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[ < théma Caïn & Abel | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur le pourquoi (questionnement), sur l'enfance et la vitalité philosophiques, sur le poids enfin du regard en éthique (façon de vivre, de se placer dans le monde et de choisir le sens et le poids de ses actes) | billet interactif, cliquez sur le bandeau de son titre ]
Le grand absent. C'est lui le grand absent, c'est Abel. La guerre, ce propre de l'homme qui incarne ce qu'il a de plus sale (incapacité à s'entendre entre soi), cette horrible guerre nous le prend. La guerre, c'est la jalousie. Témoin, la Bible. Dans leur récit, les Écritures nous parlent d'Abel. Elles nous montrent la portée universelle du crime. (Le crime, c'est une attaque avec mobile, une attaque sous prétexte - contrairement à l'autodéfense, tournée vers le sursaut vital.) Caïn tue Abel car il veut confisquer l'amour (et le regard) de Dieu, par la violence. Pauvre fou. Caïn est un passionné, un tourmenté, un dingue. Il tue son frère et cet acte terrible, le grand René Girard en fait le fondement, le nœud matriciel violent, fracassant, où tout se joue. De ce chaos passionnel naît la civilisation (régulations, paradigmes, productions collectives concertées). Les constructions humaines sont violentes (elles violent), les édifications se font dans le sang.
Pauvre Abel ! Cette guerre de Quatorze-Dix-huit nous l'aura pris. Abel, c'était le gars dans son champ, le type avec son agriculture et avec son père et sa mère et ses frères, et ses sœurs et ses copains. Pauvre Abel. Abel c'était François et c'était aussi Franz (c'était également Ali, Gábor et tellement d'autres).
Abel (vrai prénom), c'était aussi l'oncle de ma grand-mère paternelle. C'était l'oncle de Georgette. C'était ce gars que le combat de 14-18 mena loin. Et son officier le porta disparu. Des documents l'attestent. Ce pauvre Abel, sorti de l'adolescence, ce pauvre Abel, il est parti loin de chez lui et il a fait un trou. Un trou familial : porté disparu se hurle et se chuchote (c'est le pire cri, celui des pierres - cf. Luc 19:40). Sa mère (grand-mère de ma grand-mère) en est morte de chagrin. Épuisée par l'absence et par les pleurs. Mais tu crois qu'il reviendra, Abel ? Pauvre Abel. Et pauvres deuils, même pas faits.
Un trou.
Et puis par hasard, il y a une poignée d'années, lors d'un voyage, Georgette a retrouvé la trace d'Abel. Comme ça. Abel était bien mort lors d'un assaut.
La grand-mère, la maman d'Abel, pouvait enfin vivre en paix. Et, depuis sa tombe, entamer son deuil.
Toutes les familles ont un Abel en elles. L'immense Anne Ancelin Schützenberger le clame.
Et vous voudriez qu'on arrête de parler de la guerre ? Qu'on désinfecte l'Histoire ? Vous avez vu les monuments aux morts dans nos campagnes ? tonnait mon grand-père dans ses discours sur la paysannerie. Pleins de noms de paysans, les grands oubliés, la chair à canon, la force vive et nourrissante du pays.
Honneur à vous, pauvres hires. Nos familles sont pleines d'Abel.
Et je veux parler ici de violence et de deuils certes, mais aussi d'humiliation.
Le besoin de se sentir fier est anthropologique et profond. Je pense aux familles de chez nous, bien sûr. Je pense aussi à celles de nos frères outre-rhénans. Et puis à tous les grands perdants (pauvre Hongrie). Humiliés.
Je pense aux fracas de l'Histoire, aux mutilations territoriales et culturelles, à l'érection des nations occidentales. Dans le sang. Les grands perdants ? Les civils de tout bord. À l'exception de l'Inde de 1947, pour l'occasion non-caïnique, convertie à la non-violence par un Gandhi inspiré.
Il y a aussi les Juifs, les Palestiniens (sous mandat britannique une partie du XXe siècle), les Gitans, les Africains et tellement d'autres.
L'humiliation, je disais. Pensons au monde arabo-musulman et aux poussées qu'il connaît ce siècle-ci.
Tout est le fruit de Caïn. Caïn le coléreux, le jaloux. Mais aussi Caïn l'illuminé.
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[ Le manque de regard et la réprimande mal embouchée conduisent au syndrôme de l'assoiffé de vengeance | La figure d'Abel - Voir Neil Gaiman (le blog) et son magnifique travail sur les archétypes (théma) | Caïn et Abel, personnages récurrents de la saga Sandman de Gaiman (poster, merci Vulture) | autres dessins, et aussi chez Flooby | Le Nouvel Observateur (HS d'octobre-novembre 2008, n° 810 H) est une perle sur l'Histoire, lire notamment l'émouvant édito de Jean Daniel (son blog) | il y a, chez ma grand-mère, une boîte qui contient des photos de soldats de la guerre de Quatorze-Dix-huit | tenez, la dynamique de groupe, vrai labo à ciel ouvert de la violence, de ses régulations, des scénarios qui pendent au nez des parties-prenantes | l'Europe de 2008 est une zone de paix ]
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[ < thémas Stress & Priorités | catégorie Coaching | this post in English | billet interactif, cliquez sur le bandeau du titre ]
Le couple. Un beau moteur. Oh certes, votre collègue évoque le sien volontiers : Quel bonheur ! ou Quelle plaie !, c'est selon. Et c'est normal. Essentiel, voilà ce qu'est le couple. À trop vouloir être pros, coupés de tout, nous autres travaillomanes, de surcroît perfectionnistes, nous asséchons quotidiennement nos racines. Cultivant uniquement les feuilles. Le grand perdant ? L'essentiel. Mouais. Visée salutaire, pour nous tous : un travail bien envisagé (tout est là). Travailler, je le rappelle, c'est fait pour être heureux. Ça sert à ça. Et seulement à ça : générer de l'argent. Pour soi, pour son conjoint, sa famille, sa communauté, sa famille étendue [1]. C'est même le cœur du propos de Steve Covey, gourou du tri des choses à faire. Covey signale qu'un couple est un fondement. Surtout dans nos sociétés pressées. Le couple ? Matière à s'épanouir, à se tenir motivé (en mouvement). À réaliser des projets : c'est concret. Émotionnellement, le couple nourrit, stimule, donne envie de se dépasser. (Le travail ? Il est fait pour autre chose.) Témoin, la théma sur les strokes et le regard.
Il est temps de mettre un coup de loupe, on y va ?
Les Anglo-Saxons, vous le savez, sont friands des patterns, modèles comportementaux (structures) et séquences-types qui en découlent. Ce matin, je veux vous en confier un : dites-moi s'il fait sens.
Paul a trois enfants [2]. Il travaille et rentre à 19 h le soir. Sa femme Sophie prépare le repas, Paul met la main à la pâte, un œil sur la télé, motif à détente. Il se sent entre deux eaux, fatigué, heureux, en « recharge de batteries » [3]. En quelque sorte, il « flotte ». Puis vient le moment du bain des mômes. Ensuite Sophie et lui les couchent, il y a l'histoire, le baiser, la lumière à éteindre. Et c'est reparti pour du neuf : le couple s'aménage sa plage. Télé, discussions, farniente, projets, câlins. Le lecteur de DVD affiche 23 h 30, voire 1 h du mat'. Eh oui : passer du temps ensemble, c'est occuper 2 à 4 h de sa soirée. Obligé. Puis sommeil (bien mérité). Puis France inter, foutu radio-réveil, c'est reparti pour la corrida. La pendule affiche 6 ou 7 h, informations, café, douche, habits, lever des enfants, déjeuner, anoraks, départ. C'est long, les enfants traînent (ils râlent), la montre égrène les minutes par poignées de cinq. Vite, vite, le temps file, la fatigue engourdit. L'affolement guette. Cris. Et retard. Prises de bec, reproches : Paul arrive au travail fatigué. Son couple a besoin de temps, son couple a des enfants, son couple fait ce qu'il peut. Le temps est un tyran. Paul en a marre, cette vie lui pèse. (Il fait ce qu'il peut.) Mais compresser le temps de soirée, c'est capituler : Paul veut profiter de son couple. Et de ses enfants. (Mais parler devient difficile.) Ce rythme de vie érode, accuse, met à mal. Les strokes se font rares. Les reproches ? Ils s'accumulent et Paul se sent moins aimé. Les soutiens d'hier font défaut. (Paul dévisse.) La performance au boulot, ça a un coût, la revivre c'est soi, c'est too much.
Pure fiction ? Je connais ce cas très fort. C'est celui des gens de ma génération. C'est celui de beaucoup de monde.
Le temps est assassin.
Le couple dépend du temps. Donc des priorités qu'on se fixe [5].
Je finis en rappelant l'à-propos de Françoise Dolto : les enfants s'adaptent. Le couple est le muscle et le squelette de la vie familiale. Les parents (et leurs fragiles aménagements) prévalent. De cette manière, les enfants apprennent la Loi, le principe de réalité, la socialisation du désir. Ils se bâtissent en respectant l'intimité parentale (corps, temps, lieux). Passant leur désir en second, ils se civilisent, développent leur Moi [4] et apprennent à vivre. À penser aux autres.
C'est, en outre, le grand Charlie T. Jones qui dit ceci : le plus grand cadeau qu'un individu puisse faire à ses enfants, c'est d'aimer le conjoint. Structuration et sécurité de fond.
Au lit, les mioches ! On se lève (on vous lève) plus tôt. Et demain sera plus calme.
Be seeing you ;)
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[1] Terme occidental. Les peuples traditionnels voient la famille, unité sociale de base, comme un groupe de 15 à 50 personnes. Notre format parents-enfants, diminué de la présence des vieux ? Formule interprétée - ailleurs - comme étriquée. Un mystère culturel pour beaucoup de peuples...
[2] Prénoms fictifs.
[3] Relire l'intéressant Management de décembre 2007.
[4] La psychanalyste Christiane Olivier parle des ces étapes salutaires pour les enfants : apprendre à couler sa libido dans la réalité matérielle, sociale et culturelle du monde. Dans le monde, en clair. C'est exactement ce que dit Dolto (par ailleurs mère stricte et particulièrement structurée). Je comprends mal pourquoi Olivier la voue aux gémonies. Haine de la dérive ? Dolto pourtant, comme beaucoup de grands, est innocente des cohortes d'irresponsables qui l'ont si mal appliquée. Et si mal lue.
[5] Pourquoi prendre du boulot chez soi ? Quelqu'un que j'aime, à l'hiver de sa vie, alors qu'il savait gérer à la fois une vingtaine de chantiers internationaux et nationaux, m'a confié regretter deux choses. La première est technique. La deuxième touche aux priorités : le manque de temps avec ses proches. Ça, quand tout s'envole, c'est quelque chose qui a du poids.
[ Celui qui réussit sa vie sait sûrement ce qui compte, il sait - l'esprit ouvert - concrétiser les potentiels, les talents, il est disponible à la vie, aux changements. Il sait donner de l'importance (temps, énergie, argent) à l'essentiel. Il sait en outre prendre les choses avec philosophie - relire les blagues sur le vieil homme dans le si puissant Cabaret mystique. ]
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[ < 7e partie | théma Dynamique de groupe ] [ Catégorie Management-Sc. humaines | permalien, mots-clés et commentaires ]
Cet article et les mots-clés qui s'y rattachent sont (c) - Merci
Le groupe est un dos. Et le dos, en vrai, c'est une structure vertébrale. Le groupe évoque la chaîne vivante. Serpent dynamique et postural, où les cylindres osseux, solides, centraux et communicants, s'organisent dans la souplesse. Et la vibration coulée. Ils fabriquent le bon gainage au bon moment. Entre vertèbres, il y a comme un travail d'équipe.
Connaissez-vous des entreprises, des associations, des familles qui aient des lumbagos ou des scolioses ? J'en connais. Le rôle d'un ou plusieurs éléments-clés se brouille, se complique, se déplace. Et l'ensemble, alors, s'agite, compense et comble les trous fonctionnels. Là où le chef traditionnel (naturel) manque de structure et d'allant [1], ainsi que de projection dans le temps, le vide qu'il génère se remplit aussitôt : la nature a horreur des fonctions béantes. Une chaise se vide ? Elle excite aussitôt la convoitise. Ou l'appétit de choses pratiques, le vite-il-faut-faire-ci-et-ça. Tout territoire s'occupe, c'est un fondement : occupation du terrain et espérance de vie vont ensemble. Je vous renvoie à ma propre vision de l'Animus. Il y a là quelque chose d'anthropologique et de normal.
De sorte qu'une vertèbre rebelle, souvent alliée à d'autres [2], s'impose où manque une cheville ouvrière.
La torsion se dessine : faire le travail d'un autre est une usure, une dispersion des énergies, une (im)posture. La Gestalt est malade.
De sorte que le je-suis-qui (indépendamment du je-fais-quoi) doit se plonger dans la moëlle épinière. Il faut refonder la carte d'identité. Réaligner puis huiler la colonne passe par ça. Quel est mon sexe réel (structuration ou accueil des choses) ? mon rang de naissance (leadership dans quel domaine) ? mes fonctions symboliques (rôle naturel) ? mon périmètre d'action (prérogatives, permissions et restrictions, rétributions et mérites [3] en cas de victoire ou d'échec) ?
Tout ça se décrypte.
Tout ça se soigne.
Tout ça se travaille au calme. Avec discernement.
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[1] Dans beaucoup de cas, un manque évident de confiance en soi provient d'une intramotivation défaillante ou faible, elle-même assise sur une légitimité bancale, il y a comme une gêne à s'engager. Cette fragilité se cheville au plus intime de l'inconscient, à cause déjà du regard-empreinte. Toujours lui !
[2] Cf. la horde primitive de Freud.
[3] Revoir les strokes et la valeur subjective que leur impact procure (valence).
[ Max Sandor, un dynamicien d'équipes qui se plonge dans les alignements énergétiques du groupe | relire Jacob Moreno, Alexandro Jodorowsky et Anne Ancelin Schützenberger | la confusion fait de l'Anima une caisse de résonnance, un facteur de douleurs | la juste définition des choses (Animus), au plus près des enracinements naturels, donne une structure saine et irriguée à la formation groupale, au système en place | Légitimité - Qui en veut aux couteaux Laguiole ? ] Read More
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Je suis, pardonnez-moi, obligé de mettre ce billet sous copyright
~ c'est comme ça (la la laah la)
Traces à mes enfants
Le Net repose sur des 0 et des 1, il a un côté fragile. Tout, y compris cette jolie chose qu'est Wikipedia, risque de mourir d'un coup. En vrai ? Oui et non. Mais théoriquement, les supports numériques sont plus éphémères que la pierre sculptée [1]. C'est ce qu'on appelle la finitude, je veux dire que si le Net était un système conscient de lui-même, il serait presque humain : conscient qu'entre la naissance et la borne ultime (la mort), il y a tout l'enjeu de l'amour [2], tout l'enjeu de l'accomplissement [3].
Parlons accomplissement, tiens. Je veux ici dire ce que je retire du travail : les lois qui marchent pour moi. Je vous les livre, et en même temps j'ai une pensée pour mes enfants. Enfants à qui je dis : Voilà du concentré, voilà des conseils. Alors je les donne. Chers vous tous, j'ai trente-et-un ans cette semaine [4] et je vous livre ici le plus profond de mon coeur, dans ce qui occupe ce blog : le plaisir et le discernement touchant au travail. Compléments commentés et personnels bienvenus. Il y a huit principes-éclairs. On y va ?
1. La portabilité - Savoir facilement changer de casquette (père ou mère, professionnel-le, ami-e, etc.) au sein d'une même journée, c'est gage de sérénité,
2. Le coeur - Savoir apprendre de tout le monde, en toute naïveté émerveillée, tout le temps,
3. La visée absolue - Considérer qu'on va mourir un jour pour occuper le maximum de son temps à être heureux, comme une tâche noble et sacrée,
4. Le discernement - Savoir où sont ses proches et leur faire plaisir le plus souvent possible, c'est gage de joie, c'est gage de paix,
5. L'information pure - Poser aux gens des questions, y compris basiques ou attendues, pour confirmer plutôt que supposer, c'est là une source claire pour s'orienter chaque jour,
6. Confiance en soi - Ecouter son intuition, donner le primat à l'expérience intérieure, à l'instinct, et attendre qu'une pulsation intime fasse vibrer quelque chose pour alors coiffer cette résonance d'un processus intellectuel, voilà qui rend heureux, voilà qui relève d'un appui sain sur soi, l'amour-propre devient jaillissant et solide,
7. Jouissance de soi - Se respecter, en corps, en âme, en esprit, pour allonger la longueur de ses jours et faire de soi-même un ami fiable,
8. jouissance du monde - Prendre plaisir à tout, y compris à la difficulté, voilà qui réjouit le coeur, la vie, le sommeil et les idées.
Bien sûr, je suis croyant. J'ai aussi plusieurs bons maîtres, que je mets dans le coeur de tout ça, puis dans une première couronne et enfin dans une deuxième couronne. Le coeur : Alexandro Jodorowsky, Charlie 'Tremendous' Jones, Don Miguel Ruiz. Je passe à la première couronne : Kenneth Blanchard, Taibi Kahler. Deuxième rang ? Françoise Dolto, Jean Monbourquette, les braves stoïciens et - versant asiatique - Tchouang Tseu ; ensuite Paul Watzlawick, Edgar Morin, Anne Ancelin Schützenberger.
Plus intimement, il y a les exemples de ma famille. Et de quelques amis, mais là, c'est mon jardin secret. Pour mes enfants.
Très bonne fin de week-end,
Lionel
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[1] Parlons de civilisations du passé. Connaissez-vous Jiroft ? Splendide et fou.
[2] L'amour, c'est le bon et beau lien, de soi à soi et de soi aux gens et aux choses.
[3] Ce qui est la même chose à mes yeux.
[4] Il existe une liste de cadeaux oscillant entre 4 et 60 €, ici.
Consultez tous les auteurs cités,
[ Jiroft et Richard Covington | Jiroft sur Arte | Jean 'Moebius' Giraud, belles dédicaces ] Read More
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