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 Vrac de fin d'hiver - 19e partieSun 28 Feb 2010
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[ < 18e partie | thémas Leadership, Hongrie & Foi | archivage automatique du billet sur les Démotivasinges en stratégie et en management ]


Le soleil revient


J'en vois deux. En ce moment, travail oblige, deux billets d'Absara.com me parlent. Je retourne à leurs idées, qui me sont utiles. Il y a GTE, avatar prêt à manger de Getting things done, et puis aussi les Démotivasinges. GTE, c'est ma cuisine mentale : c'est le restaurant imaginaire où je priorise... mes idées. Mes actions aussi (quand mon contexte le permet). Et Démotivasinges, c'est Dispersion, Faux-bond, Montée en charge et Sécheresse. En clair les périodes, les points de vigilance (stratégique et humaine) que j'anticipe pour les start-ups.

Alors quoi ?

Alors beaucoup. Beaucoup de choses sur le plan professionnel, forcément. Je travaille à présent au cœur de l'Europe, ce que l'auteure d'Histoire de Budapest appelle (pour réactivation) la Mitteleuropa. C'est pour moi un centre de vie. Un lieu qui pulse. Un pulsar balkano-danubien. Un volcan frais. Un... Waw! (cf. théma). Et là, tiens c'est marrant, un opérateur immobilier, spécialisé dans la négociation et le ré-aménagement d'immeubles professionnels, en clair S. (un Français), me montre à l'instant (ah, il s'en va) un truc propre à Budapest. Un plan. Plan de ré-aménagement d'un ensemble classé. Une rencontre entre la tradition féconde (bâtiment traditionnel) et la modernité... qui l'est tout autant. Féconde, ouverte et riche.

J'aime la France (évidemment). J'aime sa langue et sa culture. J'aime aussi le projet européen français, cette extraversion génétique. Tout ça je l'aime. Et en même temps j'aime le côté juvénile et ancien de Budapest. Vous savez ? Qui fait des remous. L'Europe des trente prochaines années, je la situe ici. Pourquoi ? Pourquoi pas.

Bien.

Qu'est-ce qui m'amène dans ce billet ? Deux choses encore. L'International church of Budapest (ICB - minisite direct et intelligent, bravo à Onestudio). Oui. L'ICB et son culte, là, ce matin. J'y vais, moyen convaincu, moyen ouvert. C'est loin de tout, à Óbuda. Et j'en tire de la paix, de ce culte. L'église a un positionnement particulier : fidéliser les résidents et, en même temps, accueillir les Budapestois de passage. Comme moi. En version anglophone. Et alors ? Après des semaines de doutes, de tristesse et de stress, je comprends une chose. C'est la vie spirituelle (quand elle est bonne) qui mène tout. S'ensuit la confiance. Donc la réussite, celle à long terme. Celle qui consiste à vivre en vrai, façon Jean 10:10.

J'ai pleuré un bon tiers du culte, tiens.

(Soulagement.)

Je finis avec le leadership, histoire de boucler sur quelque chose de pro. (Avant ça, j'ajoute que la vraie Budapest m'est revenue : merci aux nombreux euro-, franco-, anthropophiles d'ici, je ferme la parenthèse). Alors, ok : leadership. Dites-moi comment c'est pour vous. Moi, les auteurs sur le leadership, j'en trouve rarement de bons [1]. Alors je me console, et je me récapitule soit les points saillants des modèles qui me semblent efficients. Soit je plonge le sujet dans mon quotidien. Dans ce que je ressens du travail.

Trois catégories me viennent.

Trois catégories de profils (ou de ressentis) du leader. Et peut-être trois architectures de jeux :

| leader économique, c'est celui qui vous envoie des signaux du type : C'est moi qui te paie ou te mets à la porte [2] ;

| leader technique : C'est moi qui t'aide ou t'alourdis les journées ;

| leader socio-émotionnel (psychologique) : C'est moi qui te motive ou te stresse dans ton confort, ton parcours, ton estime de toi.

Voilà de vrais chefs. Bons ou mauvais.

Bonne fin de week-end ;) Be seeing you.

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[1] Voir théma Livres.

[2] Cf. Strokes, naturellement ambivalents.

RotFront, la bande-son possible de mes dernières semaines :

[ Photos, le très beau travail de Gregory Pack ]


 Mille font quatre - 14e partieSun 14 Feb 2010
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[ < 13e partie | thémas Hongrie, Racisme & Pardon | archivage automatique du billet sur métamorphoses, ferments d'évolution façon Max Sandor et changements de phase ]


Rendez-moi Budapest


Mille font quatre. Phrase fétiche, ici à Budapest. La mienne, je veux dire : souvent (tout le temps) je me la répète. C'est mon convertisseur mental de monnaie. L'idée : 1000 forints font 4 euros, de là tout est clair. Je peux acheter des choses.

Je reste à Budapest un mois, travail oblige. Un mois ? Première tranche de multiples séjours. Au delà de ce premier du genre (longue période), eh bien ceux-ci vont durer quinze jours. Quinze jours ici, quinze jours en France, auprès de ma douce progéniture. Comme un balancier. Un mouvement permanent - comme je les aime (et j'espère que ça va durer) - entre deux pays, deux richesses, deux angles et deux battements, deux pôles de vie.

Une danse. (Danse dialogique.) Elle claudique ? Nan : fait marcher. Ça m'ébroue, ça anime. J'aime ces polarités. Ces animations plus-moins. Animus-Anima. Différences de potentiel électrique : stimulation continue.

Ouais.

Les pays...

Trucs à vivre. (Réalités.)

Parlons pays, mh. Et je veux re-saisir cette histoire de mille font quatre. 1000 font 4, ça évoque une valeur. Un poids. Un truc bancal et penché : 1000 d'un côté... pèsent 4 de l'autre. 4, c'est peu. Ça fait très peu. Je hais les comparaisons, qui m'évoquent l'odeur rance des vestiaires masculins.

Et les comparaisons, là, les géométries à l'emporte-pièce, je les ressens. Je veux parler du racisme.

Il y a un regard, chez certains : Tu es Français, tu vaux 4. Alors que nous, regarde, on vaut 1000. La France ? Objet de haine des nationalistes hongrois. (Nombreux.) Ici, le glamour ou la joie de vivre à la française génèrent des fantasmes noirs. Des poussées irrationnelles. Attention ! les Français veulent conquérir. (Brrr.) Ils sont arrogants. Napoléoniens. Colons. Egoïstes. Menteurs. Calculateurs. Irrascibles. Un peu comme... des ogres.

Les Hongrois frustrés (minoritaires) détestent l'Europe, se méfient des espaces, renvoient tout au territoire, à la mesure, au cordeau millimétré, à la terre et à cette idée moisie, lancinante, de grande Hongrie. J'ajoute qu'ils haïssent les juifs, les Gitans, les homos.

Ils souffrent.

Tout le monde les comprend. (Mouais, si on veut.)

C'est juste que leurs histoires de vieux empires (Autriche-Hongrie d'avant la Première Guerre), à l'heure de l'Europe, c'est à contre-courant. Leur extrême droite ? Elle fait vomir. Antisémitisme ? Une horreur : amalgame entre sphère économique, lobbies (réels ou supposés) et pouvoir d'achat. Une abomination. Francophobie ? Un monstre, rescapé de l'histoire. Haine de Georges Clémenceau ? que dire ? (Ch'ais pas.) Haine du présent, de l'Europe, de la vie, du futur ? Hélas oui.

Faut-il que la France (et les autres vainqueurs de 1918) demandent pardon ? Bien sûr. Nicolas Sarkozy, d'origine hongroise, peut faire ça. Bien sûr et en même temps, moi, ça me passe au dessus.

Pire : les amalgames, d'emblée, ça me scie les jambes. J'ai juste envie de rejeter tout ça. Et fort.

Ou de m'intéresser aux vraies personnes. Les vrais Hongrois. Ceux des poètes nationaux, de l'architecture, de la musique, des bars, de l’entreprise, de la palinka, de la rue, du pavé, du cosmopolitisme, de la beauté, de la discussion. Ceux de l'Europe. Ceux de la Hongrie : de la vraie.

Ceux pour qui 4 font 4. Et 1000, 1000. Ceux pour qui 2010, c’est 2010.

Ouais.

On est en 2010.

J'espère que cette neige va fondre. Il me tarde de revoir le soleil vif (et les vraies personnes) de Budapest.

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[ Traité de Trianon (1920), une cochonnerie il est vrai ]

Ma bande-son actuelle, qui me rappelle (ch'ais pas pourquoi) la maman de mes enfants :


 Budakulcs - 13e partieFri 9 Oct 2009
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[ < 12e partie | thémas Vie & Hongrie | archivage automatique du billet sur les émotions, qui servent à se décider | 14e partie > ]


Oh no there she goes out in the sunshine
The sun is mine
-
Soundgarden



Celui-là, ce billet, c'est ma promesse à moi. Et je tiens bon : bouffre de sujet de blog, tu en as mis du temps à venir. (Je te connais.) Ton trajet : la tête, le coeur et les mains, c'est long. Or, un jour quelqu'un a dit (un pasteur je crois) : Le plus long trajet, chez l'homme, c'est celui qui mène de la tête au coeur.

Mmh, super vrai.

Bien loin de la contre-culture (fût-elle managériale ou ce qu'on voudra), c'est de kulcs-culture que les mots qui viennent souhaitent parler.

Ils sussurent.

Les kulcs, ce sont les clés en hongrois. (Koultch.) Prétexte à parler de Hongrie, bien sûr. Prétexte, encore et surtout, à parler de la vie, vous savez ? Ce truc qui nous habite dès le sein de la mère et nous quitte, voyons voir... jamais. La vie est, la vie reste. (Ça vient du ventre et de la peau.) Quand François Mitterrand disait s'extasier devant la fleur qui parvient à pousser dans l'espace d'une fissure de pierre, moi ce qui me parle, ce sont les fleurs qui poussent. Ou pas. Il y a celles qui sortent et se comportent et interagissent. Il y a aussi celles du dedans : les potentielles. Et elles existent. Un praticien avisé comme Georges Romey les voit comme des pierres précieuses naturelles (par exemple dans une grotte). Elles existent, dans l'âme. Et fortement.







Des fleurs, des cristaux, des kulcs : nous y sommes.

Et cap Budapest. (Je vous ouvre la marche.) Une ville, c'est un être vivant. Elle a ses choses à elles, ses évidences, sa culture, ses mouvements (ses mystères). Et puis ses clés. Budapest, j'y suis retourné ce mois ci. (Mille choses, dont de la formation, des décisions stratégiques, Spectre - en vrai - et une table de poker semi-clandestine avec trous de cigarette dans le tapis : peut-être que je vous dirai.) Budapest ? J'y retourne encore en fin de mois. C'est une ville qui respire.

Les kulcs, en plus du Danube, eh bien je crois que c'est la vie. La vie de Budapest. Et puis celle des gens comme moi, qui veulent carresser la ville, rentrer dedans, se coller à sa peau folle et tranquille.

(Chaleur.)

Pour faire ça, il faut des kulcs. Budapest garde ses portes fermées. Beaucoup de ceux que je connais s'y enferment à double tour : appartements, locaux professionnels (vols, y compris quand l'occupant est là). Beaucoup de serrures physiques sont difficiles à ouvrir : tours de mains particuliers, patience, jeux de réflexion, tests de logique. (Vraiment : essayez d'ouvrir à la française, gros challenge.) Compliquées, les kulcs.

Alors croyez-le si vous voulez, pour un taurillon sanguin comme moi, c'est un travail. Travailler la serrure, avec les passants qui se croisent à côté, c'est un sport. Un sport qui vous travaille le coeur. Asseyez-vous dix secondes et laissez ces foutues kulcs vous parler. Il y a là quelque chose de sourd. Et ces foutues kulcs vont vous parler des vôtres : celles du coeur. Mon bon Lionel, qu'elles m'ont dit. (Façon hongroise, avec feutre et patine.) Mon bon Lionel, c'est à tes kulcs, c'est à toi de faire le travail. Alors nous nous ouvrons... seulement si nous voulons. Dure est Budapest. Belle aussi. (Compliquée.)

Alors, allez-y à la coule : acceptez cette leçon en laiton et laissez le coeur vous conduire les mains. La porte (discrète elle aussi) s'ouvre dans une odeur de poussière. Ou de scintillements d'eau (c'est comme on veut).

(Étoiles et terre noire.)

Bizarre, vous pensez ? Moi je dis que c'est la ville qui a commencé.

Pour ça, je l'aime. (Elle est folle.) C'est simple, calme et bizarre. Budapest est plus belle encore que sa féminité. Elle arrive à être plus humaine, et plus intime, que ce qu'on voudra. C'est un mystère. (Kulcs.) Le taurillon, qui voyait rouge, voit le reflet des étoiles. Qui, on le sait, habitent le fleuve.

Particulièrement le soir, quand le Danube est noir profond.

Noir comme la couleur qui cherche. Noir comme la couleur par excellence. Noir et terreau (nocturne). Comme le reflet de ce qui pousse en dedans.

Noir, écarlate, or. (Ouais.) Comme la lune ? Comme les kulcs en tout cas.

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[ Skiz 'Spectre' Fernando, the biography | portrait masculin (c) Andre Kertesz ]


 Acknowledgement - 12e partieThu 16 Oct 2008
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[ < 11e partie | thémas Hongrie & Intramotivation | catégorie Divers | this post in English | 13e partie > ]

Budapest à l'automne... L'ambiance y est calme et ici - comme d'habitude - les mouvements de l'âme sont plus profonds. De sorte que l'automne est davantage marqué qu'ailleurs. Plus terre à terre. Plus rentré en lui-même.

Difficile de penser au rayonnement, à l'extraversion, à la proposition : les stimulations se cherchent. Et je cherche.

(Obligé de rentrer en moi-même. De trouver mes propres appuis.)

Tout calmer. Trouver la densité fine, authentique, vraie. (Chut.)

Est-ce que John Coltrane me donne du lunaire, de l'introversion féconde ? Coltrane fait mieux : il m'affine, me synthétise, me met en place.

Il me concentre.

Allez, c'est dit : Coltrane est solaire.

Tellement délicat, tellement chaud.

Du bien (du vrai), voilà ce qu'il me fait.



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[ Acknowledgement | le XO Bistro fait une excellente cuisine italienne ou hongroise (par ex. : épicée-sucrée, mon péché mignon) ; les desserts (les français) sont par contre à éviter - mon conseil, un (très) bon plat à 7 ou 8 €, plus un vin rouge légèrement perlé (bouquet de type fruits à coque), c'est tout (et c'est chouette) | bon service, à midi comme le soir (les deux testés) | dîner avec (notamment) un conférencier-conseil, expert en neuroéconomie et en organisation de centres de profit médicaux | demain, symposium sur l'état de l'art en technologies médicales | sac de voyage - j'ai oublié le touchant La Croix et le Poignard du pasteur David Wilkerson (années 1950-1960), mais j'ai pensé à embarquer Les Présocratiques d'Abel Jeannière, ok | hier, rencontre d'Axelle qui travaille dans les RH, du peintre François Joly, et de Demian, capitaine de tankers et de supertankers | ah, testé aussi - en sous-sol - le New Brooklyn, très bien le week-end ]


 La musique est de l'eau, du sang, de la boue, de l'or qui cracheSat 6 Sep 2008
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[ < thémas Musique & Motivation | catégorie Management - ben oui, qu'est-ce que le management si ce n'est la recherche millénaire - pratique et constante - de : 1. la satisfaction des finalités, 2. l'organisation (hydraulique, systémique, dans le temps) des moyens idoines, 3. la bonne tenue voire l'augmentation constante des forces mentales investies (intentions, mise en mouvement) ? La musique est une mise en mouvement du flux de la vie, des tripes et du cœur | this post in English | archivage automatique du billet sur l'argent et les nécessaires congruences mentale et communicationnelle ]


Je dédie ce billet à Dorian(e)


Pff de Scéchenyi. Ces bains urbains budapestois mélangent eau qui brûle et coulis glacés, calme et culte du corps. Là-bas (je suis revenu en France), c'est paisible et violent : intense. L'eau vous parle. Tout s'y passe. Statues de marbre veiné, merveilles charnelles, pénétration de l'eau dans l'inconscient. Présence d'étoiles psychiques (si !) dans le revers de ce micro-Danube, sombre et ardent-mouillé. Sauvage et lisse. Ouais : clair et massif, retroussé, vif et fou. Mon corps s'endort là-bas. Ma tête coule. Une statue me pulse de l'eau sur l'arrière du crâne. Je souffle. Pff, je disais. Et tout ça pour parler de musique. C'est il y a une dizaine de jours. Un morceau de mon cerveau trempe dans cette histoire de Soi, d'être essentiel (cf. psychologie des profondeurs, relire - encore et surtout - Romey et Jodorowsky). Une autre partie médite sur cette histoire de pré-décision. Je suis qui ? j'en suis où ? Une intériorité, si différente des masques (persona de Jung), bref une psyché dialogue, construit, tricote les ponts, forme les synthèses, tend les ligaments, fabrique la vie comme une abeille. La vraie vie. Celle du bien-être. Celle de ce monde et celle de Dieu, celle de l'harmonie gratuite. Du ouaaw-pourquoi ? Du ouaww-parce que la vie est comme ça : une concentration d'elle-même, une procréation, un pff gratuit (l'amour). Un vas-y jouis : finalité de bonheur, d'être responsable, créatif, bien avec les siens. Ouvert aux événements. Sincère. Ouvert aux autres. Et bien dedans : concentré-détaché. Dedans, ouais. Très fort (très bien). Inventif. Disponible.

Les bains, enfants symboliques du Danube, vous disent tout ça. Ou rien que ça : des choses évidentes. Plongez dans cette amniosynthèse adulte, l'eau vous active des choses. Elle vous active, vous.




Fig. 1 - Le jeune Patton m'inspire ce billet


Que m'ont dit les bains ? Musique, ils m'ont dit. Comme un mot-clé, une activité toujours là : un truc à venir. Je dois faire ça. Je viens d'une famille d'agriculteurs catholiques-personnages publics et de protestants-musiciens superbes. Mes nerfs et les cellules de ma plèvre boivent à ces deux sources que j'aime. Chaque homme est une étoile, disait ce passionné de Crowley (pourtant bon poète - pourquoi avoir opposé destin personnel et Grâce et pacte amoureux du Vivant ?). Il est normal que j'aime pousser, résoudre et ressentir. En même temps, si possible. La vie n'a qu'à m'arriver dessus comme un pipeline, les choses s'arrangeront entre elles.

Évidemment la musique.

J'ai toujours voulu ça : je vais faire ça.

Parlons de musique comme moyen d'intramotivation aussi. Bien sûr que la musique (du son de la pluie à l'organisation tellurique d'un quartet), bien sûr que le son de la vie stimule : vous avez vu le nombre de voyageurs coiffés d'un casque iPod ? S'isoler, façon modèle de Hall (cf. besoin culturel de distance, besoin de retrait) ? Oui et non : retrouver des appuis, tout autant. Vraiment. Retrouver force et confiance en soi : dans soi.

La musique est une lave, enfin. Volcan, océan de feu. La musique est printanière, mouillée, juvénile, épaisse. Merci à ma grand-mère, merci - quand j'étais gamin - d'avoir décillé mon cœur. Merci, en outre, à Mike Patton, Amadeus moderne, bonhomme libre et chien-fou sacré.

Homme vermillon.

Son adolescence d'homme de quarante ans recycle mon sang...

God bless.

[ Sources d'inspiration : Robin Rimbaud aka DJ Scanner, époque Spore (son site), Serath 'Skiz' Fernando aka Spectre (fondateur des labels Wordsound et Black Hoodz), Einstürzende Neubauten (période Silence is sexy et Berlin Babylon), dälek & the Oktopus (perles parmi le label de Mike Patton, Ipecac), il y a aussi le grand Richard David James aka Aphex Twin et Natacha Atlas (sensuelle et intemporelle époque de Diaspora) | Bises à Clément, le petit garçon d'Emmanuel et d'Anne, né cette nuit à 2 h 30 | Széchenyi Fürdő, le diaporama | en parlant de pré-décisions et de décisions fermes, je compte organiser une série d'entrevues, de tête-à-têtes calmes ou de formats artistiques pour et avec les personnes que j'ai vexées, négligées, froissées ces dernières années (j'en compte dix ou quinze) - l'idée : demander pardon et comprendre et valoriser les spécificités de ces pas encore-amis, d'une manière polie, personnelle, chaleureuse, constructive, sincère, égalitaire et attentive | Gros challenge ? ]  Read More


 Les chauves sourient - 11e partieSun 31 Aug 2008
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[ < 10e partie | théma Comics | catégorie Divers | this post in English | archivage automatique du billet sur les sages conseils de l'Entrepreneur-Minute | interagissez sur le présent billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 12e partie > ]

Joli challenge que se faire un plan Babel. Un de ces effets où les langues se mêlent. (Babel ? J'en parle après, pour parler de photos.) Ba-ba-ba-babab-Babel, comme le dit le fromage du (presque) même nom. Dans le registre mélange de langues, je propose l'héritage de Shakespeare et la sensibilité d'Attila József. Quoi de mieux, pour mettre leurs langues sous une seule et même espèce, que de se taper une bonne toile ?

Ouais. Le cinéma budapestois - c'est de lui qu'ils s'agit -, c'est la certitude de trouver un mini sanctuaire, un lieu respectable et respecté, chouette et beau. Classe, encore une fois. Je reviens du Corvin mozi, un de ces centres (ici moderne) où projection du septième art rime avec bouquins, CD, bar - dans un même endroit. Stimulant, as always. Populaire et « beau » de gamme [1].

C'est le Dark Knight en VO yankee, sous-titrée d'apports finno-ougriens, qui me pousse à deviser ce soir.




Fig. 1 - Complexe et bien fichu,
ce
blockbuster pour les plus de 16 ans


Les personnages ? Fouillés (tellement bien joués). Le scénario tient la route, en libre appui sur la BD-chef-d'œuve du grand Frank Miller, l'auteur qui a su faire passer une bande dessinée gentille et plon-plon (tant pis pour Bob Kane, le premier papa) au rang de production adulte. Noire et travaillée : crédible.




Fig. 2 - Nico et Lionel ou quand les chauves sourient,
mais que pour les intimes



Batman, donc. Mais c'est de Babel que je veux vous parler. Babel, c'est un volet du magnifique (et doté de wifi) Gozsdu Terasz, ce bar de traboule, ce bar de patio comme Budapest en propose de si bons. De si frais. (Et l'architecture, mes amis !)

Bourrés de photos d'artistes contemporains, les longs murs sous le ciel puissant. Avec cette exposition, le Goszdu Terasz propose des angles de vie, du noir et blanc, de la couleur. C'est ma compagne qui aimerait ça...

Je l'aime. Elle et notre progéniture me manquent [2]. Mais il y a une vie ici. Et du travail à la vraie mesure de tous ceux qui s'investissent. (C'est à dire à fond.)

Budapest ? Une ville de chauves-souris de lumière. Porteuses d'éclat. Et de vies où tout croît. Et se répand.

Be seeing you, gentille et dingue ville : on s'est trouvés, toi et moi.

Tu m'attendais.

__


[1] Bon sang, faites comme moi, cherchez de beaux guillemets à la française, à copier-coller depuis Google, et vous trouvez - désormais en bonne place - une occurrence sur les guillemets... chinois. Bon sang, les temps changent. Effet nid d'oiseau, ou effet papillon ?

[2] En août, j'ai vu ma famille, en tout et pour tout, 4 jours. C'est peu.

[ Tout Batman (ou presque) | le justicier capé de Josh Millard | ce matin, alors que le qualiticien et contrôleur de gestion Ramzy dormait encore (et comme un bienheureux), je suis allé au petit marché de la Teleki László utca, marché de gens (très) modestes et de Roms | un gars torse nu, bronzé, jambe gauche amputée, y faisait des mots croisés dans son fauteuil roulant, un gars d'une soixantaine d'années | la chauve-souris, pour le grand Georges Romey, c'est l'archétype de l'inversion, du regard sincère au dedans, des contenus que l'inconscient dévoile | À Toulouse, et en France, qui dessine mieux les superhéros que Paul Renaud ? C'est d'ailleurs lui qui m'a fait découvrir les géants de la BD d'outre Atlantique | ah, aujourd'hui lundi, Hősök tere (Place des Héros, les patriarches magyars - mon roi tribal préféré est Huba, impressionnant avec son cheval augmenté de bois de cerf), expresso et pêche melba au café du Szépmûvészeti Múzeum, remontée à pinces (je recommande) d'Andrássy út puis halte au petit jardin du Musée d'arts asiatiques du riche opticien et collectionneur Ferenc Hopp (1833-1919), sorte de Georges Labit local | à propos de cultures traditionnelles d'Asie, c'est Max Sandor qui me signale par e-mail son ancêtre tibétologue Alexander Csoma de Kőrös (1784-1842) - la classe ! ]


 Management de projet - 4e partieFri 29 Aug 2008
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La croissance. Pour les économies nationales [1], c'est la garantie mécanique d'avoir un matelas de rentrées donc de pouvoir tenir un budget, soutenir l'emploi, voir les opérateurs investir et se moderniser (très haut débit, technologies vertes, productivité). C'est positif. Pour autant, la croissance a un coût. Un coût fort : éviction de ceux qui peinent à suivre [2], augmentation des effluents (pollution).

Ouais.

Alors quid de l'entreprise ? L'expérience donne à voir deux types de structures croissantes, ou plutôt - pour une même boîte - deux phases successives de croissance. (Il y en a sûrement mille.) Parlons-en : croissance de développement, croissance de conquête.

Dans le premier cas, l'entreprise investit, génère ses ventes (acquiert des clients), encaisse les rentrées, valorise ses retours sur investissement. Un sou en ramène plusieurs : ce sont les premières euphories. L'entreprise grandit pour toucher plus de clients.

Dans le cas d'une croissance plus offensive, la ligne de mire est sombre : c'est grandir pour tailler sa part, pousser pour s'imposer. (Jouer des coudes.) Discours communs ? « La concurrence est rude, le client exige beaucoup de nous. » Croître ici-même, c'est aller chercher des alliances, c'est re-segmenter les offres, associer le client à la qualité, acheter de nouveaux commerciaux, ouvrir une brèche à l'étranger, revoir les processus, rendre les systèmes d'information (SI) plus prédictifs, plus fluides (cf. Alain Fernandez).

Harrassant. Pourtant vital.

Que dire ? Dans un cas comme dans l'autre, avoir un SI simple et finalisé, ça fait sens. Évidemment. Mais croyez-le si vous voulez, c'est pour la seconde phase que je le recommande. Si vous avez un budget (tout vous le dicte), placez-le à ce moment-là. C'est là qu'il faut tenir la course, trouver le second souffle, vérouiller pour de bon les clients. La moindre faute devient lourde : oublier, compliquer, hésiter, se fatiguer, c'est comme louper un renforcement. C'est congédier le coche, c'est prendre un aller simple pour le roulé-boulé frotté. L'enfer.

Le SI est une moelle épinière.

Changeons d'angle. Je veux vous donner le point de vue de l'équipe qui développe. Je parie un plat de goulash que vous ignorez que les équipes en charge des SI passent du temps à scorer les boîtes. Un client, c'est un cheval de course, qui fait gagner. Ou manger son chapeau. Nuance.

Les critères qui font la qualité du client, outre sa solidité financière, c'est :

ł sa capacité à comprendre les contraintes techniques (les lignes de commande sont des instructions, pas des incantations magiques),
ł la fermeté dans les idées (changer de cap toutes les dix-sept minutes, c'est une charge pour les développeurs, qui doivent parfois tout reconfigurer),
ł son organisation interne et sa motivation à aligner les troupes pour participer aux tests et faire des retours rapides, des suggestions.

Soit Compréhension (C), Fermeté (F), Réactivité (R).

Tout un portefeuille de prospects ou de clients passe ainsi au crible : (C ; 1/5) x (F ; 1/5) x (R ; 1/5), c'est évidemment plus compliqué que (5/5) x (5/5) x (5/5), le cas en or.

Moui. Choisir, c'est éliminer.
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[1] Optique macro-économique. Prolonger avec quelques éléments sur les flations.

[2] Beaucoup de clochards à Budapest. Ils fouillent les poubelles. En voilà que le passage fulgurant du communisme à l'économie de marché a brisés.

[ Une brasserie serbe à Budapest ? C'est très bien (surtout après un Admiral insipide, quoique sur le Danube), c'est accueillant et vivant (bravo pour les tableaux aux murs), c'est la Kaфana - autour de 8 € | toujours aussi intéressants, le Tűzraktár (Hangar du feu), un grand patio avec des concerts gratuits, et l'incontournable Corvintető (bar sur le toît d'un ancien immeuble de supermarché, DJ en salle) | où travailler en wifi ? Réponse : au café en face de la synagogue - terrasse agréable, vue superbe, signal puissant ]


 Budapest - 10e partieTue 26 Aug 2008
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DJ Krush est superbe. Killoffer 6, son album OuBaPo (OuMuPo, à vrai dire), est une merveille : un long mix rythmique, lumineux, pointu. Reposant, intelligent, stimulant. Idéal pour travailler.

L'habitude, pendant des semaines, de travailler tard - au rythme du management de projet informatique [1] - m'a fait glisser vers des habitudes de couche-tard. Un beau matin, heureusement, j'ai pu me remplir de cette lumière si vive dont le miroir-Danube a le secret.

Je veux à nouveau dire respectueusement bonjour à la ville au matin. Pour sentir sa lumière totalisante. C'est une radiation.

Budapest, énergétique, est belle (szép), même si - un peu partout - la prostitution [2] gâte cette fleur urbaine épanouie sur le socle en transition de la Nouvelle Europe. Les Jeux olympiques sont finis et la Hongrie, je crois, s'est reconnue dans l'extraversion de la Chine.

Alors, pour une raison que j'ignore, le DJ nippon a toute sa place ici, et maintenant.

Retrouver ma grande amie Corinne, sur Facebook, est une joie. Et dans le registre joie, il y a aussi la (re)lecture du Théâtre de la guérison, de même que le Jésus, 50 mots de Maurice Carrez.

Ma petite famille me manque, mais j'ai des choses à faire ici.

God bless you all.
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[1] Collaborer avec les gens de l'informatique expose à des horaires de patachon.

[2] Légale.

[ Love à tous mes amis : Olive, Ming, Charles, François, Læti & David, Cécilia, Nadia, Anne, Frédy, Mimi et sa bande, Hervé, qui a eu 30 ans ce mois-ci ! Bises à Dorian(e), que je compte revoir | rencontrés ces jours-ci : Brian, auditeur financier anglais, Christophe, serial restaurateur à succès, et Pierre, partie-prenante à Orange (Provence) de l'opéra Aïda version 2006 | les lieux ? Mmh, l'incroyable Bed Beach (DJ Flower - pass VIP, 20 €) et le très glauque Coronita (Miss Siva, vraiment bof) | OuMupo, cahier des charges façon Ici d'ailleurs ]  Read More


 Budapest - 9e partieThu 21 Aug 2008
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[ < 8e partie | théma Hongrie | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur le café | interagissez sur le présent billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 9e partie >]

De retour. Et comme la dernière fois, Budapest déploie - dans mes sensations - du nouveau, du bruyant, du coloré. (Jouissif.) Hier soir, sur le Danube, c'était le feu d'artifice de la fête nationale hongroise. Outre le bruit-incendie qui vivifie, j'ai absorbé le noir et l'or, plus profonds, du Danube. Cette ville a son organe anima, son âme et ses promesses. Elle a un rythme, un inconscient. Elle parle. (Elle crépite aussi.) Son système vital sourd de partout.

De sorte que bloguer [*] fait à nouveau sens.

Régénération ? Encore et encore. (Bâtir.) Voir d'autres personnes : à l'évidence. D'autres angles (oui). Et travailler encore différemment : approfondir, fonder. M'ouvrir.

Buda-vie, me voilà. Prépare-toi.
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[*] Surtout avec un petit Aspire one, très pratique. Merci, Alouali, pour le tutoriel Linux.

[ C'est le consultant Jérôme Lefeuvre qui rappelle que Serge Gainsbourg avait, pour composer, besoin de bruit - je comprends vraiment (c'est organique) | croyez-le si vous voulez, une énergie se déploie des fêtes ici, surtout quand le peuple évoque l'archaïque et puissante figure de Szent István (cf. archétypes) - les Hongrois ont une force identitaire qui pulse | je sais maintenant lire la langue magyar, et aussi - dans la phrase écrite - repérer le verbe et les éventuels pluriels ]


 Budapest ! - 8e partieWed 25 Jun 2008
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[ < 7e partie | théma Hongrie | catégorie Divers | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 8e partie > ]

Avant la rentrée. Ça c'est sûr.

Budapest, je reviens très vite : je veux transvaser mon activité petit à petit chez toi. Il y a quelque chose qui me plaît en toi. Mon dévolu, je le jette sur toi (trois ou quatre mois par an, tout confondu). Sur toi ? Oui. Sur tes perspectives aussi - sur ce que tu es, sur ce que tu me promets. Tu me stimules, drôle de ville, belle, farouche et tout ça (il aura fallu qu'on s'explique). Oui, c'est chez toi que j'établis ma tête de pont. Un rayonnement dans plusieurs parties du monde.

Ce que je fais intéresse mes publics. Horizon ? 2008-2009.



Fig. 1 - Trajet Budapest-Toulouse, ici par la route


Pour l'heure, ma petite famille me manque (Papa ? [Pause] Hong'ie. Papa... Hong'ie).

Je rentre demain.

Je reviens bientôt (c'est convenu).  Read More


 Argent ! - 4e partieMon 23 Jun 2008
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[ < 3e partie | thémas Argent, Jodorowsky, Outil atomique (cf. Sibkis) & Autonomie | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur la bonne attitude à adopter quant à la vente | 5e partie > ]

« Nous avons des points de vue différents par rapport à l'argent, explique Alexandro Jodorowsky. Personne n'a dans les poches les mêmes billets et les mêmes pièces de monnaie [*]. À la valeur économique s'ajoute une valeur émotionnelle. [...] L'enfant ne connaît que l'argent que lui donnent ses parents, ce qui crée en lui l'habitude de demander. Plus tard, incapable d'atteindre la maturité, il continue à demander à des chefs, à des institutions gouvernementales, des bourses, des retraites, des prix de télévision, etc.

» En réalité, estime Jodorowsky, tant qu'une personne, dans cette société, ne gagne pas d'argent en employant son talent créatif, on ne peut pas dire qu'elle est adulte. [...] La manière dont nous nous percevons [économiquement - ndlr] est essentielle. Il est très rare qu'on nous juge sur ce que nous sommes, on le fait, conclut le psychothérapeute, sur la façon dont nous nous voyons et nous sentons. »

Cabaret mystique - Histoires spirituelles

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[*] À ce propos, mettre à profit le Sibkis (See it big, keep it simple) que Charlie T. Jones préconise aux chefs d'entreprise, gagneurs d'argent. Une ambition (y voir grand, très grand, en termes de marché et de développements), ambition qui développe une idée simple (simple et qui surtout le reste au fil du temps).

[ Ah, Budapest - Hier, restaurant près du gigantesque centre commercial, puis (au Millenáris) Boban & Marko Marković, fanfare serbe bien connue des films d'Emir Kusturica, puis café clandestin (si !), puis LE grand bar sur le toit dont le logo est une théïère rouge (mmh, nom parti dans les limbes) et puis bars en plein air (quasiment sur le Danube) : l'excellent Buddhabeach Klub, enfin le décevant Chachacha Terasz | retour en taxi pour 8 € à 3 personnes | Nico me conseille, en outre, de découvrir le plus fameux des jazzmen de Hongrie : Akosh S. (tiens, encore un aquarius, comme Mozart et Mike Patton) ]  Read More


 Budapest-synthèse - 7e partieFri 20 Jun 2008
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[ < 6e partie | thémas Vie et Hongrie | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur Gilbert Durand, la pensée dialogique façon Edgar Morin, le volontarisme appliqué au changement et le paradigme hydraulique en sciences humaines | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 8e partie > ]

Heureux. Ce constat, pour me l'appliquer, il m'aura fallu un parc dans Budapest et une sieste sur son herbe douce pour me l'appliquer, pour la première fois de ma vie.

Je suis quelqu'un d'heureux.

Je me le suis avoué.
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[ Hier, à la soirée commune des chambres de commerce britannique et italienne (collines de Budapest), discussion avec Rita, directrice marketing d'un parc d'appart'hôtels - I'm an aquarius, m'a-t-elle dit | aujourd'hui, glace (succulente) au Café Catedral, chez Olivier (que je connais), près du Danube | tiens, Nico me parle de quelque chose qui lui fait grand bien : la méthode Grinberg ]


 Budapest - 6e partieThu 19 Jun 2008
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[ < 5e partie | thémas Cerveau, Théâtre et Hongrie | catégorie Divers | archivage automatique du billet qui vous dit comment investir dans, avec et auprès de Zoodo | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 7e partie > ]

Ah, le cerveau... Objet d'études et origine et cible du fait humain. L'acte et le ressenti s'y enracinent, s'y tordent, s'augmentent en son sein, s'en extraient : c'est fort. Je commence à comprendre pourquoi c'est sur un crâne (colline du Golgotha) que la mission de Jésus prend sa place à la croisée des mondes (un vertical, un horizontal). Tout s'y passe : le système nerveux est un filet à choses. C'est un torrent énergétique. C'est une réplique du monde.

Que vient faire Budapest ici ? Il faut demander à Szabolcz (Ça-bôltch). Ce trentenaire a le propos pragmatique, érudit, ouvert. Un verre en terrasse avec ce dirigeant de Scalla me remplit d'enthousiasme : l'entreprise telle que lui et moi l'envisageons est un nid à questions, à problèmes, à défis permanents.

Autant de stimulations possibles pour les deux hémisphères cérébraux : finesse et géométrie re-convoquent quotidiennement Pascal.

Szabolcz anime un cabinet qui aide les entreprises à faire ce que les troupes de théâtre (si !) maîtrisent si bien : structurer et jaillir ; préparer, proposer en direct, ressentir les réactions. S'ouvrir.

Vivre, en clair.
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[ Lave ton bol ! [ ton crâne, ton intellect - privilégie ton ressenti direct ], exhorte Ejo Takata | le crâne, pour Georges Romey, est un archétype de la crise œdipienne (rivalités, passions, affirmation de soi) ]


 Quelle peste ! - 5e partieWed 18 Jun 2008
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[ < 4e partie | thémas Animus et Hongrie | catégorie Divers | archivage automatique du billet sur le mismanagement, le stress au travail, le plan Power 8 et les moyens de s'en sortir quand on se sent sur la sellette | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 6e partie > ]


Reprendre la main


Un recadrage. C'est ce qu'il m'a fallu faire hier, histoire de me sentir mieux. Le recadrage, je l'ai fait à cette entité qui me prend logistiquement du temps, me déroute, me sème et me dilue : je veux parler de la ville. Cette grande chose belle et revêche, ouverte et - surtout - fermée à tout. Et à tous. Ou plutôt aux étrangers comme moi (langue, alphabet, accent compliqués, offices du tourisme rarissimes, circulation agressive, indifférence généralisée [*], feinte ou réelle).

Alors, en passe de ramener mon vélo de location (idéal sur les grands boulevards, en plus du tramway), eh bien j'ai dit à la ville ce que je pensais d'elle. Circulant, circulant, re-circulant encore - et après quelques contacts avec des commerçants aux visages de pierre -, je me suis moqué de la ville, lui ai dit, en pédalant, combien je prenais de la hauteur par rapport à ses rebuffades (J'ai compris ton cirque, tu ne m'auras plus). J'ai alors décidé de faire de cette ville ce que je veux (C'est moi le boss, tu ignores tout de moi, ma grande). Croyez le ou non : ce théâtre m'a fait un bien fou. Je me suis senti en mesure de rythmer à nouveau les règles du jeu. De mener la danse.

Machisme ? Oui, d'un homme... envers une ville. Une volonté de puissance contre un contexte, contre une forêt touffue, un terrain manipulateur et améliorable.

Animus, bienvenue ! Et j'assume ça. Ces atermoiements, ces oui-et-non m'ont tourné en bourrique, cette attente vis-à-vis des autres, ce tourbillon permanent : je dis stop.

Et le chef, maintenant c'est moi. Je veux être le boss de mes ressentis. De ma projection dans le temps.

De mon travail ici (secteur très concurrentiel, je garde le contenu pour moi).

Bons baisers !
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[*] L'âme hongroise, me dit Nico, est traversée de troubles, de fracas historiques. Elle est mélancolique et tournée sur elle-même. Et, selon lui, le pays connaît au monde le second taux de suicides (après le Japon). Nous sommes au XXIe siècle, le propos m'évoque évidemment les intuitions des grands psychogénéalogistes de notre temps : Anne Ancelin Schützenberger et Alexandro Jodorowsky (mille fois mentionnés dans ce blog).

[ Fierté, introversion et fatalisme - Une coupure de gaz, dans l'immeuble où je vis, sévit depuis 2 jours. Elle est sensée durer... 20 jours. Vous imaginez le détachement de la compagnie de gaz quant au service-client ? Et les familles ? et les vieillards ? et les bébés ? Une folie. Chez nous, ce serait le bras de fer tout de suite. De mon côté, je me lave à l'eau froide et/ou me douche à quelques stations de tram chez un prof de français et/ou vais aux bains publics (superbes). Que croyez-vous qu'il arrive dans l'immeuble ? Résignation. Résignation et traversée de l'épreuve en serrant les dents (une vieille femme explique qu'elle prendra sur elle, qu'il faut s'adapter, que les Hongrois ont l'habitude des privations - quelle tristesse !) | Quoi d'autre ? Les clés 3G marchent très bien, il pleut très fort depuis cette nuit, les restaurants sont succulents, des fois branchés, toujours copieux | hier, la chanteuse d'un groupe m'a montré les quelques poèmes (magnifiques, rythmés, précis) que le grand Attila József (1905-1937) a écrit en français ]


 Budapest ! - 4e partieTue 17 Jun 2008
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[ < 3e partie | categorie Divers | archivage automatique du billet sur Absara TV, la video de Creme de violette, ici 7.0 | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 5e partie > ]

Alternance. Foin de politique : je parle ici de mes états internes. Qu'est-ce que c'est réjouissant d'etre ici. Et, parallelement, qu'est-ce que c'est frustrant. Je veux parler de la langue. Et de la culture, si dure a pénétrer. Et du plan au sol : Budapest c'est gigantesque. Alors, que dire ? Me sentir handicapé de la communication (bavard comme je suis), c'est une épreuve. Parler hongrois, en vrai, ca prend... des années. Dixit plusieurs francophones que j'ai vu ici. What else ? C'est Benjamin, le dircom de la Chambre de commerce et d'industrie franco-hongroise, qui me le dit : Je connais bien quelqu'un qui parle quatre a cinq langues européennes, il connait l'Amérique latine et l'Asie, c'est un gars dynamique, instruit et plein de ressources : ici, m'a-t-il confié, c'est pour lui communication breakdown.



Fig. 1 - Rions un peu


Mmh, d'accord.

Mes neuf jours restants, je les vois comme des jalons. Jalons musclés, défis, dépassements de beaucoup de choses. A commencer par moi.

Bon, c'est raccord avec mon besoin de nouveauté. C'est évident que je dis oui.

(Mais mon royaume pour un clavier !)

~

[ Image (c) Delta Niner at Flickr.com ]


 Budapest ! - 3e partieMon 16 Jun 2008
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[ < 2e partie | catégorie Divers | interagissez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 4e partie > ]

Devant un ordinateur local. Et dans l´ordre, c´est Qwertz que me dit son clavier. Ok : materiel hongrois, á nous deux (mouais... typographie magyar).

Je passe l´après-midie dans le bureau de Nico. Joli quartier, centre d´affaires (très) bon marché. Nous discutons.

Ce matin : visite de la grande synagogue, de type mauresque (XIXe). Le guide s´appelle Zsolt - prononciation, Jolt. Il est docteur en philosophie, spécialiste du Satyagraha.

Oh, musique á mes oreilles (Philip Glass).

Be seeing you.


 Budapest ! - 2e partieSun 15 Jun 2008
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[ < 1e partie | catégorie Divers | archivage automatique du billet-synthèse sur la façon de motiver ses troupes | interagisez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 3e partie > ]

Mo-o-dior avec un r roulé. C'est le nom des Huns. C'est le nom véritable puisque c'est celui que les Hongrois (cf. Huns) emploient pour eux-mêmes. Attila, pour rappel, c'est le Ve siècle.

La langue ? Rude. Rude et jolie. Nous sommes au pays où la musique et l'opéra et les airs populaires innervent le ressenti, la culture, l'imaginaire (fantázia). La grammaire forme un ensemble isolé, secret, fermé. Seulement flanqué (et encore de loin) des vocables estonien et finnois : vous voyez le topo.

Budapest est un mélange d'Art nouveau, de ghettos anciens, de Blade Runner baroque et spacieux, de façades lépreuses et grises et touchantes façon 1956, insurrection populaire où les balles ont percé les façades.

Tchiiii.

Deux millions, enfin. C'est, intra muros, le nombre d'âmes qui cheminent, triment au travail, font voir la chair (belle et bronzée), ruminent dans les bars à vin ou jouissent du néocapitalisme ambiant.

Tout ça pour une surface qui contient cinq fois Paris.

Tout ça pour un pays-métropole qui se cherche. Et qui pleure un blues mystique et fier. Ethnique, historique et Gitan. Pays-boussole alors qu'il s'est longtemps trouvé, alors qu'il s'est toujours trouvé, alors qu'il a toujours intégré son fleuve-cicatrice, son séparateur-agrégateur, sa frontière interne. Sa membrane. Son Danube. Son code génétique.

Les trois villes en molécule, en fusion, en extension et renforcements réciproques ont fait cette capitale. Pest, Buda et Óbuda : Budapest, c'est une mosaïque énergétique.

Un système bancal et pourtant fort.

Travailler ici, c'est manger du gris, du doré, de la culture et de l'âme. Plusieurs mondes se chevauchent : un fracas. Qui, je le rappelle, est tout autant musique (et harmonie) que le tonnerre. Ou le cours de l'eau.

Eau noire et cuivrée. Mmh, solaire.

Je me suis, hier, baigné dans les bains publics. Urbains. Chauds. Anciens.

Ils lavent.
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[ Contraste. Le mot-clé de Nico pour Budapest | forint, pff : monnaie compliquée - parité ]  Read More


 Budapest ! - 1e partieSat 14 Jun 2008
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[ < catégorie Divers | interagisez sur ce billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 2e partie > ]

Eut-veuch'. C'est, façon phonétique, le nom de la rue (utca) où je dors ces 12 prochains jours. Chez qui ? Chez Nico, copain de promo (pff, années 90), retrouvé... à la télé d'abord, à une heure française de grande écoute (Mais... c'est Nico, là ?!?). Puis sur place. Et chez lui, à Budapest. Centre ville, sixième arrondissement. Ouah. - Tu viens quand ? m'a-t-il demandé il y a plusieurs semaines. - Je finis ça (ça : mission à Toulouse) et je viens. - Oui viens !

J'y suis depuis hier. Grande. Grande est la ville. Étendue. Le climat ? Beau, ciel bleu, soleil lourd et réjouissant. La langue ? Difficile. Les mentalités ? Nico m'en parle : il y a tout un apprentissage à fournir (comme pour la langue).

Hier, arrivée j'ai dit. Puis, direct - en sortie d'avions - le A38. Cet ancien bateau tanker, à quai, refait (excellente acoustique), accueillait - tenez-vous - Mike Patton. Quartet Zu. Pff, massif. Et quelle intensité !

Ok.

Qu'est-ce qui m'amène en Hongrie ? Le souffle et le vent de la vie. L'air. La vie elle-même. L'envie. Le travail. Les choses à faire.

Être et faire, c'est pareil.

Au juste, qu'est-ce qui m'attend ? Tout.

Tout. Tout puisque tout est ouvert. Et moi aussi : je m'attends quelque part. J'ai rendez-vous avec moi-même. Là où je m'étais laissé. À la source de mes désirs. De mon énergie. Du centre spontané de mes choses.

C'est parti : je vous dirai.