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Cette série de billets sur l'économie continue. Après quoi, je compte revenir au cœur du blog : sciences humaines, efficience et rencontres « nouvelle génération ». Que dire ? L'intervenant que je suis prend du champ en ce moment et questionne un ou deux ressorts plus généraux. L'entreprise, pour une fois, je la quitte un peu et je regarde les choses comme un ensemble, façon « macro ». C'est que j'ai chaussé des lunettes plus globales. Ou que j'écoute davantage les bulletins éco, je sais pas.
Anyway. Twitter m'amène à consulter le très bon Mots & co du concepteur-rédacteur Mickaël.
Et savez-vous ce que cet auteur relève ?
Qu'une structure d'indépendant(s) sur cinq compte embaucher sous bon délai. De sorte que la prochaine fois que vous cherchez un job, recommande Mickaël, lâchez les Pages jaunes et allez voir l'indépendant le plus proche !
C'est court et intéressant, c'est documenté, c'est ici.
[ Rhôôu, je reviens de 3 jours à l'océan - avec une partie de ma progéniture -, il y avait un de ces soleils ! ]
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Patrons, vitalité, dette publique
Je repense au 20/80 et à ce qu'en dit le consultant Jean-Luc Watine. Dans la même ligne, c'est Laurence Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef) qui estime - en bonne diplômée de sociologie, certainement ouverte à la complexité - que de petits changements impactent beaucoup de choses en aval.
En changeant seulement quelques éléments, dit-elle sur France culture ce 14 février, on obtient beaucoup de solutions de déploiement, par exemple pour la France. Par ailleurs, si on parle d'économie, elle rappelle que le déficit de l'Etat continuant à progresser sur son rythme habituel, l'année 2015 verra le budget national intégralement dévolu au remboursement de la dette, notre taux d'endettement sera de... 100 %.
Mmh, c'est dans 8 ans. Un endettement de 100 %, c'est un frémissement glacial : les recettes de l'Etat, au lieu de servir aux écoles, aux hôpitaux, aux actions sociales, à l'Europe, à l'écologie, à la recherche et aux entreprises, serviront simplement à rembourser ce que nous dépensons si mal depuis 20 ans.
A voir, le blog sur le livre blanc de Florence Parisot, Besoin d'air.
Et puis ceci :
[ Enregistrer France culture depuis le Net | poids économique - Le Medef, signale Florence Parisot, dispose d'un budget inférieur à celui de l'association de consommateurs UFC-Que choisir | le Medef a donc beaucoup plus d'influence que de moyens financiers | quelques infos sur notre tissu national : seulement 2 % des entreprises hexagonales comptent plus de 500 salariés | dans les 30 pays les plus avancés, ces grands groupes regroupent moins d'un employé sur trois (source OCDE) | les PME françaises de 1 à 249 employés généreraient 60 % de la valeur ajoutée française (2002) | PME, les chiffres (2002) | en France, il y a autant de salariés qui produisent ou vendent des choses aux entreprises (secteur BtoB, 3,3 millions de personnes - c'est la taille de Chicago) que de chômeurs officiels, cf. emploi salarié des secteurs marchands (2005) | si la monnaie reste fixe et figée (enlevons l'inflation), le montant de services que facturent les entreprises, les cabinets et les indépendants aux entreprises, en 10 ans, a progressé de 60 % (2005) | Carrefour, La Poste et Sodhexo alliance emploient plus d'1 million de salariés, et c'est - dans l'ordre - Total, Carrefour et PSA Peugeot Citroën qui affichent les meilleurs chiffres d'affaires (250 milliards d'euros pour ces seuls 3 - c'est ce qu'a perçu l'Urssaf l'année dernière, c'est aussi - à la même période - le volume des échanges par carte bancaire sur les sites français d'e-commerce), regardons les résultats nets : le tiercé de la rentabilité donne ici Total, Sanofi-Aventis et Renault (2006) | Total, la cinquième compagnie mondiale a annoncé ce matin un bénéfice de près de 12,6 milliards d'euros en 2006. Un record absolu pour une entreprise française, estime Le Figaro (14 février 2007) | lire aussi Le Blog finance | Total et l'Erika (l'impact écologique, humain, économique), Total et AZF, Total et la pollution maritime ] Read More
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Lu dans le train, hier, un dossier sur les PME, dans Le Monde [*]. Passionnant. L'on y trouvait d'ailleurs un point de vue, très poil à gratter, de Philippe Trouvé, chercheur en sciences de gestion. L'idée ? La relance par les PME est un mythe fort coûteux. Témoin, les efforts démesurés de l'Etat pour dynamiser le tissu qu'elles composent. Pour autant, d'après le chercheur affilié à l'Ecole supérieure de commerce de Dijon, les patrons des PME ne sont pas des fines mouches en matière d'innovation ou d'aptitude à l'amélioration continue des processus. Bien moins, certainement, que les patrons des grands groupes, frottés à la concurrence de haut vol. Potentiellement plus souples. Mmh, un peu comme des havanes Partagas ?
De son côté, Joseph Stiglitz [page], prix Nobel d'économie interrogé par Libération, estime que la mondialisation - en l'état atuel - porte un sérieux préjudice à l'innovation et à la valorisation collective du savoir. La faute à qui ? A la propriété intellectuelle la plus cadenassée qui soit. Au bout d'un moment, les brevets sont comme des champs de mine où la circulation intellectuelle devient impossible. Contre la stagnation des connaissances, la France devrait pousser plus avant son programme diététique d'ingestion de fibres : ch'uis sûr que nos Hexagonaux feraient de belles choses.
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[*] Si quelqu'un possède le (très bon) numéro d'hier, merci de me le faire savoir. J'ai égaré le mien chez un couple d'amis. Ce numéro parlait par ailleurs de la démographie mondiale en 2050, brrr. Read More
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