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[ < 17e partie | thémas Absara, Coopération, Vrac, Zoodo & Jeux | billet interactif, commentez en cliquant sur le bandeau de son titre | 19e partie > ]
La poooorte !
Mille choses... Vous vous en doutez. Bon, par étapes. (Ok.) Je vous dis plusieurs trucs, qui vont venir comme une grappe [1] : on y va ?
1. Crème de violette, pour commencer. Que dire ? Au ralenti. Dans l'institution avec qui nous travaillons parfois, je sens une pause, comme un ronron. À l'envie d'innover, que nous aimions, nous voyons se substituer des choses... classiques. (Du calme.) À nous de convaincre ? ou de faire autre chose à la place (c'est-à-dire ailleurs) ? À voir. La bonne nouvelle, c'est qu'Absara fait des choses exportables. Transportables. Si c'est en lien avec le territoire, évidemment, c'est mieux. Pour autant, apporter des pratiques innovantes, de la vivacité, du format ouvert et producteur de valeur, ça peut se faire ailleurs.
(La vie est un torrent.)
2. Toulrezo.biz, ensuite. Absara prend une coloration internationale. Le groupe est en lien avec les réseaux économiques de plusieurs grandes villes. Tendance à venir : après l'intra pur et dur (qu'il fallait historiquement charpenter), les synergies inter-territoriales. Toulouse, évidemment, c'est bien. Mais Toulouse en circuit fermé... c'est fermé. La vocation de notre groupe, c'est d'ouvrir. Alors ça a du sens de cultiver les amitiés transfrontalières (mon père appellerait ça l'heterogenesis - c'est la synergie). L'économie, l'homme et l'action, c'est - en 2009 - mondial. Les connexions ? Quelque chose de dynamique et de normal.
Dans le même ordre d'idées, nous vous proposons de rejoindre la communauté Facebook d'Absara. Il existe aussi le groupe Toulrezo. Et, pour les amateurs de microbloguage en temps réel, il y a désormais le Twibe (Twitter, versant mini-réseau) pour Absara et Toulrezo : c'est ici.
Oui.
3. Ce blog, aussi. (Ouais.) Que jespère plus simple et plus intuitif. Les icônes remplacent les menus d'antan (certains me disent aimer). De plus, les liens montrent avec plus de force la relation entre Absara (communauté d'innovation en pratiques d'affaires), Crème de violette (un produit), et Toulrezo (à la fois produit et réseau).
Voilà.
4. Parlons de jeux maintenant. C'est quoi ? Les jeux viennent toujours parler d'intérêts. Et de territoires, fussent-ils virtuels (de jouissance - revoir besoins). Le grand Edward de Bono (voir théma) le dit clairement : à première vue, les intérêts des uns divergent de ceux des autres. Ils ont une nature polémique [2]. Les vues divergent. Mais, la bonne nouvelle, c'est que les vues, ça peut se changer. Ça peut s'associer (elles se ressemblent souvent). Edgar Morin le martelle depuis longtemps : en Occident, les pensées trient et divisent. La pensée dialectique, héritée des Grecs, fâche plus qu'elle assemble. Là où j'ai besoin de forces avec moi, je démobilise. Je vexe. Travailler devient dur. La communauté (force groupale), je l'effrite. Cf. syndrome Apollo.
Sortie : la pensée dialogique, qui combine, ressent, étudie au calme et mobilise les forces, les vues, les gens. Je m'appuie sur les autres. Et je convoque à peu près tout ce qui existe.
Là, je comprends.
Là, j'agis.
Les jeux sont un fait humain. Le plus gros, peut-être. C'est la friction de vues. À découvert, de manière tacite ou encore larvée, ou encore dans le secret de l'inconscient ou des quartiers généraux d'équipes. Les jeux ? Une discipline aussi. Qui étudie, eh bien, les jeux. Mots-clés : coopération, défection, intrigue, stratégie, Robert Axelrod, scénarios, gagnant-gagnant, donnant-donnant, Tragédie des communs, tactique, dynamique de groupe.
Oui.
5. Tout ça pour quoi ? Pour vous parler de la porte. C'est celle d'un établissement scolaire. Je vois ça, ce matin, et ça m'interroge. Vous savez ? Le sas est sécurisé et les gens se tiennent mutuellement la porte (question de politesse, cf. rituel). Si on pose les choses à plat, tout le monde (mettons 25 personnes) passent 30 secondes à tenir la porte à la personne d'après. Regardons les fruits : je perds 30 secondes, c'est-à-dire 0,5 minute multipliée par 22 jours ouvrés, multipliés par 11 mois de l'année. Je dépense à l'année 121 minutes à tenir la porte à quelqu'un de différent de moi. Soit 2 h et 1 minute. Que dire ? C'est grosso modo ce que dépensent annuellement 25 personnes. Le package ? Une cinquantaine d'heures en tout. De sorte que le collectif passe à l'année 50 heures à s'inter-servir, prenant pour cela 30 secondes par jour et par personne. Le gain ? Quand on me tient la porte, je gagne, voyons voir... les 10 secondes du digicode, les 5 secondes de l'ouverture de la porte (qui est lourde), les 3 de celle d'après, avec la manoeuvre de tout mon matos (3 secondes de plus). Bilan : je gagne 21 secondes.
Plusieurs seuils (c'est le cas de le dire) :
| Combien de fois est-ce que je tiens la porte ? combien de fois me la tient-on, à l'année ?
| Quel impact cette porte tenue a-t-elle sur mon moral et donc sur l'entame de ma productivité journalière ? voire sur ma collaboration éventuelle - et plus poussée - avec la communauté de ces teneurs de porte ?
| Combien de fois à l'année, par exemple sous la pluie, le fait qu'on me tienne la porte me délivre-t-il un gain supérieur aux 30 secondes (porte tenue plus longtemps, mise à l'abri rapide, etc.) ?
On le voit : si les rituels et la coopération émergent d'une situation groupale, c'est que - sur le long terme - ce que je perds, eh bien c'est comme avec les assurances : je le récupère amplement. C'est comme avec les mutuelles.
M'est avis que c'est positif. (M'est avis en outre que la question de la productivité d'une équipe se considère toujours à l'aune des jeux, de la communication, du management.)
Allez, je termine. Et puisqu'on évoque ces histoires de coopération, d'entraide - voire quand c'est plus spontané d'empathie -, c'est le moment de reparler de Zoodo. L'ONG familiale anime à présent deux centres de formation : alphabétisation de personnes handicapées à Ouagadougou, artisanat d'art et tourisme équitable à Bobo-Dioulasso. Et il y a, en plus d'un nombre croissant de familles (19 salariés, désormais), un gamin boiteux et un gamin aveugle. Je veux dire qu'ils peuvent espérer (nous allons tout faire pour), en clair ils vont pouvoir s'appuyer sur Zoodo. Oui. Mon père et ma belle-mère, de retour de Ouagadougou, sont passés nous voir mercredi et jeudi. Fatigue. Et troubles physiques (là-bas, il faisait 48°). Mais sérénité. C'est une bénédiction de recueillir, chaque année, les primeurs de leur voyage, là, en direct.
Agrandir le plan
Mes pensées vont à eux.
Une excellente fin de semaine à tous :)
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[1] Notion durandienne. Et une belle, que j'aime (très moderne). Revoir d'ailleurs l'important apport de la psychologie des profondeurs d'expression francophone (Charles Baudoin, Gilbert Durand, Georges Romey) aux sciences cognitives (cf. entre autres cerveau ou encore pensée latérale voire cartographie mentale).
[2] La polémique (importation de ferments de guerre, de division - cf. diabolos), est tellement culturelle que l'immense René Girard voit dans le conflit l'unique et bien triste moyen de bâtir des civilisations. Structurer, c'est se jalouser, c'est s'opposer... et c'est bien bête. Voilà un vieux réflexe. La cité devient le refuge contre la violence, mais elle provient de la violence. Et l'entretient parfois. (Souvent.) Cf. facteur Caïn.
[ Coopération, histoire de la carte grise | ah, rien à voir : salutations, Shirley ]
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[ < Théma France | archivage automatique de la contribution (importante) sur le planning en tant que levier de motivation ] [ Catégorie Économie | permalien, mots-clés et commentaires ]
En seulement quelques années, le PIB de la France est passé du 4e... au 14e rang modial.
Bertrand Monthubert, mathématicien à Toulouse, président du collectif Sauvons la recherche
(interview sur Radio classique ce lundi 7 janvier au matin - mmh, 6 h je crois)
[ Pour que l'emploi progresse, il faut que la croissance du PIB soit supérieure à la croissance de la productivité du travail, estime le portail Educnet, or - j'ajoute - la productivité du travail française est une des meilleures au monde (devant l'Allemagne et même les États-Unis) | contraste - le temps improductif en France, le focus du Journal du Net | mmh, la productivité (mal managée, mal récompensée) est une source de distress | améliorer tout ça, ici ]
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[ < 14e partie | théma Temps | théma Outils atomiques ] [ Catégorie Coaching | permalien, mots-clés et commentaires | 16e partie > ]
« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt »
(précepte ô combien pratiqué par mon ancien beau-père -
quand j'étais petit, lui et moi jouions aux échecs le matin)
Exceptionnellement, ce billet est (c) - Merci
Intéressant. Les techniques ? Moui, des classiques. Ce sont surtout les témoignages qui éclairent et frappent : je vous invite à consulter le Management n°148 de décembre 2007. Il traite de la gestion du temps.
Il y a l'étonnant vécu de l'historien Max Gallo (3 ou 4 sorties de livres par an, voyez la puissance de travail). Le récent académicien opte pour une vie monacale, faite de discipline et de hauts niveaux de production (besogne intense) : coucher vers 22 h, lever entre 3 et 4 h du matin. Résultat ? Une nuit de 6 h, une sieste courte pour récupérer la fraîcheur nerveuse et encore et surtout ce que j'appelle de gros tunnels (par exemple blocs de 4 ou 5 h), essentiellement le matin. Le tunnel, c'est le must de la production personnelle. Saluée par le grand David Allen (cf. GTD), la grande plage de temps continue est - je le répète - l'idéal du travail : vous êtes tranquille et concentré, c'est rare et précieux. Chaque effort se coulant dans un ensemble, tout conduit à son corrolaire, vous êtes « dedans ».
Concentration zen, feeling de maîtrise, impression - justifiée - d'avoir du temps à soi (tellement rassurant pour les Travaillomanes de la galaxie PCM).
Une tâche vigoureuse, menée d'un bloc (enfants encore au lit, téléphones coupés, sentiment de possession de la journée), bref tout ça procure une pénétration intellectuelle absolument unique. Le top absolu étant d'inclure le pic 9 h 30-10 h, chronobiologiquement porteur (performance nerveuse).
Depuis deux jours, j'ai considérablement avancé mon réveil. Je me couche entre 21 h et 22 h, ainsi ai-je mon tunnel du matin, à compter de 5 h. J'ai l'impression de dédoubler ma journée de travail, c'est mécanique. Un grand tunnel par jour, c'est la garantie de tout boucler. Une fois les cailloux posés, je recommande 4 ou 5 tunnels par semaine.
L'après-midi ? La journée me sert ensuite à me former, à relancer, à engranger d'autres projets. L'urgent-important, c'est le matin (ou alors l'important à forte composante de concentration), à la suite de quoi je fais l'important structurateur (à faire, méthodes, modèles, relations). Tout est là-dedans.
Autre élément : le 80 % de Flemming Funch. Je termine tout dès que c'est bon aux trois quarts. Bon, et pas parfait. Ce qui est parfait apporte peu : tout au plus les félicitations des experts (ou la très coûteuse volupté perfectionniste). Alors, ce qui est bon ? C'est ce qui satisfait les autres (majoritaires, en demande, en prise directe avec votre sujet), c'est ce qui satisfait également soi, et la montre. Sitôt terminée, la tâche en amène une autre. Apprendre à terminer, apprendre à enchaîner, apprendre à jouir de ce qui est accompli et non maîtrisé.
Un sport.
D'ailleurs, je vous aide pour ça : uniquement sur cette question du temps, j'ai en ce moment un coaché (planning pluriannuel, point hebdo ciblé, encouragements personnalisés). Aidez-moi vous aussi en retour, si vous le souhaitez (c'est avec plaisir). Les condoléances et marques d'estime de tous ces jours-ci sont des délicatesses que j'ai appréciées. Les strokes sont un fin caviar.
L'homme est un tout pour l'homme - Au plaisir !
[ GTD, modèle opérant | le Travaillomane, peut-être le plus bernéen des profils de Kahler | les cailloux, un modèle de Steve Covey | vouloir achever, c'est un appétit de l'Animus | je m'en souviens, pour mon grand-père, la sieste était une arme pour maintenir son incroyable puissance d'implication | on dit que Napoléon dormait 4 heures par nuit | un tunnel, c'est un réservoir à productivité : beaucoup de travail en seulement quelques heures solidaires et pleines | motiver - surtout en coaching de productivité, c'est amorcer, personnaliser, ajuster, renouveler, assurer les renforcements positifs (cf., pour le management, Kenneth Blanchard et son Manager-minute) - les renforcements positifs sont des architectures émotionnelles internes (des bétonnages) qui rendent confiant donc petit à petit adulte, impliqué, autonome | finir son travail et/ou utiliser plus ou moins d'énergie pour ça est un renforcement positif, que l'on soit intra ou extramotivé (appuis motivationnels en soi ou auprès de l'environnement, essentiellement humain) ] Read More
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1. S'organiser
Où l'on reparle de la vieille histoire du loup et du chien. Le salarié d'un seul employeur doit gérer sa vie professionnelle, et sa vie personnelle [1], au regard d'un vis-à-vis unique : son employeur. Mais le plurisalarié [2], ou le porteur de projet ou bien encore le cadre en repositionnement, doit vivre - en plus - de bien denses partenariats [3]. Les parties-prenantes lui sont multiples. Le temps ? Voilà qu'il file entre ses doigts. La constance, en outre, est son défi [4]. Que faire ? Du mind mapping (cartographie mentale) pour débroussailler, pour 'faire monter', pour connecter, pour donner aux choses une perspective et un sens. C'est très porteur. Puis, pour les choses ayant besoin d'un tri, d'une prise en main, d'un élagage systématique, il y a Getting Things Done (GTD), la lumineuse trouvaille de David Allen.
2. GTD avec Google Desktop ou un simple portail perso en Ajax
Je vous recommande quelque chose d'unique : depuis peu j'utilise les gadgets de Google Desktop, et parmi eux la fonctionnalité Tâches à effectuer. Pratique à retrouver, quel que soit l'ordinateur connecté. Un jeu d'enfant que d'assigner à chaque famille de processus l'une des catégories GTD [5]. J'ai aussi un secret, c'est Protopage. (J'adore.) L'idée ? Une catégorie de tâches (ou de processus) par boîte. Soit cinq boîtes. Le gain ? Tout est sur le Net. Donc accessible par un mot de passe. Partage et protection deviennent possibles.
Puissant, enfantin.
Fig. 1 - GTD, schémas types
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[1] Ajoutons-y tout de même cette part de recherche qui nous anime depuis la nuit des temps : la soif spirituelle.
[2] Comme moi. Je suis multisalarié.
[3] Le 3QO2CP vaut ici son pesant de cacao.
[4] Voyez les thémas sur la motivation (barre de gauche, Articles de fond) et sur le coaching. Voyez aussi feedbacks et strokes.
[5] J'ai mes catégories Affaires en souffrance, Urgences, Compétences acquises, Mémoire-tampon, Archives.
[ Google et ses subtilités | Google Desktop | The best GTD resources | the D*I*Y paper organizer (excellent) | Lifehack.org | logiciels dédiés | tiens, GTD avec Google Calendar | brève histoire de temps ] Read More
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Le temps, c'est de l'argent - 1e partie [ Le temps, c'est du piment - 2e partie >> ]
Les salariés. Qu'ont-ils fait, l'an dernier, dans leur entreprise ? C'est ce que nous propose de découvrir Jean-Paul Castaingts, formateur-conseil en productivité liée à l'usage des TIC. Edifiant : 12 % du temps de travail sert à consulter les e-mails et à répondre au téléphone. 8 % du calendrier sont occupés par des réunions. Le temps perdu, tout processus confondu ? Les salariés eux-mêmes l'évaluent, là encore, à 8 %.
Rapide calcul : 8 %, pour un salarié payé au salaire moyen de l'an passé, soit 31 500 € bruts par an, c'est-à-dire un peu plus de 2 600 € bruts par mois, cela équivaut pour l'employeur, toute charge comprise, à 45 800 € de pertes par salarié. Soit presque 3 700 € par an, autant dire... 300 € par mois (!) Le manque d'organisation a comme des tonalités de Guérande : la note est sacrément salée.
[ L'étude ]
[ Sujet connexe - La réduction des charges patronales, quel impact sur la productivité et l'emploi (rapport université Paris I) ? | Qu'en est-il des plages collaboratives partagées ? Voire des démarches projets ? Comment évaluer le temps utile ? La bible du knowledge management (expression, partage et valorisation des connaissances tacites dans un but d'efficience collective) est hébergée ici, sous la houlette du consultant québécois en communication organisationnelle Geoffroi Garon ]
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