Un homme averti en vaut deux. C'est pareil pour une équipe ou une entreprise. Que font les entreprises pour prévoir les risques ? En tant que Toulousain, l'explosion d'AZF m'a fait pleurer. Et là, sept ans plus tard, je m'amuse, m'agace et m'interroge sur ce cas Société générale, plus léger [1], presqu'édifiant.
Mouais. Qu'en dire ?
Il y a, chez les 20-40 ans admirateurs de ce trader devenu célèbre, une solidarité générationnelle. Il personnifie - au moment où j'écris ces lignes - le bras d'honneur revanchard. Les générations X et Y le voient comme un formidable décullotage de l'establishment financier donc institutionnel. À travers ça, il y a la conquête momentanée d'un carré de pouvoir, d'une solidité professionnelle (en symétrique de la précarité), d'une reconnaissance des trentenaires, noyés dans la sur-représentation éco-démographique de la classe d'âge sexa. Un individualisme fou, une persévérance monstre, une intelligence pragmatique (la mètis) ont motivé le bonhomme pendant des mois, des mois, des mois.
Les sexagénaires ont mangé leur chapeau.
Et qu'est-ce que j'entends ce matin, sur Radio BFM ? Les propos de Philippe Tesler, directeur commercial d’Enablon, société de management du risque financier. Pour lui, c'est sûr, parmi les quatre types de risques [2], le facteur humain est le plus important.
C'est là que je veux vous emmener.
Qu'est-ce qu'un risque ? Mathématiquement, c'est ce que décrit l'outil Amdec : c'est un phénomène qui combine gravité (importance des dommages), probabilité (réalisme de la menace et de sa survenue possible), coût de la négligence (amplification des dégats si le phénomène progresse en zone grise, ignoré ou - pire - négligé voire laissé libre), à quoi j'ajoute l'effritement des défenses immunitaires (trop d'accidents à un même endroit sapent la confiance en soi et occasionnent beaucoup de travaux, c'est-à-dire beaucoup de vulnérabilité, beaucoup d'exposition pendant ce temps-là ; un phénomène qui enfonce toujours le même flanc peut créer la panique et même la « psychose », tellement consommatrice d'énergie et de lourdeurs diverses, tellement focalisée sur un aspect et négligeante des autres, alors exposés aussi, cf. le jeu d'échecs).
Quelque chose de grave, de très probable, de pernicieux si non-détecté à temps (synergie dévastatrice), de fragilisant s'il se produit et se reproduit encore, bref un tel risque est un cauchemar. Tout ça se calcule.
La particularité, quand on touche à l'humain (c'est-à-dire tout le temps, à quelque échelon que l'on soit), c'est qu'il est à l'origine, ou au contrôle, ou à la fin de la chaîne ou dans le champ d'impact (victime possible) du risque. Quelqu'un d'avisé dira que le fait humain est ici juge et partie : nous sommes dans la complexité, où l'humain influence l'humain, où l'humain envisage l'humain, où l'humain qui change évalue l'humain qui change aussi. Relativité ? Certes. Chaos ? Sûrement. Complexité ? À l'évidence.
C'est là qu'interviennent la modélisation et la logique floue, je veux parler de celle qui touche aux humains.
Celui qui envisage le risque comme quelque chose de compliqué (comprenez mécaniste, réductible à des processus statiques, décomposables, compréhensibles point par point) a toutes les chances de se planter.
Le risque est d'essence complexe : il est changeant. Il faut l'envisager comme un flux permanent de choses en interaction constante les unes avec les autres.
C'est pour ça qu'il faut modéliser les choses. Au lieu de les envisager à partir des origines (incertaines), il vaut mieux faire l'inverse : retrousser la question et se demander quels peuvent être les grands dommages. Quels qu'ils soient. Par familles (envisager une cartographie mentale). Par impacts. Chaque scénario-catastrophe reçoit une note-Amdec (un score). Filtrez l'ensemble aux 20/80, conservez le plus détonnant et accordez à chaque item les moyens préventifs (façon 5M : main-d'œuvre, méthodes - y compris novatrices -, machines, milieu physique, topographique et ergonomique, matières premières et intrants logistiques, management-motivation des troupes, management de la qualité en continu, etc.). Déclinez ces couples danger-moyens pour les tuer dans l'œuf dans un planning3QO2CP. Et branchez sur votre système de management des risques tout ce qui peut le rendre autonome et facilement évolutif : boucles, retours, moyens de rectification, de réactivité et de proactivité [3], pour prévoir... l'imprévisible (boîte à idées, téléphone sur site pour les signalements, etc.). Restez vigilant.
Nous parlons de systèmes vivants : là encore c'est l'eccéité qui prévaut.
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[1] Il y a deux écoles. Une école du péché (le fameux louper sa cible - moi je dis se prendre les pieds dans le tapis de ses courtes vues ou plus clairement se croûter la tronche - si on transcrit l'esprit du terme biblique hébreu) et puis ce que j'appelle l'école de la conséquence. Elles peuvent d'ailleurs s'interpénétrer. Dans le premier cas, l'éthique (placement de soi dans le monde, façon d'être et d'agir, style personnel) met l'accent sur l'intentionnalité. Désirer tuer est aussi important que le faire, ce qui s'interprète : bien sûr il vaut mieux désirer la chose que la faire, c'est plus anodin dans les faits, mais au plan de l'éthique, ça participe d'une même nécessité aiguë de réformer le cœur, l'intériorité, le rapport aux autres, la volonté de puissance, la place de soi et de son vis-à-vis : le prochain. (Approche du judaïsme, du bouddhisme et du christianisme.) Deuxième école : la conséquence prime sur l'intentionnalité. C'est celle que mon père m'a transmis. Il s'agit de relativiser les actes en fonction de leur gravité factuelle, de leurs conséquences. Le cœur ? Il apprend avec les erreurs : un cœur peut toujours se réformer. L'irréparable ? Non, il reste gravé dans le monde, qu'il casse et modifie. Avec mon père, quand j'étais petit, il y avait les petites bêtises, souvent faites par les enfants, souvent récupérables (par l'enfant lui-même, sous la supervision, le regard aimant et le discernement des parents, voire par les parents eux-mêmes, avec explications édifiantes). Et puis les grosses bêtises : les adultes, à des moments, commettent des actes engageants et définitifs. Ils peuvent, comble de la vie (en tant que pratique du libre arbitre et en tant que flux continu d'événements, d'opportunités), bref comble de la vie que de permettre sa suppression. Un adulte peut tuer. Avec ou sans malice (peu importe à la rigueur) : les conséquences sont à prendre au sérieux. Elles prévalent. En entreprise, pour autant, les choses sont plus ambivalentes : c'est souvent l'intentionnalité qu'il faut distinguer (récompenser ou recadrer). Pourquoi ? Parce que c'est un ressort motivationnel. La personne qui commet une grosse boulette doit juste être recadrée. Et remise en confiance. Si c'est un acte intentionnel, il faut sévir (d'un peu - clin d'œil du je suis pas dupe -, à beaucoup - bye bye, buddy). Voilà ce qui distingue la simple erreur (même à gros effets) de la faute. Voir théma, lire Hervé Gougeon. Eh oui, le manager a un rôle moralisateur (au sens d'agent de progression du collectif). Ceux qui l'oublient, et campent un management gagnant-gagnant, de négociations constantes, s'ouvrent à la dimension du jeu interpersonnel, du rapport de force, du clash, de la manip', de la recherche maladive de coopération conditionnelle (déséquilibre constant, angoisse). Un boss n'est pas un copain. Problème du management entre associés égalitaires. Qui fait quoi n'a pas de sens (qui fait quoi, on peut l'organiser en continu, et le coucher sur papier). Ce qui compte c'est : qui est le boss ? qui tranche ? qui endosse la responsabilité d'un échec ? qui encourage ? qui sanctionne ? qui a le discernement pour interpréter en live les conduites de ses collègues ? qui a les moyens de faire progresser humainement (intellectuellement, socioprofessionnellement, moralement) son équipe ? Un manager est toujours un leader, c'est pour ça que mon point de vue diverge de la distinction que font certaines écoles de management entre rôle de motivateur-dynamicien de groupe et rôle de chef, garant de la direction du navire et de l'équité des traitements. Le bon manager sait (doit) tout faire. J'ajoute qu'il doit savoir s'adapter, comme un bon généraliste, selon les profils qu'il a en face : c'est sa responsabilité. Revoir Paul Hersey et Kenneth Blanchard.
[2] Probablement les 4 risques classiques : risques naturels, risques technologiques, risques de guerre, risque de défaillance ou de malice humaines.
[ Une mission en qualité, à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, m'a laissé une forte impression de distinction entre sécurité et sûreté | la sécurité, c'est la modélisation du risque enironnemental, matériel ou lié à la distraction humaine (un arbre tombe, une nuée d'oiseaux percute et brise une vitre, un ouvrier distrait introduit un mégot près du fuel) | l'absence de sécurité, c'est Tchernobyl : négligence et baisse biologique de l'attention des équipes de nuit (chute naturelle de la température interne du corps et relâchement consécutif de l'attention) - Samouraï !, auraient crié les enfants de Jodo | la sûreté, c'est autre chose, c'est la modélisation de la malice humaine, de la volonté de nuire (pulsions de mort, terrorisme, etc.) | l'absence de sûreté, c'est le Onze-septembre | ce qui est compliqué demande un effort d'atomisation, d'isolement des éléments, ce qui est complexe demande un effort de liaison, de recherche des finalités, des frictions, des relations interactives des phénomènes entre eux, donc d'amplification ou d'écho possibles (cf. larsens, en accoustique), bref d'augmentation vertigineuse des dégâts (cf. progression géométrique et non arithmétique, faite de simples ajouts) | revoir ici la distinction, par Blaise Pascal, entre esprit de géométrie et l'esprit de finesse | modéliser, c'est tout admettre, à plus ou moins tant de pourcents, c'est encore et surtout se mettre à la place de celui qui veut faire un maximum de dégâts et donc profiler tout ce qu'il peut avoir envie de produire comme effets | modéliser, c'est anticiper un impact, un résultat (et non des moyens, qui sont combinables, ré-arrangeables et infinis) ] Read More
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Ordinateur HS. Qui va me remonter le moral ? C'était le SMS d'hier, que j'ai envoyé à une série de collaborateurs proches ou d'amis. La cause : un blackout informatique. Mon ordinateur portable (25 % de mes outils [*] de travail) affiche soudain un message de grève reconductible, que j'interprète comme une bouffée délirante de mon disque dur ou de la carte-mère. L'angoisse.
Résultat du SMS ? Les messages réconfortants de Camille, Cécilia, Gwenaëlle, Sandra et Sandrine (mmh, on dirait une équipe de handball féminin). D'ailleurs, Sandrine a la gentillesse de me proposer de déjeuner, c'est bien volontiers que je lui propose l'Esquinade, chez Lætitia. Après ce chouette moment, j'ai rendez-vous avec Serge au salon de l'hôtel Mercure. (Rendez-vous édifiant.)
Alors que dire ?
Nadia s'est précipitée pour me proposer un ordinateur fixe d'urgence, un Mac. Et Fabien m'a téléphoné 20 bonnes minutes. (L'ordinateur me semble alors réactif comme un queso manchego.) Verdict ? Cet informaticien de formation m'explique que la panne est sûrement logicielle (il me rassure), lui et moi parlons de nos projets (c'est très intéressant) et le tout-jeune trentenaire de me dire : je suis pile né dans l'intervalle de gens pour qui les ordinateurs sont plus qu'un environnement, c'est une seconde nature et c'est le propre, je trouve, de notre génération. Fabien a raison. Qu'elles soient X ou Y, les deux dernières cuvées de professionnels sont vraiment « dedans ».
Bravo Fabien (la panne - quoiqu'impressionnante - était bien logicielle).
Et merci à tout ce joli nuage de contacts serrés, chacune et chacun d'entre vous m'a fait grand bien hier. J'ai été plus qu'heureux de vous revoir.
Journée perdue ? C'est l'opposé : journée de vraie vie. Journée tout court. Soleil dedans.
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[*] Les 75 % restants sont - plus ou moins dans l'ordre - mon téléphone mobile, mon cerveau, mes contacts qualifiés.
[ J'ai de plus en plus envie d'opter pour Linux - Qui parmi vous en est content ? ]
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L'a bon dos la République : l'Égalité de la devise semble partie faire un tour du monde par les Bahamas [1]. Pour la génération X ou Y, avoir une retraite par répartition relève de la croyance aux Walkyries, au Dahut, à la Montagne dorée, à Dora l'exploratrice, au syndicalisme gagnant-gagnant, aux places en crèche. Le tout cumulé.
Bon, entre deux insomnies par suite de progéniture encore engluée dans le rythme échevelé de feues les vacances, j'écoute le matin - selon que je change de pièce - France culture et BFM [2]. Et quoi ? Il y avait encore un petit 15 % des invités pour dire que ce qui est dit est dit : les régimes spéciaux sont contractuels donc figés, vérouillés. Et la réalité, bon sang ? Y a-t-il quelqu'un pour comprendre qu'elle est mobile et fluide ? que la vie bouge ? que tout ce qui respire change, interagit, s'adapte et génère ?
Amateurs d'adrénaline, faitez-vous des wiiz-wiiiz grâce à ce simulateur de pensions, que j'avais gardé pour la soif. L'est ici, c'est la maison qui régale.
Fig. 1 - À l'opposé, un bon Fantômas...
et ça repart
La solution ? Investir dans la pierre. C'est-à-dire disposer d'un CDI rassurant pour la banquier, repérer les affaires et pousser la porte du type qui incarne le bon sens près de chez vous. La retraite, pour ma génération, c'est nous qu'on-se-la-fait.
Je vous indique le lien vers Les Matins de France culture, présentement consacrés aux retraites. Invités : Raphaël Hadas-Lebel, président du Comité d'orientation des retraites et Bernard Brunhes, vice-président de BPI, cabinet RH. C'est... beaucoup plus calme que Fantômas, c'est là.
Be seeing you. __
[1] Je pense même qu'à ce stade, elle parvient à pied par la Chine.
[2] J'ai dû faire partie des premiers à plébisciter la radio de l'économie. Puis, les pubs intempestives m'ont mangé la tête, comme dirait Cizia Zykë. À la suite de quoi, après des années, j'y reviens : je trouve que les réclames lénifiantes sur les warrants (prononcer « varan ») s'y font désormais plus rares. Et les Pouet-pouet asset-management sont plus espacés.
[ Âge-limite (moyenne) du départ en retraite dans l'Hexagone : 57 ans | très bon blog : Non à la dette !! | comment enregistrer une radio du Net : d'abord aller sur son site et trouver l'archive-son toute fraîche qui vous intéresse, ensuite... | truc de consultant - comment changer une donne groupale, par définition visqueuse (contraire de fluide), grâce à Pierre Moscovici et David Gleicher : exercez-vous ]
Un baby-boomer, un gars de la génération X et un autre de l'Y sont dans un bateau. Tombent-ils à l'eau ?
Ardu de faire travailler, dans une même entreprise (tiraillée entre conservatisme et nécessaire extraversion commerciale), la génération de l'Après-guerre, les fils de Kurt Cobain et les enfants du Net. Diffèrent le rapport à l'idéologie, aux diplômes, à la technologie, au travail en tant qu'effort, à l'autonomie, à la carrière, aux délais (notamment dans la communication).
Les Baby-boomers (nés en 1945-1950) ont vu leurs propres parents s'escrimer, aller à la messe, transmettre des traditions. La réaction : s'en affranchir. L'hédonisme prévaut alors, très surement. Mais peut-être plus encore l'idéologie. Cette génération a pensé que l'engagement collectif pouvait tout changer. L'entreprise, en outre ? Une entité qui fournit une carrière, un fil directeur (sensé ou non), bref une trame. Les choses ont un sens. Le temps se déroule et il suffit de vouloir pour pouvoir. Pfiouu.
La génération d'après (les trentenaires actuels) connait les soubresauts post-modernes, l'inconstance, le divorce des parents. Ses biberons sont des distillateurs de chaos. Et puis le chômage guette et vous pétrit. L'idéologie indiffère au plus haut point, l'individualisme est une règle, traversée ci-et-là d'îlots de convivialité, sélectifs. Le mur de Berlin a vécu, les rencontres interculturelles sont décrétées possibles. Et la technologie ? Une partie normale de la vie, avec l'idée qu'on peut mettre son nez dedans, et bidouiller, intervenir, faire des choses. Les institutions sont loin, l'histoire et la géo sont des calcifications, l'orthographe est une option, la culture se consomme. Et apaise. Tout a changé. Les traditions sont des pièces de musée. Une règle ? Vivre et s'adapter, se faire des amis, aller vite.
Ma génération est créative, terre-à-terre, égalitaire, intuitive et avide de piment. Les voies de salut sont individuelles et se partagent entre amis, une fois vécues de l'intérieur. Tout part de la conviction intime, qui est un moteur, une impulsion, et des choses qui s'amorcent. Faire devient une façon de vivre, un style, une patte. L'identité ? C'est l'action.
La génération Y (qui a maintenant vingt-cinq ans) connait tout ça par coeur. La procrastination ? Complètement. Le voyage ? Une nécessité. Le choc des cultures ? C'est le quotidien. La technologie : un prolongement de soi ; la société de conso, une réalité. Le travail est un moyen de gagner sa vie, point à la ligne. Pour le plaisir, il y a les amis, les conjoints, la culture, les mondes virtuels, l'humour et la distance aux choses, les autres pays.
Comment faire collaborer ce beau monde ? En comprenant que les quinqua-sexas peuvent apporter de la tolérance, de l'acceptation et une sorte de parentalité symbolique aux X (qui tiennent leur qualificatif, entre autres, de l'éclatement de l'identité familiale et institutionnelle en général), les X peuvent apporter de la formation, des conseils et de l'humour aux Y, qui - eux - régénèrent tout ce beau monde au minimum par la technologie, au maximum par les angles mentaux originaux de ce début de XXIe siècle (questionnement de l'utilité des choses, de leur efficacité).
Il y a des articles sur Wikipedia, touchant aux travaux des sociologues William Strauss et Neil Howe. Cette histoire de collaboration intergénérationnelle est déterminante : les entreprises de ces quatre prochaines années s'y confrontent chaque jour.
Réussir là où les familles échouent ? Nan. Mais apporter une paix, un climat de relative constance (la clarté cognitive, le confort socio-émotionnel) c'est un challenge. Et une nécessité.
Mmh, j'adore cette époque, qui est exigeante. Et vous ?
[ Wikipedia | blog Génération Y 2.0 | Doriane Purple, un vrai blog de génération X | conférence virtuelle de Benjamin Chaminade | les jeunes, en recherche d'acceptation (et non de condescendance ou d'angélisme béat), ont vraiment besoin de management situationnel, d'humour et de renforcements positifs à la Blanchard, je le vois avec les cours | bien sûr, ces histoires de générations touchent l'Occident et le Japon ; pour la Chine, le pivot temporel, c'est Tien An Men ou la rétrocession de Hong Kong ; pour l'Afrique sub-saharienne, je l'ignore, vous avez une idée ? ] Read More
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Amis d'l'économie, bonjour !
Terre-à-terre. Voilà ce qu'est Olivier Pastré, chroniqueur des Matins d'Ali Baddou (France culture). Son champ : l'économie. Pastré est à la fois professeur de cette même discipline à Paris 8, président de la banque d'affaires tunisiennes IMM Bank et expert auprès du think tank français Le Cercle des économistes (dernière publication).
Son travail radiophonique est remarquable. Le bonhomme est synthétique et franc du collier. De plus, il organise son propos. Points noirs, points forts de l'objet étudié, pistes d'amélioration : c'est fluide et complet.
Je suis un grand fan de France culture, qui propose de beaux angles le matin (plus tard, c'est variable). Les invités y sont multiples (merci Ali Baddou), l'information, continue (zéro pub), les chroniqueurs ont du tempérament. Tout ce qu'il faut pour se lever du bon pied. Et apprendre des trucs.
Cette semaine, Pastré dit des choses essentielles. Sur l'Europe. Et sur les jeunes, dont je suis (je sais en outre que beaucoup de trentenaires lisent ce blog).
Je vous ai mis le contenu en ligne. Et m'éclipse en patins de feutre pour vous laisser ouïr :
[ Pour enregistrer le son radiophonique du Net, voici quelques technos (légales puisque les contenus sont avant tout diffusés sur le medium hertzien) : 1.CamStudio pour la saisie, 2.MediaCoder pour la conversion du fichier en AVI_optimisé (compression à 90 %), 3. une quelconque plateforme vidéo en ligne pour la mise à profit collective | archivage automatique - aujourd'hui, c'est l'article sur les valeurs qui s'y colle ]