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 Se poserThu 22 Jan 2009
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Charles


Un pasteur. (Oui.) C'est quoi au juste ? Le mot veut dire berger [*], au sens de conducteur, de responsable, qui stimule, forme (fait grandir), rassure et soigne ses brebis. Le pasteur ? Un fruit du protestantisme, courant qui prône un retour individuel aux racines de la foi (Évangile : « bonne nouvelle » en grec). Le prostestantisme propose de prier Dieu et seulement Dieu (jamais un humain, fût-il saint c'est-à-dire exemplaire). Le protestantisme se passe de clergé et l'interprétation de la Bible est forcément individuelle (donc profonde) et libre (autonome). Seuls des gens versés dans les Écritures (ensemble inspiré, direct et complexe) peuvent, et souvent à l'issue d'études dédiées, dispenser des enseignements.

La Bible se lit, se médite et sert d'édification spirituelle et morale pour le croyant (réflexions, prière, discernement, consolation, encouragements, décisions).

Elle fait autorité.

Le pasteur, alors ? Un homme ou une femme. Versé(e), on l'a vu, dans les Écritures. Et expérimenté(e), connu(e) pour sa sagesse, souvent parent, donc marié(e), parfois titulaire d'un autre job. C'est l'assemblée des croyants (assemblée : ekklesia, église) qui élit le pasteur.

Pour son dévouement, son empathie, sa finesse spirituelle.

Il se déplace avec son conjoint pour réconforter, enseigner, visiter les croyants dans l'épreuve. Ou juste manger et partager un verre.

Charles est un bon pasteur et c'est le mien. Son implication, sa chaleur, son expérience, sa foi, son audace, font de lui un ami cher. Un conseiller spirituel charnel, honnête, inspiré, profond.

Que dire ?

C'est un travail qui se compte en années que de comprendre que Dieu n'a pas d'exigences pour le croyant. Finie la culpabilité, finis les rituels, finis superstition, religion, délire et infantilisme.

Les exigences ? Ce sont les humains qui (se) les imposent, pour coller au schéma parental, pour se défausser, pour juger, pour se rassurer. Ce que Dieu propose, ce sont des percées de bonheur, des voies d'évolution. D'accomplissement.

Un cheminement gratuit, au jour le jour. Dans la confiance mutuelle (contrat de cheminement, foi).

La grâce ? Un soulagement. Un privilège...

C'est ce que je comprends. Notamment quand je discute et partage des choses (très personnelles) avec Charles.

Comme cet après-midi.

(Voilà.)

Prenez soin de vous :)
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[*] Eh oui. Si les États-Unis génèrent un modèle tel que le Manager-minute, c'est parce qu'il y a dans cette première économie mondiale une culture pastorale populaire, volontariste (I have a deam ; Yes we can ; A Maverick, le « franc-tireur », repompe intégrale du discours des églises). Le rapport au travail et aux travailleurs (le management) est un humanisme, un optimisme responsable, optimiste. Et pédagogue ! (Encourager, fournir des strokes, donner envie d'apprendre et de se dépasser.) C'est un des acquis du protestantisme économique, produit de la vie courante (travail, famille, implication et animation d'une communauté, d'un tissu social). Les églises, pleines le dimanche, sont des usines à management, des matrices et des filières à motivation : le pasteur en chaire est un mobilisateur. Personnage qui parle à la tête et aux tripes. C'est culturel, donc digéré dans la vie de tous les jours (habitudes, mentalité). Le pastorat ? Une fabrique en temps réel (une usine à ciel ouvert) de l'essentiel du management de ces trente dernières années. Une envie de plus et de mieux. Une ambition concrète, qui parle et engage le quotidien. Cf. Le Tremendous ou encore Kenneth Blanchard. Le management est une approche normale, populaire, naturelle, de tous les jours.


 Argent ! - 2e partieFri 30 May 2008
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Aimer l'argent


Le Tremendous. Un grand. Un grand qui a brûlé sa (pleine et longue) vie dans l'enthousiasme, le travail, le dévouement. Ce géant du protestantisme économique [1] mérite son surnom d'extraordinaire. Il est, en outre, le guide amical, intellectuel et spirituel du tout aussi grand Kenneth Blanchard. Deux gourous. Niveau suprême...

Que dit Blanchard ? Le père du Manager-Minute sort en ce moment même un One Minute Entrepreneur, bréviaire de l'entrepreneur intelligent [2]. C'est le Tremendous, sous l'amicale poussée de Charles, qui me l'a dédicacé, en pré-copie. Une avant-première. Et quel honneur pour moi !

Blanchard y parle d'argent, bien sûr. Il développe mille choses. Longues à dire ici... Pour autant, je veux vous confier quatre bases.

Je pars déjeuner et vous tiens informés, d'accord ?

Ci-fait. Reparlons des quatre atomes de base :

1. Veiller à ce que les recettes, d'emblée, dépassent les dépenses [nda, business plan dès le départ dans le vert],

2. Se faire systématiquement payer en temps et en heure [garder une trésorerie positive, donc saine],

3. Associer et soigner ses clients, qui sont ceux qui nous paient,

4. Prendre soin de ses collaborateurs, qui sont ceux qui satisfont les clients en live, donc garantissent les rentrées d'argent.

Classe et direct. Celui qui comprend ces simples choses comprend tout : il y a là le cœur du business, tellement compliqué, tellement tordu par les gens !

Travailler, c'est simplement viser de l'argent. Et l'aimer. Donc aimer les paiements. Donc aimer la satisfaction-clients (les gens du dedans, qui font tourner la boîte, les gens du dehors, qui donnent l'argent contre un service).

Travailler, c'est juste ça.
__

[1] Humanisme économique. Prise en compte de l'humain, en finalité et tout au long de la démarche d'entreprendre. Dans le protestantisme, l'argent est une bénédiction. Comme le salut s'obtient par la confiance, la foi (cf. Épître aux Romains), les œuvres servent juste à faire le bien, à donner travail et dignité à tous, à occuper son temps terrestre dans une attitude de service et de fidélité à Dieu, à sa famille, à soi, aux autres, à la vie. Le management moderne - en Occident - est une invention protestante. Management au sens noble : pragmatisme, honnêteté, rapport naturel au travail et aux gens. Je veux, en outre, saluer l'initiative vertueuse du catholique José María Arizmendiarreta ou, dans l'agriculture, de mon grand-père Marcel Bruel.

[2] Co-écrit avec Don Hutson, PDG de US Learning et conférencier (public speaker) de renom, et également Ethan Willis, PDG du cabinet californien Prosper, Inc., désigné entrepreneur de l'année 2005 par Ernst & Young.

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