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 Quintina - 12e partieWed 12 Dec 2007
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Le quinquina, c'est une liqueur. Mais la quintina, ça vous déroute tout autant les sens. Il s'agit d'une voix chantée, ou plutôt non. Parlons aujourd'hui de ce qui émerge sitôt qu'une combinaison fonctionne, sitôt qu'un collectif atteint un point d'harmonie (formation énergétique ou Gestalt). Discutons d'un ensemble pourtant plus fort et plus remarquable qu'un simple ajout de composantes : discutons synergie. Et nous verrons en quoi, justement, la quintina n'est pas chantée. On y va ?

Une discussion avec Olivier, hier, nous amène à parler de la vie. Et comme d'habitude, le bonhomme évoque la part dynamique de maîtrise-non maîtrise sur les événements. Il s'agit là d'une clé : se saisir de ça amène des satisfactions que les Stoïciens, les taoïstes ou les bouddhistes décrivent depuis longtemps avec profondeur. C'est vrai : pour connaître un champ d'action, il est sage de cartographier la route, c'est-à-dire de connaître à l'avance ces lieux praticables qui tapissent un contexte incertain ou dangereux de reliefs, de forêts et d'étendues d'eau. Savoir ce qu'on peut bien faire (par exemple s'améliorer, décider, être là, vivre ou être soi), ça se fait dans le champ de ce qu'on établit comme hostile, aléatoire ou compliqué : les surprises, la durée de vie, l'écho et l'amplification des choses, le tout-venant - bref, le cours du monde ou la complexité. Connaissances apprises et intuition sont les deux faces d'une même monnaie, c'est un constat de base.

Nos mentalités, pourtant, nous amènent à croire qu'une maîtrise exclusivement technique peut sécuriser nos parcours dans la vie [1], voire donner une empreinte à l'ensemble. Un peu comme si croire très fort [2], investir sa frustration ou son appétit de vie (libido) et travailler beaucoup [3] faisaient tout. Il faut évidemment de la clarté d'esprit, de la résolution, de la méthode et de l'adresse à exercer des choses (c'est là même la compétence). Pour autant, les surfeurs savent très bien que tout se fait en appui sur la vague.

C'est elle, par son impulsivité, sa force et son danger, qui définit ce qui est faisable : elle restreint et représente un potentiel de plaisir, de réalisation.

Agir, c'est circonscrire. Décider, c'est éliminer. Jouir, c'est expérimenter la contrainte.

Reprenons la métaphore du surf. Pour passer un bon moment, il faut :

| compétence technique (connaissances),
| planche de surf,
| bonne vague, bonnes conditions météo,
| contexte humain balisé (spot identifié comme tel),
| conjonction de tout ça, en live.

C'est cette conjonction qui fait tout. La relation entre tout ça fait un système, bien orienté ou non. La bonne entente de toutes ces composantes entre elles vous amène soit à jouir, soit à engloutir (ici le fond marin).

Il faut prendre toute la mesure du contexte, de ce qui bruisse, conditionne, porte ou empêche. La notion même d'individu, porteur de sa volonté propre, la notion même d'identité est à revoir : il faut l'envisager comme quelque chose de poreux, comme un ensemble avec ce qui englobe et - du coup - vaporise le Moi. Le grand anthropologue Ray L. Birdwhistell (1918-1994) fait comme un phare : L'unité d'analyse n'est pas la personne, prévient-il. Ce que nous appelons une personne [4] est un moment dans un ordre théorique donné [ndlr - une catégorie, une partie dans le rangement, dans l'ordre des choses] [...]. J'ai compris qu'un système de transport n'est pas fait d'une voie ferrée, de gares, de wagons, etc., mais que la chose dans son ensemble, le système, devient le processus ; les parties ne sont pertinentes que dans la mesure où elles constituent le processus de transport (La Nouvelle Communication, années 1970, ouvrage indispensable, simple, vivifiant, complet).

Tout est dans la relation, dans l'interaction. La vie est un orchestre où nous avons notre place dans la symphonie permanente : qui joue sur nous, dont nous jouons. Où tout se dessine et se décide et se joue. Et en direct.

Voilà qui caractérise la vie, et - partant - ce qu'on doit en faire, ou plutôt ce qu'on doit faire avec elle, avec ses principes (être libre, c'est comprendre les contraintes de la vie). Tout ça pour être heureux, puisqu'être heureux se vit dans le bassin de la vie (en dehors, c'est la rêverie, la perversion ou la folie).

Reparlons du lien [5], qui fait tout l'intérêt de tout. Le théologien, philosophe et psychologue Jean-Yves Leloup fait de Dieu même une essence unique en trois composantes. Dieu est tenu et plein de ses trois parties-prenantes : une générosité, qui est fondement-origine (le Père, également Mère puisqu'un père ne l'est qu'avec une mère), la présence manifestée de Dieu, à la fois organisatrice du monde et combinée dans la chair (le Logos, le Fils, incarné dans le garçon aîné de Marie) et la relation d'amour (le Saint-Esprit) qui unit le Fils au Père et baigne la Création. C'est la relation de deux puis (instantanément) de trois dynamiques qui fait la spécificité du Dieu unique. C'est cette vie intérieure qui caractérise l'Être (L'Évangile de Jean, 1989).

Il y a là comme une chimie, comme une combinatoire a priori. La sympathie opère à tous les plans.

Tout est dans le lien ou plutôt dans la relation [6], qui en est l'animation. De sorte que cette relation, éminemment énergétique, forme une entité. Elle participe des autres, boit à leur source, et pourtant constitue une force à part : dépendante-indépendante.

C'est ça la synergie.

Et si on va plus loin, c'est ça l'amour : dépendance-indépendance et sincérité. L'attachement libre (différent de la passion, qui est transport de poids). Je te connais, te connaissant je t'aime. Je me retrouve un peu en toi et je trouve en même temps la différence (altérité) dont j'ai besoin pour me sortir de moi. Et être davantage. Et être plus, et être mieux.




Fig. 1 - Chœur polyphonique sarde



Pour terminer, la quintina, synergie acoustique. C'est terrible et fascinant. Quatre hommes chantent, une cinquième voix s'ajoute : une voix de femme. Je vous laisse découvrir le splendide travail de l'ethnomusicologue Bernard Lortat-Jacob. C'est particulièrement saisissant en pages 3 et 4.

Brr. Mais whaao.

Excellente écoute.

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[1] Cf. fonction Animus.

[2] Revoir ces histoires de pensée magique, de croyances conditionnantes ou de Mojo.

[3] Fichu perfectionnisme.

[4] À mettre en parallèle avec ce que les bouddhistes voient de nébuleux, d'artificiel et de trompeur dans la notion d'individualité. Cf. les agrégats (la structure, les sensations, les représentations, les lois de cause à effet, la conscience - en clair ce qu'on appelle la réalité, ou les conditionnements, diraient les taoïstes).

[5] Le matérialisme fait de la matière un ensemble de propriétés orientées vers quelque chose : la constitution utilitaire d'ensembles et la désintégration de ceux-ci, au profit d'autres, ultérieurs, plus évolués et/ou mieux adaptés (cf. notion de progrès, d'évolution, d'enrichissement continu - il y a heureusement Stephen Jay Gould pour secouer tout ça). L'essentialisme se trompe tout autant, qui fait des choses des identités. Plus réalistes que tou ça : la théologie tri-unitaire, de même que tous les modèles scientifiques postmodernes, à base d'information, de complexité, d'empathie, de communication. S'y glisse une dimension sacrée (voir Le Sens du sacré) : c'est l'animation, issue de la combinaison de tout et aussitôt réinjectée dans le tout. Elle fait la tenue, la danse, les efforts et l'intérêt du monde et des gens.

[6] Le religare se fait par affinités : comme si la substance allait au contact de ce qui lui plait. Le sacré, c'est peut-être un peu ça aussi. Des choses a priori (en tête dirait l'humaniste érudit André Chouraqui).

[ Joël de Rosnay, dès les années 1970, décrit cette tendance morbide du tout-découper, pour lui privilégier une compétence à base de compréhension des contextes et d'écoute générale de ce qui se passe (Le Macroscope) | il faut aussi relire tout ce qu'Edgar Morin dit de lumineux sur la complexité : c'est un maître | rééquilibrer les hémisphères gauche et droit pour évaluer le monde et les situations, cf. cerveau | mettre à profit Georges Romey pour rétablir un dialogue entre Animus et Anima, microscope et macroscope, labor et intuition, esprit de géométrie et esprit de finesse (Blaise Pascal), capacités computationnelles et fabrique à images (Gilbert Durand) | sur cette simultanéité idées-sentiments, absolument voir Antonio Damasio | la logique floue, une tactique du cerveau pour agir avec ce grand point d'interrogation (l'imprévisible destinée de Romey) qu'est la vie | la fulgurance intuitive (Einstein, Mozart, etc.) et l'intensité aux choses ont souvent réputation de charlatanisme dans nos sociétés technico-scientifiques, où le temps passé à accomplir quelque chose a valeur de repère (toutes les étapes y sont controlables voire reproductibles ou industrialisables) | le blog de Bernard Lortat-Jacob ]  Read More


 Vrac de presqu'été - 9e partieFri 15 Jun 2007
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[ < 8e partie ] Vrac de presqu'été [ 10e partie > ]


Vrac


Ch'ais plus qui disait que, dans notre monde, la seule constante c'était le changement. Il faut s'y faire. Passent les choses : les mauvaises et les bonnes aussi. Que dire ? J'ai toujours préféré le présent (et toute sa fulgurance, son côté ardent et paisible) aux mélancolies (cra)moisies. Et aux chimères angéliques du futur. Il n'y a de temps que dans la présence au monde, et la présence au monde c'est ici et maintenant. Il n'y a de vérité que dans l'élan de vie, le jaillissement. Je suis moi-même et je règle mon rapport aux choses là, dans la trame [*] du monde.

Un des rares auteurs qui me stimule, en ce moment, c'est-à-dire qui m'ouvre davantage qu'il ne me fixe, c'est Jodo.

Il y a aussi mon ami Olivier qui me rafraîchit. Il est musicien. Sa vision du rafting, descente des rapides, du flux de la vie, avec des intentions, des manœuvres, des rapports aux remous, aux changements, bref sa façon d'envisager la complexité (la vie) est comme son art. Juste et typé. Donc vrai.

Et puis y'a le reste : tellement de gens qui se ramassent la vie en pleine poire. (Je pense à des proches.) Quelle m... Reste la foi (confiance). Souvent, le lâcher-prise résout plus de choses que l'acharnement. Mieux vaut surfer et jouir que remonter un courant. Nager, c'est juste vivre. Et puis, il faut bien vivre. Vivre, c'est ressentir. Il faut juste y aller. (Merci famille Romey.)

Ah, les vertus du vide et de la concentration (bref de l'intensité). Je donne raison à Jodo et au zen. Être présent, je trouve de plus en plus que c'est ça :



Vi. Pfoouu.

Cette fin d'année est épuisante : facteur personnel à plat, rapports de force pros permanents. Je vois, en outre, des entrepreneurs partir.

La bonne nouvelle, c'est qu'Absara concocte une folie pour l'automne-hiver.

Et puis, sur un très, très court terme, je me réjouis de Twitter. J'y retrouve là mes premières sensations de blogueur. L'instantanéité remplace la pub. La parole supplante la vente. Respirer (communiquer) redevient normal.

Je vous invite à me rejoindre massivement : Twitter est une invention superbe. Cliquez sur Add me.
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[*] Le monde, c'est l'interaction permanente de tout ce qui vit et impacte les choses. C'est le tissu, c'est l'Ouroboros. Le Réel ? C'est ce qui échappe (lois, phénomènes, finalités en dehors de notre champ de conscience). Quant à la réalité, c'est le système qu'agrège notre perception et qui engage, par là même, tout notre système nerveux. C'est le fruit du cœur et du cerveau (système sociocognitif, voire éthique).

[ Nécessité de laver son bol ]  Read More


 Contrôle et sensibilité - 3e partieTue 13 Feb 2007
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[ << Maîtrise à tout prix, l'usure du stress - 2e partie | temps commercial | théma perfectionnisme ] Contrôle et sensibilité - 3e partie [ Contrôle, orgueil, entêtement et pétage de plomb - 4e partie >> ]


Contrôle et sensibilité
~ Le plomb et la grâce



Nous avons tous un métier. Mon métier [1] consiste, entre autres choses, à sortir les gens du perfectionnisme (je vous jure). La perfection est un piège : coûteux, usant, décevant. Le principe de réalité vient heureusement nous tirer du cauchemar, du toujours-plus. Rappel : le mieux est l'ennemi du plus. Plus, c'est quantitatif, c'est la même chose en davantage. Le mieux ? Un changement de système [2], un processus adapté, vivant. Une nouveauté plus fine.

Vous imaginez bien que le 20/80 est des outils atomiques le plus utile ici. Perfectionner, c'est perdre du temps, donc des clients et de l'énergie nerveuse. Donc de l'argent, donc de la vie pour votre entreprise. Bien faire, à l'inverse, c'est accepter de maîtriser la chose à 80 % (notion d'excellence, disjointe de la perfection), donc à fort taux, et puis... de la lâcher. Pour passer à autre chose. Pour amener le truc à son point culminant, je veux parler du point culminant réaliste. Là encore, 80 % c'est un bon taux. Vous changez, vous sautez sur un autre processus : vous gagnez un temps fou à chaque fois.

Parlons management. Comme moi, vous savez bien que le leader situationnel est un kangourou, un animal sauteur (cf. Kenneth Blanchard). Sitôt qu'il amène un collaborateur à la mâturité professionnelle sur une tâche précise, il passe vite à quelqu'un d'autre. Et d'un il se met en réaction par rapport au premier, et de deux il aide le plus fragile à croître. Résultat : deux collaborateurs évoluent au lieu d'un. Les 20 % qu'il a gagnés sur le numéro un deviennent un levier pour le second, les vases communicants s'inter-alimentent.

En outre, on le sait, terminer (achever) un travail jusqu'à l'extrême limite est ce qui prend le plus de temps, donc qui fait chuter la productivité ou la performance de manière drastique. Il faut rationnaliser et accepter qu'un autre vienne achever la chose en cours (ou vienne la surveiller, si on la laisse à 80 %). Vous, vous êtes un(e) boss, un(e) vrai(e) : vous priorisez, réalisez, engrangez de l'argent et dépensez intelligemment chaque minute [3] de votre temps.




Fig. 1 - Lâcher s'oppose à renoncer,
c'est mieux investir ce qui suit et ce qui croît



Je m'arrête ici. (Je relis.) Nous avons parlé de cette folle course à la perfection. Ce marathon est un des fruits du contrôle, du besoin de maîtrise. Ce besoin est humain, il est un fruit de la finitude humaine (look). Et c'est de ça que je veux parler : après la maîtrise, parlons de l'expressivité, cette polarité différente, qui rentre en dialogue puissant avec la maîtrise. Pour aller bien, il faut un mariage intelligent entre les deux.

En cela, le travail de Jean Monbourquette est splendide. De même que celui d'Alexandro Jodorowsky ou de don Miguel Ruiz. Réconcilier les deux grands besoins pour qu'ils accouchent d'une troisième voie [4] sereine, voilà un beau projet.

Il y a beaucoup à dire, alors je vous renvoie ici. Et vous laisse vous attarder sur un tableau des grappes de mots que vous pouvez trouver dans les livres. D'abord, les puissances de contrôle (1). Juste après, celles de l'expressivité (2). On y va :

1. [ Contrôle et structuration (Georges Romey), maîtrise, analyse, décisions, volonté, conatus, pensée cartésienne, esprit de géométrie (Blaise Pascal), cerveau gauche (PNL), animus (Carl Gustav Jung), yang (taoïsme), Juge (don Miguel Ruiz), état Parent (Eric Berne), Surmoi (Sigmund Freud) ],

2. [ Expression authentique et sensibilité (Romey), créativité, intuition, instinct, réceptivité, lâcher prise, synthèse, spontanéité, ressentis (feelings), pensée alternative (lateral thinking - Edward de Bono) ou systémique, rapprochements ou connectivité analogique, esprit de finesse (Pascal), cerveau droit (PNL), anima (Jung), yin (taoïsme), Victime (Ruiz), état Enfant (Berne), Ça (Freud) ].

Renoncer au perfectionnisme, c'est gagner du temps, de la motivation, de l'argent. C'est aussi plus d'efficience. C'est - pour terminer - s'ouvrir à l'expressivité, cette amorce, ce jaillissement continu des réalisations humaines. Ajoutez à cela de la structure (mettons un scoring) et vous gainez vos idées dans un corps (un plan d'actions) réaliste et sain.

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[1] Que dire ? J'aide les équipes à envisager les rapports de force avec un marché, les angles de pénétration commerciale, le suivi visuel (tableaux de bord simples, épinglés en grand), les actions à mener en priorité - compte tenu de leur impact (scoring), et le canal socioémotionnel avec lequel il faut parler à chacun des collaborateurs. Pourquoi ? Pour que chacun tienne dans la durée, j'aide le manager à parler clairement et à féliciter tout ce qui avance. Oui c'est de l'organisation (à visée stratégique) et du management (orienté motivation). Les gains ? Une plus grande liberté quant au temps (priorisations et redéploiements enfin possibles), un succès commercial patent (visible, suivi, "bichonné"), une cohésion des équipes dans la durée (le succès vient... des gens).

[2] A l'échelle des entreprises, il y a aussi des paradigmes, des socles plus ou moins cohérents de croyances, de conceptions (représentations, principes c'est-à-dire valeurs). Et ces socles sont à la fois des marchepieds vers un mieux. (C'est l'idée d'amélioration continue). Le mieux devient alors un plus. Certes, obtenir 25 % de taux de conquête commerciale, c'est davantage (et mieux) que 18 %. Il faut pour autant se dire qu'un seuil viendra (une nouvelle donne ou une usure) où le socle du départ va se crisper, devenir un dogme et étouffer la performance. Il faudra alors un vrai mieux, c'est-à-dire un changement qualitatif des perceptions et modes de travail. C'est toute la différence entre changement 1 (pareil, en plus - donc en bientôt limité) et changement 2 (nouvelles façons de faire, plus fines et davantage en phase avec ce tissu vivant - ce complexus - qu'est la vie). Sur les conceptions et les croyances, lire "Mojo d'entreprise" (ici) et "Vrac de janvier" sur les croyances limitatrices. C'est . Et puis, sur les changements, il y a une théma - et c'est vers cet article que je compte vous emmener, "Métamorphoses Vs modifications" : .

[3] Notamment en faisant du management, du vrai, qui booste les équipes. Cf. management-minute.

[4] C'est Marc Traverson qui va être content :-)

[ Image (c) Grevel @ Flickr.com | d'après l'étymologie, analyser c'est défaire des noeuds | la grâce, un contrepied à l'effort endémique de perfection | lire l'excellent boulot de Traverson sur la synergie | théma systèmes | théma cerveau | autre sujet - Absara.com, ces jours-ci, passe techniquement de 500 ou 600 lecteurs par jour à environ 100, lire les ratés du serveur allemand qui héberge ce blog, chez Flemming ]  Read More


 Le sens, dans la complexité - 5e partieWed 26 Apr 2006
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[ << Complexité - 4e partie ] Le sens, dans la complexité - 5e partie [ Intelligence collective - 6e partie >> ]

<< Le chaos produit toujours de l'ordre. >>

Raoul Ruiz, metteur en scène d'origine chilienne, réalisateur du film Klimt - entendu aujourd'hui sur France culture (fichier ici, facilement enregistrable)

[ Le chaos peut avoir un sens, globalement et sur des échelles très longues, si l'on croit que le Réel (vaste système en vie profonde, bruissante ou sourde, intense, massive) tend vers une finalité pré-établie (et/ou construite voire ajustée en cours de route) - cf. Spinoza et l'idée de félicité comme fin en soi, ou bien Epictète, qui estime que les dieux ont créé tous les hommes afin qu'ils soient heureux ; ils ne sont malheureux que par leur faute. Dans cette optique, le chaos lui-même a une signification et une direction : les phénomènes se déploient pour tendre vers une harmonie durable. Un apaisement à un degré supérieur (évolution, stabilisation, puis jouissance ou alors placidité voire sentiment 'océanique' - selon que l'on se sent plutôt Occidental ou Oriental) | complexité | sur le Réel et sur le monde, lire Alejandro Jodorowsky, un vrai métaphysicien constructiviste, dans la ligne (indirecte) de Gregory Bateson ou Paul Watzlawick | Spinoza, quelques angles | culture et sens | le symbole, outil à attraper du sens | le sens est un logos, un classement des choses, ou alors une fulgurance qui fait évoluer par accoups : changements d'état de conscience ]  Read More