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 Tendances et remèdesWed 9 Jul 2008
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[ < thémas Économie & Stratégie | catégorie Économie-Sc. sociales | archivage automatique du billet sur la stratégie comme une guerre ou un art de garder la main dans un environnement mouvant | interagissez sur le présent billet en cliquant sur le bandeau de son titre ]

Un effort continu. Peut-être faut-il parler de l'économie comme ça, comme d'une adaptation quotidienne, complexe, des hommes à leurs besoins. Dans un environnement vivant (ressources - limitées -, nécessité de les transformer, idée de répartition, mise à profit des biens, entretien du milieu d'émergence ou de production des denrées et des biens).

C'est sûr.

Peut-être faut-il encore aborder les flations, véritables jauges de ce qui se passe, de ce qui se produit quand tout l'ensemble chauffe. Ou se refroidit.

Vient alors l'idée de récession. Et c'est officiel.

Après les États-Unis, qui l'avoue du bout des lèvres, l'Europe occidentale le murmure : le pouvoir d'achat stagne ou se resserre. La demande patine. Et avec elle, les carnets de commande des entreprises. Donc les projections de production, donc l'emploi à terme, donc le pouvoir d'achat des familles (salariées ou non). Donc l'impôt, donc les moyens d'action publique. Et parallèlement, c'est l'épargne qui tousse (consommation future, retraite privée - pouvoir d'achat à venir). Avec elle, la consommation fait d'ores et déjà du sur-place.

Et pourquoi donc ?

Le pétrole - façon 2008 - est un brasier. Parlons en premier lieu de lui. Un brasier, c'est ça, qui enflamme avec lui les coûts de production, les coûts de logistique, l'ensemble des coûts intermédiaires. En trente années de crise, le monde s'est à peine sorti des chocs pétroliers des années 1970 - souvenez-vous. Bad news : le choc actuel est plus soudain, plus massif, plus englobant (touchant l'ensemble des pays - ajoutons à cela le tarissement des ressources agricoles disponibles, qui affame le Sud).

Que faire ?

Il y a aussi cette crise financière.

Tournons à présent nos regards vers le sommet. Je veux parler de la première puissance économique. Un hors-série dédié (juillet 2008) fait retranscrire au Monde 2 le propos lucide et direct de l'Américain Jeffrey Madrick. Il est directeur du Centre d'analyse des politiques économiques de l'université New School (Côte Est).

Ambiance de re-descente sur terre. Il y a un crash.

« Que le cataclysme ait commencé par la finance, analyse-t-il, n'est pas surprenant. [...] Tout le boom des acquisitions de biens, mais aussi de l'investissement, était fondé sur le crédit – et un crédit peu coûteux. Quand j'ai acheté un appartement à New York, se souvient Madrick, l'organisme prêteur ne m'a quasiment demandé aucun document justificatif ! Tant que l'on a pu continuer d'emprunter, le déni s'est poursuivi. Le jour où cela a pris fin, le système s'est effondré. [...] L'effet dominos s'est enclenché. [...] La crise a touché les particuliers [...] mais aussi les entreprises, qui fonctionnaient sur le même modèle d'endettement. Resserrement du crédit égale moins d'investissement, égale moins d'emploi [cf. principe de l'économiste et ex-chancelier allemand Helmut Schmidt, nda]. Quand on perd son emploi, aux États-Unis, on perd aussi, très souvent, son assurance pour l'appartement, sa pension, son assurance-santé », déplore l'économiste.

Un vrai film d'horreur.

Origine ? « Jusqu'en 2006, on a connu une phase longue de croissance importante, de profits records. La productivité augmentait. Normalement, cette dernière est le fondement de la croissance et de la hausse des revenus, explique l'économiste. Or là, le pouvoir d'achat moyen a stagné. Pour beaucoup, il a régressé. On n'avait jamais connu cela auparavant. [...] Du temps de - Bill - Clinton, l'économie a pu [...] bénéficier des dividendes de la paix, après la fin de la Guerre froide, et du boom technologique. Les marchés et l'immobilier ont commencé à beaucoup prospérer. [...] Mais Clinton a fondamentalement poursuivi la ligne de ses prédécesseurs, regrette Madrick : c'était une économie d'accès aux biens beaucoup plus que de croissance des revenus. » Priorité : lutter contre l'inflation, protéger les profits financiers.

La donne a changé. L'inflation désormais galope.

« Le travailleur moyen gagne moins [...] que son père il y a trente ans, reprend l'expert. Et ceux qui n'ont pas fait d'études supérieures, beaucoup moins. Parmi ceux qui sont sortis de l'université, seuls les détenteurs d'un diplôme élevé font beaucoup mieux que les autres ». Résultat : « La part des dettes personnelles est devenue énorme.

[...] Nous sommes, conclut Madrick, dans la pire situation économique depuis le début des années 1990. »

C'est dire.

Que faire ? Je re-pose la question, que j'adresse aux entreprises. Comment se développer ?

Crochet furtif par la quatrième ville de France, où je regarde beaucoup la télé. Dans un entretien au Club économique du grand Toulouse (TLT - site en panne), un observateur de l'immobilier déclare : « Actuellement, dans notre pays, le budget mensuel des ménages souffre - par rapport aux années passées - d'une baisse de 150 à 200 €. »

Atmosphère dépressionnaire. Alors, les entreprises, que faire ?



J'ai cinq éléments, en appui direct sur les démarches que donnent à voir certaines des structures que je connais. En période de repli, il y a grosso modo cinq stratégies :

1. Faire de la pointe - Une entreprise qui développe un savoir-faire ou un produit cinq étoiles (a fortiori unique en son genre), bref cette entreprise consolide son patrimoine immatériel, sa spécificité, son angle ou son diamant aigu, son potentiel de pénétration ;

2. Toucher des niches, par définition beaucoup plus « micro » et donc typiques et donc modélisables ou prévisibles (maîtrisables, en termes de domination, de vérouillage, de marges - cf. David Vs Goliath), bref plus tranquillisantes que ce grand marché en repli ;

3. Adopter une stratégie discount (politique d'optimisation des circuits de coûts, prix finaux très bas) - Cette politique répond aux nouveaux besoins des (grandissants) nouveaux modestes, qui - en outre - s'assument de plus en plus comme tels (cf. dîners en ville où fusent des propos sur les méfaits de l'inflation) ; attention toutefois : une image de marque, c'est sacré, or le discount est au glamour ce que le déodorant du marché de la gare est au Chanel Numéro cinq ;

5. Investir le luxe - Ah là : oui ; l'image de marque prévaut (attention toutefois au prix du ticket d'entrée sur le marché concerné), de plus la stratégie s'enfle d'un charisme durable et conquérant ; les marges sont souvent confortables et l'autre bonne nouvelle, c'est que le luxe (forcément différenciateur - sinon ce n'est pas du luxe), bref le sommet du panier se porte à merveille pendant les crises ; la frustration et la volonté de se démarquer du troupeau en peine sont de formidables ressorts ;

5. Développer son volet international - Ça permet premièrement de toucher les marchés (encore) émergents ; deuxièmement, de mettre ses œufs dans différents paniers, en émulation les uns avec les autres (il est toujours temps de tout transférer là où l'herbe est la plus verte - dynamique des vases communicants).

Je vous quitte ici : je révise mon hongrois.

Be seeing you!

[ Image (c) Tom Q @ Flickr.com ]


 Absara café, bilan de fin d'année - 80e partieSat 15 Dec 2007
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[ < 79e partie | théma Absara café ] AddThis Social Bookmark Button [ Catégorie Absara | permalien, mots-clés et commentaires | 81e partie > ]

Lancés en avril 2007, dans le sillage des OpenCoffee Clubs des grandes villes de la planète, Absara café, rendez-vous express du centre ville entre décideurs de Toulouse, avant retour au bureau, servaient au tout départ à deux choses :

1. préparer les Crème de violette, entre entreprises et consultants, expliquer les spécificités du format, connaître à l'avance toutes les parties-prenantes, faire signer la charte, etc.,

2. prolonger agréablement les amorces relationnelles opérées en soirée, nous autres organisateurs pouvions ainsi nous poser au calme, autour d'un café, et revoir certaines des personnes qui nous avaient qualitativement marqués.

Intérêt d'un format court pour ça ? Aller à l'essentiel. Et puis rendre la démarche compatible avec un emploi du temps chargé : joindre l'utile à l'agréable. Pour ça, un cahier des charges compact et léger : l'accueil du lieu, son emplacement central, son côté « clés en main » (nous arrivons, faisons bien connaissance, prenons un café, repartons), éventuellement son originalité (ex. : une bodega qui fait des préparations-maison, y compris pour le café).

Vous l'avez compris : la pratique a largement débordé les attentes du début. Il y a maintenant 25 entreprises, amis ou institutions qui sont venus à ce mini-format. En voici quelques uns :

ADL stratégie, Alys formation, consulat des États-Unis, DebitCredit.fr, Deventup, Eparco, Extreme Outdoors, Femmes & Entreprises, Fullsave, Gain de temps, Goûts et Terroirs, Hyaka, Hoyado, Indiceco, Kiweb, KPMG, MI5, Milan presse, Paplove, Pi communication, Ponts du coeur, Thesaurus.

C'est dire que le format s'est ouvert. C'était inattendu et c'est bien. Tout le monde interagit avec de plus en plus de profils.

Par conséquent, en plus des deux points du début, il y a maintenant une vocation plus large : 3. faciliter les rencontres-express diurnes entre entreprises toulousaines. Ces rencontres répondent à l'envie de format court, compatible avec un planning professionnel serré, et de qualification de profils amicaux, pointus et/ou influents dans leur sphère spécifique.

C'est comme pour Toulrezo.biz, un outil au départ pour les membres devient une plateforme pour toutes les entreprises locales qui se retrouvent dans l'esprit business du siècle actuel.

Merci et bravo à tous. Excellent week-end.

[ En savoir plus sur ce que nous faisons | revoir le fil des contibutions sur Absara café | repérer les prochaines dates (actualisation permanente) ]


 Ultimes informations - 64e partieFri 4 May 2007
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[ < Absara, les vidéos - 63e partie ] Ultimes informations - 64e partie [ Absara café 2.0, découvrez quelques experts en vidéo - 56e partie > ]


Avant le 9 mai

Chers vous tous,

Je vous livre ici les choses à mettre à profit - de votre côté - avant la soirée du 9 mai à 19 h 30, 6e édition de Crème de violette et première édition à s'ouvrir aussi aux futurs entrepreneurs :

| Absara et Crème de violette, ce que c'est précisément - ici

| Pourquoi venir à la soirée - sept points d'or

| Comment venir à la soirée - recevez gratuitement votre invitation électronique ici puis faites-la suivre à vos contacts

| Absara award ? C'est le résultat de votre sélection par vote, lors de la soirée, du meilleur expert Crème de violette pour l'édition 6.0, expert récompensé par l'Absara award, diplôme qui lui est remis à l'édition 7.0 (avec discours et relai-presse circonstanciés)

| Qui sont les 18 experts présents à Crème de violette 6.0 ?

:: Pôle financement (2) - Arnaud de Latude (financement des PME-PMI), 1 expert ADIE (microcrédit)

:: Pôle stratégie et développement commercial (3) - Jean-Marc Dizel (stratégie), Ghislain de Drouas (développement des ventes et management commercial), 1 expert KPMG

:: Vos droits (1) - Marie-Claire Baron (juriste)

:: Pôle gestion, finance & patrimoine (2) - Serge Alzas, 1 expert KPMG

:: Pôle Internet & multimédia (3) - Fabien Fromage (stratégie multimédia), Bruno Zilber (marketing des moteurs de recherche), Sandrine Bertrand (référencement naturel)

:: Organisation de l'entreprise & performance humaine (1) - Robert Licciardi

:: Pôle international (3) - Christopher Galley (zone Royaume-Uni), 2 spécialistes des relations franco-américaines

[ Absara-blogophilie - au revoir Couteau | le lien vers Absara.eu est rétabli : tout fonctionne ]


 Repères économiques - 5e partieThu 2 Nov 2006
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[ << Economique post-industrielle, l'éclairage de Daniel Cohen - 4e partie ] Repères économiques - 5e partie [ Modélisation des départs en retraite d'ici 2015 - 6e partie >> ]

Panorama

Prenons toutes les entreprises implantées en France.

55 % d'entre elles ont un capital majoritairement d'origine étrangère (fonds de pension anglosaxons). Par ailleurs, c'est de leurs propres bons de commande que proviennent 70 % des produits chinois présents dans l'Hexagone. Quant aux baby-boomers qui les quittent pour des raisons de retraite, ils consomment progressivement 3 fois plus de soins de santé que quand ils étaient en poste [ndlr - j'ajoute que leurs 2 dernières années de vie coûtent plus cher que l'ensemble de la vie écoulée].

Patrick Artus, économiste à l'antenne des Matins de France culture, auteur de Politique économique de droite, politique économique de gauche, 15 € env.

[ Quelques articles centrés sur les retraites ]


 Les intellectuels se mouillent - 3e partieWed 13 Sep 2006
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[ << Innovation - 2e partie ] Les intellectuels se mouillent - 3e partie [ Changement institutionnel à La Poste | Economie post-industrielle, décryptage - 4e partie >> ]

Lu dans le train, hier, un dossier sur les PME, dans Le Monde [*]. Passionnant. L'on y trouvait d'ailleurs un point de vue, très poil à gratter, de Philippe Trouvé, chercheur en sciences de gestion. L'idée ? La relance par les PME est un mythe fort coûteux. Témoin, les efforts démesurés de l'Etat pour dynamiser le tissu qu'elles composent. Pour autant, d'après le chercheur affilié à l'Ecole supérieure de commerce de Dijon, les patrons des PME ne sont pas des fines mouches en matière d'innovation ou d'aptitude à l'amélioration continue des processus. Bien moins, certainement, que les patrons des grands groupes, frottés à la concurrence de haut vol. Potentiellement plus souples. Mmh, un peu comme des havanes Partagas ?

De son côté, Joseph Stiglitz [page], prix Nobel d'économie interrogé par Libération, estime que la mondialisation - en l'état atuel - porte un sérieux préjudice à l'innovation et à la valorisation collective du savoir. La faute à qui ? A la propriété intellectuelle la plus cadenassée qui soit. Au bout d'un moment, les brevets sont comme des champs de mine où la circulation intellectuelle devient impossible. Contre la stagnation des connaissances, la France devrait pousser plus avant son programme diététique d'ingestion de fibres : ch'uis sûr que nos Hexagonaux feraient de belles choses.


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[*] Si quelqu'un possède le (très bon) numéro d'hier, merci de me le faire savoir. J'ai égaré le mien chez un couple d'amis. Ce numéro parlait par ailleurs de la démographie mondiale en 2050, brrr.  Read More


 Ceci n'est pas une formule de réseautage express - 37e partieMon 11 Sep 2006
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[ << Crème de violette 4.0, la FAQ - 36e partie ] Ceci n'est pas une formule de réseautage express - 37e partie [ Crème de violette, ils en ont parlé - 38e partie >> ]



Ceci n'est pas une formule de réseautage express


... c'est beaucoup mieux. Vous obtenez du conseil avec des experts d'entreprise. Et vous rencontrez les autres entreprises qui sont aussi là pour ça. Donc, c'est comme une formule de réseautage express. En beaucoup mieux.  Read More


 Soirées meet-up ou soirées meet-down ? - 8e partieSat 8 Jul 2006
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[ << De l'utilité des réseaux, minie-saga de l'été ] Chérie, on s'fait une soirée meet-up ou une soirée meet-down ? - 8e partie [ Collaborer - 9e partie >> ]

Champagne. La Net-économie fait son retour, cette fois-ci pour les humains. Et par les humains, devenus vrais acteurs. C'est ce que les initiés nomment le nouveau paradigme ou encore le 2.0. Les réseaux sociaux sont en plein dedans. De sorte que le fameux débat du clic and mortar nous refait le coup du boomerang. Exit, cette fois-ci, les produits culturels et la vente par correspondance. En 2006, la jonction réel-virtuel s'invite dans ce qui fait le ressort social d'aujourd'hui : les communautés.

Le virtuel sans réel est juste un esprit qui flotte [1]. L'écran comme panacée de la relation, même professionnelle, c'est fini. Vrai de vrai : les clubs et groupes d'influence l'ont bien compris. Témoin, le formidable essor des meet-up (aller à la rencontre des gens, meetings, vis-à-vis en chair et en os, soirées thématiques), qui prouve que le Net - plus que jamais - se cherche un corps. Le virtuel a troqué sa casquette d'opérateur froid contre celle, plus avenante, de maître de cérémonies... réelles. Le webmaster se fait bâteleur et entremetteur [2]. Un plain-pied dans la-vraie-vie-point-com ? C'est effectivement le cheval de bataille des opérateurs sociaux, qui visent l'interpersonnel absolu (comprenez durable), entre : 1. simples visiteurs de sites, 2. blogueurs, 3. utilisateurs de réseaux sociaux, 4. acteurs plus ou moins emblématiques du secteur concerné (institutionnels, PME, etc.). Eh oui, ainsi est fait l'humain : une rencontre qui compte, c'est un face-à-face avec des corps. (Et du vin, si possible.)

Exemples de meet-up ? Les soirées [3] Viaduc, initiées par les hubs (moyeux), ces relais communautaires locaux. Ou encore les soirées hi-tech [4] de la très dynamique Fanny. Quoi d'autre ? Les meet-up sont une claque au syndrôme Dean. C'est Le Figaro qui en parle. Devisons un instant de politique américaine : l'on se souvient que le candidat malheureux de 2004, Howard Dean, avait massivement investi la Toile. Il était certainement de tous les hommes politiques du monde celui qui a le plus exploité Internet. Le verdict fut... sans appel [5]. Pourquoi ? Trop de virtuel [6]. Pour la politique ou l'économie, les opérateurs se doivent - c'est obligatoire - de combler ce persistant fossé entre le virtuel et le réel. La suite de l'analyse indique que Dean a laissé les internautes dans leurs bulles, entre eux, sans descendre dans l'arène politique. Dommage.

L'idée qui prévaut aujourd'hui, et partout : transformer les internautes en relais du monde réel, capables de s'engager dans la rue ou sur leurs lieux de travail. Les soirées seraient donc le pendant charnel indispensable.



Où l'on revit, comme à l'Age d'or des start-up,
une empoignade féconde entre dimension du
clic
et tenants d'un
mortar, figuré par les soirées 'en dur'


Certains me diront : Le virtuel et les soirées, c'est bien ce que fait Absara ? Oui et non : chez nous, c'est l'inverse. Les soirées amorcent un contact, que le virtuel vient ensuite relayer. L'entame vient des soirées : Bonjour, je suis Untel. Enchanté de faire votre connaissance. Quel domaine vous occupe, précisément ? Le virtuel prend ensuite une place de meet-down. Sorte de prolongement. Ou de relai arrière.

Voilà.



Clic !


Ainsi, pour rester branché(e), pourrez-vous dire à vos prochains vis-à-vis : Et vous, cher ami, êtes-vous plutôt meet-up, plutôt meet-down ?

Entretenant ainsi votre propre mythe. (Chéri, j'ai rencontré un chic mythe.)

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[1] Pour s'en persuader, revoir le fascinant Ghost in the shell (1995) du Japonais Mamoru Oshii.

[2] Connecteur, dirait le talentueux Guillaume.

[3] Le hub toulousain 'Ville rose' compte à ce jour quelque 1 300 membres. Autres hubs, la liste.

[4] Réservées aux geeks, professionnels ou amateurs transis de technologie et de nouveautés.

[5] L'on sait par ailleurs qu'un président qui entame une guerre s'impose quasiment toujours pour un autre mandat, représentant - pour le peuple angoissé - le seul à même de défaire ce qu'il a engagé, avec la même résolution, le même poigne de gagnant (passer le relai = risquer de perdre la guerre).

[6] En outre, Dean avait tiré le virtuel et a péri par celui-ci, qui - tel un enfant ingrat - le montrait sous un jour... étrange.

[ Image (c) Thierry Vatelin & Absara | Un terme vous échappe ? Double-cliquez dessus, la définition s'affiche | Clic and mortar -> clic and meeting -> meeting and clic, c'est le 'glouglou-clic' ]  Read More


 Un retour ? Non merci. - 2e partieSun 2 Jul 2006
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[ << Feedbacks - 1e partie ] Un retour ? Non merci. - 2e partie [ Trois petits singes faussement empathiques - 3e partie >> ]

L'entreprise est tout sauf un sanctuaire. C'est un lieu plus ou moins fiable, plus ou moins respectueux de l'autre, plus ou moins au fait de ses propres besoins.

Il y a plusieurs écoles, je sais. Vous êtes dans une démarche de repositionnement professionnel et une chouette entreprise, pourtant avenante, vous évince du circuit sans explication ? La tendance consiste alors à dire : 'Vas-y, demande-leur pourquoi ils ne te veulent pas. Leur avis est précieux.' Eh bien, je m'y oppose. Comment ? Pourquoi se couper d'un retour documenté, fort utile ? Je vous dis pourquoi.

D'abord ledit retour [*] est rarement documenté. Les mécanismes de choix de candidats relèvent de raisons propres à l'entreprise, à ses mécanismes internes, à ses doutes, son histoire, plus ou moins rationnels ou reluisants. Ensuite, la ligne motivationnelle d'un candidat lui est propre : se faire critiquer, même poliment, peut casser une dynamique. Le rejet, même gentil, cela fait mal. Surtout si vous en êtes à votre deux ou troisième rendez-vous. C'est-à-dire que la 'mayonnaise' du désir a monté : dure est alors la chute.

Alors quoi ? Mieux vaut, d'après moi, une illusion qui marche qu'une lucidité stérile. Restez comme cela (sauf contreperformance manifeste) et foncez : continuez à écouter les besoins des employeurs et taillez-leur une offre sur mesure. Il faut poursuivre.

Et un conseil : faites-vous conseiller par un nombre très limité de personnes. Parallèlement, rencontrez des entreprises, en permanence. Faites-vous du muscle. Vous absorberez les vues, les tics langagiers et le comportement (par mimétisme) de ceux que vous visez. Fréquentez-les. Les clubs valent de l'or pour cela. Et conservez, à côté de votre démarche, une bonne vie personnelle. Epanouissante. C'est à ceux qui vont bien que l'on ouvre les portes.

Gardez la foi. Tous mes encouragements. Toute ma chaleur à vous tous. A votre écoute s'il y a quoi que ce soit,

Lionel
__

[*] Particulièrement quand l'entreprise vous a semblée bizarre, peu professionnelle, traversée de contradictions. Attention : nid à problèmes. Ecole de 'casse' en vue. Ne pas donner de perles aux pourceaux : passez vite à une autre expérience. Les bons employeurs vous attendent quelque part : volez prioritairement vers eux. Et, paradoxalement, autorisez-vous à louper un entretien. Mieux vaut être bon en permanence que 'parfaitement parfait' de temps en temps. La constance prime. Quoi d'autre ? Un entretien, c'est de la vente. C'est important.

Mille encouragements ! Amitiés sincères.

[ Confort émotionnel | attention, si vous souffrez d'une situation tendue, dévalorisante, qui vous a laissé un goût amer, parlez-en à un professionnel - certes le travail ne doit-il pas faire de mal, mais il en fait parfois (souvent) ]  Read More


 Quelque chose se passe - 28e partieFri 5 May 2006
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[ << Déontologie ] Rendez-vous interprofessionnels express en milieu gourmand - 28e partie [ Insert coin - 29e partie >> ]

Rythme et qualité

I - Crème de violette, la meilleure formule de rencontres économiques rapides ?

II - Les faits - 7 points d'or

1. Beaucoup plus d'échanges,
2. Plus rapidement,
3. Sur des points concrets (votre situation),
4. Avec des gens très, très motivés,
5. Dans tous les métiers,
6. En vous amusant,
7. Librement.

III - A vous de juger...

[ Communiqué de presse | Renseignements et invitations - recto, verso | Voici la liste actualisée des métiers d'experts présents à la soirée du 16 mai : 1. conseil juridique en affaires, 2. marketing Internet, 3. gestion-finance, 4. prise de parole en public, 5. stratégie patrimoniale, 6. création et publicité visuelles, 7. sécurité des locaux, des personnes, des événements, 8. ressources humaines, 9. logistique, 10. management, 11. oenologie. Ces conseillers sont d'accord pour répondre à toutes vos questions. Exemples : Comment animer efficacement mes clients sur le Net ? Comment associer une nouvelle personne au capital ? Dans une présentation orale, quel impact dois-je produire ? En interne, quelles tendances financières 'phare' dois-je privilégier ? Dois-je changer de logo ? Comment économiser plus d'impôts ? Comment motiver mes troupes ? Dans mes locaux, comment gagner de la place de stockage ? Si j'organise une soirée professionnelle, quel niveau de sécurité mettre en oeuvre ? Quels sont les contrats employeurs-salariés les plus avantageux pour moi ? Quels vins déguster avec un client ? Quand transmettre mon entreprise à mes descendants ? Et caetera. | La soirée ? C'est vous qui en faites l'intérêt, nous apportons seulement le format. Et le rythme. | Experts et entreprises, venez équipés d'une clé USB ]



 Déontologie des experts, 7 règles d'orFri 28 Apr 2006
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[ << Esarc-Cefire mise sur le bon cheval - 26e partie ] Etre expert(e) Crème de violette - 27e partie [ La meilleure formule possible ? >> ]

Speed et bien. Expert(e), c'est un état d'esprit. C'est faire passer le pragmatisme, la passion, l'écoute de l'autre avant tout autre chose. Un service de bonne qualité ? Voilà qui est normal. Outre les conditions et le format de la soirée (speed, speed), c'est ce côté impliqué qui assure l'intérêt des événements Crème de violette (CdV). Voici la charte que chaque expert CdV s'applique à lui-même, il la ratifie et nous la renvoie. Je vous la livre :
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1. Fiabilité - Moi, expert(e) CdV, je garantis la fiabilité, la notoriété et l'ancienneté de ma pratique. Absara, de même que tout participant à CdV, peut me (re)demander mes états de service à tout moment de la soirée, je m'engage à y répondre le plus sincèrement du monde. Si l'apport de garanties demande plus de temps que prévu, je m'engage à fournir les éléments demandés sous huit jours ouvrés, par exemple par mèl. Pour autant, la priorité de la soirée reste de fournir du conseil.

2. Gratuité - Pendant la soirée, je conseille gratuitement chaque participant qui vient s'asseoir en face de moi. Il s'agit d'un conseil de même qualité qu'en cabinet (excepté le temps, évidemment, qui est ici beaucoup plus court).

3. Règles professionnelles - Je lui réponds le plus honnêtement du monde, en fonction des règles professionnelles qui régissent ma profession (discrétion, qualité du service).

4. Format de réponse - Si la réponse que j'ai à donner dépasse le format imposé de onze minutes, j'invite la personne à revenir me voir dans la soirée, et à re-passer onze minutes avec moi. Et ainsi de suite. Par ailleurs, les discussions au comptoir sont libres.

5. Réactivité - Un rendez-vous en dehors de la soirée est tout à fait possible, auquel cas je laisse l'initiative au participant de faire la proposition. Je donne ma carte de visite sous cette condition seule, à la demande du participant. Ici aussi, le client est roi : son désir prime, ce qui est normal.

6. Relation - Naturellement, je prends soin de la relation établie en face à face, ainsi que dans la salle. Je m'engage à faire mon métier le mieux possible, à considérer l'intérêt du 'client' avant tout et à me conformer aux règles de courtoisie, de chaleur humaine et de discrétion que ce type de soirée est en droit d'attendre de moi. Dans cette même idée, je m'engage à manifester le plus grand respect à toute autre personne présente dans la soirée : collègues experts, association organisatrice, partenaires, personnel du lieu d'accueil. Tout manquement, même passager, serait forcément rédhibitoire.

7. Convivialité - Un participant peut, à tout moment, m'inviter à prendre un verre ou à partager un plat avec lui, seul ou accompagné. Tout est envisageable : les règles de politesse (qui règle quoi) sont celles qui régissent les rapports professionnels habituels.

'Bon pour accord' - Fait à ..., le ... / ... / ... | signature

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Huitième idée, induite : la convivialité, la spontanéité, le rire et l'échange intense valent de l'or. Ils sont les bienvenus ! (Voire recommandés.) Outre le cerveau, c'est son coeur que l'on retient chez l'autre. L'on a beau dire, l'humain (pour des humains), c'est ce qu'on fait de mieux.

Excellent week-end à vous,

Lionel

[ De l'utilité des réseaux | la page Absara ]  Read More


 Mettez un cheval dans votre moteur - 26e partieThu 27 Apr 2006
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[ << Communiqué de presse et invitations cliquables - 25e partie ] Esarc-Cefire mise sur le bon cheval - 26e partie [ Déontologie des experts - 27e partie >> ]

D'un cheval à l'autre. C'est le trajet provisoire que choisit d'effectuer l'école Esarc-Cefire, passant ainsi d'un équidé d'exception, le Pegase de son emblême, à un tout autre destrier : le format de soirées Crème de violette (CdV) - cf. le 16 mai prochain. L'école de management bac + 5, établie à Toulouse, Aix et Montpellier, choisit en effet d'associer son image, le temps d'une soirée CdV, à celle d'Absara, structure organisatrice des soirées de rencontres express entre la fine fleur du conseil et les entreprises de la Ville rose. Miser sur le bon cheval ? C'est certes une motivation pour l'école, qui coache étudiants et professionnels tout au long de leur carrière. Une autre ambition consiste à afficher sa capacité de mobilisation pour un événement moteur, en prise avec l'économie, ce tissu garantissant le pragmatisme et l'excellence des angles d'apprentissage.

Bienvenue à Pegase et à son école. Vous pourrez, durant la soirée, caresser ce bel emblême de la mythologie et caresser, en parallèle, les projets captivants issus des cellules grises des participants. Comme indiqué dans les invitations : forte présence Esarc-Cefire attendue. J'en hénnis d'impatience...



Fig. 1 - Page CdV


[ Ce que j'aime à l'Esarc-Cefire ? 1. La gamme des filières, complète : elle recouvre tant les activités de créativité que celles liées à la gestion - c'est rarissime, 2. la force de son réseau d'anciens - véritable nerf de la guerre ]


 Communiqué de presse et invitationsThu 20 Apr 2006
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[ << Les entreprises extraverties - 24e partie ] Crème de violette 3.0 :: Communiqué de presse et invitations - 25e partie [ L'Esarc-Cefire associe son image - 26e partie >> ]

Jamais deux sans trois, dit-on.

1. Regardons de près. Flashback. Le 18 novembre dernier, la première soirée de rencontres interprofessionnelles express, tout droit débarquée de la capitale, réunit dans un lieu gourmand de la Ville rose, quatrième ville de France, quelque huit experts indépendants et une vingtaine d'entreprises de la région. Adieu grisaille de Paris, conseil informatique exclusif et réservations figées de longue date. Bienvenue au bon-vivre, à la multiplicité des domaines d'expertise, en prise complète avec l'étendue économique locale. Place au pragmatisme toulousain. Nom de code de la soirée : Crème de violette, la crème de la crème (le conseil) dans la métropole à la fleur améthyste. Et Absara, l'association organisatrice, d'annoncer la couleur : nos soirées favorisent les rencontres entre la fine fleur du conseil, tous registres confondus, et les entreprises venues trouver des réponses à des points précis, en un battement de cil. Ou plutôt en onze minutes chrono, par tours successifs, autour d'un bon verre et de quelque chose de 'glamour' à croquer. Vous me confiez une problématique ? Je vous réponds en face-à-face, confidentialité oblige. Côté entreprises, beaucoup ont [...] ainsi tiré la carte chance, estime [1] La Dépêche, premier quotidien midi-pyrénéen, venu constater l'intensité et la chaleur communicative de ce tout nouveau type de soirée business. De son côté, la chaîne de télévision TLT salue [2] un nouveau moyen de se rencontrer entre entreprises. C'est un fait : les entreprises, outre les rencontres avec les experts, peuvent échanger entre elles. Entre deux tours. La motivation et le bon vin ? Des facilitateurs fameux.



Fig. 1 - Crème de violette, concept et climat


2. Jamais deux sans trois, disions-nous. Eh bien, sitôt le bilan tiré de cette première session régionale (85 % de satisfaction au sortir de la soirée [3]), la deuxième édition de Crème de violette (CdV 2.0) voit tout naturellement le jour, le 27 janvier dernier. Au menu, six nouveaux experts. Pour une quinzaine de professionnels différents, venus eux aussi échanger sur des thèmes libres et concrets. Résultat ? Une moisson de partenariats entre participants, et des contrats. Pour Absara, une voie se confirme.

3. Une histoire d'amour ? Certes. Prolongée par une sérieuse envie, dixit Absara, de voir encore plus de professionnels se prendre au jeu. La confirmation venant des retours enthousiastes (et documentés) des entreprises, des experts et de cercles d'affaires de plus en plus attirés par le concept. Pour la troisième édition de Crème de violette, l'animateur et expert en prise de parole Yann Fernandez co-anime la formule. Par ailleurs, l'équipe d'Absara passe de deux à neuf organisateurs en comptant les partenaires. Les choses prennent de l'envergure, au point d'intéresser à présent les institutionnels en quête de formules qualitatives rythmées. Speed is good.



Fig. 2 - Yann Fernandez co-anime Crème de violette (CdV 3.0) le 16 mai prochain


La différence avec d'autres pratiques ? Plus de contacts, davantage qualifiés, des participants actifs et motivés, selon une formule intense, dans un cadre confidentiel et chaleureux. La soirée du 16 mai est sur le point de marquer la vie économique locale d'une pierre blanche. Voire violette !

Profitez de cette occasion pour rencontrer du monde, selon un format qui a fait ses preuves. Pensez à réserver en suivant les consignes de l'invitation ci-dessous. Quoi d'autre ? Experts et entreprises, munissez-vous d'une clé USB [4] le jour-même.

Au 16 mai donc ! Chaleureusement,

Toute l'équipe d'Absara



Fig. 3 - Les invitations cliquables, détails
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[1] Article La Dépêche, 'Le speed consulting débarque à Toulouse' - ici.

[2] Emission TLT, 'Les cercles d'affaires' - ici.

[3] Enquête qualité, source Absara.

[4] Message du partenaire technique d'Absara : Personnalité numérique.

[ Crème de violette, c'est une ambiance et des résultats | la page Absara ]  Read More


 Soirée spéciale pour structures et professionnels extravertis - 24e partieSun 16 Apr 2006
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[ << Venez avec votre clé USB - 23e partie ] Vos envies - 24e partie [ CdV 3.0, communiqué de presse ]

Crème de violette (CdV) s'adresse aux professionnels qui ont envie d'échanges intenses, express et pragmatiques. Le nombre de contacts ? Important. En un temps record, en plus. Le climat ? Original, chaleureux, propice aux échanges, aux vrais. Les questions-réponses en face à face y sont pour beaucoup. La volonté de rencontre est un moteur également. Et puis, il y a le vivier, cet espace informel où tout peut se produire, en marge du speed consulting en tant que tel : venez, mangez, buvez. Rencontrez. Vous verrez.

CdV s'adresse aux professionnels qui se reconnaissent ici. Et qui ont quelque chose à apporter à la soirée. Nous fournissons le format, nous fournissons les experts. Le reste vient totalement de vous.

[ Yann Fernandez | en savoir plus ]


 CdV 3.0, venez avec votre clé USB - 23e partieWed 5 Apr 2006
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[ << CdV 3.0, la voix enjouée vous dit tout - 22e partie ] Venez avec votre clé USB - 23e partie [ Soirée pour professionnels extravertis - 24e partie >> ]

Votre lopin de violettes

C'est officiel. La société toulousaine Personnalité numérique (PN) propose à tous les invités de CdV 3.0 de venir munis [1] d'une clé USB. Beau cadeau : PN vous fait profiter de son fichier hi-tech [2] qui vous permet - clé USB en main - d'avoir accès, de n'importe où, à votre lopin de terre [3] virtuel, ultrasécurisé, restrictif ou partageable avec vos collaborateurs, à la carte. De manière simplissime.

Vous ramenez le fichier chez vous, avec votre clé. Pour vous connecter d'où vous voulez. Et profiter de votre lopin.

[ Personnalité numérique, visite guidée par VUnet | quelques bonnes clés, selon PN - les marques OCZ Technology, Corsair et Kingston ]

[1] Espace disponible : 10 MO.

[2] Algorithme breveté par PN.

[3] Par exemple, un bureau virtuel. Ou des données professionnelles (fichiers, identifiants de connexion, etc.). Ou des films, des images, des sons, personnels ou professionnels.  Read More


 CdV 3.0, ce que vous devez savoir, de vous à nous - 22e partieMon 3 Apr 2006
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[ << Yann Fernandez co-anime CdV 3.0 - 21e partie ] Ce que vous devez savoir, de vous à nous - 22e partie [ Venez avec votre clé USB - 23e partie >> ]

Crème de violette, c'est un outil pour :

1. les entreprises, éventuellement timides et/ou pressées,
2. les experts, en quête de sensations nouvelles,
3. les lieux de réception, en recherche de nouveaux formats d'animation,
4. Absara, qui qualifie de très bons contacts au cours de la soirée.


 Yann Fernandez co-anime Crème de violette 3.0 - 21e partieThu 30 Mar 2006
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[ << Nouvelle date - 20e partie ] Yann - 21e partie [ Ce que vous devez savoir - 22e partie >> ]

Faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux, telle est la devise de Yann Fernandez, animateur fameux du petit écran et des ondes radiophoniques du grand Sud. Ses quartiers généraux ? TLT, première télévision locale en termes d'audience, et Sud radio, avec ses 500 000 auditeurs quotidiens. Yann est plus que proche des gens.

Pour autant, cet hyperactif chevronné dispose d'une autre casquette, beaucoup plus business. Témoins, les grands comptes qui font appel à lui. Son expertise en matière de filage d'émissions, d'animation d'événements et de prise de parole en contexte économique forme un bagage unique : celui de conseiller en actions impliquant une prise de parole pointue. Un organisateur, un animateur, un coach de communiquants. Le triptyque est complet.

Accueillons Yann Fernandez le mardi 16 mai au Last (rue d'Austerlitz), il est notre invité. A la carte ? Une co-animation de l'événement économique le plus rythmé du Midi toulousain : bienvenue, Yann ! C'est un honneur. Et un grand plaisir personnel.

[ Image (c) Julien Moles | interview exclusive de LeeAundra Temescu [En], experte américaine en prise de parole ]


 Crème de violette - 19e partieTue 28 Mar 2006
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[ << 25 avril, 3e édition ] 7 raisons de participer - 19e partie [ Calage - 20e partie >> ]


Vous êtes expert(e) aux entreprises

1. Contacts nombreux - Contacts qualifiés, motivés - Intensité des rencontres - Démonstration pratique de vos talents

Le format Crème de violette (CdV) vous permet de fournir du conseil à une multitude d'entreprises pendant la soirée. Des entreprises motivées, qui sont là pour questionner, pour rencontrer. Ainsi constatent-elles vos qualités, professionnelles et humaines : vous vous faites connaître... en vrai. De manière concrète.

2. Partenariats inter-experts

Vous rencontrez d'autres experts : les échanges deviennent possibles. Envies de travailler en commun, échange de contacts, opportunités de missions. C'est riche !

3. Puissance de conviction

Vous invitez des prospects, que vous finissez de convaincre grâce au format intense et pragmatique de la soirée. C'est pratique.


Vous êtes une entreprise

1. Choix de compétences - Rapidité des réponses

Vous obtenez rapidement réponse à vos questions (caractériser un problème, mettre à jour des pistes de réponses).

2. Sincérité - Connaissance des gens

Vous disposez d'un vivier de connaisseurs, que vous pouvez solliciter par la suite, de manière confiante et approfondie.

3. Amplification du réseau

Vous rencontrez d'autres entreprises, qui vous donnent - en temps réel - un portrait réaliste de l'économie toulousaine. Les rapprochements deviennent possibles !

4. Extension du concept à vos connaissances

Vous faites venir les professionnels que vous avez envie d'étonner, de fidéliser, de satisfaire et d'associer à votre réseau. Le contexte est parfait.

A votre chaleureuse écoute - Intensément,

Lionel
- pré-réservez votre soirée du 16 mai


 L'entreprise névrosée - 3e partieFri 10 Mar 2006
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[ << 2e partie - Quand le collectif parle (et s'impose) à chacun ] L'entreprise névrosée - 3e partie [ La névrose de groupe, un conflit entre nécessaires puissance de maintien et pulsion d'évolution | Michel Crozier et le jeu bureaucratique à la française - 4e partie >> ]


Sociologue Eugène Enriquez - Une presque plongée dans Léviathan


Est-ce que la psychanalyse explique tout de l'entreprise ? Non. Certes met-elle en jeu les tensions - agressives et érotiques - qui se jouent. Pour autant, il faut convoquer la dynamique de groupe pour tout comprendre, je veux dire pour savoir comment les forces s'organisent [1] concrètement. Voire aborder l'anthropologie, étude (entre autres) des territoires, donc des prérogatives de chacun. Autant dire des alliances et des guerres qui en découlent (cf. pouvoir). Je suis en train de me replonger dans le brillantissime René Girard, anthropologue français dont je recommande - pour commencer - la lecture du fraichement paru Les Origines de la culture, dialogue simple et fécond entre universitaires. Que dire ? Oui la violence parcourt les groupes. L'issue : trouver un bouc émissaire, chargé de libérer les tensions et de porter ce lourd héritage humain, ce signe que la concorde (le savoir aimer et travailler de Freud) exige un prix à payer. (Vilaine condition [2] que celle des groupes.) Un décharge-misère ? C'est le rôle du mobilisateur négatif, pour le psychanalyste et consultant Yves Enrègle (cf. Assurancetourix du Village gaulois). Le groupe, c'est tout cela. Et le pire, vous savez ? Ce ne sont pas les tensions de haut niveau, qui ensanglantent des chefs au cuir déjà épais. Ce sont les bassesses des échelons intermédiaires. Là, la guerre se fait à l'arme blanche : les places du 'mieux'- par opposition à 'cette base fangeuse d'où l'on vient et qui nous fait horreur' - sont peut-être les plus chères. Gare aux petits chefs, les leaders spontanés - autocrates en puissance - mal cadrés donc en chasse permanente. Un jeu de massacre, accentué par l'incertitude à pouvoir conserver sa place (voir les chaises de chacun, chères au psychiatre toulousain Patrick Çabal).

Mais le trophée de la violence revient d'emblée aux choses larvées, qui frappent en silence, qui minent. Vous savez, les pesanteurs internes, les boulets, les croix inter et auto-imposées. Dans un entretien d'avril 1991, donné à Sciences humaines, le sociologue et expert en psychanalyse des organisations Eugène Enriquez dresse un lucide bilan du fait humain en entreprise :

Sciences humaines : - Pourriez-vous donner un exemple de ce que signifie une analyse de groupe ou d'organisation ?

Eugène Enriquez : - Dans certaines organisations, on observe des gens qui se comportent comme des morts vivants. Ils préfèrent, malgré tous les dysfonctionnements qui assaillent l'organisation, se cacher la réalité et refuser d'affronter les difficultés. On peut voir des organisations qui préfèrent, parce que cela les rassure [3], maintenir une répétition mortifère [4] de ce qui se fait plutôt que d'envisager autre chose (par peur que tout ne s'écroule). Il y a aussi des organisations qui développent un stress professionnel tendant à briser, à casser les individus.

>> A l'inverse, on observe des institutions où prévaut le consensus, où l'on refuse le conflit et donc le dévoilement de certains problèmes par peur de briser l'harmonie interne. Il y aura donc refoulement de la parole libre, refoulement de l'agressivité...



Fig. 1 - Eugène Enriquez


SH : - En matière de management participatif [cf. les différents styles, plus ou moins opportuns - part. 1, 2 et 3], l'analyste constate-t-il de réelles modifications de pouvoir dans l'entreprise depuis vingt ans ?

EE : - L'idée du management participatif est en réalité une très vieille idée : elle date d'après-guerre [cf. Kurt Lewin]. Elle a mis du temps à s'imposer. En 1956, lorsque je parlais de participation, de consultation, je me suis entendu reprocher de vouloir installer des soviets ! Maintenant, on peut dire qu'il y a des soviets partout ! Ils s'appellent cercles de qualité, groupes d'expression, groupes de projet, groupes ad hoc... Il y a un changement en ce sens que l'on commence à mettre en place des idées proposées par les psychosociologues dès les années 1940. Personnellement, je ne pense pas beaucoup de bien de ces méthodes dans la mesure où la participation est exigée. Michel Crozier avait bien dit dans Le Phénomène bureaucratique que les gens voulaient des compensations à l'investissement en termes d'argent, de prestige [5]. Dans une certaine mesure, il est vrai que la personnalité des cadres ou des ouvriers est plus prise en compte ; ceux-ci se sentent plus valorisés lorsqu'ils ont de nouvelles responsabilités. Mais en même temps, jamais il n'y a eu un tel contrôle sur la pensée et la psyché des individus. Jamais ne s'est autant manifestée la volonté d'emprise de l'organisation sur l'individu. L'organisation tend à prendre l'individu au piège de ses propres désirs.

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[1] Description des interactions par Robert Freed Bales et cartographie socioémotionnelle par Jacob Levy Moreno, par exemple.

[2] L'égrégore, archétype du groupe en tant que structure énergétique aboutie, vérouillée, pourrait influencer les mentalités individuelles. Bien souvent pour le pire (ex. : figures mystiques collectives qui engluent les parties-prenantes du Premier Conflit mondial - cf. Gustave Le Bon).

[3] Puissante homéostasie - cf. Edgar Morin.

[4] Lire La Répétition des scénarios de vie du psychiatre Jean Cottraux (voir ses typologies de personnalité).

[5] Voir, en complément, la notion de valence. Chacun donne à un phénomène donné une valeur de motivation qui est subjective.

[ Autres gourous | psychanalyse d'entreprise | management et cartographie des enjeux éthiques, outils d'équité, de volontarisme et de liberté | Qualiconsult présente Michel Crozier | Eugème Enriquez, membre du Laboratoire de changement social, adossé à Paris VII | Enriquez, synthèse d'ouvrage par le Groupe de recherche en médiation des savoirs | revue Changement social | Girard et Enriquez, même combat ? | Dynamique de groupe, article interactif du grand Didier Anzieu ; Systémique, article de l'incontournable Jean-Louis Le Moigne - excellentes ressources du site de psychiatrie et de pathologies sociales ACpsy | dynamique de groupe, fondements | manifestations de l'homéostasie selon le pédagogue André de Peretti (site exhaustif) | Freud et la dynamique de groupe, article essentiel de Claude Pigott | Thomas Hobbes) et le cauchemar de Léviathan - introduction à l'anthropologie politique (pdf) | Hobbe's resources ]


 Plaidoyer pour les entreprisesMon 27 Feb 2006
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1. Les entreprises

Elles sont réactives, nos entreprises. C'est même ce qui les caractérise. Elles sont pragmatiques et tournées vers le gain d'argent, ce qui est sain. Le bémol ? Les querelles de personnes. Cartographier les relations et le socio-émotionnel en général est une gageure. Mettre les doigts dans ces histoires de rapports humains peut vous coûter... les doigts. (Aïe, les territoires.) Pourtant c'est dans l'humain que les entreprises ont à gagner : fidéliser, mobiliser, connaître et faire adhérer les troupes. L'union (mutualisation, synergie) fait l'efficience : elle mobilise les forces de chacun pour lui donner en retour la gratification qu'il attend (cf. strokes). Et chacun 'bosse'. L'union démultiplie les forces, tel un système gorgé de potentiels... compatibles. A condition de passer un peu de temps [*] là-dessus. Passons aux institutions.

2. Les institutions

Elles diffèrent complètement des entreprises. En quoi ? Elles sont fondées sur autre chose : l'argent n'y est plus souverain. Ce qui l'est, c'est la relation. La relation hiérarchique, bureaucratique, parachutée. Je m'explique : la verticalité domine. Des ingénieurs ou des stratèges conçoivent des choses, qui sont ensuite déclinées (déroulées) sur le terrain. Là où ce dernier avait voix au chapitre avec les entreprises, il passe souvent au rebut. La bonne nouvelle ? Il n'y en a pas. Si ce n'est la bonne volonté que les uns et les autres se donnent à produire des mouvements. Premier constat. Deuxièmement, les institutions - quand il s'agit de les rendre pragmatiques - freinent des quatre fers : l'homéostasie grippe les rouages. La verticalité est un credo, c'est une pensée magique, fédératrice, éternelle. Un peu comme un archétype. Ou une forme donnée a priori comme bonne. Et pourtant, l'on reconnaît un arbre à ses fruits. Là où la verticalité excelle en situation d'urgence (rapidité d'exécution, procédures pensées à l'avance, liens réduits à leur plus simple expression), elle devient un handicap quand il s'agit de vivre. C'est-à-dire de prendre des risques et de s'adapter. Bref, de faire un travail sain : de produire un plus ou un mieux.

Les institutions sont des squelettes. Les entreprises ? Des muscles. Il manque une moëlle épinière faite de gens. Des gens soucieux de résultats.

Je cherche l'homme, disait Diogène. Outre la lanterne, espérons que le philosophe ait emporté quelques provisions pour la route...
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[*] Une minute, dirait Kenneth Blanchard.

[ Le territoire et son ombre ]