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 You're talkin' to me?Wed 20 Feb 2008
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Exceptionnellement, ce billet est (c) - Merci


C'est fou. Je passe une journée, hier, avec une personne. Et nous travaillons, elle et moi. Une seule pièce, deux ordinateurs, du temps devant nous, etc. Très productive, cette journée. Et ça m'a marqué : je lui ai dit que je ferais ce billet. C'est un billet sur les petites voix.

Cette personne ponctue chaque avancée, même minime, d'une remarque à elle-même. Une remarque auto-adressée. Et, comme dans tous les cas de ces voix intérieures - ici verbalisées -, il y en a de deux catégories. Il y a les voix de critique et les voix de soutien. Il y a les Quel(le) imbécile je suis ! Mais ça va pas la tête ! et les Ouais, ça c'est du bon boulot mon/ma coco(tte) ! Là, t'assures grave.

Je sors du cas d'hier et aborde avec vous la nature de ces voix. Pour comprendre leur formation et les besoins auxquels elles répondent, il faut en revenir à Eric Berne (1910-1970), psychanalyste et psychiatre américain. Dès les années 1950, le père de l'Analayse transactionnelle (AT), travaille sur l'alternance des états personnels. En l'espace d'une journée ou en l'espace d'une vie, c'est pareil : vous et moi passons par plusieurs dispositions mentales et émotionnelles. Comme si, à l'intérieur de nous, il y avait plusieurs noyaux, plusieurs programmes, tous présents, plusieurs façons d'envisager le monde. Et c'est distinct. Berne appelle ça les États du Moi. Ils prolongent ce que Sigmund Freud (1856-1939) avait si bien senti : le réservoir des poussées de vie et des instincts (le Ça, réserve de sexualité et de combativité - bref, d'énergie [1]) reçoit le nom d'état Enfant (spontané-créatif, ou rebelle, ou soumis). Le Surmoi freudien, qui condense les valorisations et les interdits parentaux, c'est-à-dire le jugement (bien, mal), devient l'état Parent [2]. Le Parent sévère (poseur de structures voire castrateur) et le Parent protecteur (encourageant voire étouffant). Et le Moi de la psychanalyse (raisonnements, production de compromis pour sortir de l'écartèlement entre pulsions du Ça et impératifs du Surmoi), bref la Moi devient, lui, l'état Adulte.

C'est le fameux système PAE : Parent, Adulte et Enfant rythment la vie du psychisme.

Au stade actuel, il faut bien se figurer que les petites voix, cassantes ou chaleureuses, empruntent à la fois au Parent et à l'Enfant.




Fig. 1 - Le PAE - image (c) Icres.org



Le Parent ? Il critique. Ou il soutient (on dit alors qu'il nourrit). Ce qui donne : Quel(le) imbécile ! ou Tu es tout bonnement fabuleux-se !.

Dans le premier cas, il juge et en ça, il rassure, c'est un garde-fou. Dans le cas des encouragements (strokes positifs), les stimulations renvoient au temps ou les figures d'autorité (bien)veillaient sur nous : Tu peux y arriver !, nous disaient-elles avec amour.

Revenir à ça fait du bien. Revenir à ça permet de se recaler dans des valeurs personnelles, découlant du milieu éducatif et moral. Comme des fondamentaux. Et puis revenir à ça intramotive et rassure. On refait le plein.

Parlons maintenant de l'état Enfant. D'où vient cette joie à réussir ? ce Oui, là je suis trop, trop bon(ne) ! ? C'est de la jubilation : l'expression naturelle d'une satisfaction qui explose et cherche à s'épancher. Entendre en nous cet Enfant spontané, qui rit, qui joue, qui saute de joie, est un besoin de base. Une émotion. Une majorité de pratiquants de l'AT voient dans l'Enfant spontané une finalité. Celui qui va bien renoue avec ce qu'il a de plus naturel : l'expressivité, la joie simple, le placement direct de soi dans le monde.

Et c'est vrai que ça fait plaisir.

Passons une vitesse. Et regardons en quoi les connaissances actuelles peuvent donner du relief.

Il y a bien sûr la Process Communication (PCM). Taibi Kahler est au départ un fils de l'AT, qui s'intéresse aux biais intrapsychiques par lesquels nous passons d'un état normal (je vais bien / le monde est bien orienté, cf. positions de vie) à un état de décrochage et de souffrance (stress, mélancolie, dévalorisation personnelle). C'est le je vais mal / le monde est naze ou le je vais mal / le monde est beaucoup mieux que moi.

Car ces choses-là nous viennent par un scénario, un programme inconscient de recherche de strokes (jusque là tout va bien), mais qui s'emballe, qui perd les pédales et finit par produire un grand n'importe-quoi, potentiellement dévastateur. C'est le Miniscénario, objet d'une célèbre étude de Kahler (1974 puis 1999).

Le modèle qui découle de cette étude caractérise très bien les petites voix. Kahler, en bon prolongateur de Berne, les appelle drivers. Kesako ? Les drivers (incitateurs en français) sont des forces de recherche, des mécanismes inconscients qui se mettent à l'affut de strokes. Mes drivers traquent les indices de vie (stimulations, propos, attitudes de monde et des autres) qui me traduisent - dans ma langue à moi - que je suis vivant, accepté, en place et en sécurité tel que je suis (cf. la place et la chaise).

Si les strokes, les filtres par lesquels je perçois et interprète le monde, sont - selon ma configuration à moi - mal orientés (interprétés comme défavorables), je perds pied ou m'énerve contre les autres ou les accable ou me terre dans le mutisme ou m'autoflagelle. C'est terrible et déjà dans les années 1940, un psychanalyste, Rene Arped Spitz (1887-1974), avait constaté à quel point l'absence de ces signes favorables pouvait détraquer le psychisme, puis carrément le corps - le système nerveux (cf. hospitalisme).

Sans strokes, ou alors en proie à des stimulations maladroites, mal orientées, que j'interprète mal, mes drivers me conduisent (c'est le cas de le dire) dans un mal-être qui peut déboucher sur un sabotage ou un autosabotage relationnel.

Les petites voix ? Des remparts contre ça.
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[1] Cette énergie vitale, comme sous pression, demande à jaillir, à emporter le monde. Une majorité de psychologues, notamment jungiens, appellent ça la libido, mot latin signifiant désir (ici de vie). C'est un magma (métaphore romeyenne) d'énergie, d'Anima, de créativité. Ou de destruction si elle est mal canalisée. Notamment par un Moi défaillant, cf. la psychanalyste Christiane Olivier (L'Ogre intérieur).

[2] Mes élèves reconnaissent là le modèle du Ramsès que je leur campe en cours. Les statues du pharaon le représentent toujours un poing fermé (fermeté) et une main à plat, caressante. Pour rappel, caresse se dit stroke en anglais.

[ Le grand Walter Georg Groddeck (1866-1934), père du concept de Ça et pionnier de la réhabilitation de l'instinct créatif, bouillant et prometteur | dans les disciplines ou courants qui se penchent beaucoup sur les petites voix, il y a la psychologie cognitive (étude de la « boîte noire », perception, préférences personnelles, mémoire, etc.) ou la psychanalyse (via les pensées intrusives ou disruptives, relire Marc Traverson), il y a aussi - à nouveau dans le prolongement de l'AT - le Dialogue intérieur | faire mieux que les petites voix, grâce à René de Lassus ]


 Oui madame, l'organisation est une activité stratégique - 13e partieMon 12 Nov 2007
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C'est quelqu'un que j'aime bien. C'était hier. Lui et moi parlions d'organisation : comment aider les grands comptes (par exemple) à mettre de l'ordre dans leurs priorités et à privilégier ainsi ce qui rapporte des strokes et de l'argent. Bref, à faire tourner l'entreprise autour de ce qui est intéressant et profitable : utile. Ou stratégique (c'est-à-dire en mesure de vous faire tenir un rapport de force en contexte changeant, incertain, progressivement dégradé [1], je veux parler d'un rapport de force en milieu d'adversité concurrentielle, de versatilité-clients et de cette routine quotidienne qui émousse la libido [2], qui émousse l'envie de se bagarrer ou de partager des choses).

Ok. Le discernement des points qui basculent un contexte à notre avantage, c'est la stratégie. La stratégie qui intègre le temps comme une donnée organique, c'est quoi alors ? C'est la priorisation de choix pour l'entreprise : se servir des déterminations temporelles pour bâtir un plan de bataille cohérent. Oui. Et le collègue et moi, nous parlions juste avant ça des facteurs d'hygiène (le minimum vital du travailler-ensemble) et des leviers de valeur (ce qui vient, en surcouche, chatouiller les véritables poches de motivation).

Alors que dire ? Il y a, je veux le rappeler, plusieurs outils pour optimiser le temps : réarranger les occupations de l'entreprise autour de ce qui est déterminé comme utile. Et puis il y a, en filigrane, cette histoire de nécessaire-insuffisant et de très-intéressant-seulement-si-le-minimum-est-déjà-en-place. C'est de la motivation.

Ça engendre deux parties : A et B.

Let's go.

Alors A. Parlons de tri d'actions. Il y a la classique matrice de priorisation. Elle permet à l'entreprise de déterminer elle-même (par exemple avec une animation Post-It) ce qui rentre dans les cellules de priorités, en fonction de son identité propre et de ses objectifs :



Fig. 1 - Matrice de priorisation [3]


Ce modèle est parlant. Il permet de distinguer tout de suite qu'il faut privilégier l'important_urgent (par ex., Y a le feu !), le pas-important_urgent (Arf, c'est réglementaire, quel boulet !) et puis l'important_pas-urgent (Intéressant pour notre chiffre d'affaires ou notre croissance). Le pas-important_pas-urgent ? Aux orties : identifiez-moi ça et giclez-le par la fenêtre. 'Veux plus le voir (l'expérience montre qu'il occupe entre 40 et 75 % du temps, vous imaginez l'économie que vous générez si vous le dégommez).

Que faire ? Le réglementaire-boulet, il faut l'industrialiser à mort (j'appelle ça les enclumes, Charles peut vous le dire). C'est-à-dire avoir un qui-fait-quoi archi rôdé (planning lisible et précis - un management visuel à la Toyota), et puis des moyens de communication immédiats (téléphones mobiles qui fonctionnent) pour traiter les écarts en live, avec le pilote du processus (l'expert en la chose). Dernier élément : une ingénierie documentaire de malade. C'est-à-dire des routines informatiques (par ex., des macros Excel) qui vous permettent d'éditer les documents en un clic et de les expédier à un carnet d'adresses avec mention systématique de la date-butoir et des numéros des mobiles en cas de besoin important. Pour les besoins de retour normaux, rappeler l'adresse Internet, l'identifiant personnel et le mot de passe, pour consulter en ligne un déroulé-type des procédures.

Automatisons le réglementaire. (Tout autant que le stratégiquement-fort_urgent, frappé d'impératifs d'immédiateté parfaite [4], de qualité inscrite dès l'amont.) Puis regardons le réservoir de croissance (immédiate ou différée), la cellule de production-vente ou de R&D de la boîte. C'est le cœur de la réussite et de la construction. C'est juste logique : ce qui rapporte est à mettre en avant.

Allez, on récapitule : si vous avez 100 €, vous consacrez 15 € pour seek and destroy le superflu chronophage, 25 € pour automatiser (ou sous-traiter) le réglementaire (oui c'est cher), 25 € pour augmenter la productivité du chronophage stratégiquement porteur (c'est indispensable) et 35 € pour vite récolter le facile et stratégiquement porteur et ainsi générer de la croissance (c'est obligatoire). Ici, la vitesse d'exécution vous fait fabriquer plus de richesse.

Voilà, peu ou prou, comment se profile un cercle vertueux stratégique, qui intègre en vrai le temps (c'est rare : beaucoup d'objectifs sont des caps projetés plus ou moins à la louche - ou pire, des envies, des intentions).

Je vous propose une pause et vous dégotte le superbe et sémillant Mark Lanegan (ma BO de ce matin) :




Fig. 2 - L'ancien chanteur des Screaming Trees,
merci Youtube


Passons maintenant au scoring stratégique tel que je le pratique réellement. Nous parlerons pour finir de la partir B, centrée sur l'hygiène et la valeur.

Le scoring stratégique, ça prend appui sur le 20/80, vous vous souvenez ? Rappel : vous prenez une feuille de papier, notez tout ce que vous faites et comptez faire dans les semaines à venir. Chaque activité (amorcée par un verbe simple) occupe une ligne. Chaque ligne se croise avec une puis deux ou trois colonnes voire six ou sept, ça forme des cases. Vous avez donc vos lignes, mettons de A à N. Et puis vous avez les colonnes : à quoi celles-ci correspondent-elles ? À des critères. D'expérience, je sais qu'il faut absolument y porter le Cœur à l'ouvrage (intérêt qu'a l'acteur à faire l'activité). Vous mettez aussi l'Intérêt financier pour l'entreprise, également son Intérêt en termes de rapports de force (occuper un terrain sur une niche, renforcer son image, etc.), la Rapidité du retour sur investissement, la Facilité d'exécution, la Régularité du retour sur investissement (solidité, récurrence). Et puis, last but not least, l'Importance réglementaire, sachant de toute façon qu'un item vraiment obligatoire, quoique stratégiquement fade, recevra ici une appréciation forte. Regardons : ça fait, mettons, sept critères. Vous coefficientez tout ça. Je recommande de ventiler un total de 5 ou 7 points maximum, en plus des chiffres 1 normaux, ce qui fait par exemple, et dans l'ordre des colonnes : [ coeff. 1 | coeff. 1 | coeff. 2 | coeff. 1 | coeff 3 | coeff. 2 | coeff. 1 ]. Puis, vous attribuez, seul ou en groupe (par vote et sélection de la note moyenne), une note de 1 à 5 dans chaque cellule. 1, c'est inintéressant ou atroce, 5 c'est la facilité, la jouissance ou l'intérêt absolus. Vous faites alors la somme de cellule à cellule pour chaque item. Ce qui vous donne un score, ici pondéré (eu égard aux coeffs). Cette somme par ligne, rapportée à la somme totale des scores (en bas de la colonne Total), exprime un pourcentage, c'est la contribution de chaque activité à l'intérêt total (noté sur 100 %). Gardez alors les activités qui, à elles toutes, génèrent 80 % du score d'intérêt total (vous les entourez au crayon à papier, jusqu'à atteindre 80 %, à 80 vous vous arrêtez). La pratique confirme qu'il y a très souvent 20 % d'items qui pèsent pour 80 % dans l'excellence collective.

Ce sont les 20/80, découverts en son temps par le sieur Vilfredo Pareto.

Mon conseil ? Gardez les meilleurs items. Les autres ? C'est la poub's. Puis, vous mettez les obligations dans un planning (de la plus forte à la plus faible, enregistrant par ex. des notes de 5 à 2 dans la colonne Importance réglementaire), puis, là où il y a de la place, vous casez les meilleures notes restantes, jusqu'à rentrer - score par score, du franchement meilleur au plus acceptable (le superflu étant mort depuis longtemps) - bref, jusqu'à positionner la totalité des items qui fabriquent 80 % de la valeur globale. Ok ?

Voilà.

L'intérêt ? Vous vous penchez, pêle-mêle, sur quantité d'items et court-circuitez du coup toute considération a priori. Cette activité est-elle bien ou non ? Vous le saurez seulement à la fin des calculs. Surprises en grand nombre [5]. Donc utilité pour la boîte, qui se fiche des conceptions toutes faites et fonde, par définition, sa réussite sur la réalité. Scorer tout ça, c'est le début de l'âge adulte.

Récapitulatif ? Oui, c'est le moment. Le scoring stratégique a ceci de bien qu'il peut se faire tout seul ou en groupe, pour soi ou pour l'équipe ou pour la boîte. Il fait une photographie de la situation en dehors des a prioris (les résultats peuvent surprendre). Et puis, de manière simple, on peut l'implémenter sous Excel, en trois coups de cuillère à pot, par exemple depuis un organiseur de poche. Quoi d'autre ? Il peut concerner des activités, des clients, des secteurs géographiques. Dernier élément : il est très pratique quand il s'agit de placer dans un planning les activités dans l'odre, jusqu'à la somme cumulée de 80 %.

Il est complet.

Partie B, la motivation. Vous l'avez compris : les facteurs d'hygiène composent un minimum vital (pouvoir se rendre à son poste de travail, pouvoir manger, disposer de chaussures de sécurité, d'une lumière suffisante, etc.). Ce sont, je trouve, les motifs traditionnels de plainte. Ils cachent soit une réalité, soit une façon diplomatique (ou craintive) de réclamer davantage de considération humaine, il faut pour ça ouvrir ses oreilles en grand. Il y a aussi les leviers de valeur, que je qualifie d'ensemble superflu-motivant (le superflu, dans un liquide, c'est ce qui surnage : c'est ce qui est subtil et qui vient au dessus).

Il est plus fin que le premier, plus subjectif. Et c'est pourtant là que se cache le gros du potentiel. Je me souviens d'un bonhomme et de sa fenêtre de bureau : sa motivation répondait en partie à l'envie de voir décoller, dans le ciel matinal, l'avion Beluga (j'en parle souvent). Nous sommes vraiment dans la zone personnelle des gens. Bien sûr, il faut jouer de ce clavier musical si et seulement si les personnes disposent avant ça du minimum vital. La valeur vient alors se greffer à bon escient. Sans un socle d'hygiène, elle s'écroule.

Quid de l'argent ? C'est là que je veux en venir. La paye relève au départ de l'hygiène (subsister, honnorer ses engagements, etc.). Il la faut, et même bien, pour qu'elle déborde sur de la valeur. C'est un des rares exemples de vases communicants que je connaisse : beaucoup d'hygiène commence à générer un peu de valeur (se payer ce qu'on souhaite, mais souvent... à l'extérieur de l'entreprise).

Il y a donc déperdition [6]. De surcroît, c'est l'aspect qualitatif qui prévaut, je vous assure. La paye ? Vous devez absolument lui adjoindre des stimulations à laquelle la personne est sensible (défis, tranquillisations, contacts accrus, autonomie - selon profils).

Il y a foule de gens bien payés qui quittent une entreprise par ennui ou parce que le boss [7] est autiste ou dévalorisant.

Alors oui, l'organisation est une stratégie. Tout comme le faire-adhérer. Le management ? Le parent pauvre des activités de gestion. Mettez de la productivité et du management, du management et de la productivité, vous nous soulèverez le monde.

La performance humaine, c'est du platine en rouleaux.

Excellente semaine à vous !
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[1] Sujet à usure, à dislocation, à effritement dans le temps. Cf. entropie (modèle thermodynamique et/ou romeyien pour la psychologie clinique). L'entropie est une des caractéristiques de la complexité, ce mode d'organisation si spécifique à la vie, à l'animation constante de systèmes, tendus vers une félicité ou une jouissance et de toute façon porteurs de métamorphose et de mort (explosion-répartition dans d'autres systèmes - lire le brillant Max Sandor).

[2] Sur le régime de la libido, relire l'excellent dynamicien de groupe (!) Sigmund Freud ou, pour les ressorts inconscients, la Française Christiane Olivier

[3] Eh bien oui, cette matrice est optiquement bien composée. Les éléments vertueux sont situés au bout des axes, avec une progression des absisses et des ordonnées distribuée dans le sens de lecture occidental : de gauche à droite et de bas en haut. Si vous travaillez dans nos cultures, c'est ce qu'il y a de plus naturel pour le cerveau. C'est même o-bli-ga-toi-re ! Pour aller plus loin, il y a la théma Cartographie.

[4] Les qualiticiens connaissent bien ça, c'est la politique du zéro défaut.

[5] Naturellement, ma propre activité obéit à une priorisation stratégique. Et des surprises, j'en ai eu : bloguer ou aller à la piscine, par exemple, ont des scores importants, je n'aurais jamais cru. (Il y a aussi, je vous rassure, toutes les enclumes et les tâches de prod'.) Si j'applique cette configuration temporelle, je suis sûr - preuve à l'appui - de générer de la motivation et de l'argent. Quant à ma productivité, elle est à bloc : chaque heure a un sens et une orientation.

[6] Ça rappelle la fuite des cerveaux. Ou, à l'échelle psychologique, la fuite énergétique du potentiel créatif (état Enfant, dit Eric Berne) en dehors de l'entreprise. Relire l'épisode du bowling, que rapporte (ici, en note 1) le père de l'Analyse transactionnelle.

[7] Voir la théma Qu'est-ce qu'un bon manager ?

[ Sujet complètement différent - la vidéo de l'interview de Georges W. Bush par Patrick Poivre-d'Arvor | le scoring stratégique, c'est comme l'ergonomie, tout mouvement devient fluide et profitable - l'entreprise est comme un corps, ce sont les ostéopathes qui vont être contents :-) ]