[ < thémas Musique & Motivation | catégorie Management - ben oui, qu'est-ce que le management si ce n'est la recherche millénaire - pratique et constante - de : 1. la satisfaction des finalités, 2. l'organisation (hydraulique, systémique, dans le temps) des moyens idoines, 3. la bonne tenue voire l'augmentation constante des forces mentales investies (intentions, mise en mouvement) ? La musique est une mise en mouvement du flux de la vie, des tripes et du cœur | this post in English | archivage automatique du billet sur l'argent et les nécessaires congruences mentale et communicationnelle ]
Pff de Scéchenyi. Ces bains urbains budapestois mélangent eau qui brûle et coulis glacés, calme et culte du corps. Là-bas (je suis revenu en France), c'est paisible et violent : intense. L'eau vous parle. Tout s'y passe. Statues de marbre veiné, merveilles charnelles, pénétration de l'eau dans l'inconscient. Présence d'étoiles psychiques (si !) dans le revers de ce micro-Danube, sombre et ardent-mouillé. Sauvage et lisse. Ouais : clair et massif, retroussé, vif et fou. Mon corps s'endort là-bas. Ma tête coule. Une statue me pulse de l'eau sur l'arrière du crâne. Je souffle. Pff, je disais. Et tout ça pour parler de musique. C'est il y a une dizaine de jours. Un morceau de mon cerveau trempe dans cette histoire de Soi, d'être essentiel (cf. psychologie des profondeurs, relire - encore et surtout - Romey et Jodorowsky). Une autre partie médite sur cette histoire de pré-décision. Je suis qui ? j'en suis où ? Une intériorité, si différente des masques (persona de Jung), bref une psyché dialogue, construit, tricote les ponts, forme les synthèses, tend les ligaments, fabrique la vie comme une abeille. La vraie vie. Celle du bien-être. Celle de ce monde et celle de Dieu, celle de l'harmonie gratuite. Du ouaaw-pourquoi ? Du ouaww-parce que la vie est comme ça : une concentration d'elle-même, une procréation, un pff gratuit (l'amour). Un vas-y jouis : finalité de bonheur, d'être responsable, créatif, bien avec les siens. Ouvert aux événements. Sincère. Ouvert aux autres. Et bien dedans : concentré-détaché. Dedans, ouais. Très fort (très bien). Inventif. Disponible.
Les bains, enfants symboliques du Danube, vous disent tout ça. Ou rien que ça : des choses évidentes. Plongez dans cette amniosynthèse adulte, l'eau vous active des choses. Elle vous active, vous.
Fig. 1 - Le jeune Patton m'inspire ce billet
Que m'ont dit les bains ? Musique, ils m'ont dit. Comme un mot-clé, une activité toujours là : un truc à venir. Je dois faire ça. Je viens d'une famille d'agriculteurs catholiques-personnages publics et de protestants-musiciens superbes. Mes nerfs et les cellules de ma plèvre boivent à ces deux sources que j'aime. Chaque homme est une étoile, disait ce passionné de Crowley (pourtant bon poète - pourquoi avoir opposé destin personnel et Grâce et pacte amoureux du Vivant ?). Il est normal que j'aime pousser, résoudre et ressentir. En même temps, si possible. La vie n'a qu'à m'arriver dessus comme un pipeline, les choses s'arrangeront entre elles.
Évidemment la musique.
J'ai toujours voulu ça : je vais faire ça.
Parlons de musique comme moyen d'intramotivation aussi. Bien sûr que la musique (du son de la pluie à l'organisation tellurique d'un quartet), bien sûr que le son de la vie stimule : vous avez vu le nombre de voyageurs coiffés d'un casque iPod ? S'isoler, façon modèle de Hall (cf. besoin culturel de distance, besoin de retrait) ? Oui et non : retrouver des appuis, tout autant. Vraiment. Retrouver force et confiance en soi : dans soi.
La musique est une lave, enfin. Volcan, océan de feu. La musique est printanière, mouillée, juvénile, épaisse. Merci à ma grand-mère, merci - quand j'étais gamin - d'avoir décillé mon cœur. Merci, en outre, à Mike Patton, Amadeus moderne, bonhomme libre et chien-fou sacré.
Homme vermillon.
Son adolescence d'homme de quarante ans recycle mon sang...
God bless.
[ Sources d'inspiration : Robin Rimbaud aka DJ Scanner, époque Spore (son site), Serath 'Skiz' Fernando aka Spectre (fondateur des labels Wordsound et Black Hoodz), Einstürzende Neubauten (période Silence is sexy et Berlin Babylon), dälek & the Oktopus (perles parmi le label de Mike Patton, Ipecac), il y a aussi le grand Richard David James aka Aphex Twin et Natacha Atlas (sensuelle et intemporelle époque de Diaspora) | Bises à Clément, le petit garçon d'Emmanuel et d'Anne, né cette nuit à 2 h 30 | Széchenyi Fürdő, le diaporama | en parlant de pré-décisions et de décisions fermes, je compte organiser une série d'entrevues, de tête-à-têtes calmes ou de formats artistiques pour et avec les personnes que j'ai vexées, négligées, froissées ces dernières années (j'en compte dix ou quinze) - l'idée : demander pardon et comprendre et valoriser les spécificités de ces pas encore-amis, d'une manière polie, personnelle, chaleureuse, constructive, sincère, égalitaire et attentive | Gros challenge ? ] Read More
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Eut-veuch'. C'est, façon phonétique, le nom de la rue (utca) où je dors ces 12 prochains jours. Chez qui ? Chez Nico, copain de promo (pff, années 90), retrouvé... à la télé d'abord, à une heure française de grande écoute (Mais... c'est Nico, là ?!?). Puis sur place. Et chez lui, à Budapest. Centre ville, sixième arrondissement. Ouah. - Tu viens quand ? m'a-t-il demandé il y a plusieurs semaines. - Je finis ça (ça : mission à Toulouse) et je viens. - Oui viens !
J'y suis depuis hier. Grande. Grande est la ville. Étendue. Le climat ? Beau, ciel bleu, soleil lourd et réjouissant. La langue ? Difficile. Les mentalités ? Nico m'en parle : il y a tout un apprentissage à fournir (comme pour la langue).
Hier, arrivée j'ai dit. Puis, direct - en sortie d'avions - le A38. Cet ancien bateau tanker, à quai, refait (excellente acoustique), accueillait - tenez-vous - Mike Patton. Quartet Zu. Pff, massif. Et quelle intensité !
Ok.
Qu'est-ce qui m'amène en Hongrie ? Le souffle et le vent de la vie. L'air. La vie elle-même. L'envie. Le travail. Les choses à faire.
Être et faire, c'est pareil.
Au juste, qu'est-ce qui m'attend ? Tout.
Tout. Tout puisque tout est ouvert. Et moi aussi : je m'attends quelque part. J'ai rendez-vous avec moi-même. Là où je m'étais laissé. À la source de mes désirs. De mon énergie. Du centre spontané de mes choses.
C'est agréable. C'est agréable de conserver l'inertie de semaine, je veux parler du lever-tôt, pour se reveiller le week-end comme une fleur. Humeur bonne, sourires familiaux, temps devant soi.
Que dire ? Quelques mots sur le sommeil : j'aimerais voir des blogs parler de rêves. Après tout c'est la voie royale, quite à lire quelqu'un (je veux parler d'une vraie personne), autant le faire en vrai.
Beaucoup de blogueurs se servent de leur support pour faire des revues de presse, dévoiler des scoops sectoriels (sortie de tel appareil), parler de leurs réussites professionnelles, montrer leur compétence dans un domaine (CV ou plaquette), raconter l'éclosion de leur boîte ou aborder une passion et échanger avec d'autres aficionados, dans un cercle précis.
Très peu, à mon sens, innovent quant à la langue (sauf Joël Ronez). Très peu dévoilent un contenu personnel, identitaire, ouvert (sauf Flemming Funch). J'en vois moins encore faire des travaux de recherche à ciel ouvert (à part Dave Pollard). Limitation des risques oblige, notamment en matière de carrière ou de relation-clientèle.
Je le comprends.
Certes, les blogs intimistes ferment-ils plus qu'ils n'ouvrent : les dimensions intérieures appellent souvent une confidentialité étroite. De sorte que ça fait oui tout de suite ou alors non ; vraiment. C'est vrai.
Mais un rêve de temps en temps ; je plaide pour une connexion directe au ressenti des gens : quelque chose de drôle, de saugrenu, de stimulant, touchant, créatif. De personnel. Comme un ADN, comme un brin de personnalité qui peut féconder l'imagination du lecteur. Ou lui parler en direct, comme une connexion live.
En clair, j'aimerais voir des Qui suis-je ? en portrait chinois, peints de l'intérieur. Vous savez ? Il y a ces techniques de dessin qui commencent par une ligne, un contour, et puis remplissent ensuite la forme, en plongeant vers le dedans. Et puis il y a cette école qui fait l'inverse : on remplit un centre, qui se répand dans un intérieur pour venir ensuite border un contour, une butée imaginaire. J'aime mieux ça : c'est plus réaliste.
Oui.
Mon rêve de juste-avant-le-réveil, c'était dans une grande pièce de lycée, fraîchement repeinte. Une gigantesque antichambre : plafonds hauts, vide, quelques copains. (Le lycée, c'est - pour moi - l'endroit et la période des grands enjeux, des grands appuis affectifs.) Dans cette grande pièce, je me dis que c'est le moment de déballer ce qui m'a toujours pesé. Je suis avec des amis. L'écho de la pièce, et son emplacement dans ce centre nerveux de mon adolescence, en font le lieu pour crier. Chose que je fais (je me souviens encore de la mélodie), me vient ce que je ressens comme des drivers ou plutôt des programmes liés au Parasite, façon Don Miguel Ruiz. Des choses qui conditionnent la vie, la civilisent peut-être, mais la limitent aussi. Vous savez ? Bref, je hurle avec l'écho, ça s'amplifie. Et ce qui vient ce sont des ordres : des fais ça-empêche-toi de, et tutti quanti.
C'est la première fois que ces programmes-là me viennent, se nomment, passent par ma bouche et font sens à ce point : j'ai tout noté dans un carnet.
Vous connaissez ça ?
Je passe de Charybde en Scylla (ou vais du psychisme au Net) et vous présente maintenant André Larané. (Nous allons parler de profils psychologiques.) Ce journaliste freelance est aussi l'éditeur du gigantesque portail historique Herodote.net [1], le plus consulté de France. L'homme a tout juste sorti (2006) une Chronologie universelle, quelque chose de vif pour comprendre les fils directeurs, les articulations, les seuils de bascule (cf. complexité) et les grandes passions humaines. C'est là que je veux en venir.
Le trait, forcément rapide, est particulièrement fin : les passions sont un moteur [2]. À tel point même qu'elles dessinent des profils précis : profils de peuples, profils de catégories, profils d'influenceurs (ça, c'est moi qui le rajoute).
Je vous les cite : amour, dépassement de soi, création, curiosité, soif de dignité ou de reconnaissance, appétit de pouvoir, etc.
C'est tellement vrai que j'ajoute la contribution de Larané dans le Panorama des profils. Les passions font émerger des tempéraments, des profils, qui forment des comportements, qui se frottent à d'autres : des modèles avec caps sont possibles.
Excellent week-end.
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Ce que crier veut dire - ici, Mike Patton :
[1] Voyez-y notamment le parallèle entre le président de la République actuel et Valéry Giscard-d'Estaing, ou encore le commentaire sur Les Très Riches Heures du duc de Berry (voir aussi le diaporama en Flash).
[2] En matière de profilage psychosociologique, une observation minutieuse fait de grandes choses. Les médecins-philosophes de l'Antiquité connaissaient ça, de même que les écrivans de tout temps. Revoir Jean de La Bruyère, fin XVIIe, ou - par exemple - Hubert Selby, mort en 2004.
[ Entendu il y a quelques mois sur France culture (Alain Finkelkraut) : Les spécialistes du monde contemporain feraient bien de faire un peu moins de sociologie et un peu plus d'Histoire ]
Absara.eu, le portail sous Protopage [ 2e partie > ]
Alors que se carapate un billet sur la dynamique de groupe (oui), survient ici même le souhait de vous faire voir les nouvelles rubriques du portail Absara.eu.
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