[ 1e partie ] Courant d'ère
« Jadis, rappelle Morald Chibout [ndlr - économiste, spécialiste du marketing industriel], un postulat de base voulait que le consommateur aime les grandes marques, avale les tunnels de pub avec délice, prenne un réel plaisir à faire du shopping, s'éclate dans les rayons des hypermarchés et enfin soit scotché à son écran de télé. Seulement, ce modèle ne concerne plus que 16 % de la population. 84 % des Français n'y adhèrent plus (étude Ipsos-Australie, 2005). »
Jean-Michel Dumay, Le Monde
[ « Nous sommes dans un contexte de forte défiance des consommateurs vis-à-vis de l’Etat, des institutions et des médias. Le progrès technologique et l’hyperconsommation inquiètent, compte tenu de leurs conséquences notamment environnementales. Dans ce cadre, la consommation joue un rôle de compensation. Elle est un espace d’appropriation et de choix, tout en permettant de se doter de signes de reconnaissance sociale. La consommation est aussi vécue comme un facteur de bonheur personnel et d’un idéal de vie. La consommation est un vecteur d’espoir, de longévité, de bien-être et de plaisir. Le consommateur est aujourd'hui extrêmement pressé, impatient, infidèle et hyperindividualiste. Il bouge, il zappe et on a du mal à le cerner. Mais il est aussi en quête de bonheur. La force de séduction et d’attractivité des marques demeure, même si la loyauté à leur égard décline. C’est par la marque que l’on arrive à attirer le consommateur, au-delà du prix. L’hyperconsommateur va chercher une consommation émotionnelle qui deviendra un voyage. Le bien-être objectif ne suffit plus. Les produits ne peuvent plus se contenter d’être fonctionnels, mais doivent réveiller le plaisir du sens et du désir. » Troisième édition des Open d'Ipsos | la marque, arme du stratège | amusant - Le Petit Musée des marques (blog) ] Read More
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