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[ < Thémas Imagination, 5C4P & Outils atomiques ]
Comment manger ses concurrents ? Il y a une théma là-dessus.
Je vous renvoie, en outre, à la notion d'imagination, de projection du client dans un Et... si. Dans la lignée des meilleurs PNL-istes, Kofi Yamgnane fait ça très bien. Celui qui place l'esprit d'autrui dans une solution déjà là (fût-ce dans un futur potentiel), eh bien il prépare son interlocuteur à du mieux, à du mouvement, à du Mon esprit, du coup, travaille là-dessus : je m'y vois déjà.
En clair, j'y suis. C'est la capacité projective.
C'est puissant.
L'on dit que certains prisonniers de guerre (je songe à David Wilkerson) tiennent dans le temps, survivent et vivent, améliorent même leur condition sitôt qu'ils sont dans ce type de futur tout-de-suite-au-présent, de rêve éveillé, de solution tangible, d'espoir concret, de déjà-là. C'est de la foi, cette force morale qui déplace les montagnes. C'est du même acabit. Le cerveau, puissant autothérapeute, génère déjà son remède : premièrement il se soigne pour le passé, pourrait dire Georges Romey. Il panse ses traumatismes et compense les neurones blessés, en créant des circuits plus sereins. Mieux que tout, deuxièmement, il provoque et rend prêt : il conditionne au bonheur, à la saisie quand ça vient (cf. attitude). Le futur (*) advient.
Alors quoi ?
Croisons tout ça et parlons d'appels d'offres (on en revient à la concurrence).
Comment gagner ? Si je me sers de la puissance projective de mon donneur d'ordres, et que je sais que mille concurrents lorgnent sur le même marché, eh bien j'ai quelque chose à faire. Je m'arrange pour interagir, dans le cadre de la Loi, avec le client. Une communication fait l'affaire, histoire de caractériser le cahier des charges (spécifications). Puis je demande dans la foulée : Si vous me dites oui c'est parce que ma proposition de solution est plus "quoi" que la concurrence ? et moins "quoi" que la concurrence ?
Questions simples. Capacités projectives au maximum (solution déjà là). Marqueurs logiques forts ("plus", "moins"). Perspectives, ouvertures, cinéma intérieur : tout y est.
Et surtout, je dis bien surtout, vous résolvez l'histoire du Ch'ais pas trop : beaucoup d'offres, l'une dépasse d'une tête, trop de parasitages, trop d'offres et trop de confusion pour répondre ; c'est un fouillis, ça tranche, un truc ressort et c'est comme ça.
Là, on vous répond : quelque chose se passe en vrai.
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(*) Je rappelle que le cerveau "tourne" au présent. Read More
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Provoquer et expérimenter des optimums
Selon le psychologue américain Martin Seligman, « il existerait des qualités personnelles, que l'on peut cultiver, qui favorisent la vie. Mihaly Csikszentmihalyi, professeur au Claremont College (Californie) est l'autre grande figure de la psychologie positive. Avec [...] l'expérience optimale [réalisation d'activités qui engagent l'envie et le talent personnels, nda], la vie passe à un autre niveau. L'aliénation fait place à l'engagement, l'enchantement remplace l'ennui ; le sentiment de résignation est chassé par le sentiment de contrôle. L'énergie psychique n'est pas orientée vers la poursuite de récompenses externes, mais elle est utilisée de façon à favoriser l'épanouissement de soi. »
Achille Weinberg, Sciences humaines - Les Nouvelles Psychologies (hors-série n°3)
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[ Que peut être un optimum ? Une émotion, physiologique ou plus cérébrale (relire Antonio Damasio), qui procure un bien-être authentique. Authentique : 1. a minima en prise avec les besoins de l'espèce (revoir les strokes), 2. encore et surtout capable d'amener l'apaisement (confort) ou la jouissance propre à chaque profil (6 patterns, par exemple en PCM), 3. au maximum capable de conduire le ressenti vers une plénitude différente des projections, de l'inquiétude, des conditionnements, comme quand l'essence est disponible, parfaitement dans l'eccéité, la conscience forte et apaisée, le présent intense et intuitif (ressenti alors comme éternel, véritable, libre des conditionnements ou des ruminations du passé [par ex., effet Zeigarnik] ou des anticipations partielles, pressantes - et forcément bridées - de ce qu'on appelle le futur) | l'authenticité c'est un naturel, un plein vécu de ce centre de la personnalité - inconscient - qui pulse et ressent quelles que soient les animations hydrauliques (systèmes faisant pression les uns sur les autres), combinatoires, synergétiques, telles qu'Animus et Anima, instinct de conservation et poussée d'évolution | le psychothérapeute Alexandro Jodorowsky donne une graduation aux satisfactions (qui s'acheminent - vous allez le voir - vers un bonheur authentique) : 1. satisfactions liées au moi corporel (instincts de survie, auxquels j'ajoute le repos, ce retrait dont parle Eric Berne), et/ou qui dépendent du moi émotionnel (besoin de reconnaissance, d'appartenance, de guidage parental, de sanction ou de cadrage), et/ou qui découlent du moi intellectuel (satisfactions Animus liées au contrôle des idées ou des opinions, à l'orgueil d'avoir des modèles fonctionnels, universalisants), et/ou qui touchent au moi sexuel (conquête, agressivité, séduction, procréation) - relire Cabaret mystique ; 2. celles qui résultent d'un vécu authentique de ces besoins, à l'aune d'une prise de conscience, d'une guérison, d'un moi-parmi-les-autres adulte et assumé (pragmatisme, pleine conscience, compréhension des choses essentielles, plaisir d'être autonome, joie du don gratuit, créativité, libre cours aux puissances de félicité, de naturel, etc.), 3. vient ensuite cette sensation d'éternel présent (Nirvana, ou Pardes, selon des traditions connues), de pleine habitation sur la terre (habitation calme et concernée, libre et concentrée), de plein investissement de la vie, avec cette distance et cette conscience que nous faisons partie d'un tout qui concourt à sa propre félicité, à son propre partage, à sa propre finalité : la vie | un œil attentif verra dans les besoins décrits plus hauts le découpage traditionnel des quatre éléments de la médecine et de la philosophie antiques : Terre, Eau, Air, Feu | un esprit plus contemporain retrouvera là certains des appuis neurologiques de l'Après-Guerre (cerveau et ses régimes reptilien, limbique et cortical, interactifs entre eux) | pour les thérapeutes issus de la mouvance Palo Alto, ce qui compte, c'est la résolution de problèmes : 95 % de la difficulté de (se) soulager provient du mal à dire où est le problème en termes concrets (relire le très terre-à-terre Milton Erickson) ; exit la notion de psychologie positive (qui recherche les invariants du bien-être en général), tout est affaire de cas précis, de situations du quotidien, de choses à résoudre ]
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« Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement »
Nicolas Boileau (1636-1711)
On le sait tous. Les cinq sens, si chers à la PNL (cf. prédicats), en admettent un sixième : l'intuition, fruit d'un processus cérébral particulier. Ou d'un rapport au monde instantané [1], en dehors des conditionnements, comme dans les philosophies asiatiques (taoïsme et zen).
Mais chaque groupe humain, doté de sa propre sagesse, envisage les choses à sa manière. Et notamment cette histoire de sens. Le saviez-vous ? Le peuple bambara du Mali a quelque chose de managérial. Ou plus exactement, le management a quelque chose d'anthropologique, donc d'essentiel et de parlant. Se bagarrer à plusieurs pour réaliser quelque chose (avec les facilitateurs et les freins humains, les envies et les repoussoirs), ça sourd du cœur de l'homme.
La chercheure en anthropologie africaine Anne Stamm (ici saluée) nous le confirme :
| le Koré, c'est la vue,
| le Tyiwara, l'ouïe,
| le Komo, le toucher,
| le Nama, l'odorat,
| le Kono, le goût,
| le N'domo... c'est l'orientation.
Preuve que chez les Bambara, la clarté cognitive, capacité à se projeter, à savoir où on va et à l'expliquer, est envisagée comme centrale.
Communiquer est une base et une fin. C'est peut-être survivre [2], ou alors renforcer son expérience de saisissement intérieur, c'est encore et surtout être dans la vie, la vraie [3] : c'est vivre ensemble.
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[1] Est-ce le présent ou l'éternité ? D'ailleurs, est-ce différent ?
[2] Confirmation par les strokes.
[3] Revoir Gandhi.
[ Sur Boileau ]
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« Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement »
Nicolas Boileau (1636-1711)
On le sait tous. Les cinq sens, si chers à la PNL (cf. prédicats), en admettent un sixième : l'intuition, fruit d'un processus cérébral particulier. Ou d'un rapport au monde instantané [1], en dehors des conditionnements, comme dans les philosophies asiatiques (taoïsme et zen).
Mais chaque groupe humain, doté de sa propre sagesse, envisage les choses à sa manière. Et notamment cette histoire de sens. Le saviez-vous ? Le peuple bambara du Mali a quelque chose de managérial. Ou plus exactement, le management a quelque chose d'anthropologique, donc d'essentiel et de parlant. Se bagarrer à plusieurs pour réaliser quelque chose (avec les facilitateurs et les freins humains, les envies et les repoussoirs), ça sourd du cœur de l'homme.
La chercheure en anthropologie africaine Anne Stamm (ici saluée) nous le confirme :
| le Koré, c'est la vue,
| le Tyiwara, l'ouïe,
| le Komo, le toucher,
| le Nama, l'odorat,
| le Kono, le goût,
| le N'domo... c'est l'orientation.
Preuve que chez les Bambara, la clarté cognitive, capacité à se projeter, à savoir où on va et à l'expliquer, est envisagée comme centrale.
Communiquer est une base et une fin. C'est peut-être survivre [2], ou alors renforcer son expérience de saisissement intérieur, c'est encore et surtout être dans la vie, la vraie [3] : c'est vivre ensemble.
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[1] Est-ce le présent ou l'éternité ? D'ailleurs, est-ce différent ?
[2] Confirmation par les strokes.
[3] Revoir Gandhi.
[ Sur Boileau ]
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Exceptionnellement, ce billet est (c) - Merci de votre compréhension
L'on a tort de penser que la mort d'un proche dépouille et appauvrit : au contraire. Elle élague, elle enlève les pensées secondaires et rapproche de la nature vraie des choses, d'un centre éternel [*] profond. En ça elle construit, mais ça fait mal. Quand j'étais petit, j'avais mal dans les jambes et mes parents m'expliquaient ça par la croissance. S'adapter est une douleur. Mes jambes disaient : Attention, travaux.
Ce qui harasse et mine, c'est le message que les neurones se transmettent à tous : Psst, il est mort, fais passer (le cerveau se reconfigure). Ce qui fait mal, c'est aussi le constat de la perte : Je ne le verrai plus (c'est le chagrin). Et il y a encore autre chose : Bon sang, je suis mortel moi aussi (débrouille-toi avec ça).
Ouais.
Je suis dans ce procédé de changement profond. Un deuil est un changement forcé. Mais ce qui force ramène toujours à la réalité, qui est le vrai siège de la vie. Réalité du moment, si dure, et réalité de la nature des choses en général. Il n'y a de vie que parce que la mort retire du monde des choses et des gens, vivre demande de la place et des ressources. C'est vrai. Par ailleurs, la mort donne un éclat à la vie : la vie n'a d'intérêt que parce qu'elle s'arrête un jour. Alors être soi-même et jouir devient une nécessité urgente. Gandhi, cité par Edgar Morin dans La Méthode, l'humanité de l'humanité, aurait dit que l'interdépendance de soi aux autres, en clair le religare, était un but en soi. Quelque chose de souhaitable et de sain. L'autonomie complète (d'origine grecque) est un leurre. Le vivre-ensemble, une bénédiction. L'enfer, c'est l'absence de l'autre.
Dernier truc, la mort met à plat les vanités (celles de l'Ecclésiaste) et oblige à avoir une spiritualité, elle interroge le fil de la vie : vie, tu t'arrêtes à la mort ou la transformation que tu procures par la mort est un tremplin vers autre chose ? Qu'est-ce que je vais devenir ? et les autres ? et ce mec qui me parle, ce prochain, qui me ressemble un peu (beaucoup) ?
Vivre c'est justement se régler avec les autres, c'est donner un parfum au tissu (complexus) qui nous nimbe et c'est s'harmoniser soi-même : tenir une place typique, dynamique, jouissive et vraie.
C'est vrai, ouais. Mais ça fait mal.
Beaucoup de témoignages parlent de comment ne pas être malheureux, un grand nombre de comment être satisfait, très peu de comment être heureux, en cohérence et en jouissance avec la nature profonde de ce que nous sommes.
En vrai : mortels.
Je me souviens des superbes conversations avec mon grand-père. Le vieil homme allait à l'essentiel. Celui qui avait été si plein était alors simple. Et sage.
Merci, Marcel : ça aussi c'était exemplaire. Peut-être autant (ou plus) que tout ce que tes mains avaient bâti.
Tes mains, elles vont nous manquer, mais on va faire avec.
God bless.
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[*] C'est Jodorowsky qui rappelle que le cerveau fonctionne au présent : le passé, par la mémoire ou par l'intervention constante de l'inconscient, est en permanence effectif (influent) donc occurrent, donc présent. Quant au futur, il n'existe pas, c'est le fruit - tardif dans la psychogenèse individuelle - de l'imagination. En cela les bébés sont proches du temps cérébral originel, de l'intense présent, si voisin de l'éternité. L'éternité serait donc la mesure originelle de ce que nous sommes en dehors des conditionnements. De ce que nous sommes en vrai.
[ L'intelligent sait réduire la morsure de la gêne et de la contrariété : il sait résoudre des problèmes, il améliore (il crée) ou rétablit ; le sage, lui, a trouvé des actes ou des réponses à la mort, il vit en profondeur ]
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