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 Atouts de l'intervenant - 5e partieThu 12 Oct 2006
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[ << 4e partie | la belle contribution d'Olivier Piazza ] Votre intervenant, payez-le moins, payez-le beaucoup mieux - 5e partie


[ Ce billet a également été envoyé par mèl à une sélection de professionnels, dans le cadre d'Absara-mélocerveau, le brainstorming en ligne d'Absara ]


Rémunération 2.0


La qualité : voilà ce qui sort les professionnels du doute. Un boulot bien fait, c'est comme une certitude, c'est comme un caillou tangible. Et c'est ce que recherchent les entreprises chez les intervenants, croyez-moi : un bon produit, un apport ciblé, applicable. Que dire ? Ben, c'est normal.

Mais parlons argent. Là où les bons intervenants devraient tirer la juste rémunération de leur talent et de leur implication, c'est quant à l'argent : forcément.

Reprenons : facturer du temps ou de la prétendue matière grise, c'est peut-être confortable pour tout le monde. Mais c'est encore trop théorique, rigide, engageant. (Et souvent, moyennement payé, côté intervenant, en plus de pointilleux quant aux heures à fournir, etc.) De plus, la facturation au temps ou au forfait, c'est aléatoire, mettez-vous à la place du client : quelles retombées ?

A quand le partenariat bilatéralement stimulant ? Alors je dis : envisageons un dialogue potentiel. Regardons ça :

Entreprise : - Je veux une bonne prestation : mes attentes sont clairement "a, b, c, d, e". Je veux un travail qui soit automatiquement utile à mon entreprise.

Intervenant : - Si je comprends bien, vous voulez "a, b, c, d, e", de manière à ce que ce "a, b, c, d, e" soit automatiquement utile à votre entreprise, c'est ça ?

E : - Oui. (Je réfléchis.) C'est ça.

I : - Comme vous voulez "a, b, c, d, e", que je suis d'accord pour vous fournir "a, b, c, d, e" - ça m'intéresse beaucoup -, je vous propose une façon concrète et avantageuse de mettre tout ça à profit.

E : - Mmh, comment ?

I : - Vous gardez votre argent si la prestation est "à côté de la plaque" [*]. (Je suis sérieux.) Et si elle correspond exactement à "a, b, c, d, e", vous me payez simplement sur les résultats obtenus. Je perçois un pourcentage du chiffre d'affaires, par exemple 1,5 % à l'année pendant 2 ans consécutifs. Qu'en dites-vous ?

E : - Je ne sais pas, c'est... inhabituel. (C'est même bizarre, donc louche.) Pourquoi voulez-vous sortir du champ "normal" des facturations d'honoraires ?

I : - Parce que je trouve plus utile, pour vous comme pour moi, de collaborer en vrai. Le travail est meilleur, et je suis sûr de toucher une rémunération plus intéressante. Je sais que le travail est bon, votre entreprise a des atouts, je fournis "a, b, c, d, e" et je vous fais progresser : votre chiffre d'affaires augmente. Avec ce système, vous me fidélisez (et vous me testez en même temps - vous restez maître) et je vous consacre davantage de temps. Votre projet me plaît ! (Silence.) Est-ce que ma démarche vous semble cohérente ?

E : - Oui ça semble plutôt logique, mouais, mais je dois en parler à mon collaborateur. Sait-on jamais...

I : - Je comprends votre souhait d'en parler à votre collaborateur. Simplement, je vous indique tout ça pour vous montrer que je suis prêt à m'impliquer pour vous, avec votre contrôle. Est-ce que ça vous rassure ?

Ah, je rêve de pouvoir faire ça, à chaque fois. (Les stock options, ça y ressemble beaucoup.) Mmh. Chers lecteurs, le contexte économico-culturel - pour des entreprises mûres - vous semble-t-il favorable à présent ? Dites-moi.

[*] Période d'essai de 0,5 à 3 jour(s) de terrain. Maximum.

[ Les arcanes du brainstorming en entreprise | fidéliser ses clients ou ses parties-prenantes, même combat - cf. en outre la motivation ]  Read More


 Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 2e partieTue 1 Aug 2006
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[ << Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 1e partie ] Remue-méninges - 2e partie [ La très riche suite, par Oliver Piazza - 3e partie >> ]

Les stagiaires me demandent souvent d'illustrer le concept de synergie. Mmh. Et là je leur sors des exemples du type : les gouttes d'eau qui forment une rivière chantante ou l'eau et la farine qui ensemble font les crèpes. (Interdit de rire.) Je viens de trouver un exemple meilleur, là, à l'instant : la lettre I et la lettre L composent le mot IL, plus riche que la simple addition des qualités évocatrices du I et de leur équivalent chez L. Bon, je tiens le bon bout. Et vous demande, du coup, de m'aider.

Brainstorming, par vos commentaires : quels exemples simples et parlants pour parler de synergie ?

[ En vrai, la synergie, c'est quoi ? | remue-méninges, le point de vue (hilarant) du grand Alain Fernandez ]  Read More


 Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 1e partieFri 29 Oct 2004
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Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 1e partie [ Remue-méninges et synergie - 2e partie >> ]

Brainstorming : le mot magique. Tout bon consultant, tout bon manager le ressort pour faire joli. C'est aussi clinquant qu'une gourmette. Quelles sont ses faiblesses ? Et, surtout, quand le prescrire ?

Un tuyau qui fuit, un ouvrier endormi dans la canalisation, une truelle oubliée, un rat mutant, une soucoupe volante coincée... Voilà le tout-venant saugrenu qui risque de fuser sitôt lancé : Remue-méninges, m'sieurs-dames. D'où vient, selon vous, la fuite de gaz ? La bonne nouvelle, c'est que tout le monde adore jeter des idées, dans un élan jubilatoire enfantin : c'est bien. Freud aurait certainement adoré. Dites n'importe quoi et l'animateur (ou pseudo) griffonnera des associations d'idées tout droit sorties de chez Bosch (le fabricant de perceuses ou le peintre, c'est selon). La mauvaise nouvelle, c'est que cela ne sert à rien. Du moins pas à ce stade de la résolution de problèmes. Votre cerveau droit est à "sortir" pour plus tard.

Reprenons. Un problème, pour commencer, cela se caractérise. En clair, quel est vraiment le problème, quel est vraiment l'écart entre un constat pâlot et une réalité rêvée ? (C'est le delta des mathématiciens.) Réponse... à déterminer en groupe. Servez-vous intelligemment du groupe ! Pour cela, rien de tel que le bulletin (papillon), sur lequel chacun écrit sa vision du problème. Une ambiance délétère, c'est autre chose que Un manque cruel de congès, par exemple. Et, s'il vous plait, gardez le silence. Rédiger tout seul, pour faire de l'analyse (cerveau gauche, quand tu nous tiens !), c'est mieux qu'associer machinalement des idées, en espérant que monte une sauce hypothétique. Vous êtes l'animateur ? Groupez les réponses par familles (une très bonne classification Ishikawa vaut ici de l'or). Puis procédez à un vote : Merci de classer de un à trois les meilleures formulations du problème. Là, vote pondéré : en cinq minutes et quatre opérations arithmétiques basiques, vous avez circonscrit votre problème, seule base véritable de travail.

Identifier un problème, c'est le point de départ.

Ensuite, comment faire venir les idées ? Quelles solutions au problème ? Sortez donc votre remue-méninges, c'est le moment ! C'est là que nous avons besoin de créatifs, de purs "cerveaux droits". Les idées les plus folles sont les bienvenues : OGM, antituberculiniques, expressionnisme allemand, théologie de la libération... A l'animateur de noter, au groupe - ensuite - de trancher.

Comment trancher ? Retour au cerveau gauche : re-papillons, re-vote-pondéré. Vous avez votre faisceau de solutions, validées de tous.

La séquence cérébrale est donc : hémisphère gauche (caractériser le problème), hémisphère droit (tout-venant), re-gauche (sélection minutieuse de la solution ou du groupe de mesures).

De là, mettez en place un bon 3QO2CP (de nouveau cerveau gauche !) Vous aurez ainsi le planning de vos mesures.

Alors, le cerveau, adepte de l'alternance ?

[ Le cerveau, potentiel méconnu ]


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