furtif par la quatrième ville de France, où je regarde beaucoup la télé. Dans un entretien au Club économique du grand Toulouse (TLT - site en panne), un observateur de l'immobilier déclare : « Actuellement, dans notre pays, le budget mensuel des ménages souffre - par rapport aux années passées - d'une baisse de 150 à 200 €. »

Atmosphère dépressionnaire. Alors, les entreprises, que faire ?



J'ai cinq éléments, en appui direct sur les démarches que donnent à voir certaines des structures que je connais. En période de repli, il y a grosso modo cinq stratégies :

1. Faire de la pointe - Une entreprise qui développe un savoir-faire ou un produit cinq étoiles (a fortiori unique en son genre), bref cette entreprise consolide son patrimoine immatériel, sa spécificité, son angle ou son diamant aigu, son potentiel de pénétration ;

2. Toucher des niches, par définition beaucoup plus « micro » et donc typiques et donc modélisables ou prévisibles (maîtrisables, en termes de domination, de vérouillage, de marges - cf. David Vs Goliath), bref plus tranquillisantes que ce grand marché en repli ;

3. Adopter une stratégie discount (politique d'optimisation des circuits de coûts, prix finaux très bas) - Cette politique répond aux nouveaux besoins des (grandissants) nouveaux modestes, qui - en outre - s'assument de plus en plus comme tels (cf. dîners en ville où fusent des propos sur les méfaits de l'inflation) ; attention toutefois : une image de marque, c'est sacré, or le discount est au glamour ce que le déodorant du marché de la gare est au Chanel Numéro cinq ;

5. Investir le luxe - Ah là : oui ; l'image de marque prévaut (attention toutefois au prix du ticket d'entrée sur le marché concerné), de plus la stratégie s'enfle d'un charisme durable et conquérant ; les marges sont souvent confortables et l'autre bonne nouvelle, c'est que le luxe (forcément différenciateur - sinon ce n'est pas du luxe), bref le sommet du panier se porte à merveille pendant les crises ; la frustration et la volonté de se démarquer du troupeau en peine sont de formidables ressorts ;

5. Développer son volet international - Ça permet premièrement de toucher les marchés (encore) émergents ; deuxièmement, de mettre ses œufs dans différents paniers, en émulation les uns avec les autres (il est toujours temps de tout transférer là où l'herbe est la plus verte - dynamique des vases communicants).

Je vous quitte ici : je révise mon hongrois.

Be seeing you!

[ Image (c) Tom Q @ Flickr.com ]


 Repères économiques - 5e partieThu 2 Nov 2006
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[ << Economique post-industrielle, l'éclairage de Daniel Cohen - 4e partie ] Repères économiques - 5e partie [ Modélisation des départs en retraite d'ici 2015 - 6e partie >> ]

Panorama

Prenons toutes les entreprises implantées en France.

55 % d'entre elles ont un capital majoritairement d'origine étrangère (fonds de pension anglosaxons). Par ailleurs, c'est de leurs propres bons de commande que proviennent 70 % des produits chinois présents dans l'Hexagone. Quant aux baby-boomers qui les quittent pour des raisons de retraite, ils consomment progressivement 3 fois plus de soins de santé que quand ils étaient en poste [ndlr - j'ajoute que leurs 2 dernières années de vie coûtent plus cher que l'ensemble de la vie écoulée].

Patrick Artus, économiste à l'antenne des Matins de France culture, auteur de Politique économique de droite, politique économique de gauche, 15 € env.

[ Quelques articles centrés sur les retraites ]


 Soirées meet-up ou soirées meet-down ? - 8e partieSat 8 Jul 2006
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[ << De l'utilité des réseaux, minie-saga de l'été ] Chérie, on s'fait une soirée meet-up ou une soirée meet-down ? - 8e partie [ Collaborer - 9e partie >> ]

Champagne. La Net-économie fait son retour, cette fois-ci pour les humains. Et par les humains, devenus vrais acteurs. C'est ce que les initiés nomment le nouveau paradigme ou encore le 2.0. Les réseaux sociaux sont en plein dedans. De sorte que le fameux débat du clic and mortar nous refait le coup du boomerang. Exit, cette fois-ci, les produits culturels et la vente par correspondance. En 2006, la jonction réel-virtuel s'invite dans ce qui fait le ressort social d'aujourd'hui : les communautés.

Le virtuel sans réel est juste un esprit qui flotte [1]. L'écran comme panacée de la relation, même professionnelle, c'est fini. Vrai de vrai : les clubs et groupes d'influence l'ont bien compris. Témoin, le formidable essor des meet-up (aller à la rencontre des gens, meetings, vis-à-vis en chair et en os, soirées thématiques), qui prouve que le Net - plus que jamais - se cherche un corps. Le virtuel a troqué sa casquette d'opérateur froid contre celle, plus avenante, de maître de cérémonies... réelles. Le webmaster se fait bâteleur et entremetteur [2]. Un plain-pied dans la-vraie-vie-point-com ? C'est effectivement le cheval de bataille des opérateurs sociaux, qui visent l'interpersonnel absolu (comprenez durable), entre : 1. simples visiteurs de sites, 2. blogueurs, 3. utilisateurs de réseaux sociaux, 4. acteurs plus ou moins emblématiques du secteur concerné (institutionnels, PME, etc.). Eh oui, ainsi est fait l'humain : une rencontre qui compte, c'est un face-à-face avec des corps. (Et du vin, si possible.)

Exemples de meet-up ? Les soirées [3] Viaduc, initiées par les hubs (moyeux), ces relais communautaires locaux. Ou encore les soirées hi-tech [4] de la très dynamique Fanny. Quoi d'autre ? Les meet-up sont une claque au syndrôme Dean. C'est Le Figaro qui en parle. Devisons un instant de politique américaine : l'on se souvient que le candidat malheureux de 2004, Howard Dean, avait massivement investi la Toile. Il était certainement de tous les hommes politiques du monde celui qui a le plus exploité Internet. Le verdict fut... sans appel [5]. Pourquoi ? Trop de virtuel [6]. Pour la politique ou l'économie, les opérateurs se doivent - c'est obligatoire - de combler ce persistant fossé entre le virtuel et le réel. La suite de l'analyse indique que Dean a laissé les internautes dans leurs bulles, entre eux, sans descendre dans l'arène politique. Dommage.

L'idée qui prévaut aujourd'hui, et partout : transformer les internautes en relais du monde réel, capables de s'engager dans la rue ou sur leurs lieux de travail. Les soirées seraient donc le pendant charnel indispensable.



Où l'on revit, comme à l'Age d'or des start-up,
une empoignade féconde entre dimension du
clic
et tenants d'un
mortar, figuré par les soirées 'en dur'


Certains me diront : Le virtuel et les soirées, c'est bien ce que fait Absara ? Oui et non : chez nous, c'est l'inverse. Les soirées amorcent un contact, que le virtuel vient ensuite relayer. L'entame vient des soirées : Bonjour, je suis Untel. Enchanté de faire votre connaissance. Quel domaine vous occupe, précisément ? Le virtuel prend ensuite une place de meet-down. Sorte de prolongement. Ou de relai arrière.

Voilà.



Clic !


Ainsi, pour rester branché(e), pourrez-vous dire à vos prochains vis-à-vis : Et vous, cher ami, êtes-vous plutôt meet-up, plutôt meet-down ?

Entretenant ainsi votre propre mythe. (Chéri, j'ai rencontré un chic mythe.)

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[1] Pour s'en persuader, revoir le fascinant Ghost in the shell (1995) du Japonais Mamoru Oshii.

[2] Connecteur, dirait le talentueux Guillaume.

[3] Le hub toulousain 'Ville rose' compte à ce jour quelque 1 300 membres. Autres hubs, la liste.

[4] Réservées aux geeks, professionnels ou amateurs transis de technologie et de nouveautés.

[5] L'on sait par ailleurs qu'un président qui entame une guerre s'impose quasiment toujours pour un autre mandat, représentant - pour le peuple angoissé - le seul à même de défaire ce qu'il a engagé, avec la même résolution, le même poigne de gagnant (passer le relai = risquer de perdre la guerre).

[6] En outre, Dean avait tiré le virtuel et a péri par celui-ci, qui - tel un enfant ingrat - le montrait sous un jour... étrange.

[ Image (c) Thierry Vatelin & Absara | Un terme vous échappe ? Double-cliquez dessus, la définition s'affiche | Clic and mortar -> clic and meeting -> meeting and clic, c'est le 'glouglou-clic' ]  Read More


 Un retour ? Non merci. - 2e partieSun 2 Jul 2006
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[ << Feedbacks - 1e partie ] Un retour ? Non merci. - 2e partie [ Trois petits singes faussement empathiques - 3e partie >> ]

L'entreprise est tout sauf un sanctuaire. C'est un lieu plus ou moins fiable, plus ou moins respectueux de l'autre, plus ou moins au fait de ses propres besoins.

Il y a plusieurs écoles, je sais. Vous êtes dans une démarche de repositionnement professionnel et une chouette entreprise, pourtant avenante, vous évince du circuit sans explication ? La tendance consiste alors à dire : 'Vas-y, demande-leur pourquoi ils ne te veulent pas. Leur avis est précieux.' Eh bien, je m'y oppose. Comment ? Pourquoi se couper d'un retour documenté, fort utile ? Je vous dis pourquoi.

D'abord ledit retour [*] est rarement documenté. Les mécanismes de choix de candidats relèvent de raisons propres à l'entreprise, à ses mécanismes internes, à ses doutes, son histoire, plus ou moins rationnels ou reluisants. Ensuite, la ligne motivationnelle d'un candidat lui est propre : se faire critiquer, même poliment, peut casser une dynamique. Le rejet, même gentil, cela fait mal. Surtout si vous en êtes à votre deux ou troisième rendez-vous. C'est-à-dire que la 'mayonnaise' du désir a monté : dure est alors la chute.

Alors quoi ? Mieux vaut, d'après moi, une illusion qui marche qu'une lucidité stérile. Restez comme cela (sauf contreperformance manifeste) et foncez : continuez à écouter les besoins des employeurs et taillez-leur une offre sur mesure. Il faut poursuivre.

Et un conseil : faites-vous conseiller par un nombre très limité de personnes. Parallèlement, rencontrez des entreprises, en permanence. Faites-vous du muscle. Vous absorberez les vues, les tics langagiers et le comportement (par mimétisme) de ceux que vous visez. Fréquentez-les. Les clubs valent de l'or pour cela. Et conservez, à côté de votre démarche, une bonne vie personnelle. Epanouissante. C'est à ceux qui vont bien que l'on ouvre les portes.

Gardez la foi. Tous mes encouragements. Toute ma chaleur à vous tous. A votre écoute s'il y a quoi que ce soit,

Lionel
__

[*] Particulièrement quand l'entreprise vous a semblée bizarre, peu professionnelle, traversée de contradictions. Attention : nid à problèmes. Ecole de 'casse' en vue. Ne pas donner de perles aux pourceaux : passez vite à une autre expérience. Les bons employeurs vous attendent quelque part : volez prioritairement vers eux. Et, paradoxalement, autorisez-vous à louper un entretien. Mieux vaut être bon en permanence que 'parfaitement parfait' de temps en temps. La constance prime. Quoi d'autre ? Un entretien, c'est de la vente. C'est important.

Mille encouragements ! Amitiés sincères.

[ Confort émotionnel | attention, si vous souffrez d'une situation tendue, dévalorisante, qui vous a laissé un goût amer, parlez-en à un professionnel - certes le travail ne doit-il pas faire de mal, mais il en fait parfois (souvent) ]  Read More


 Communiqué de presse et invitationsThu 20 Apr 2006
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[ << Les entreprises extraverties - 24e partie ] Crème de violette 3.0 :: Communiqué de presse et invitations - 25e partie [ L'Esarc-Cefire associe son image - 26e partie >> ]

Jamais deux sans trois, dit-on.

1. Regardons de près. Flashback. Le 18 novembre dernier, la première soirée de rencontres interprofessionnelles express, tout droit débarquée de la capitale, réunit dans un lieu gourmand de la Ville rose, quatrième ville de France, quelque huit experts indépendants et une vingtaine d'entreprises de la région. Adieu grisaille de Paris, conseil informatique exclusif et réservations figées de longue date. Bienvenue au bon-vivre, à la multiplicité des domaines d'expertise, en prise complète avec l'étendue économique locale. Place au pragmatisme toulousain. Nom de code de la soirée : Crème de violette, la crème de la crème (le conseil) dans la métropole à la fleur améthyste. Et Absara, l'association organisatrice, d'annoncer la couleur : nos soirées favorisent les rencontres entre la fine fleur du conseil, tous registres confondus, et les entreprises venues trouver des réponses à des points précis, en un battement de cil. Ou plutôt en onze minutes chrono, par tours successifs, autour d'un bon verre et de quelque chose de 'glamour' à croquer. Vous me confiez une problématique ? Je vous réponds en face-à-face, confidentialité oblige. Côté entreprises, beaucoup ont [...] ainsi tiré la carte chance, estime [1] La Dépêche, premier quotidien midi-pyrénéen, venu constater l'intensité et la chaleur communicative de ce tout nouveau type de soirée business. De son côté, la chaîne de télévision TLT salue [2] un nouveau moyen de se rencontrer entre entreprises. C'est un fait : les entreprises, outre les rencontres avec les experts, peuvent échanger entre elles. Entre deux tours. La motivation et le bon vin ? Des facilitateurs fameux.



Fig. 1 - Crème de violette, concept et climat


2. Jamais deux sans trois, disions-nous. Eh bien, sitôt le bilan tiré de cette première session régionale (85 % de satisfaction au sortir de la soirée [3]), la deuxième édition de Crème de violette (CdV 2.0) voit tout naturellement le jour, le 27 janvier dernier. Au menu, six nouveaux experts. Pour une quinzaine de professionnels différents, venus eux aussi échanger sur des thèmes libres et concrets. Résultat ? Une moisson de partenariats entre participants, et des contrats. Pour Absara, une voie se confirme.

3. Une histoire d'amour ? Certes. Prolongée par une sérieuse envie, dixit Absara, de voir encore plus de professionnels se prendre au jeu. La confirmation venant des retours enthousiastes (et documentés) des entreprises, des experts et de cercles d'affaires de plus en plus attirés par le concept. Pour la troisième édition de Crème de violette, l'animateur et expert en prise de parole Yann Fernandez co-anime la formule. Par ailleurs, l'équipe d'Absara passe de deux à neuf organisateurs en comptant les partenaires. Les choses prennent de l'envergure, au point d'intéresser à présent les institutionnels en quête de formules qualitatives rythmées. Speed is good.



Fig. 2 - Yann Fernandez co-anime Crème de violette (CdV 3.0) le 16 mai prochain


La différence avec d'autres pratiques ? Plus de contacts, davantage qualifiés, des participants actifs et motivés, selon une formule intense, dans un cadre confidentiel et chaleureux. La soirée du 16 mai est sur le point de marquer la vie économique locale d'une pierre blanche. Voire violette !

Profitez de cette occasion pour rencontrer du monde, selon un format qui a fait ses preuves. Pensez à réserver en suivant les consignes de l'invitation ci-dessous. Quoi d'autre ? Experts et entreprises, munissez-vous d'une clé USB [4] le jour-même.

Au 16 mai donc ! Chaleureusement,

Toute l'équipe d'Absara



Fig. 3 - Les invitations cliquables, détails
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[1] Article La Dépêche, 'Le speed consulting débarque à Toulouse' - ici.

[2] Emission TLT, 'Les cercles d'affaires' - ici.

[3] Enquête qualité, source Absara.

[4] Message du partenaire technique d'Absara : Personnalité numérique.

[ Crème de violette, c'est une ambiance et des résultats | la page Absara ]  Read More


 CdV 3.0, ce que vous devez savoir, de vous à nous - 22e partieMon 3 Apr 2006
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[ << Yann Fernandez co-anime CdV 3.0 - 21e partie ] Ce que vous devez savoir, de vous à nous - 22e partie [ Venez avec votre clé USB - 23e partie >> ]

Crème de violette, c'est un outil pour :

1. les entreprises, éventuellement timides et/ou pressées,
2. les experts, en quête de sensations nouvelles,
3. les lieux de réception, en recherche de nouveaux formats d'animation,
4. Absara, qui qualifie de très bons contacts au cours de la soirée.


 L'entreprise névrosée - 3e partieFri 10 Mar 2006
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[ << 2e partie - Quand le collectif parle (et s'impose) à chacun ] L'entreprise névrosée - 3e partie [ La névrose de groupe, un conflit entre nécessaires puissance de maintien et pulsion d'évolution | Michel Crozier et le jeu bureaucratique à la française - 4e partie >> ]


Sociologue Eugène Enriquez - Une presque plongée dans Léviathan


Est-ce que la psychanalyse explique tout de l'entreprise ? Non. Certes met-elle en jeu les tensions - agressives et érotiques - qui se jouent. Pour autant, il faut convoquer la dynamique de groupe pour tout comprendre, je veux dire pour savoir comment les forces s'organisent [1] concrètement. Voire aborder l'anthropologie, étude (entre autres) des territoires, donc des prérogatives de chacun. Autant dire des alliances et des guerres qui en découlent (cf. pouvoir). Je suis en train de me replonger dans le brillantissime René Girard, anthropologue français dont je recommande - pour commencer - la lecture du fraichement paru Les Origines de la culture, dialogue simple et fécond entre universitaires. Que dire ? Oui la violence parcourt les groupes. L'issue : trouver un bouc émissaire, chargé de libérer les tensions et de porter ce lourd héritage humain, ce signe que la concorde (le savoir aimer et travailler de Freud) exige un prix à payer. (Vilaine condition [2] que celle des groupes.) Un décharge-misère ? C'est le rôle du mobilisateur négatif, pour le psychanalyste et consultant Yves Enrègle (cf. Assurancetourix du Village gaulois). Le groupe, c'est tout cela. Et le pire, vous savez ? Ce ne sont pas les tensions de haut niveau, qui ensanglantent des chefs au cuir déjà épais. Ce sont les bassesses des échelons intermédiaires. Là, la guerre se fait à l'arme blanche : les places du 'mieux'- par opposition à 'cette base fangeuse d'où l'on vient et qui nous fait horreur' - sont peut-être les plus chères. Gare aux petits chefs, les leaders spontanés - autocrates en puissance - mal cadrés donc en chasse permanente. Un jeu de massacre, accentué par l'incertitude à pouvoir conserver sa place (voir les chaises de chacun, chères au psychiatre toulousain Patrick Çabal).

Mais le trophée de la violence revient d'emblée aux choses larvées, qui frappent en silence, qui minent. Vous savez, les pesanteurs internes, les boulets, les croix inter et auto-imposées. Dans un entretien d'avril 1991, donné à Sciences humaines, le sociologue et expert en psychanalyse des organisations Eugène Enriquez dresse un lucide bilan du fait humain en entreprise :

Sciences humaines : - Pourriez-vous donner un exemple de ce que signifie une analyse de groupe ou d'organisation ?

Eugène Enriquez : - Dans certaines organisations, on observe des gens qui se comportent comme des morts vivants. Ils préfèrent, malgré tous les dysfonctionnements qui assaillent l'organisation, se cacher la réalité et refuser d'affronter les difficultés. On peut voir des organisations qui préfèrent, parce que cela les rassure [3], maintenir une répétition mortifère [4] de ce qui se fait plutôt que d'envisager autre chose (par peur que tout ne s'écroule). Il y a aussi des organisations qui développent un stress professionnel tendant à briser, à casser les individus.

>> A l'inverse, on observe des institutions où prévaut le consensus, où l'on refuse le conflit et donc le dévoilement de certains problèmes par peur de briser l'harmonie interne. Il y aura donc refoulement de la parole libre, refoulement de l'agressivité...



Fig. 1 - Eugène Enriquez


SH : - En matière de management participatif [cf. les différents styles, plus ou moins opportuns - part. 1, 2 et 3], l'analyste constate-t-il de réelles modifications de pouvoir dans l'entreprise depuis vingt ans ?

EE : - L'idée du management participatif est en réalité une très vieille idée : elle date d'après-guerre [cf. Kurt Lewin]. Elle a mis du temps à s'imposer. En 1956, lorsque je parlais de participation, de consultation, je me suis entendu reprocher de vouloir installer des soviets ! Maintenant, on peut dire qu'il y a des soviets partout ! Ils s'appellent cercles de qualité, groupes d'expression, groupes de projet, groupes ad hoc... Il y a un changement en ce sens que l'on commence à mettre en place des idées proposées par les psychosociologues dès les années 1940. Personnellement, je ne pense pas beaucoup de bien de ces méthodes dans la mesure où la participation est exigée. Michel Crozier avait bien dit dans Le Phénomène bureaucratique que les gens voulaient des compensations à l'investissement en termes d'argent, de prestige [5]. Dans une certaine mesure, il est vrai que la personnalité des cadres ou des ouvriers est plus prise en compte ; ceux-ci se sentent plus valorisés lorsqu'ils ont de nouvelles responsabilités. Mais en même temps, jamais il n'y a eu un tel contrôle sur la pensée et la psyché des individus. Jamais ne s'est autant manifestée la volonté d'emprise de l'organisation sur l'individu. L'organisation tend à prendre l'individu au piège de ses propres désirs.

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[1] Description des interactions par Robert Freed Bales et cartographie socioémotionnelle par Jacob Levy Moreno, par exemple.

[2] L'égrégore, archétype du groupe en tant que structure énergétique aboutie, vérouillée, pourrait influencer les mentalités individuelles. Bien souvent pour le pire (ex. : figures mystiques collectives qui engluent les parties-prenantes du Premier Conflit mondial - cf. Gustave Le Bon).

[3] Puissante homéostasie - cf. Edgar Morin.

[4] Lire La Répétition des scénarios de vie du psychiatre Jean Cottraux (voir ses typologies de personnalité).

[5] Voir, en complément, la notion de valence. Chacun donne à un phénomène donné une valeur de motivation qui est subjective.

[ Autres gourous | psychanalyse d'entreprise | management et cartographie des enjeux éthiques, outils d'équité, de volontarisme et de liberté | Qualiconsult présente Michel Crozier | Eugème Enriquez, membre du Laboratoire de changement social, adossé à Paris VII | Enriquez, synthèse d'ouvrage par le Groupe de recherche en médiation des savoirs | revue Changement social | Girard et Enriquez, même combat ? | Dynamique de groupe, article interactif du grand Didier Anzieu ; Systémique, article de l'incontournable Jean-Louis Le Moigne - excellentes ressources du site de psychiatrie et de pathologies sociales ACpsy | dynamique de groupe, fondements | manifestations de l'homéostasie selon le pédagogue André de Peretti (site exhaustif) | Freud et la dynamique de groupe, article essentiel de Claude Pigott | Thomas Hobbes) et le cauchemar de Léviathan - introduction à l'anthropologie politique (pdf) | Hobbe's resources ]


 Avantages du libre pour l'entreprise - 1e partieSat 13 Nov 2004
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Avantages du libre pour l'entreprise - 1e partie [ Pourquoi l'administration centrale française migre massivement d'ici 2007 - 2e partie >> ]

Le libre est un levier financier. Cost killing à la clé. De plus, permet-il de gagner du temps, grâce à la compétence de ses développeurs : c'est pro, c'est propre, c'est solide. Le rêve de tout professionnel impliqué dans l'organisation de l'entreprise.

propose soixante mots pour convaincre :

* Meilleure qualité des logiciels (sources ouvertes, suivi et contrôle des bugs, etc.),

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* Indépendance plus grande vis-à-vis de l'éditeur du logiciel propriétaire (contrôle des sources, pluralité d'édition),

* Universalité : respect des standards/normes et possibilité de contrôler/adapter les formats d'échange,

* Processus en expansion : les logiciels libres se développent à la même vitesse que l'Internet.


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