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 Qualité ou café ? - 2e partieTue 29 Dec 2009
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[ < 1e partie | théma Qualité ]

Chose promise, chose drue : qualité.

C'est quoi ? Tout le monde en parle et ça mérite un coup de projecteur : la qualité c'est la démarche quotidienne qui permet aux personnes d'une boîte d'orienter les activités de ladite boîte vers le plus d'avantages (valeur ajoutée à chaque fois [1]). C'est le fameux Ça ramène quoi de plus ou de mieux, de manière rationnelle et en vrai ? Tout ça en continu [2], comme une machine biologique : un organisme vivant qui s'augmente (s'améliore) en permanence, au contact des gens. Et leur délivre du mieux, un mieux souple et progressif.

Oui.

Actes procurateurs de valeur ajoutée, sinon on chiffonne et on jette : on conserve uniquement ce qui amène un plus. Activités intéressantes, productrices de plus d'argent, de plus de commodité (service rendu), de plus de disponibilité (le temps), de plus de sécurité (clarté, repérage de soi, de l'entreprise, des enjeux), de plus d'implication, de plus de plaisir pour tous. La valeur ajoutée, eh bien c'est ça. C'est la satisfaction :





Alors ? Ouvrir en permanence une oreille permet de comprendre ce que les gens recherchent [3].

Et comment on y parvient ? 1. En écoutant toutes les personnes en prise avec le projet d'entreprise : clients finaux (qui paient, qui restent ou s'en vont à la concurrence), clients internes (salariés), fournisseurs, financiers, partenaires commerciaux, sous-traitants, journalistes et animateurs de communautés, institutions [4]. Il faut donc un système de boîte aux lettres (intranet, blog modéré, programme CRM ou ERP, simples Post-it en vrac, sondages, entretiens informels à la machine à café, etc.) : système qui permet les feedbacks en continu, les points de vue, les impressions. Les voilà ce qui me botte, les voilà ce que je kiffe moyen - et pourquoi.

De là, dans son retroplanning, 2. le manager, au fil de l'eau, prend l'initiative d'implémenter (d'attribuer à Untel ou tel autre) les actions à faire. Actions génératrices de valeur, de satisfaction. Ces actions sont soit correctives (elles améliorent quelque chose, que quelqu'un nous signale ou qu'on constate), soit préventives (elles anticipent une perte de fiabilité ou de valeur, que quelqu'un envisage à l'avance [5]). Dans tous les cas, ces actions se rattachent à un budget, à une satisfaction qu'on vise [6] - par exemple un meilleur chiffre d'affaires, également à une ligne de temps (durée, date-butoir), à une personne qui fait, à une personne qui contrôle que c'est bien fait, à une personne à qui on passe le relai quand c'est terminé et qui, par exemple, transforme l'essai ou transfère la chose pour la faire évoluer ailleurs.

Voilà.

On a bien deux choses : 1. repérer tout ce qui ramène de la satisfaction (à quelle hauteur, et pour qui), ôter tout le reste (émonder, simplifier, libérer du temps), écouter pour ça toutes les parties-prenantes, 2. placer dans un retroplanning les actions qui améliorent en continu la satisfaction des clients (internes, externes), vérifier que la démarche (par ex. : groupes-experts, ateliers) tourne en permanence. Vérifier que les budgets collent. Vérifier que les indices de satisfaction virent au vert [7].

J'ajoute un élément : encourager. C'est-à-dire féliciter façon Manager-minute tout ce qui avance. Et, comme le dit Thierry Gougeon, mesurer et afficher les résultats. Tout ce qui s'affiche, renchérit-il, s'améliore : c'est humain [8].

Comme une logique.

J'en termine. Les qualiticiens, habituellement, vous serinent avec la qualité désirée (demandée, par exemple via cahier des charges), la qualité effectivement produite (réalisée, sortie d'usine), la qualité ensuite livrée (packagée, mixée, mise à disposition avec le mode de délivrance et de consommation qui va bien), la qualité - enfin - que les clients perçoivent, à réception de l'action ou du produit.

Ces quatre qualités ont une importance... différente. La décisive, c'est celle qui délivre une satisfaction à l'arrivée. C'est subjectif et c'est comme ça. Je provoque un peu en disant qu'importe si votre produit est objectivement le meilleur. L'important, c'est que vos clients le ressentent comme tel. Dans leur quotidien. Au moment où ils le mettent à profit.

Et en la matière, les rapides et les pragmatiques font plus d'étincelles que les tâcherons perfectionnistes.

Yep...

Be seeing you!

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[1] Cf. cartographie puis reengineering de processus. On peut même prioriser les processus qu'on conserve.

[2] Revoir PDCA.

[3] Vous pouvez, dans la vie, obtenir ce que vous voulez, rappelle Zig Ziglar, si simplement vous aidez les autres à obtenir ce qu'ils désirent.

[4] C'est le fameux Qui du 3QO2CP, outil simple et puissant.

[5] Utilisation opportune de l'Amdec.

[6] Consulter les objectifs.

[7] En ça, un bon tableau de bord fait des miracles.

[8] Management visuel.  Read More


 Roulette me down - 1e partieTue 19 May 2009
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Réaliser, c'est bien ; vérifier que ça touche la personne-cible, c'est mieux -
Et savoir d'emblée ce qui la touche, c'est l'excellence



Le dentiste ? Brr, me confie un ami. L'idée d'y aller me paralyse. Que le praticien à la roulette soit un as le laisse froid. Que son travail confine à l'orfèvrerie : pareil. Ce que je veux, confirme-t-il, c'est que, dans ma bouche, ses doigts s'invitent avec une graaaande douceur. Comprenez : de manière légère, comme un vent doux et frais. Car ce qui fait peur, eh bien c'est la douleur. (Ça rime.)

Et c'est fréquent.

Ce qui conduit à une idée simple et familière des qualiticiens. Il y a certes la qualité réalisée. Ici, la capacité à bien traiter les dents : de manière saine et experte. Et c'est une chose (la guérison). La seconde, on le voit bien, c'est la perception de l'acte livré. Un dentiste excellent ? Peut-être. Mais un dentiste qui laisse les sensations intactes, ça, ça vaut de l'or.

Ce qu'il fait, le dentiste, c'est la base. Comment c'est vécu, c'est la qualité... perçue. On retrousse tout et on se met dans le fauteuil du patient : c'est son ressenti qui compte. Les diplômes ? La réputation ? L'équipement ? Tout ça, c'est de l'hygiène, de l'indispensable (évidemment : le dentiste est un praticien sérieux, chevronné). C'est la base absolue. Examinons maintenant la valeur, voire la valence (effort motivant, centré sur le client, qui ressent et retient une plus-value subjective). C'est ce qui délivre le gros de la prestation. C'est ce qui donne sa couleur réelle à l'ensemble. À son souvenir.




Fig. 1 - Une dentiste rassurante,
dixit soy_outlook @ Flickr.com



Constat patent. Beaucoup de professionnels mettent l'accent sur le socle-métier : avantage concret 1, avantages 2, 3, etc. Une liste de choses entendues, bonnes mais normales. Déterminantes. Et pour autant... pauvres.

Je m'explique : une qualité réalisée, c'est le socle [*]. La perception de tout ça, c'est le reste de la pyramide, c'est le plus (obligatoirement en sus du socle), le plus important pour coiffer l'existant.

La qualité perçue ? Le combat réel du professionnel. Le souci extrême, la valeur ajoutée (normalement).

C'est ce qui fait le succès commercial, l'adéquation aux attentes humaines.

Ça mérite une couronne.

Fût-elle dentaire...




Fig. 2 -Allez, un résumé optique


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[*] C'est le navrant : Nul besoin de féliciter mes troupes, qui font ce que je leur demande, 'sont payées pour ça. Cf. le manager démotivateur de troupes.

[ Qualité perçue, ici dans la dentisterie, voir Le Fil dentaire de mai 2008 (p. 53, pdf) | l'excellence, kesako ? | images insolites ]  Read More


 Cap - 2e partieFri 14 Nov 2008
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J'en termine avec le canevas du docteur G., stratège, entrepreneur, conférencier.

C'est plein de bon sens (et d'expérience) :




Fig. 1 - Modéliser gagnant, mes notes personnelles


Il conseille de se figurer :

1. le prix que l'on vaut réellement (la valeur, l'importance du service, le gain chiffré que l'on apporte au client),

2. la catégorie socioéconomique de la clientèle que l'on vise par conséquent (cf. politique de volume ou de valeur, le luxe étant une retranscription plus ou moins fine de l'univers du client, de ses attentes, de ses habitudes, de sa culture, or ce degré de qualité produite se facture fortement),

3. le bon déroulement technique et business des processus (étapes optimisées, atteinte effective du ROI, suivi continu de la qualité que le client perçoit, construction d'une solide image de marque),

4. identification permanente des problèmes (mesure des décalages chiffrés entre un objectif et des résultats réels).

À vos commentaires.

Bon week-end !
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[ Prenons 1 000 € - Une politique de volume consiste à vendre 1 000 produits à 1 € pièce ; la politique de valeur vise, elle, mettons 2 clients capables (et désireux) d'acheter une unité 500 € pièce | le problème selon le docteur G., c'est la force mécanique adverse (résistance, effort contraire, voire sabotage du travail ou du moral des troupes) que déploie une composante de votre système d'affaires (par exemple un employé) | ce type de modèle, davantage hydraulique que complexe, accorde une grande importance à la clarté cognitive et à l'autorité que projette le leader (il s'impose et traite des rapports de force) | une autre vision possible (et sûrement compatible) envisage le problème comme un gap, comme un fossé chiffré (une différence) entre un objectif d'affaires et sa réalisation concrète (clairement mesurée) | ex. d'objectifs : chiffre d'affaires, marge commerciale, résultat brut, délai de confection, taux de conformités après audit, taux de présentéïsme annuel, taux de satisfaction-clients, degré de gêne que peuvent éprouver les clients de votre portefeuille à migrer vers un autre fournisseur (vérouillage-clients), degré d'indépendance de votre structure par rapport à un fournisseur-amont, etc. - c'est tout ce qui figure dans la colonne « objectifs » du tableau de bord de l'entreprise | modéliser un comportement-type de l'entreprise (procédures fiables, système comportemental optimal), c'est réduire les processus (actions avec un début et une fin, fabricatrices d'un plus pour quelqu'un, en interne ou à l'extérieur) à leur expression la plus simple, la plus rentable, la plus mobilisatrice ; c'est un peu comme définir ce qu'est un organisme en bonne santé (quelque chose qui déploie simplement sa vitalité certes, et aussi qui développe un plus, pour soi ou pour un ensemble) ]