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Du pain sur la planche. Aujourd'hui, nécessité pour moi de : peaufiner un business plan, concevoir le sujet de partiel d'éthique, bâtir une proposition commerciale, réclamer des frais qui me sont dus, refondre les statuts d'Absara - pour favoriser entre autres nos partenaires. Je travaille tout ça chez moi. Alors le blog est un bon outil de relâche. (Il fait chaud, tiens.)
Le très clair Magazine de la santé, diffusé pile en ce moment sur France 5, parle du perfectionnisme. Intéressant [1]. J'y apprends que cette bébête-qui-dérange a pour étymologie l'achèvement : être perfectionniste, confirme l'émission, c'est vouloir tout achever. La maîtrise complète, de A à Z. J'ajoute que le leitmotiv du perfectionniste, c'est l'obtention de garanties [2] : Oui, tu maîtrises, es compétent, combles les incertitudes angoissantes par ta présence, ton investissement, ton emprise intellectuelle. En psychiatrie, les causes du perfectionnisme - ici maladif, causeur de souffrances - sont : 1. les modèles éducatifs où le perfectionnisme est gratifiant, 2. le mimétisme familial (copier Papa ou Maman perfectionniste, pour se faire accepter de lui/d'elle), 3. la réaction sociale, où l'on défend Papa ou Maman (et sa vision du monde) envers et contre tout, 4. l'éducation anxieuse, où l'on apprend à éviter [ndlr - à pallier] les aléas de la vie. Ici, c'est réduire l'incertitude, ce besoin anthropologique puissant [3], à l'origine de toutes les inerties du monde, mais aussi de ses avancées possibles (économie d'énergie, prudence, ajustement).
Voilà. Au plaisir.
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[1] Il y a un fil, sur cela dans Absara.com. Sujet ? Le coaching, cet accompagnement de professionnels désireux de mieux vivre leur rapport au travail, au repositionnement éventuel, à la vie en général. Et de concevoir leurs propres tactiques de réussite.
[2] Voir les strokes, en barre latérale à gauche.
[3] Cf. le besoin de sécurité et de clarté cognitive (savoir où l'on va mettre les pieds). Par exemple en management (barre latérale). Voir aussi les ressorts de la terra incognita. Par ailleurs, l'inertie (homéostasie) - présente partout dans la nature - a des vertus. Pour le thérapeute Jean Monbourquette, toute Ombre a un potentiel et une vocation. A condition d'écouter ce qu'elle a à dire : une crainte, une plainte, un désir caché. Puis, une fois décryptée, de prendre son énergie et de la déplacer dans autre chose, une réalisation concrète et mobilisatrice, qui satisfasse la finalité si mal visée au départ (c'est-à-dire être heureux). C'est ce qui s'appelle changer son fusil d'épaule, investir un autre objet (psychanalyse) ou tout simplement s'adapter. Et tirer ainsi le meilleur parti de la vie.
[ Le perfectionniste, profil envisagé par Georges Gurdjieff, Taibi Kahler, Eric Berne, Jean Cottraux et ses scénarios | agir généreusement, avec calme - le taoïsme (si bien compris) de Léon Wieger | Autre bons remèdes : 1. les Permetteurs, messages internes de bienveillance (cf. René de Lassus ou Giampaolo Possagno), qui enlèvent la 'pression' - ex. Prends-toi du temps, Sois toi-même, Fais quelque chose à fond plutôt que d’essayer seulement, Connais-toi et respecte-toi, Occupe-toi de tes désirs et de tes besoins, 2. les 20/80 tels que les utilise Flemming Funch - Je lâche les choses sitôt que je les ai atteintes à 80 %, c'est largement suffisant et je peux - à la place - me consacrer à autre chose. C'est vrai : ce sont les 20 derniers pourcents d'accomplissement qui prennent le plus de temps. Pour une contribution totale de seulement 20 % : le rapport qualité/prix est mauvais. Autant être rationnel. Et pragmatique. ] Read More
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