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Beaucoup de professionnels se plaignent de toujours dire oui. Et ils se détestent après. L'expérience montre qu'un incitateur psychique [1] morbide (un driver) les pressurise : Fais plaisir. Sous son emprise [2], nous reléguons notre bien-être [3] mille lieux après celui d'autrui.
Dur. Les témoignages laissent passer amertume et mépris de soi.
Alors j'ai une proposition, qui est simple à mettre en oeuvre. Essayez-la : vous me direz, d'accord ?
La prochaine fois que quelqu'un (ou qu'une chose en vous) vous conduit à dire oui alors que vous éprouvez un non, dites... oui. Autorisez-vous à manquer d'à-propos, d'esprit, d'eccéité. De sorte que votre habituelle indulgence, vous la retournez sur vous. Puis, promettez-vous de dire non la fois d'après. Et si c'est en demie-teinte, recommencez la fois d'après encore.
Le renforcement positif de la demie-réussite de la fois numéro deux amorce un début de légère pompe à succès. Qui a toute l'énergie, ensuite, pour faire jaillir la satisfaction de soi en troisième lieu.
Vous réussissez juste un peu ? Imprégnez-vous de la réussite et du doux parfum d'indulgence et de soin à vous-même.
Hmm, tellement bon.
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[1] Morbide veut ici dire inconscient, limitateur, répétitif, à terme usant.
[2] Vous aurez reconnu le travail d'Eric Berne. Puis, plus tardif, celui de Taibi Kahler.
[3] Pourtant, Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Lv 19 : 18), repris ensuite par Jésus, implique que l'on s'aime d'abord soi. Il y a réflexivité complète.
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