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 Y mettre du sienFri 28 Dec 2007
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[ < théma Management situationnel ] AddThis Social Bookmark Button [ Catégorie Management | permalien, mots-clés et commentaires ]

Depuis bientôt quatre ans, ce blog parle de leadership situationnel. Beaucoup d'articles expliquent ça : c'est ici. En clair, le chef a du discernement. Il sait en outre adapter sa conduite et ses propos (objectifs, nécessairement chiffrés, félicitations, réprimandes) à la maturité du collaborateur (qui veut et peut plus ou moins bien les choses). Enfin, le manager encourage tout nouveau progrès (cf. renforcements positifs).

Très bien : le modèle est campé.

Pour autant, l'expérience montre que, dans les entreprises, l'échelon du management bien souvent donne une charge de responsabilités (qui plus est floues, faibles en récompenses voire dangereuses en cas d'échec) et tout de suite. Alerte, alerte. Les impératifs prévalent et tout se passe tous azimuts (ou - au contraire - de manière très normée), avec nécessité pour le nouvel entrant d'être à la fois sur la brèche et « autonome ». Constat : l'entreprise fait rentrer du monde seulement quand c'est aigu, quand elle est prise à la gorge. Résultat : des expériences marquantes pour tous, parfois de l'amertume, parfois des trouvailles. Souvent du gros risque. Et de la friction.

C'est pour ça que les entreprises demandent des profils déjà charpentés. (Ou alors vierges, c'est-à-dire maléables.)

Encore une fois c'est classique : signe des temps.

Que dire ? Premièrement, tout nouvel entrant, quoique déjà chevronné ailleurs, est débutant à son poste, puisque l'entreprise est pour lui nouvelle. Ensuite, son apprentissage des normes tacites et des valeurs réelles doit avoir lieu en vrai (ce qui s'est passé en entretien est souvent superficiel ou mécanique - des deux côtés). Suite à quoi une évaluation se produit. Pour terminer, les objectifs doivent être clairs, de même que les récompenses et les sanctions (rappels en cas d'erreurs, vraies sanctions en cas de fautes ; revoir Hervé Gougeon).

Ce que je veux dire ici, c'est que c'est du travail. Les entreprises font ce qu'elles peuvent. Certes doivent-elles consacrer une minute par jour et par personne (management-minute). Encore et surtout, elles recherchent des personnes capables d'y mettre du leur, d'apprendre vite. Des gens de bonne composition.

Je le comprends.

J'avoue que les périodes d'essai peuvent sembler courtes : bien se comprendre et bien s'entendre, ça prend du temps.

Et pendant ce temps, la concurrence avance.

Je vous souhaite d'excellents moments avec vos proches, be seeing you. À janvier, très chers amis.

God bless...


 L'ABC du discernement - 7e partieSun 20 May 2007
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[ Motiver ses troupes - 6e partie ] Motiver ses troupes - 7e partie


Différence erreur/faute
~ Conservez votre confiance aux imparfaits, retirez-la aux malicieux



Certes un système peut-il développer une névrose, c'est l'objet du billet qui - en bas de page - rejoint les archives de ce blog. Au revoir systèmes moribonds. Bienvenue au management.

Je veux, comme d'habitude, parler des percées du genre : les choses simples et saillantes. L'on raconte, et c'est une légende [1], que Thomas A. Edison aurait confié son prototype de l'ampoule à incandescence [2] à son assistant. Lequel, d'émotion, aurait... cassé le précieux objet. L'on prête à Edison des accès de rigueur, de colère. Que croyez vous qu'il fit ?

Rien.

Il s'acharna à refaire le prototype. Et sitôt fini, il remit ce nouvel objet... à l'assistant. Qui en prit grand soin.



Fig. 1 - 1880, année du brevet original


Sanctionner les fautes et la malice, oui. Les erreurs ? Certainement pas. La deuxième chance est, pour les esprits bien orientés [3], un solide levier de motivation : Tu es mon assistant, tu le restes.

__


[1] Littéralement, ce qui doit se lire (ici, se retenir). C'est-à-dire qui contient une valeur d'enseignement, d'édification.

[2] C'est un ami chrétien qui m'a confié l'histoire, là, tout à l'heure.

[3] C'est-à-dire pour 80 % des collaborateurs, qui - spontanément - vivent le travail comme un plaisir ou un devoir, même pâlot. Pas comme un rapport de séduction ou un rapport de force constants, mobilisateurs mais morbides (répétitifs, consommateurs d'illusions, d'énergie psychique).

[ Discerner les profils motivationnels des membres d'une équipe | c'est au consultant en management Hervé Gougeon que j'emprunte la distinction erreur/faute - bravo à lui | manager selon Kenneth Blanchard, un must très accessible ]


 Intelligence collective - 12e partieThu 28 Dec 2006
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[ < Intelligence animale | 11e partie ] Intelligence collective [ 13e partie > ]

Intelligence animale

Ésope (VIe s. av. J.-C.) et La Fontaine (XVIIe s. ap. J.-C.) ont un fier descendant. Boris Cyrulnik, brillant connaisseur des animaux, rappelle combien ceux-ci nous rendent synergétiques, donc intelligents (capables d'un mieux) : regardez. Je découvre aujourd'hui un conte pour enfants, Ensuite on fait miaou (Gebhartova), qui contient une sagesse animale fort bien fichue. Goûtez combien les animaux font de la PNL [1]. Regardez aussi combien le coq manie les strokes et les renforcements positifs [2]. Tout le monde ici se comprend, se respecte, partage points de vue et forces. Et à la fin, tout le monde a à boire. J'adore ce coq :

<< Un coq avait très soif. Il alla jusqu'au puits et descendit le seau. Puis il gonfla ses plumes, saisit la corde et se mit à tirer mais, une fois plein, le seau était trop lourd pour lui. Une oie passa par là. - Veux-tu que je te raconte une histoire ? lui dit le coq et il commença : Un coq avait très soif, il s'approcha du puits et descendit le seau... - Et ensuite ? demanda l'oie. - Ensuite, on fait coin-coin. Arriva un canard qui dit au coq : - Ce n'est pas une histoire. Tout le monde sait cancaner. - Et ensuite ? demanda l'oie. - Ensuite on fait miaou-miaou. Arriva un chat qui dit au coq : - Ce n'est pas une histoire. Tout le monde sait miauler. - Et ensuite ? demanda l'oie. - Ensuite on fait bêêêê-bêêêê-bêêêê. Arriva une chèvre qui dit : - Ce n'est pas une histoire. Tout le monde sait bêler. - Et ensuite ? demanda l'oie. - Ensuite ? dit le coq. Eh bien, le coq fit descendre le seau, mais il ne pouvait pas le remonter. Il attendit l'arrivée de l'oie, du canard, du chat et de la chèvre qui l'aidèrent à tirer le seau. Ensuite, tous les animaux purent se désaltérer. >>

120 Contes et Jeux pour chaque mois, Gebhartova - éd. Gründ


Fig. 1 - Travaux de James Jean,
illustrateur des couvertures du
comics "Fables" -
éd. Vertigo

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[1] La programmation neurolinguistique (PNL) signale qu'un succès communicationnel (gros impact, bonne relation ou grand confort socio-émotionnel), c'est quand l'émetteur parle la même langue que le récepteur. Pour que les cerveaux soient calibrés entre eux. C'est ce rapprochement formel que le consultant en management Hervé Gougeon qualifie de respect, chez l'autre, de sa façon de voir.

[2] Cf. positive flash exposure, façon Kenneth Blanchard.

[ James Jean, le blog | superbes Fables (comics) | animaux : l'utilité des prédateurs - le cas de l'atoll de Clipperton où, dans la mer, les requins viennent rabattre le menu poisson vers la surface, ainsi les oiseaux prennent-ils leur part de protéines, piquant de 10 mètres de haut et fendant l'eau à 70 km/h | lisez le commentaire à ce billet ]  Read More